Échillais

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Échillais
Une rue du centre-ville d'Échillais.
Une rue du centre-ville d'Échillais.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Saint-Agnant
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rochefort Océan
Maire
Mandat
Michel Gaillot
2014-2020
Code postal 17620
Code commune 17146
Démographie
Gentilé Échillaisiens
Population
municipale
3 326 hab. (2011)
Densité 226 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 54″ N 0° 57′ 06″ O / 45.8983333333, -0.951666666667 ()45° 53′ 54″ Nord 0° 57′ 06″ Ouest / 45.8983333333, -0.951666666667 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 18 m
Superficie 14,72 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte administrative de Charente-Maritime
City locator 14.svg
Échillais

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte topographique de Charente-Maritime
City locator 14.svg
Échillais

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Échillais

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Échillais
Liens
Site web ville-echillais.fr

Échillais est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont appelés les Echillaisiens[1].

Petit centre résidentiel de la banlieue sud de Rochefort que sépare le fleuve Charente, elle est la troisième ville de l'unité urbaine de Rochefort.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville d’Échillais est située dans la partie sud-ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est distante d'une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau, faisant partie du « Midi atlantique »[2].

Ville fluviale et estuarienne, elle est longée uniquement sur sa rive gauche par la Charente. Échillais est relié à Rochefort par un viaduc qui est le dernier pont franchissant le fleuve avant son embouchure.

La commune, qui appartient à la couronne urbaine de l'agglomération de Rochefort, formant de fait sa banlieue sud, est située juste au sud-est d'un méandre de la Charente, pour partie dans le lit majeur du cours d'eau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Échillais[3]
Rochefort Saint-Hippolyte
Soubise Échillais[3] Trizay
Saint-Agnant

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie de la proximité du fleuve (corridor de migration pour les oiseaux et pour divers poissons migrateurs). Elle bénéficie aussi d'une « ceinture verte » constituée d'un réseau de bois en forme de fer à cheval situé au sud-ouest de la commune, au nord d'un vaste complexe de zones humides, très artificialisés, mais à fort potentiel de biodiversité dans le cadre de la Trame verte promue par le Grenelle de l'environnement.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie d'Échillais.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 en cours Henri Sanna PS  

Canton[modifier | modifier le code]

La commune d'Echillais fait partie du canton de Saint-Agnant, elle en est la commune la plus peuplée. Elle appartient à l'arrondissement de Rochefort.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Echillais fait partie de la communauté d'agglomération du Pays Rochefortais dont le siège administratif est fixé à Rochefort. Elle en est la quatrième ville par sa population après Rochefort, Tonnay-Charente et Fouras.

Démographie[modifier | modifier le code]


En 2011, la commune comptait 3 326 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
996 312 368 492 523 581 647 742 769
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
765 825 860 892 1 019 1 097 1 199 1 378 1 339
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 463 1 453 1 378 1 173 1 129 1 101 1 159 1 127 1 279
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 297 1 476 1 847 2 575 2 672 2 821 2 875 2 894 3 314
2011 - - - - - - - -
3 326 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église d'Échillais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Notre-Dame d'Échillais.

L'église Notre-Dame, bâtie au XIIe siècle, est une des plus belles créations romanes de la Saintonge. Elle a été classée aux Monuments Historiques en 1840[6].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Pont transbordeur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont transbordeur de Rochefort.

Ce pont, dont le système fut proposé par l'ingénieur Ferdinand Arnodin (1845 - 1924), a été inauguré le 29 juillet 1900, après 27 mois de construction.

Ce pont repose sur deux pylônes métalliques hauts de 66 mètres et situés de part et d'autre de la Charente. Un tablier de 175 mètres de long, culminant à 50 mètres au-dessus des plus hautes eaux, relie ces deux pylônes entre eux. Une nacelle suspendue à ce tablier permet alors aux passagers de passer d'une rive à l'autre.

Lors de son ouverture, ce pont qui avait coûté 586 500 francs de l'époque, pouvait contenir à chaque traversée, 9 voitures à 2 attelages et 50 personnes ou 200 personnes. Sa capacité était de 26 tonnes. La traversée durait, temps d'embarquement et débarquement compris, 3 minutes.[réf. nécessaire]

Mais l'augmentation continue du trafic eut raison du transbordeur, et en 1967, il fut remplacé par un pont à travée levante et en 1975, un budget de 1,4 million de francs fut alloué à sa démolition. Le pont sera finalement classé aux monuments historiques et 1993, 7 millions de francs seront utilisés à la rénovation globale. Aujourd'hui, le pont est de nouveau en activité de manière touristique. Il est ouvert aux piétons et aux vélos.

Le transbordeur est apparu dans le film de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Viaduc de Martrou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Viaduc de Martrou.
Le viaduc de Martrou devant le pont transbordeur.

Ce pont construit en 1991 est situé en aval du pont transbordeur. Il y eut donc un temps trois ponts alignés sur la Charente à ce niveau, mais le pont central levant de 1967 a finalement été démoli. Après avoir été payant pour les véhicules non immatriculés en Charente-Maritime, le viaduc est gratuit pour tous les véhicules depuis le 1er janvier 2004. Ainsi, le trafic routier a plus que doublé en deux ans et les ralentissements entre le viaduc et la sortie de l'autoroute venant de La Rochelle sont presque quotidiens.

Le viaduc permet le franchissement de la Charente en deux minutes pour se rendre vers Royan ou l'île d'Oléron dans un sens et vers Rochefort et La Rochelle de l'autre.

Un projet de contournement de Rochefort, par l'est, est à l'étude. Il pourrait permettre un désengorgement du trafic automobile du viaduc de Martrou ainsi qu'une liaison directe entre La Rochelle et le futur aéroport départemental de Saint-Agnant d'une part et Royan de l'autre. Le projet est contesté par une association de riverains et des élus écologistes locaux qui lui préféreraient un prolongement de la liaison ferrée cadencée existant déjà entre Rochefort et La Rochelle[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre Gautier, dit Saguingoira, (1629-1703) est natif d'Échillais (voir aussi Jean Gaultier dit Larouche, 1655-1690). Il quitte le pays pour la Nouvelle-France en 1667 ou 1668. Il y épouse Charlotte Roussel, originaire d'Évreux, en Normandie, puis s'établit à Lachine, sur l'île de Montréal. Il aura huit enfants. Lui et ses enfants portent depuis 1671 le surnom de Saguingoira, dont l'origine et la signication sont inconnues. Ce surnom disparaît avec la génération de ses petits-enfants[8]. Lors du recensement de 1681, il déclare posséder "deux fusils, cinq bêtes à cornes et vingt-six arpents de terre en valeur", ce qui en fait un colon relativement prospère.

Pierre Gautier Saguingoira et Charlotte Roussel comptent parmi les victimes du massacre de Lachine de 1689. Enlevés par les Iroquois, lors de ce raid à grande échelle, ils sont longtemps donnés pour morts. Un document de janvier 1698 décrit Pierre Gauthier comme "captif chez les Iroquois nos ennemis". Nous ignorons la date exacte de sa libération, mais il signe comme témoin au mariage de son fils Joseph en août 1699. Charlotte Roussel meurt en captivité le 20 janvier 1698[9]. Pierre Gautier Saguinoira meurt à Montréal le 5 décembre 1703[10],[11].

Le patronyme Gauthier est actuellement le 6e plus fréquent au Québec; environ 39 500 Québécois portent ce nom[12]. Pierre Gautier Saguingoira n'est pas le seul fondateur de la famille - plusieurs autres colons appelés Gautier ont aussi eu une descendance - mais c'est certainement le plus pittoresque et l'un des plus prolifiques. Ses descendants actuels se comptent par milliers au Canada et aux États-Unis. Une rue de Lachine rappelle aujourd'hui sa mémoire.

Les deux musées de la ville[modifier | modifier le code]

Maison du Transbordeur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée du Transbordeur.
La maison du transbordeur.

Ce petit musée, géré directement par la communauté d'agglomération du Pays Rochefortais, s'inscrit dans un ensemble muséographique original autour du pont transbordeur du Martrou.

Au pied du pont transbordeur, un ancien hangar de bac a été recyclé en lieu d'interprétation dédié aux ponts du Monde.

La Maison du transbordeur est située sur la rive gauche de la Charente, à Échillais, et sur un sentier de découverte[13].

Musée du jouet ancien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée du jouet ancien.

Échillais dispose également d'un musée ludique renfermant des collections privées d'environ 15 000 jouets anciens. Ce musée se situe dans le site agréable d'un petit logis dans le quartier de la Limoise où avait demeuré le célèbre romancier Pierre Loti[14].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Échillais comme l'ensemble de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Sud-Ouest français et parfois le Grand Ouest français.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p.21
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Échillais,d'après Charles Connouë
  7. in journal Sud-Ouest du 10 février 2009
  8. « Pierre Saguingoira Gauthier et de Charlotte Roussel » (sur l'Internet Archive)
  9. Fiche généalogique de Pierre Gauthier et Marie-Charlotte Roussel http://www.nosorigines.org/GenealogieQuebec.aspx?genealogie=Pierre_Gauthier&pid=22230&lng=fr&partID=22231
  10. « Pierre Gautier dit Saguingoira - Un tout premier pionnier de Lachine » (sur l'Internet Archive)
  11. Voir aussi Abbé Cyprien Tanguay, Dictionnaire Généalogique des Familles Canadiennes, 1975.
  12. Selon les données de l'État civil du Québec, 2006. http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/noms_famille/stock_1000.htm
  13. Sentier de découverte du Martrou
  14. / La Limoise, demeure de Pierre Loti à Échillais