Échillais

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Échillais
Une rue du centre-ville d'Échillais.
Une rue du centre-ville d'Échillais.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Tonnay-Charente
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rochefort Océan
Maire
Mandat
Michel Gaillot
2014-2020
Code postal 17620
Code commune 17146
Démographie
Gentilé Échillaisiens
Population
municipale
3 448 hab. (2014en augmentation de 4.52 % par rapport à 2009)
Densité 234 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 54″ nord, 0° 57′ 06″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 18 m
Superficie 14,72 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-echillais.fr

Échillais est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Échillaisiens[1].

Petit centre résidentiel de la banlieue sud de Rochefort que sépare le fleuve Charente, elle est la troisième ville de l'unité urbaine de Rochefort.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville d’Échillais est située dans la partie sud-ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est distante d'une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau, faisant partie du « Midi atlantique »[2].

Ville fluviale et estuarienne, elle est longée uniquement sur sa rive gauche par la Charente. Échillais est relié à Rochefort par un viaduc qui est le dernier pont franchissant le fleuve avant son embouchure.

La commune, qui appartient à la couronne urbaine de l'agglomération de Rochefort, formant de fait sa banlieue sud, est située juste au sud-est d'un méandre de la Charente, pour partie dans le lit majeur du cours d'eau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Échillais[3]
Rochefort Saint-Hippolyte
Soubise Échillais[3] Trizay
Saint-Agnant

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie de la proximité du fleuve (corridor de migration pour les oiseaux et pour divers poissons migrateurs). Elle bénéficie aussi d'une « ceinture verte » constituée d'un réseau de bois en forme de fer à cheval situé au sud-ouest de la commune, au nord d'un vaste complexe de zones humides, très artificialisés, mais à fort potentiel de biodiversité dans le cadre de la Trame verte promue par le Grenelle de l'environnement.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie d'Échillais.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2014 Henri Sanna PS  
2014 en cours Michel Gaillot DVG Retraité de l'enseignement

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune d'Echillais fait partie du canton de Saint-Agnant, elle en est la commune la plus peuplée. Elle appartient à l'arrondissement de Rochefort.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Echillais fait partie de la communauté d'agglomération du Pays Rochefortais dont le siège administratif est fixé à Rochefort. Elle en est la quatrième ville par sa population après Rochefort, Tonnay-Charente et Fouras.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[4].

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 3 448 habitants, en augmentation de 4,52 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : 3,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
996 312 368 492 523 581 647 742 769
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
765 825 860 892 1 019 1 097 1 199 1 378 1 339
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 463 1 453 1 378 1 173 1 129 1 101 1 159 1 127 1 279
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 297 1 476 1 847 2 575 2 672 2 821 2 875 3 314 3 448
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église d'Échillais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Notre-Dame d'Échillais.

L'église Notre-Dame, bâtie au XIIe siècle, est une des plus belles créations romanes de la Saintonge. Elle a été classée aux Monuments Historiques en 1840[9].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Pont transbordeur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont transbordeur de Rochefort.

Ce pont, dont le système fut proposé par l'ingénieur Ferdinand Arnodin (1845 - 1924), a été inauguré le , après 27 mois de construction.

Ce pont repose sur deux pylônes métalliques hauts de 66 mètres et situés de part et d'autre de la Charente. Un tablier de 175 mètres de long, culminant à 50 mètres au-dessus des plus hautes eaux, relie ces deux pylônes entre eux. Une nacelle suspendue à ce tablier permet alors aux passagers de passer d'une rive à l'autre.

Lors de son ouverture, ce pont qui avait coûté 586 500 francs de l'époque, pouvait contenir à chaque traversée, 9 voitures à 2 attelages et 50 personnes ou 200 personnes. Sa capacité était de 26 tonnes. La traversée durait, temps d'embarquement et débarquement compris, 3 minutes.[réf. nécessaire]

Mais l'augmentation continue du trafic eut raison du transbordeur, et en 1967, il fut remplacé par un pont à travée levante et en 1975, un budget de 1,4 million de francs fut alloué à sa démolition. Le pont sera finalement classé aux monuments historiques et 1993, 7 millions de francs seront utilisés à la rénovation globale. Aujourd'hui, le pont est de nouveau en activité de manière touristique. Il est ouvert aux piétons et aux vélos.

Le transbordeur est apparu dans le film de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort.

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Viaduc de Martrou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Viaduc de Martrou.
Le viaduc de Martrou derrière le pont transbordeur.

Ce pont construit en 1991 est situé en aval du pont transbordeur. Il y eut donc un temps trois ponts alignés sur la Charente à ce niveau, mais le pont central levant de 1967 a finalement été démoli. Après avoir été payant pour les véhicules non immatriculés en Charente-Maritime, le viaduc est gratuit pour tous les véhicules depuis le 1er janvier 2004. Ainsi, le trafic routier a plus que doublé en deux ans et les ralentissements entre le viaduc et la sortie de l'autoroute venant de La Rochelle sont presque quotidiens.

Le viaduc permet le franchissement de la Charente en deux minutes pour se rendre vers Royan ou l'île d'Oléron dans un sens et vers Rochefort et La Rochelle de l'autre.

Un projet de contournement de Rochefort, par l'est, est à l'étude. Il pourrait permettre un désengorgement du trafic automobile du viaduc de Martrou ainsi qu'une liaison directe entre La Rochelle et le futur aéroport départemental de Saint-Agnant d'une part et Royan de l'autre. Le projet est contesté par une association de riverains et des élus écologistes locaux qui lui préféreraient un prolongement de la liaison ferrée cadencée existant déjà entre Rochefort et La Rochelle[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre Gautier, dit Saguingoira, (1629-1703) est natif d'Échillais (voir aussi Jean Gaultier dit Larouche, 1655-1690). Il quitte le pays pour la Nouvelle-France en 1667 ou 1668. Il y épouse Charlotte Roussel, originaire d'Évreux, en Normandie, puis s'établit à Lachine, sur l'île de Montréal. Il aura huit enfants. Lui et ses enfants portent depuis 1671 le surnom de Saguingoira, dont l'origine et la signication sont inconnues. Ce surnom disparaît avec la génération de ses petits-enfants[11]. Lors du recensement de 1681, il déclare posséder "deux fusils, cinq bêtes à cornes et vingt-six arpents de terre en valeur", ce qui en fait un colon relativement prospère.

Pierre Gautier Saguingoira et Charlotte Roussel comptent parmi les victimes du massacre de Lachine de 1689. Enlevés par les Iroquois, lors de ce raid à grande échelle, ils sont longtemps donnés pour morts. Un document de janvier 1698 décrit Pierre Gauthier comme "captif chez les Iroquois nos ennemis". Nous ignorons la date exacte de sa libération, mais il signe comme témoin au mariage de son fils Joseph en août 1699. Charlotte Roussel meurt en captivité le 20 janvier 1698[12]. Pierre Gautier Saguinoira meurt à Montréal le 5 décembre 1703[13],[14].

Le patronyme Gauthier est actuellement le 6e plus fréquent au Québec; environ 39 500 Québécois portent ce nom[15]. Pierre Gautier Saguingoira n'est pas le seul fondateur de la famille - plusieurs autres colons appelés Gautier ont aussi eu une descendance - mais c'est certainement le plus pittoresque et l'un des plus prolifiques. Ses descendants actuels se comptent par milliers au Canada et aux États-Unis. Une rue de Lachine rappelle aujourd'hui sa mémoire.

Les deux musées de la ville[modifier | modifier le code]

Maison du Transbordeur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée du Transbordeur.
La maison du transbordeur.

Ce petit musée, géré directement par la communauté d'agglomération du Pays Rochefortais, s'inscrit dans un ensemble muséographique original autour du pont transbordeur du Martrou.

Au pied du pont transbordeur, un ancien hangar de bac a été recyclé en lieu d'interprétation dédié aux ponts du Monde.

La Maison du transbordeur est située sur la rive gauche de la Charente, à Échillais, et sur un sentier de découverte[16].

Musée du jouet ancien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée du jouet ancien.

Échillais dispose également d'un musée ludique renfermant des collections privées d'environ 15 000 jouets anciens. Ce musée se situe dans le site agréable d'un petit logis dans le quartier de la Limoise où avait demeuré le célèbre romancier Pierre Loti[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Échillais comme l'ensemble de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Sud-Ouest français et parfois le Grand Ouest français.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p.21
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Site des villes et villages fleuris, consulté le 25 décembre 2016.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Échillais,d'après Charles Connouë
  10. in journal Sud-Ouest du 10 février 2009
  11. « Pierre Saguingoira Gauthier et de Charlotte Roussel » (sur l'Internet Archive)
  12. Fiche généalogique de Pierre Gauthier et Marie-Charlotte Roussel http://www.nosorigines.org/GenealogieQuebec.aspx?genealogie=Pierre_Gauthier&pid=22230&lng=fr&partID=22231
  13. « Pierre Gautier dit Saguingoira - Un tout premier pionnier de Lachine » (sur l'Internet Archive)
  14. Voir aussi Abbé Cyprien Tanguay, Dictionnaire Généalogique des Familles Canadiennes, 1975.
  15. Selon les données de l'État civil du Québec, 2006. http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/noms_famille/stock_1000.htm
  16. Sentier de découverte du Martrou
  17. / La Limoise, demeure de Pierre Loti à Échillais