Périgny (Charente-Maritime)

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Périgny
Hôtel de Ville de Périgny
Blason de Périgny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement La Rochelle
Intercommunalité Communauté d'agglomération de La Rochelle
Maire
Mandat
Marie Ligonniere
2020-2026
Code postal 17180
Code commune 17274
Démographie
Gentilé Pérignaciens, Pérignaciennes.
Population
municipale
8 684 hab. (2019 en augmentation de 11,18 % par rapport à 2013)
Densité 806 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 20″ nord, 1° 05′ 31″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 36 m
Superficie 10,78 km2
Unité urbaine La Rochelle
(banlieue)
Aire d'attraction La Rochelle
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aytré
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Périgny
Liens
Site web www.perigny.fr

Périgny est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Pérignaciens et les Pérignaciennes[1].

Périgny fait entièrement partie de l'unité urbaine de La Rochelle dont elle constitue le prolongement de l'urbanisation de l'agglomération rochelaise à l'est en direction de Dompierre-sur-Mer. Par son développement urbain rapide, elle est aujourd'hui la 3e ville de l'agglomération de La Rochelle et depuis 2015 se positionne au 6e rang départemental en Charente-Maritime.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Périgny[2]
Puilboreau Dompierre-sur-Mer Bourgneuf
(sur 100 m)
La Rochelle Périgny[2] Montroy
(sur 20 m)
Aytré Saint-Rogatien

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Périgny est une commune urbaine[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de La Rochelle, une agglomération intra-départementale regroupant 11 communes[6] et 132 151 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Rochelle, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (48,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (28,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44,6 %), zones urbanisées (25,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (22,6 %), zones agricoles hétérogènes (3,2 %), forêts (1,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,9 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Périgny est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[12]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[13].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999 et 2010[14],[12].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Périgny.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[15].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 14,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 3 158 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 695 sont en en aléa moyen ou fort, soit 22 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[16],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[17].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[12].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[18].

Toponymie[modifier | modifier le code]

De l'anthroponyme latin Patrinius, suivi du suffixe -(i)acum[19]. La version occitane de ce toponyme est représentée par Pérignac (de Petriniaco 1312) dans le même département[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un ancien village avec les bourgs de Périgny et Rompsay comportant quelques fermes, dont les terres s'étendaient à l'emplacement de la zone industrielle actuelle, s'est transformé au fil des années en ville nouvelle. La centaine annuelle de nouveaux habitants a permis un développement progressif des zones pavillonnaires. Avec cette augmentation de la population, les équipements modernes ont suivi. Cette transformation de village en ville s'est doucement faite pour qu'un véritable centre urbain apparaisse : le centre commercial de la Pommeraie et le parc aquatique de loisirs.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au 1er d’azur au mur d’argent, ouvert de sable, la porte accostée de deux tours carrées d’argent, ajourées et essorées de sable, le tout posé sur une terrasse de sinople et brochant sur un bouquet d’arbres du même mouvant du flanc dextre, au 2e d’argent à trois burelles ondées d’azur.
Commentaires : Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2008 Michel Rogeon PRG  
2008 2020 Guy Denier PRG-MRSL  
2020 En cours Marie Ligonnière SE-DVG Avocate, conseillère départementale depuis 2021
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].

En 2019, la commune comptait 8 684 habitants[Note 3], en augmentation de 11,18 % par rapport à 2013 (Charente-Maritime : +2,83 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
608735682696810860862877868
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8551 0441 0261 010978953906833866
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8048388999511 0031 0881 0111 3901 461
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
1 5201 7372 4453 4554 1296 0036 6236 7947 811
2018 2019 - - - - - - -
8 5758 684-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Economie & Industrie[modifier | modifier le code]

  • Entreprise Incidence Sails, fabrication de voiles[24].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Périgny, actuel hôtel de ville a été bâti sur le fief de Coureilles. Le château actuel date semble-t-il du tout début du XVIIIe siècle mais la porte cochère qui porte l'inscription 1583, et les deux tours semi-cylindriques sont d'un château très antérieur.
  • Le château des Gonthières, situé dans le quartier de Rompsay. Il tint le rôle d'hôpital militaire durant la Première Guerre mondiale[25].
  • L'église Saint-Cybard datant du XIIIe et XVe siècles, inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du sous le numéro Notice no PA00104837, base Mérimée, ministère français de la Culture
  • Le canal de Rompsay traverse le nord de la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 de La Rochelle », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. a b et c « Les risques près de chez moi - commune de Périgny », sur Géorisques (consulté le )
  13. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  14. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente-Maritime », sur www.charente-maritime.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque inondation.
  15. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente-Maritime », sur www.charente-maritime.gouv.fr (consulté le ), chapitre Mouvements de terrain.
  16. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  17. « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune de Périgny », sur http://www.georisques.gouv.fr/ (consulté le )
  18. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente-Maritime », sur www.charente-maritime.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  19. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 519a
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  24. https://www.boatindustry.fr/article/31339/incidence-sails-la-voilerie-rochelaise-demenagera-en-2020
  25. « Château des Gonthières », sur perignystory.e-monsite.com (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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