Aéroport de Châteauroux-Centre

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Châteauroux-Centre
La tour de contrôle de l'aéroport en 2005.
La tour de contrôle de l'aéroport en 2005.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Département Indre
Ville Châteauroux
Coordonnées 46° 51′ 32″ nord, 1° 43′ 21″ est
Altitude 161 m (528 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

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Géolocalisation sur la carte : Indre

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Pistes
Direction Longueur Surface
03/21 3 500 m (11 483 ft) béton bitumeux
Informations aéronautiques
Code AITA CHR
Code OACI LFLX
Type d'aéroport civil
Gestionnaire Conseil régional du Centre-Val de Loire
Site web gestionnaire Consulter
Site web aéroport Consulter

L'aéroport de Châteauroux-Centre (code AITA : CHR • code OACI : LFLX), précédemment appelé Châteauroux-Déols Marcel Dassault est l'aéroport de la commune française de Châteauroux.

Il est consacré au fret aérien, à la maintenance aéronautique, à l'entrainement des pilotes ainsi qu'à la formation des pompiers d'aéroports.

Situation[modifier | modifier le code]

L'aéroport est situé sur les communes françaises de Déols et Coings, à proximité de Châteauroux, dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Il est construit sur un plateau complètement plat de la région naturelle de la Champagne berrichonne, à une altitude de 161 mètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire[1] de l'aéroport de Châteauroux a toujours été intimement liée à celle de l'aviation et de l'industrie aéronautique. En 1936, Marcel Bloch crée une première usine de construction aéronautique qui sera reprise par la SNCASO quelques mois plus tard en application des lois de nationalisation. C'est dans cette usine que seront produits les chasseurs Bloch MB.152.

Châteauroux-Déols Air Dépôt.
Châteauroux-Déols Air Dépôt.

En 1951, l'US Air Force choisit Châteauroux en accord avec le gouvernement français, pour installer sa plus importante base aérienne en raison de sa climatologie favorable et de sa position centrale européenne. L'aéroport devient alors CHAD (Châteauroux Air Depot), CHAS (Châteauroux Air Station). La base aérienne de Châteauroux-Déols accueillera jusqu'à 8 000 Américains durant cette période.

En 1967, la plate-forme aéroportuaire est cédée à la France. La Chambre de Commerce et d'Industrie et les collectivités locales remettent en état les infrastructures et lancent l'activité commerciale en 1974.

Le , l'aéroport de Châteauroux-Déols est baptisé « Aéroport Marcel Dassault ».

En 1995, l'aéroport est pris en gestion par le conseil général de l'Indre, qui crée un syndicat mixte à cet effet, associant communauté d'agglomération castelroussine, la chambre de commerce et d'industrie de l'Indre et la commune de Coings. La piste est portée à 3 500 m.

En , l'État transfère la propriété et la gestion de l'aéroport au conseil régional du Centre, qui entend développer ses activités industrielles, dans le domaine du fret aérien, en complément d'ADP, et de celui de la maintenance aéronautique. Michel Sapin est élu président de l'aéroport et Mark Bottemine est élu directeur général.

En , EDF affrète l'An-225 d'Antonov Airlines suite au passage de l'ouragan Dean sur La Martinique pour transporter 160 tonnes de fret réparties entre 50 groupes électrogènes et plusieurs véhicules d'intervention. France Télécom devenu par la suite Orange avait également affrété un Antonov An-124 de Volga-Dnepr Airlines. Là aussi, 80 tonnes de camions nacelles, de batteries et d'autres matériels avait été envoyé vers Fort-de-France, en Martinique.

En , Air Partner avait affrété l'An-225 d'Antonov Airlines pour acheminer du matériel de secours aux victimes du tremblement de terre et du tsunami qui ont ébranlé le Japon. Il emportait dans sa soute géante, des biens devenus indispensables tels que de l’eau potable en grande quantité, des masques et des tenues de protection anti-radioactivité ainsi que des médicaments. A son bord également, du matériel spécialisé destiné aux équipes de secours (dosimètres, radiomètres, contaminomètres), des pompes, des compresseurs, des groupes électrogènes.

En [2],[3], suite au passage de l'ouragan Irma dans les Iles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, des groupes électrogènes d'Enedis provenant des bases logistiques d'Orléans et Bordeaux ainsi que des motopompes ont été affrété par EDF pour être envoyé à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Un Antonov An-124 d'Antonov Airlines et un de Volga-Dnepr Airlines ont été affrétés ainsi qu'un Iliouchine Il-76 de Ruby Star.

Activités[modifier | modifier le code]

Un avion d'Air Inter en cours de démantèlement à l'aéroport en 2000.
Un avion d'Air Inter en cours de démantèlement à l'aéroport en 2000.

L’aéroport de Châteauroux est, grâce à sa piste d'une longueur de 3 500 m et à un trafic atypique permettant des temps de positionnement très courts, l'un des premiers site européen d’entraînement des pilotes aux procédures de décollage et d’atterrissage[4]. De nombreuses compagnies aériennes, les armées de l'air de plusieurs pays européens et les constructeurs comme Airbus, ATR et Dassault viennent en effet à Châteauroux et réalisent en moyenne 8 à 10 « touch-and-go » par heure avec tous types d'appareils jusqu'à l'Airbus A380 au Boeing 747.

Parmi les compagnies aériennes venant régulièrement s'entraîner sur l'aéroport, on peut noter: Air Caraïbes, Air France, British Airways, EasyJet, French Blue, KLM, Monarch Airlines, Thomas Cook Airlines, Transavia France ainsi que Swiss International Air Lines.

Dans les années 1990 à 2000, Concorde venait régulièrement faire des entraînements pour les futurs pilotes et personnels navigants d'Air France et British Airways.

L’aéroport de Châteauroux a aussi consacré une partie de son activité au fret aérien[5]. Sa vocation, essentiellement industrielle lui permet de traiter tous types d'avions (tel que l'An-225) et de marchandises 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il s'agit d'un aéroport de transit qui n'accorde pas de « slot[Note 1] » et s'appuie sur le transport routier[6].

Depuis le , l'aéroport de Châteauroux-Centre est agréé « Agent habilité[7],[8] ». Il est un des rares aéroports français ayant fait cette démarche et obtenu l'agrément[Note 2] de la DGAC. Celui-ci lui permet de proposer aux chargeurs, transporteurs et transitaires un service « Sûreté du fret » contrôlé par le superviseur-sûreté de l'aéroport.

Parmi les compagnies cargo venant régulièrement sur l'aéroport, on peut noter : Antonov Airlines et Volga-Dnepr Airlines avec Antonov An-124 et Iliouchine Il-76.

Compagnies et destinations[modifier | modifier le code]

La caravelle aux couleurs de l'aéroport en 1993.
La caravelle aux couleurs de l'aéroport en 1993.

Passagers[modifier | modifier le code]

Compagnies Destinations
Hop ! Ajaccio[9] (charter saisonnier de mai à septembre)
IGavion Nice (charter saisonnier de juin à septembre et du 20 décembre 2017 au 6 janvier 2018)

Statistiques[modifier | modifier le code]

Transports de voyageurs[10]
1997 2000 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
National 2 664 1 776 1 030 2 959 1 561 827 1 122 1 283 965 1 138 5 061 3 437 3 144 4 028 4 222
International 1 954 3 585 6 733 12 697 5 721 2 275 2 905 1 865 2 478 1 460 1 639 1 259 882 1 359 1 189
Total 4 618 5 361 7 763 15 656 7 646 3 339 4 027 3 148 3 443 2 598 6 700 4 696 4 026 5 387 5 411
Transports de marchandises[10]
1997 2000 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Total 2 194 t 2 226 t 5 316 t 6 761 t 7 474 t 7 643 t 6 615 t 8 664 t 6 420 t 6 672 t 6 709 t 4 790 t 2 923 t 2 815 t 2 804 t

Transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute A20[11] passe a proximité de l’aéroport, on y accède via l’échangeur autoroutier n° 12[11], puis par la route départementale 920[11].

L'aéroport est accessible depuis la gare de Châteauroux[11], via la ligne n° 5 du réseau de bus Horizon[12].

Associations et entreprises à vocation aéronautique implantées sur le site[modifier | modifier le code]

L'aéroport dispose d'une importante zone de maintenance aéronautique[13] sur laquelle sont installées, en 2017, les entreprises suivantes :

  • ATE - Air Livery : spécialisée dans la peinture aéronautique
  • Bartin Aero Recycling : filiale de Veolia, dispose d'une plateforme de déconstruction d’aéronefs[13]
  • Dale Aviation Ltd : spécialisée dans la maintenance en ligne des avions commerciaux Airbus et Boeing. Dale Aviation assure également le stockage avec maintien en conditions opérationnelles des aéronefs.
  • Egide Aviation : spécialisée dans la maintenance avion, hélicoptère de moins de 5 700 kg, avionique et la gestion de navigabilité ;
  • Vallair : entreprise spécialisée dans le démantèlement d'avions en fin de vie avec récupération et réparation d'éléments pour le marché de la maintenance.

Le centre de formation C2FPA[14] délivre aux pompiers des aéroports français une formation, initiale et continue, spécifique sur la sécurité incendie aéronautique et la prévention du péril animalier. Ce centre est conventionné par la DGAC[Note 3],[Note 4].

Le pôle d'excellence régional Aérocentre, situé sur la zone de l'aéroport est une association de loi 1901 qui a été mis en place en 2009 pour structurer et développer la filière aéronautique régionale. Le pôle regroupe, à la mi-2012, près de 50 entreprises de la région Centre qui travaillent pour l'aéronautique et le spatial.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Un « slot » est un droit alloué à une compagnie aérienne, par un aéroport ou une agence gouvernementale accordant au propriétaire du slot, de programmer un palier ou un départ pendant une période de temps donné.
  2. L'agrément est valable pendant une période de cinq ans renouvelable après nouvelles démarches et examen du dossier par la DGAC.
  3. CF DCS/SSLIA 2007-01 depuis le 21 mars 2007 pour le SSLIA.
  4. DGAC.PPA-01/2008 depuis le 7 août 2008 pour le péril animalier.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Un peu d'histoire », sur le site de l'Aéroport de Châteauroux-Centre, consulté le 17 septembre 2017.
  2. Nicolas Troadec, « Du matériel pour les Antilles parti de l'aéroport », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ (lire en ligne).
  3. Nicolas Troadec, « De l'aide décolle de Châteauroux », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ (lire en ligne).
  4. « L'entraînement des pilotes », sur le site de l'Aéroport de Châteauroux-Centre, consulté le 17 septembre 2017.
  5. « Cargo Hub », sur le site de l'Aéroport de Châteauroux-Centre, consulté le 17 septembre 2017.
  6. « Temps de camionnage » [PDF], sur le site de l'Aéroport de Châteauroux-Centre, consulté le 6 janvier 2015.
  7. « Les obligations de l'agent habilité », sur le site d'Aérosûreté, consulté le 17 septembre 2017.
  8. « Normes & Accréditations », sur le site de l'Aéroport de Châteauroux-Centre, consulté le 17 septembre 2017.
  9. Bruno Mascle, « Vols Châteauroux - Ajaccio : redécollages en 2013 », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ (lire en ligne).
  10. a et b « Aéroport de Châteauroux - Centre », sur le site de l'Union des Aéroports Français, consulté le 17 septembre 2017.
  11. a, b, c et d « Aéroport de Châteauroux-Centre », sur le site de Géoportail, consulté le 17 septembre 2017.
  12. « Plan ligne 5 » [PDF], sur le site d'Horizon, consulté le 17 septembre 2017.
  13. a et b « Air Center », sur le site de l'Aéroport de Châteauroux-Centre, consulté le 17 septembre 2017.
  14. « Les pompiers », sur le site de l'Aéroport de Châteauroux-Centre, consulté le 17 septembre 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]