Suicide par pendaison

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Le Désespoir (1305-1306), œuvre du peintre italien Giotto di Bondone.

Le suicide par pendaison est l'acte de se donner la mort par strangulation, à l'aide d'une corde, d'une ceinture, d'un câble électrique ou de tout autre objet permettant de se suspendre en enserrant fortement le cou. La constance de l'effet létal sur le cerveau en fait une des méthodes de suicide ayant un fort taux de réussite : dans l'article « The epidemiology and prevention of suicide by hanging: a systematic review » de la revue médicale International Journal of Epidemiology, le chercheur David Gunnell estime ce taux de réussite à au moins 70 %[1].

Dans la classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes, version 2010, le suicide par pendaison est classé dans la catégorie des « External causes of morbidity and mortality », et est identifié par le code X70, avec pour intitulé « Intentional self-harm by hanging, strangulation and suffocation »[2].

Le suicide par pendaison est pratiqué en hôpital psychiatrique, en maisons d'arrêt ou en prison, où les moyens pour se donner la mort sont relativement limités. Dans les prisons françaises, on estimait en 2003 à 92 % la proportion des pendaisons parmi les suicides recensés[3]. En milieu psychiatrique, plusieurs études (Litman, 1992 ; Lim et Sim, 1988 ; Haynes et Marques, 1984) montrent que la pendaison, avec le saut d'une certaine hauteur, est le moyen de suicide le plus utilisé[4]; la pendaison est particulièrement élevée en unités de soins, si le patient peut échapper à la surveillance du personnel, cette méthode supportant plus que d'autres une improvisation et une adaptation aux circonstances[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. David Gunnell, Olive Bennewith, Keith Hawton, Sue Simkin et Nav Kapur, « The epidemiology and prevention of suicide by hanging: a systematic review », International Journal of Epidemiology, 4 novembre 2004, vol. 34, n°2.
  2. (en) « Chapter XX – External causes of morbidity and mortality (V01-Y98) », International Statistical Classification of Diseases and Related Health Problems 10th Revision (ICD-10) Version for 2010, sur Organisation mondiale de la santé.
  3. Sophie Bouniot, « Suicide : l'incurie carcérale », L'Humanité, 9 décembre 2003.
  4. a et b France Proulx et Frédéric Grunberg, « Le suicide chez les patients hospitalisés », Santé mentale au Québec, vol. 19, n° 2, p. 134