Brissarthe

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Brissarthe
L'église vue depuis le port
L'église vue depuis le port
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Segré
Canton Châteauneuf-sur-Sarthe
Intercommunalité C.C. du Haut-Anjou
Maire
Mandat
Alain Bourrier
2014-2020
Code postal 49330
Code commune 49051
Démographie
Gentilé Brissarthois
Population
municipale
624 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 06″ N 0° 26′ 57″ O / 47.7016666667, -0.449166666667 ()47° 42′ 06″ Nord 0° 26′ 57″ Ouest / 47.7016666667, -0.449166666667 ()  
Altitude 23 m (min. : 17 m) (max. : 78 m)
Superficie 16,99 km2
Localisation

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Brissarthe est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le port de Brissarthe

Commune angevine de la partie orientale du Segréen, Brissarthe se situe en rive droite de la Sarthe (rivière), sur la route D108, Chemiré sur Sarthe - Châteauneuf sur Sarthe[1].

La rivière la Sarthe traverse son territoire.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

En 2009 on trouvait 334 logements sur la commune de Brissarthe, dont 76 % étaient des résidences principales, pour une moyenne sur le département de 91 %, et dont 76 % des ménages en étaient propriétaires[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, 19 habitants perdent la vie. Lors de la Seconde Guerre mondiale, trois habitants sont tués[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 janvier 2006 Gabriel Cartier   Exploitant agricole retraité
2006 novembre 2012[4] Michel Souchaud   Professeur de collège retraité
mars 2014 en cours
(au 19 avril 2014)
Alain Bourrier[5]    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Haut-Anjou[6], elle même membre du syndicat mixte Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 624 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 052 974 995 1 006 1 061 1 012 1 020 1 024 1 018
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 035 997 986 904 920 860 840 849 805
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
762 793 777 638 643 653 619 633 622
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
645 621 519 514 521 528 599 617 624
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (49,8 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,8 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 21,2 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 15,8 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 24,5 %).
Pyramide des âges à Brissarthe en 2008 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,3 
6,5 
75 à 89 ans
11,3 
14,7 
60 à 74 ans
12,9 
20,5 
45 à 59 ans
18,7 
21,5 
30 à 44 ans
21,6 
14,0 
15 à 29 ans
15,8 
22,8 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu fiscal médian par ménage était en 2010 de 16 836 €, pour une moyenne sur le département de 17 632 €[2].

En 2009, 50 % des foyers fiscaux étaient imposables, pour 51 % sur le département[2].

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Sur 53 établissements présents sur la commune à fin 2010, 32 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 2 % du secteur de l'industrie, 23 % du secteur de la construction, 34 % de celui du commerce et des services et 9 % du secteur de l'administration et de la santé[2].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La façade de Notre-Dame de Brissarthe
  • Église Notre-Dame[11]
  • Manoir de la Coutardière[12]
    Ce manoir construit sur le versant sud de la Sarthe est l’un des rares monuments historiques angevins datant des XVe, XVIe et XVIIe siècles, offrant par sa taille autant de diversité architecturale.
    La cour intérieure, la chapelle, l’escalier et certaines cheminées monumentales bénéficient d’un classement à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté en date à Paris du 16 juin 1926.
    Particulièrement harmonieux il ne manquera pas de marquer l’attention du visiteur par la régularité de ses formes, l’assemblage de ses bâtiments de différentes époques, la beauté de son environnement et l’esthétique de son ensemble.
    Dominant la vallée de la Sarthe, La Coutardière bénéficie d’une vue particulièrement calme et agréable aux confins de la Sarthe, de l’Anjou et de la Mayenne.
    Autour d’une cour carrée bien proportionnée, nous découvrons après avoir franchi le porche d’entrée. À gauche le vieux logis XVe, en face le corps principal des XVIe et XVIIe siècles, à droite un ancien promenoir et la chapelle elle même adossée à l’ancien mur d’enceinte .
    La Coutardière était une importante seigneurie relevant de Villechien. Elle appartint à la famille du même nom jusqu’à la fin du XVIe siècle (E 2146, C 105, f° 409).
    En 1577, Marie de la Coutardière, fille de Raoul et de Renée de Jalesne, l’apporte en dot à René de Martigné. Séparée de biens, elle vendit, le 2 mars 1607, la terre, le fief et la seigneurie de la Coutardière, « maison seigneuriale, pour pris, chapelle, jardins, vergers, etc... », pour 8 000 livres à René Leclerc, Sieur des Roches, maître d’hôtel du comte de Montauban.
    Par mariage de Marie Leclerc, sa fille, elle passa à la famille Gaudicher, et par le mariage de Catherine Gaudicher avec Charles de Clandieu, à ce dernier personnage, qui vendit aux religieuses de la Visitation d’Angers le 28 mai 1714 pour 45 000 livres.
    Elle comprenait alors, outre la maison principale et les terres qui en dépendaient, les fiefs de la Coutardière, des Pineaux, du Vau, les métairies de Lhommais, d’Avéré, la Closerie du Grand-Vau, les droits dans l’église de Brissarthe, etc...
    La Coutardière fut vendue comme bien national en l’an IV. Un dernier censif fut dressé en 1764. Les religieuses possédaient droit de justice foncière (262 H 9-13). La chapelle avait été fondée en 1531 par Antoine de la Coutardière, sous le vocable de Saint Antoine de Padoue (298 G 1). Elle était chargée de deux messes par semaine.
    Il y avait un chapelain (Pierre Sionniére en 1725) qui n’observait pas les charges. Les religieuses les confiaient alors à des prêtres d’ Angers. Elles présentèrent des plaintes à ce propos à l’Evêque. Le revenu s’élevait pourtant à 2 000 Livres . Il n’est plus évalué qu’à 10 Livres en 1783. Il est vrai qu’il y avait des réparations et des taxes.
    Le logis principal et la chapelle remontent au XVe siècle. La façade du logis principal offre des fenêtres à croisées de pierre et des lucarnes dont les frontons sont décorés d’enroulement et d’une coquille. À l’intérieur, sont plusieurs grandes cheminées anciennes merveilleusement bien conservées. La chapelle, de plan carré, couverte d’un toit à dos d’âne, avait été transformée au début du XXe siècle en porcherie. Le badigeon blanc a masqué les peintures murales qui la décoraient. On peut encore deviner une scène des douze apôtres, une scène et un personnage pouvant être Saint Christophe ainsi que d’autres polychromes difficilement identifiables.
    Depuis le début du XIXe siècle et jusqu’en 1989 la Coutardière abrita une importante exploitation agricole dont on peut encore en apercevoir les séquelles. Au début du XXe siècle plus d’une quinzaine de personnes travaillaient quotidiennement dans cette exploitation. Cette exploitation apporta beaucoup de modifications dont l’édifice soufra on en voit encore aujourd’hui certaines cicatrices.
    Le 16 janvier 1988, la Coutardière est rachetée par Monsieur et Madame Daniel Chambourdon à Monsieur Emmanuel Durand Gasselin qui la détenait d'Hippolyte Durand-Gasselin exécuteur testamentaire de Thomas Dobrée (1781-1828) armateur, collectionneur d'art, fondateur du musée Dobrée à Nantes. Ce dernier a participé à la vie politique et économique de la ville de Nantes (voir musée Thomas Dobrée à Nantes). Redevenue une maison d’habitation ses propriétaires ont entamé sa restauration[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Robert le Fort, ancêtre de la dynastie capétienne, comte de Tours et d'Anjou, marquis de Neustrie, mort à Brissarthe lors de la Bataille de Brissarthe contre les Vikings en 866 (la place de l'église porte son nom).
  • Jacques Bruneau de La Mérousière (1768-1794), sieur de la Mérousière en Brissarthe, né à Brissarthe, chef chouan.
  • Maurice Couailler, né à Brissarthe le 13 mai 1869, fils de Jacques Couailler et de Camille Rottier, prix de poésie 1909 de l'académie française avec une pièce en vers, Au tombeau de Virgile.
  • Chantal Chambourdon, née à Casablanca le 11 octobre 1948, fille du vicomte Bertrand de Kerautem et de Marguerite Delherm de Novital, conseillère municipale de Brissarthe pendant les mandats de Gabriel Cartier et de Michel Soucheau. Propriétaire du château de la Coutardière, bâtiment inscrit à l'ISMH.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie,‎ 1965, 2e éd. (notice BnF no FRBNF33141105, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN et BRGM, Géoportail Brissarthe (49), consulté le 2 septembre 2012
  2. a, b, c et d Insee, Statistiques locales du territoire de Brissarthe (49), consultées le 9 décembre 2012
  3. Port 1965, p. 543
  4. Angers ma ville, Michel Souchaud, le maire de Brissarthe, est décédé, 19 novembre 2012
  5. « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la Préfecture du département de Maine-et-Loire (consulté le 19 avril 2014).
  6. Insee, Composition de l'EPCI du Haut Anjou (244900841), consulté le 30 novembre 2013
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Brissarthe en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 mars 2012)
  10. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 mars 2012)
  11. « Église et presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Manoir de la Coutardière », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Sources la Coutardière : Dictionnaire historique, géographique, et biographique de Maine et Loire dit Célestin Port (1874), Édition révisée de 1965 par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt, archivistes de Maine-et-Loire.