Guécélard
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| Guécélard | ||
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Pays de la Loire | |
| Département | Sarthe | |
| Arrondissement | La Flèche | |
| Canton | La Suze-sur-Sarthe | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de l'Orée de Bercé Bélinois | |
| Maire Mandat |
Maurice Desbordes 2008-2014 |
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| Code postal | 72230 | |
| Code commune | 72146 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Guécélardais | |
| Population municipale |
2 755 hab. (2010) | |
| Densité | 226 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 36 m — Max. 70 m | |
| Superficie | 12,18 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.guecelard.mairie72.fr | |
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Guécélard est une commune française, située dans le département de la Sarthe et la région Pays de la Loire, peuplée de 2 755 habitants[1] (les Guécélardais).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Un coup d'œil superficiel sur une carte ancienne ou récente, permet de saisir la situation géographique favorable de Guécélard. Sa situation hydrographique : les 1 218 hectares de la superficie communale sont bordés sur 5,2 km par la grande rivière navigable, la Sarthe, qui se trouve en cet endroit à 195 km de sa source. Le territoire est parcouru par une petite rivière : le Rhonne, et son exceptionnel rayonnement d'affluents qui drainent les anciennes gastines du Bélinois, et celles du Bas Poslinois, devenues les Landes du Petit et du Grand Bourray, citées sur la carte de Cassini de 1767. Le rayonnement de tous ces petits ou un peu plus grands cours d'eau, dont le point de convergence est le bourg actuel de Guécélard, et par delà à la Sarthe, et au fleuve royal : la Loire.
La particularité topographique singulièrement heureuse du cours de la Sarthe, où la grande rivière coule en certains points, à une distance assez rapprochée du Grand Chemin mansais, faisant d'Allonnes, un point important de « rupture de charges » validé par l'amas de pièces de monnaies anciennes découvertes[2].
Toponymie [modifier]
Anciens noms[4] :
- En 1793 : Guiécelard.
- De 1880 (création de la commune) à nos jours : Guécélard.
Histoire [modifier]
L'histoire de Guécélard[5] débute, bien avant que l'orthographe du nom actuel apparaisse[6]. C'est au franchissement d'un petit cours d'eau appelé Rhonne, par un authentique chemin antique, connue pour sa section sarthoise sous la dénomination de Grand Chemin mansais[7], que vers le IVe siècle un guerrier franc du nom de Coelhard s'est installé et a fait souche. L'archéologie en témoigne. Il faut attendre la fin du IXe siècle, et les archives de l'abbaye de Saint-Mesmin pour découvrir un groupement d'habitations, formant ce que l'on pourrait appeler un hameau à caractère familial, sur la rive droite de la petite rivière. Sa dénomination avant le Xe siècle : le Gué de Coelhard.
Les moines de l'abbaye de la Couture en 1135 érigent une chapelle, avec l'intention d'édifier un bourg sur la rive gauche du Rhonne. Ce n'est qu'en 1230 que la chapelle devient une église sous le vocable de la Nativité de la Vierge Marie, et sous l'appellation de Notre-Dame du Gué Seelard. En 1235, une paroisse naissante est citée dans plusieurs actes[8].
Cette église sera incendiée le 16 septembre 1380, lors de raids de la cavalerie anglaise basée à Pontvallain. Le même jour, les maisons fortes de Buffe et de Mondan étaient également saccagées et incendiées[9]. Une seconde église sera élevée, construite par les habitants du hameau en 1505-1506, et elle figure dans plusieurs documents des archives épiscopales du Mans et de Tours[10].
Le culte de saint Maclou, instauré par Erispoë vers 855[11], fut honoré pendant presque un millénaire par de grandioses pèlerinages annuels dans les édifices religieux guécélardais, jusqu'en 1792.
Cette nouvelle église est vendue comme bien national en 1792. Elle abrita un bataillon, puis fut démantelée. Un troisième lieu de culte fut construit, là où se trouve l'actuelle église, la bénédiction de cette grande chapelle fut le 22 décembre 1841. Édifiée sur un banc d'argiles, le 22 décembre 1891, elle fut retiré du culte, le clocher lézardé, s'effondrait par pans. L'église que l'on voit au quotidien a été construite de 1893 à 1897, et elle était consacrée le 2 octobre 1900, par Monseigneur Bonfils de Forcalquier, dont les armes sont sculptées au balcon du jubé[12].
L'évolution du hameau du Gué de Coelhard a été très lente et a été sujette a de nombreuses vicissitudes du IXe siècle à la première moitié du XVe siècle. La platitude sur laquelle se développe le territoire communal guécélardais (environ deux lieues)a donné aux cavaleries bretonnes de Nominoë, puis de son fils Ersipoë, celle des Norman's, des comtes d'Anjou, de Guillaume le Conquérant, des Anglais en alternance avec celle des Français, bien des occasions de charges et de galopades dévastatrices pour les récoltes et pour les habitations. Aussi, l'on peut constater sur de nombreux plans et cartes antérieurs au XVIIIe siècle, les dénominations de Guessellard, de Grand Bourg, pour ce que nous appelons de nos jours le Vieux Bourg, et de Petit Guécélard pour les quelques habitations se situant près de l'église.
L'historiographie de Guécélard proprement dite est étroitement liée à celle du « Grand Chemin mansais ». Ce chemin qui dès le bronze moyen a relié l'estuaire de la Seine, à l'embouchure de la Loire, pour être plus précis la rive gauche de la Seine à la rive droite de la Loire, s'embranchait vers Rémalard, à une autre voie importante : Paris à Paimboeuf (important arsenal royal), par Bellême, Le Mans, Guécélard, La Flèche, Angers, Nantes[13].
C'est en 1880 que la commune de Fillé cède une partie de son territoire pour la création de Guécélard[4].
Administration [modifier]
Le conseil municipal est composé de vingt-trois membres dont le maire et cinq adjoints.
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 755 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1881. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Naissances et décès [modifier]
| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Naissance domicilié à Guécélard | 45 | 33 | 38 | 31 | 30 | 34 | 39 | 24 | 33 |
| Évolution | - |
| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Décès domicilié à Guécélard | 10 | 4 | 17 | 16 | 13 | 7 | 13 | 4 | 13 | 12 |
| Évolution | - |
Économie [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Église Notre-Dame abritant deux statues du XVe siècle (saint Jean et Vierge du Calvaire) classées à titre d'objets aux Monuments historiques[18].
Activité, label et manifestations [modifier]
Label [modifier]
La commune est une ville fleurie (deux fleurs) au concours des villes et villages fleuris[19].
Foire aux chiens [modifier]
La foire aux chiens est une manifestation annuelle où se retrouvent plusieurs milliers de visiteurs, chaque premier dimanche du mois de septembre depuis plus de trente ans. Elle regroupe trois expositions :
- Chiens : (plusieurs centaines), venant de toute la France,
- Équidés (poneys, chevaux, ânes…),
- Commerces, artisanat, brocante, vide-greniers…
Sport [modifier]
L'Union sportive de Guécélard fait évoluer une équipe de football en ligue du Maine et trois autres en divisions de district[20].
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[21].
- Population municipale 2010.
- Parlez-moi de Guécélard, Pays des deux rivières - André Gobenceaux
- Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Guécélard », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le 21 janvier 2009 .
- A.-G., Guécélard, son passé, son Histoire bien avant que son nom apparaisse. Cartulaire de Saint-Mesmin
- Cartulaires et archives de Saint-Mesmin, de Saint-Victeur, de Saint-Calais, A.N. de Paris…
- Cartulaire de Saint-Sulpice-des-Bois.
- Cyrographe, manuscrit des Archives départementales de la Sarthe - H2.
- Annales royales du XIVe siècle.
- Inventaire des titres de l'abbaye de Beaulieu.
- Cartulaire de Redon.
- Archives de l'archevêché de Tours
- Et si… Guécélard… m'était conté - André Gobenceaux
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Naissances à Guécélard sur l'Insee
- Décès à Guécélard sur l'Insee
- Œuvres mobilières à Guécélard, base Palissy, ministère français de la Culture.
- Palmarès du concours des villes et villages fleuris. Consulté le 4 juillet 2012
- Site officiel de la Fédération française de football – US Guécélard. Consulté le 7 janvier 2013
- Site de l'IGN.
