Ruffec (Charente)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ruffec.
Ruffec
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Ruffec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Nord
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes de Ruffec
Maire
Mandat
Bernard Charbonneau
2014-2020
Code postal 16700
Code commune 16292
Démographie
Gentilé Ruffécois
Population
municipale
3 494 hab. (2012)
Densité 261 hab./km2
Population
aire urbaine
6 974 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 43″ N 0° 11′ 57″ E / 46.0287, 0.199146° 01′ 43″ Nord 0° 11′ 57″ Est / 46.0287, 0.1991
Altitude Min. 83 m – Max. 145 m
Superficie 13,37 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte administrative de la Charente
City locator 14.svg
Ruffec

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte topographique de la Charente
City locator 14.svg
Ruffec

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ruffec

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ruffec
Liens
Site web www.mairie-ruffec.fr

Ruffec est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont les Ruffécois et les Ruffécoises[1].

Cette petite cité, connue pour le parvis de son église Saint-André, est une ville d'étape sur la route de Paris à l'Espagne entre Poitiers et Angoulême.

Ruffec est au cœur de la troisième aire urbaine de la Charente avec 6 974 habitants en 2008, se classant très loin derrière Angoulême et Cognac. Cette petite ville est un pôle urbain secondaire exerçant une influence toute relative sur les confins septentrionaux du département[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Ruffec est un chef-lieu de canton du Nord Charente, non loin du département de la Vienne, situé à 42 km au nord d'Angoulême et 63 km au sud de Poitiers.

Ruffec est aussi à 36 km à l'ouest de Confolens, 55 km au nord-est de Cognac, 56 km à l'est de Saint-Jean-d'Angély, 61 km de Niort, 85 km de Limoges, 105 km de La Rochelle et 145 km de Bordeaux[3].

La route principale qui traverse la commune est la N 10 entre Angoulême et Poitiers, aménagée en voie express et qui contourne la ville par l'ouest depuis juin 1976. Trois échangeurs desservent la ville.

Ruffec, ancienne sous-préfecture de la Charente, est aussi un important carrefour de routes départementales. La D 736 par au sud-ouest vers Rouillac et Cognac. La D 740 est la route secondaire de Limoges à Niort par Confolens, Ruffec et Chef-Boutonne; elle va aussi en direction de l'Océan par Saint-Jean-d'Angély. La D 26 va au nord-est vers Sauzé-Vaussais et Niort, et la D 8 au nord-est va vers Civray[4].

Ruffec possède aussi une gare sur la ligne de Paris à Bordeaux, desservie par des TER et TGV à destination d'Angoulême, Poitiers, Paris et Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les quartiers à l'extérieur du centre-ville sont la Poultrie et chez Périllaud au nord, la zone industrielle à l'ouest près de la gare, Notre-Dame des Vignes au sud, et le Parc au pied de l'ancien château à l'est.

Au pied du centre-ville, aussi appelé le Plateau[Note 1], et à l'est, dans la vallée de la Péruse, se trouve le petit quartier ancien du Pontreau (ou Pontereau)[5].

En-dehors de la ville, la commune possède quelques hameaux, comme Nouzières, les Gordins près de la forêt de Ruffec, Pérideau au nord[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ruffec
Les Adjots Taizé-Aizie
Bernac Ruffec Condac
La Faye Villegats Barro

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Située sur la bordure septentrionale du Bassin aquitain et au sud du seuil du Poitou, Ruffec est installée sur les terrains sédimentaires calcaires du Mésozoïque (Jurassique), qui s'appuient sur le Massif Armoricain au nord-ouest et le Massif central au sud-est.

Ce vaste plateau, d'une altitude moyenne de 120 m, laisse apparaître au sud-ouest des calcaires souvent argileux passant à des marnes vers Raix et Villefagnan (terre de groie), favorables aux céréales. On trouve les calcaires à silex du Bathonien sur une zone centrale et les calcaires fins du Callovien au sud de la commune. Le nord-est, recouvert par des argiles à silex (terre rouge à châtaigniers) chargées par endroits de pisolithes ferrugineuses. Ce substrat d'âge tertiaire est plus favorable à l'herbe et à la forêt (subsistance de la forêt de Ruffec au nord de la commune)[6],[7],[8].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 145 m, situé dans la forêt de Ruffec à l'extrémité nord-est. Le point le plus bas est à 83 m, situé le long du Lien en limite orientale. Le centre ville est à environ 100 m d'altitude[4].

Végétation[modifier | modifier le code]

Autrefois pays de bocages consacré à la polyculture, Ruffec était le point d'échanges entre les produits de l'élevage de la partie est et ceux des cultures venant de l'ouest.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, le remembrement et l'agriculture productiviste ont uniformisé les paysages en faisant du Ruffécois une terre céréalière où le maïs irrigué a conquis tous les terrains, du fond des vallées aux plateaux calcaires, au détriment de l'élevage, qui aujourd'hui, se pratique essentiellement à la ferme en stabulation.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le lit de la Péruse près de la chapelle Saint-Blaise.

La Charente, qui coule du nord au sud, et son affluent de la rive droite, la Péruse-Lien au cours très sinueux, entaillent profondément le plateau (20 à 30 m de dénivelé). Le fond des vallées est recouvert par des alluvions fluviatiles propices aux prairies, puis près de la ville, aux jardins.

Depuis Bernac jusqu'à Ruffec, la Péruse (ou Péruze) est toujours à sec en été de par la nature karstique du sous-sol. L'eau du ruisseau se perd en effet dans les calcaires karstifiés du Bathonien pour ressurgir, d'une part à la forte résurgence du Lien en dessous de l'église Saint-André et, d'autre part, directement dans la Charente à Condac entre le bourg et Refousson.

À sa confluence avec le Lien, la Péruse devient une rivière permanente qui prend le nom de ce gros affluent, qui après seulement 2,5 km de cours méandreux va se jeter dans la Charente entre Condac et Rejallant[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, légèrement dégradé au nord du département aux abords du seuil du Poitou. Il est sensiblement identique à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[9].


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Moyenne nationale 1 973 770
Ruffec 2 025 784
Paris 1 661 637
Nice 2 724 733
Strasbourg 1 693 665
Brest 1 605 1 211
Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Rolfiacus en 980, in vicaria Rufiaco entre 988 et 1031[10],[11], Ruffiaco en 1197, Roffiaco en 1320[12]. Les formes anciennes sont semblables à celles de Rouffiac.

L'origine du nom de Ruffec remonterait remonterait à un nom de personne gallo-romain Ruffius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Ruffiacum, « domaine de Ruffius »[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ruffec, depuis plus de 1 000 ans, se veut cité passante et prospère au sud du seuil du Poitou.

Entre 995 et 1028, Guillaume IV Taillefer, comte d'Angoulême, ami intime du duc d'Aquitaine, Guillaume le Grand, reçut de ce dernier le domaine de Ruffec. Celui-ci fut intégré au comté d'Angoumois pour ne plus jamais en être séparé[14].

Au début du XIe siècle, la terre de Ruffec fut donnée par les Taillefer aux seigneurs de Marcillac et de Montignac. D'abord baronnie, elle devint une vicomté. Au XIVe siècle, la terre de Ruffec passa dans la maison des Volvire avec le mariage d'Hervé de Volvire avec Eléonore de Ruffec[15].

Entre le Xe et XVIIIe siècles, comme sa voisine Condac, Ruffec était le siège d'une viguerie, qui rendait la justice localement. Elle était alors dans le diocèse de Poitiers, puis fut rattachée aux six autres du comté d'Angoulême, qui en comptera une vingtaine de par son extension au XIe siècle[14].

La ville se bâtit un château forteresse, avec l'aide de la riche abbaye de Nanteuil, une église, et, peu à peu, établit son habitat sur le promontoire qui domine ses deux rivières, le Lien et la Péruse, dont la première est la mystérieuse résurgence de l'autre.

La ville de Ruffec était entourée d'une ceinture de murailles, dont le périmètre était assez important, mais dont il ne reste rien. Le château, siège de la seigneurie, était à l'extérieur de ces murailles, sur une plateforme dominant le Lien, en vis-à-vis de la ville.

Aux XIIIe et XIVe siècles, trois conciles se sont tenus dans l'église Saint-André : en 1251, 1304 et 1327. Celui de 1304 fut tenu sous la présidence de Bernard de Goth, archevêque de Bordeaux, qui est devenu par la suite le pape Clément V.

Charles VII et son fils, le futur Louis XI, visitèrent Ruffec pour Pâques 1443. Le dauphin faillit d'ailleurs y perdre la vie au cours d'une sortie en barque sur la Charente.

En 1548, lors de l'insurrection de la gabelle, une partie des insurgés, menés par Boisménier et ses lieutenants, se dirigea vers Ruffec, détruisit le grenier à sel et se livra au pillage. Ils furent arrêtés à Saint-Amant-de-Boixe lors de leur retour.

Lors des guerres de religion, le protestantisme fit de nombreux adeptes[Note 2]. Mais en 1569, l'armée catholique commandée par duc d'Anjou prit la ville et en chassa les protestants, en tuant de nombreux.

À cette époque, l'église romane, dédiée à saint André, fut détruite par un incendie et reconstruite dans le style gothique. Seule la façade fut conservée[16],[17].

En 1573, Philippe Ier de Volvire, baron de Ruffec et fervent catholique qui avait mené de récentes batailles pour la cause royale, fut nommé gouverneur de l'Angoumois par Catherine de Médicis.

En 1584 (ou 1588 selon Martin-Buchey), il reçut le droit de faire de sa terre un marquisat fort de 35 ou 36 paroisses et 200 maisons nobles (selon les sources), un des plus grands du royaume de France : Aiguependant (Barro), Ambourie, Ampuré, Bernac, Bioussac, Bouin, Brettes, Charmé, Condac, Hanc, La Chèvrerie, La Faye, La Madeleine, Le Breuil-Coiffaud, Les Adjots, Londigny, Longré, Montalembert, Montjean, Nersay, Paizay-Naudouin, Pioussay, Raix, Ruffec ville, Saint Gervais, Saint Martin du Clocher, Saveilles, Souvigné, Taizé-Aizie, Theil-Rabier, Tessé-la-Forêt, Tuzie, La Croix-Geoffroy, Villefagnan, Villegast et Villiers-le-Roux.

En 1651 (ou 1637 selon Martin-Buchey), après son mariage avec Eléonore de Volvire, François de L'Aubespine, marquis de Châteauneuf et d'Hauterive est également marquis du lieu. Par mariages, le marquisat passera aux Saint-Simon puis aux de Valentinois, avant d'être vendu le 6 décembre 1763 au comte de Broglie qui le possédait encore à la Révolution[15].

En 1790, plusieurs paroisses du marquisat de Ruffec (Bouin, Hanc, Pioussay, Le Breuil-Coiffaud, etc.) ont été détachées de l'Angoumois à la création du département voisin des Deux-Sèvres.

La Révolution a permis à deux enfants de la ville, Pinoteau et Laroche, de s'illustrer sur les champs de bataille jusqu'à devenir généraux de l'Empire.

En 1790, Ruffec devient chef-lieu de son district. En 1800, elle devient chef-lieu de l'arrondissement de Ruffec. Elle le restera jusqu'en 1926.

Au XIXe siècle, la cité ruffécoise se donna, grâce au savoir-faire de ses habitants, les conditions et les équipements du progrès : des routes, un hôtel de ville, une halle aux grains, un marché, une gare, le gaz et l'eau courante.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la gare de Ruffec était aussi le point de départ de deux autres lignes ferroviaires : la ligne de Roumazières et la ligne de Niort.

À cette époque, les foires se tenaient le 28 de chaque mois, les transactions céréalières y étaient nombreuses. Ruffec était aussi connu pour ses pâtés de perdreaux truffés[15].

Au XXe siècle, malgré les deux guerres, Ruffec compléta son patrimoine : écoles, collèges, lycées, stades, piscines, hôpital, assainissement, cinémas, salle culturelle…

La ville fut, durant les années terribles de la guerre, un centre de la Résistance pour l'évacuation des aviateurs alliés vers l'Espagne et le lieu de sauvetage des deux héros de l'opération Cockleshell racontée dans le film britannique Commando sur la Gironde.

Anciennes églises[modifier | modifier le code]

En plus de l'église Saint-André, Ruffec possédait deux autres églises correspondant à d'anciennes paroisses. Saint-Benoît ou Saint-Blaise, dans le faubourg du Pontereau, dont les ruines sont encore visibles, et Saint-Georges, située à l'ouest. Ces paroisses se fondirent au XVe siècle avec celle de Saint-André[15].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De vair au chef componné d'argent et de sable de six pièces.
Commentaires : Ces armes n'ont pour origine que la fabrication artificielle en série des fonctionnaires de Charles d'Hozier en 1701. Ruffec est une des rares communes à les avoir conservées.
  • Dans l'armorial général des communes de France de Jean-Jacques Lartigue on trouve un Fascé d'or et de gueules de 6 pièces.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1989 Michel Alloncle UDR puis RPR Député, Sénateur, conseiller général
depuis 1989 en cours Bernard Charbonneau DVG Conseiller général

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 494 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 937 2 110 2 197 2 526 3 004 2 977 3 074 3 654 3 109
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 235 3 175 3 233 3 385 3 642 3 589 3 527 3 426 3 474
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 375 3 483 3 231 3 194 3 292 3 467 3 874 3 724 4 009
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012 -
4 157 4 241 4 193 3 893 3 630 3 614 3 575 3 494 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Ruffec en 2007 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
2,9 
11,2 
75 à 89 ans
18,8 
19,4 
60 à 74 ans
18,9 
17,4 
45 à 59 ans
16,6 
19,3 
30 à 44 ans
15,4 
16,4 
15 à 29 ans
15,7 
15,5 
0 à 14 ans
11,7 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège d'enseignement secondaire Val de Charente regroupe 300 élèves de la 6e à la 3e répartis dans 15 classes dont une SEGPA[22]. Le lycée professionnel Louise-Michel est un établissement public accueillant les élèves de la 3e au BTS.

Ruffec possède une école élémentaire, Marie-Curie, comprenant 10 classes dont une classe d'intégration scolaire (CLIS), ainsi qu'une école maternelle, les Castors[23]. L'enseignement privé y est également présent avec le collège Sacré-Cœur et le lycée polyvalent Roc-Fleuri.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les navettes TER qui circulent entre Angoulême et Poitiers, ainsi que par les TGV entre Bordeaux et Paris.

Article détaillé : Gare de Ruffec.

Sports et activités[modifier | modifier le code]

Foires et marchés[modifier | modifier le code]

  1. le marché tous les mercredis et samedis
  2. les foires, les 13 et 28 de chaque mois

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-André[modifier | modifier le code]

Ancienne vicairie perpétuelle et siège d'un archiprêtré, cette église, de l'ancien diocèse de Poitiers, appartenait à l'abbaye de Nanteuil. Elle date de la seconde moitié du XIIe siècle par sa façade et les restes du croisillon sud, et du XVe siècle par les autres parties. La façade romane, classée aux Monuments historiques le , comprend une porte à trois rouleaux et cordons très ornés, avec de riches chapiteaux sur ses colonnes. Un rouleau intérieur lui a été ajouté à la Renaissance, avec linteau horizontal, soulagé par un arc brisé. Deux arcades aveugles l'accostent, à un rouleau et un cordon. Quatre colonnes, terminées par un cône, divisent verticalement cette façade surmontée d'un pignon. Deux ailes ont été ajoutées au XVe siècle. Leur toit continue le pignon de la partie centrale.

La largeur de la partie romane de la façade, treize mètres, permet de penser que l'église primitive était à bas-côtés[24].

La façade aurait été profondément remaniée au milieu du XVIIe siècle à la suite d'un incendie, et reconstruite dans le style gothique.

Elle est classée monument historique depuis 1903[25].

L'église Saint-André
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Chapelle Saint-Blaise[modifier | modifier le code]

Les vestiges de cette église désaffectée se trouvent non loin de la vieille ville, rue du Pontreau[Note 5]. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1973[26].

La chapelle Saint-Blaise
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La ville possède aussi un vieux quartier situé entre l'hôtel de ville et l'église, ainsi qu'un château situé sur une hauteur au centre d'un ancien méandre du Lien, aménagé à cet endroit en bassin.

Le château et le vieux quartier
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Probablement par analogie avec Angoulême, la préfecture, dont le centre-ville est construit sur un plateau, et appelé ainsi par les habitants.
  2. Comme à Jarnac ou La Rochefoucauld.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Martin-Buchey mentionne l'ancienne paroisse de Saint-Benoît à cet endroit; il s'agit peut-être d'une confusion.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ (consulté le 29 mars 2015)
  2. Zonage en aires urbaines 2010 en Poitou-Charentes
  3. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  4. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  5. Dominique Rétouret, « Le quartier du Pontreau se livre », Charente libre,‎ (lire en ligne)
  6. Carte du BRGM sous Géoportail
  7. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  8. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre,‎ (consulté le 7 janvier 2012)
  9. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 12 janvier 2013)
  10. Cartulaire Saint-Cyprien de Poitiers
  11. Jacques Duguet, Noms de lieux des Charentes, éd. Bonneton,‎ , 232 p. (ISBN 2-86253-185-5, présentation en ligne), p. 180
  12. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 24,144,245
  13. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ , 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 572
  14. a et b André Debord in Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents »,‎ , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 88, 92
  15. a, b, c et d Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 310-311
  16. Site romanes.org, « Ruffec » (consulté le 29 mars 2015)
  17. Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève,‎ , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 297
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  20. « Evolution et structure de la population à Ruffec en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  22. Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges » (consulté le 3 avril 2011)
  23. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 3 avril 2011)
  24. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols,‎ , 582 p., et t.IV
  25. « L'église Saint-André », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Chapelle Saint-Blaise », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Site web de Waldsee
  28. Site web de Pásztó
  29. De Broglie Ruffec, l'homme qui voulut être roi des Etats-Unis

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]