La Chèvrerie

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir La Chèvrerie (Haute-Savoie)
La Chèvrerie
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Villefagnan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Villefagnan
Maire
Mandat
Bruno Pagnoux
2014-2020
Code postal 16240
Code commune 16098
Démographie
Gentilé Chévriens
Population
municipale
136 hab. (2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 51″ N 0° 08′ 21″ E / 46.0475, 0.139246° 02′ 51″ Nord 0° 08′ 21″ Est / 46.0475, 0.1392  
Altitude Min. 108 m – Max. 133 m
Superficie 4,61 km2
Localisation

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La Chèvrerie est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont les Chévriens et les Chévriennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Cette petite commune est une des moins étendues et des moins peuplées du canton. Deux communes seulement ont une superficie moindre et trois ont une population moins nombreuse. La principale voie de communication de la commune est un chemin d'intérêt commun, qui parcourt la commune de l'ouest au nord-est et qui dessert le bourg de La Chèvrerie. Un autre chemin d'intérêt commun forme la limite orientale de la commune.

Quelques chemins vicinaux ordinaires complètent le réseau routier. Il est bon de rappeler que la limite de la commune de La Chèvrerie et de Pailleroux est matérialisée par un chemin antique appelé le Chemin de Bouin.

Le bourg de La Chèvrerie (76 hab.), à cinq kilomètres nord-est de Villefagnan et six kilomètres de Ruffec, n'offre aucune particularité remarquable[2].

La gare la plus proche est celle de Ruffec qui est desservie par un TGV et des navettes TER entre Poitiers et Angoulême.

La LGV Sud Europe Atlantique traversera la commune (début des travaux en 2011, mise en service prévue fin 2015-début 2016) [3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le centre de population le plus important est le hameau de la Renaudière, situé au sud du bourg. Parmi les autres hameaux, nous pouvons citer : la Genouillère, chez Matraud et chez Renaud[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Chèvrerie
Saint-Martin-du-Clocher
Villiers-le-Roux La Chèvrerie Bernac
Villefagnan La Faye

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Plus particulièrement, le Bathonien occupe la surface communale, avec du Callovien sur un tiers sud-est. Le plateau est toutefois recouvert par des altérites sous forme d'argile rouge à silex[5],[6],[7].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief est celui d'un plateau assez uniforme, avec une combe traversant le nord de la commune. On trouve aussi de nombreux gouffres sous forme de dolines. Le point culminant est à une altitude de 133 m, situé au nord-ouest dans le bois des Fayolles. Le point le plus bas est à 108 m, situé dans la combe au nord-est. Le bourg est à 128 m d'altitude[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin de la Charente, mais aucun cours d'eau ne la traverse, dû au terrain karstique[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, légèrement dégradé au nord du département aux abords du seuil du Poitou.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Caprearia (non daté)[8].

Le nom de La Chèvrerie a pu désigner un « centre d'élevage de chèvres » sans qu'on puisse le vérifier[9],[10],[Note 1]. Toutefois, l'élevage de chèvres est traditionnel dans le Nord-Charente et le Poitou.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'archéologie aérienne a révélé en 1999 des traces d'enclos circulaires dans des champs[11].

Un polissoir en grès, à grains irréguliers, contenant des cailloux en quartz blanc qui lui donnent sur certains points, l'apparence du marbre; l'une des faces porte 11 encoches fusiformes dirigées dans le même sens; une autre face, porte une large cuvette ovale et trois autres dépressions oblongues qui servaient probablement à polir la partie plate des haches en silex[12]. Il a été trouvé par M. Chauvet en 1877 à la Chèvrerie et donné à la Société archéologique et historique de la Charente par François Guillaud, propriétaire à la Chèvrerie et M. Mandinaud fils, négociant à Ruffec[13],[14].

Il se trouvait autrefois sur le territoire de cette commune un petit château nommé la Tour au Vilain, aussi appelé Tour aux Anglais, dont il reste plus que la fuie du XVIe siècle. C'est une tour à fenêtres carrées, couverte en pierres imbriquées avec une belle lucarne portant un écusson dans une guirlande de feuilles de laurier, qui aurait disparu dans les années 1950. Au-dessous de la corniche règne un bandeau portant l'inscription I.A.1595. Au XVe siècle, les Voluyre (seigneurs de Ruffec) sont seigneurs de la Tour. Par mariage, cette terre passe aux Tisons d'Argence, puis en 1514 aux de La Place, seigneurs de Torsac. En 1592, Pierre de La Place vend ce fief à Joseph de Lesmerie, échevin d'Angoulême. C'est à lui qu'on doit ce pigeonnier, sur lequel il grave ses armes et celles de son épouse, fille du seigneur de Londigny, en 1595. Au XVIIe siècle, les Lesmerie rendent hommage au seigneur de Raix, et vendent le château à son notaire, François Pouyaud, qui mourra en 1792 à la Révolution et dont la tombe existe encore à La Chèvrerie[15].

Au XVIe siècle, le seigneur de La Chèvrerie, Jacques Blondeau, notable de Ruffec, est accusé d'homicide suite à un duel. Il se peut que la demeure des seigneurs de La Chèvrerie soit la Châtaigneraie, logis qu'on trouve encore sur l'ancien cadastre, mais qui a totalement disparu[15].

L'école et la mairie furent construites respectivement en 1883 et 1885. La mare des Chaumes, au pied du bourg, fut aménagée en 1902 pour éviter aux habitants d'aller chercher de l'eau jusqu'à la Péruse en-dehors de la commune. L'église fut construite de 1903 à 1905, pour remplacer la chapelle vétuste du cimetière, démolie en 1921[16].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Marie-Josèphe Maillochaud SE Retraitée Fonction publique territoriale
2014 en cours Bruno Pagnoux    
Les données manquantes sont à compléter.

En 2008 les élus de La Chèvrerie se sont fédérés à l'initiative des élus du Pays Ruffecois avec 17 communes du Nord Charente et 5 des Deux-Sèvres en une fédération qui demande des compensations aux nuisances que va leur apporter la LGV Sud Europe Atlantique[17].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 136 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
303 321 316 338 347 331 326 365 347
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
338 309 289 307 280 301 302 256 265
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
254 240 225 203 198 196 180 159 158
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
140 152 168 149 152 148 136 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à La Chèvrerie en 2007 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
2,6 
11,1 
75 à 89 ans
14,5 
16,7 
60 à 74 ans
18,4 
20,8 
45 à 59 ans
17,1 
16,7 
30 à 44 ans
18,4 
15,3 
15 à 29 ans
14,5 
19,4 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

De nombreuses prairies artificielles favorisent l'élevage du bétail, qui est important, et la culture des céréales donne de très bons résultats. Quelques bois se rencontrent principalement dans le nord. On peut remarquer dans cette commune un grand nombre de treilles d'une vigueur toute particulière[2].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans le département, il y a aussi Asnières-sur-Nouère, possible ancien centre d'élevage d'ânes.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 25 avril 2014)
  2. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 207
  3. La future ligne TGV Sud-Europe Atlantique entre Tours et Angoulême
  4. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre,‎ 1973 (consulté le 7 janvier 2012)
  8. Henri Beauchet-Filleau, Pouillé historique du diocèse de Poitiers, t. III, Niort, Clouzot,‎ 1868, 574 p. (lire en ligne), p. 228
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  10. Jacques Duguet, Noms de lieux des Charentes, éd. Bonneton,‎ 1995, 232 p. (ISBN 2-86253-185-5, présentation en ligne), p. 169
  11. « La Chèvrerie », base Mémoire, ministère français de la Culture
  12. Notes historiques sur les communes de l'ancien arrondissement de Ruffec, Alexis Favraud, 1894-1898, réédition Librairie Bruno Sépulchre, 1987.
  13. Bulletin de la SAHC, 1882, p.131
  14. Catalogue du musée archéologique d'Angoulême, bull. 1885, p.25
  15. a et b Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sépulchre,‎ 1993 (réimpr. 2005), 893 p., p. 258
  16. Panneau explicatif de la mairie.
  17. journal Sud-Ouest du 26 juillet 2008
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  20. « Evolution et structure de la population à La Chèvrerie en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le fief de la Tour au Villain, commune de la Chèvrerie, Bulletin de la société archéologique de la Charente, 1987, 1er trimestre, p. 22-24.
  • Préambule à l'histoire de la Chèvrerie, journal communal de la Chèvrerie, 1987.
  • Histoire des églises de la Chèvrerie, journal communal de la Chèvrerie, 1988.
  • Le livre d'or de la Chèvrerie, 1990, 80 p.
  • Une nouvelle église à la Chèvrerie, récit de Jean Sicard, maire de 1893 à 1924, décembre 2003.

Liens externes[modifier | modifier le code]