La Chèvrerie

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir La Chèvrerie (Haute-Savoie)
La Chèvrerie
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Villefagnan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Villefagnan
Maire
Mandat
Marie-Josèphe Maillochaud
2008-2014
Code postal 16240
Code commune 16098
Démographie
Gentilé Chévriens
Population
municipale
136 hab. (2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 51″ N 0° 08′ 21″ E / 46.0475, 0.1392 ()46° 02′ 51″ Nord 0° 08′ 21″ Est / 46.0475, 0.1392 ()  
Altitude Min. 108 m – Max. 133 m
Superficie 4,61 km2
Localisation

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La Chèvrerie est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Cette petite commune est une des moins étendues et des moins peuplées du canton. Deux communes seulement ont une superficie moindre et trois ont une population moins nombreuse. La principale voie de communication de la commune est un chemin d'intérêt commun, qui parcourt la commune de l'ouest au nord-est et qui dessert le bourg de La Chèvrerie. Un autre chemin d'intérêt commun forme la limite orientale de la commune.

Quelques chemins vicinaux ordinaires complètent le réseau routier. Il est bon de rappeler que la limite de la commune de La Chèvrerie et de Pailleroux est matérialisée par un chemin antique appelé le Chemin de Bouin.

Le bourg de La Chèvrerie (76 hab.), à cinq kilomètres nord-est de Villefagnan et six kilomètres de Ruffec, n'offre aucune particularité remarquable[1].

La gare la plus proche est celle de Ruffec qui est desservie par un TGV et des navettes TER entre Poitiers et Angoulême.

La LGV Sud Europe Atlantique traversera la commune (début des travaux en 2011, mise en service prévue fin 2015-début 2016) [2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le centre de population le plus important est le hameau de la Renaudière, situé au sud du bourg. Parmi les autres hameaux, nous pouvons citer : la Genouillère, chez Matraud et chez Renaud[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Chèvrerie
Saint-Martin-du-Clocher
Villiers-le-Roux La Chèvrerie Bernac
Villefagnan La Faye

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Plus particulièrement, le Bathonien occupe la surface communale, avec du Callovien sur un tiers sud-est. Le plateau est toutefois recouvert par des altérites sous forme d'argile rouge à silex[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief est celui d'un plateau assez uniforme, avec une combe traversant le nord de la commune. On trouve aussi de nombreux gouffres sous forme de dolines. Le point culminant est à une altitude de 133 m, situé au nord-ouest dans le bois des Fayolles. Le point le plus bas est à 108 m, situé dans la combe au nord-est. Le bourg est à 128 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin de la Charente, mais aucun cours d'eau ne la traverse, dû au terrain karstique[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, légèrement dégradé au nord du département aux abords du seuil du Poitou.

Article connexe : Climat de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

Panneau explicatif
  • L'archéologie aérienne a révélé en 1999 des traces d'enclos circulaires dans des champs[7].
  • Un polissoir en grès, à grains irréguliers, contenant des cailloux en quartz blanc qui lui donnent sur certains points, l'apparence du marbre; l'une des faces porte onze encoches fusiformes dirigées dans le même sens; une autre face, porte une large cuvette ovale et trois autres dépressions oblongues qui servaient probablement à polir la partie plate des haches en silex.

Il est déposé dans le square confrontant à la rue de Plaisance[8],[Note 1],[9].

  • Il se trouvait autrefois sur le territoire de cette commune, un petit château nommé la Tour au Vilain, dont il reste plus qu'un beau pigeonnier. C'est une tour à fenêtres carrées, couverte en pierres imbriquées avec une belle lucarne portant un écusson dans une guirlande de feuilles de laurier. L'écusson est parti[Note 2].

Au-dessous de la corniche règne un bandeau portant l'inscription I.A.1595. Cette tour est située dans le champ de la citadelle et reposerait sur une cave voûtée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 2001   Marie-Josèphe Maillochaud SE Retraitée Fonction publique territoriale
Les données manquantes sont à compléter.

En 2008 les élus de La Chèvrerie se sont fédérés à l'initiative des élus du Pays Ruffecois avec 17 communes du Nord Charente et 5 des Deux-Sèvres en une fédération qui demande des compensations aux nuisances que va leur apporter la LGV Sud Europe Atlantique[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 136 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
303 321 316 338 347 331 326 365 347
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
338 309 289 307 280 301 302 256 265
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
254 240 225 203 198 196 180 159 158
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
140 152 168 149 152 148 136 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à La Chèvrerie en 2007 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
2,6 
11,1 
75 à 89 ans
14,5 
16,7 
60 à 74 ans
18,4 
20,8 
45 à 59 ans
17,1 
16,7 
30 à 44 ans
18,4 
15,3 
15 à 29 ans
14,5 
19,4 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

De nombreuses prairies artificielles favorisent l'élevage du bétail, qui est important, et la culture des céréales donne de très bons résultats. Quelques bois se rencontrent principalement dans le nord. On peut remarquer dans cette commune un grand nombre de treilles d'une vigueur toute particulière[1].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le polissoir du Gros-Chail est un bloc de grès à rainures un polissoir préhistorique.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il a été trouvé par M. Chauvet en 1877 à la Chèvrerie et donné à la Société Archéologique de la Charente par François Guillaud, propriétaire à la Chèvrerie et M. Mandinaud fils, négociant à Ruffec (bull. 1882 p. 131).
  2. Propriété privée. Note du rapporteur: Je me souviens avoir trouvé, avec des camarades, alors que nous jouions dans le pigeonnier cet écusson entre 1955 et 1960. Nous l'avons laissé sur place. Il était sous les tuiles qui couvraient le sol.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 207
  2. La future ligne TGV Sud-Europe Atlantique entre Tours et Angoulême
  3. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre,‎ 1973 (consulté le 7 janvier 2012)
  7. « La Chèvrerie », base Mémoire, ministère français de la Culture
  8. Notes historiques sur les communes de l'ancien arrondissement de Ruffec, Alexis Favraud, 1894-1898, réédition Librairie Bruno Sépulchre 1987.
  9. Catalogue du musée archéologique d'Angoulême, bull. 1885, p.25
  10. journal Sud-Ouest du 26 juillet 2008
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. « Evolution et structure de la population à La Chèvrerie en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le fief de la Tour au Villain, commune de la Chèvrerie, Bulletin de la société archéologique de la Charente, 1987, 1er trimestre, p. 22-24.
  • Préambule à l'histoire de la Chèvrerie, journal communal de la Chèvrerie, 1987.
  • Histoire des églises de la Chèvrerie, journal communal de la Chèvrerie, 1988.
  • Le livre d'or de la Chèvrerie, 1990, 80 p.
  • Une nouvelle église à la Chèvrerie, récit de Jean Sicard, maire de 1893 à 1924, décembre 2003.

Liens externes[modifier | modifier le code]