Charles-Maurice de Monaco

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Charles-Maurice Goyon de Matignon ou Charles-Maurice Grimaldi ou Charles-Maurice de Monaco, dit « le Chevalier de Monaco », chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, comte de Valentinois (à partir de 1747), grand d’Espagne de première classe jure uxoris, est né le 14 mai 1727 à Paris et est décédé le 18 janvier 1798 à Maury (Suisse) [1].

Dernier fils du prince souverain (1731-1733) Jacques Ier de Monaco (1689-1751) et de la princesse souveraine (1731-1731) Louise-Hippolyte de Monaco (1697-1731), c’est un militaire et un gouverneur français.

Charles-Maurice est le frère du prince souverain (1733-1793) Honoré III de Monaco (1720-1795).

Ce « chevalier de Monaco » ne doit pas être confondu avec Antoine Grimaldi (1697-1784) dit le « chevalier de Grimaldi », qui exerça le gouvernement effectif de la Principauté sous le règne d’Honoré III.

Famille[modifier | modifier le code]

Le prince Charles-Maurice est le fils de la princesse souveraine (1731-1731) Louise-Hippolyte de Monaco (1697-1731) et de son époux, le prince souverain (1731-1733) Jacques Ier de Monaco (1689-1751).

Par sa mère, il est donc issu de la Maison Grimaldi tandis que, par son père, il descend de la Maison de Goyon.

Le 10 décembre 1749, en la chapelle de l’hôtel Saint-Simon à Paris (avec approbation du roi Louis XV du 1er novembre 1749), il épouse Marie-Christine de Rouvroy de Saint-Simon (1728-1774), qui est la fille de Jacques-Louis de Rouvroy de Saint-Simon (1698-1746), duc de Ruffec, et de son épouse Catherine-Charlotte-Thérèse de Gramont (1707-1755). Marie-Christine est également la petite-fille du célèbre mémorialiste Louis de Rouvroy (1675-1755), duc de Saint-Simon. Son épouse étant grande d’Espagne de première classe, il devient grand d’Espagne de première classe jure uxoris. [2]

De ce mariage, qui se termine par une séparation en 1766, ne naît aucun enfant.

Carrière civile et militaire[modifier | modifier le code]

Il s'est voué à l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem[3]. Connu à ce titre sous le nom de « chevalier de Monaco », il quitte l’Ordre suite à la mort de deux de ses frères aînés[4].

Nommé guidon de Gendarmerie en 1745, il participe quelques mois après à la bataille de Fontenoy, durant laquelle il est blessé (11 mai). Promu enseigne des gendarmes de Bretagne le 8 mars 1746, il est fait sous-lieutenant de la même compagnie en mars 1747. Le 10 février 1759, il est élevé au rang de brigadier de cavalerie Lieutenant-général au gouvernement de Normandie, gouverneur de Granville, de Saint-Lô, de Cherbourg et des îles Chausey[5].

Présenté dans un ouvrage de 1777 comme un chevalier de la Toison d’or[6]. Cette qualité de chevalier de la Toison d’or n’est pas mentionnée par Jean-Fred Tourtchine en 2002. [7] On ne trouve pas de Charles-Maurice de Monaco mentionné dans les listes de chevaliers de la Toison d’or disponibles. [8] Une confusion avec sa qualité de grand d’Espagne jure uxoris est possible.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Armoiries de Monaco et Armorial des Grimaldi.
Blason Blasonnement :
Fuselé d'argent et de gueules.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Fred Tourtchine, Le Royaume de Bavière volume III — La Principauté de Monaco, collection Les Manuscrits du Cèdre. Dictionnaire historique et généalogique, CEDRE (Cercle d'études des dynasties royales européennes), 289 pages, avril 2002, (ISSN 0993-3964) : page 123 : « décédé à Maury (Suisse) le 18 janvier 1798 ».
  2. Jean-Fred Tourtchine, Le Royaume de Bavière volume III — La Principauté de Monaco, collection Les Manuscrits du Cèdre. Dictionnaire historique et généalogique, CEDRE (Cercle d'études des dynasties royales européennes), 289 pages, avril 2002, (ISSN 0993-3964) : pages 123 et 124.
  3. Jean-Fred Tourtchine, Le Royaume de Bavière volume III — La Principauté de Monaco, collection Les Manuscrits du Cèdre. Dictionnaire historique et généalogique, CEDRE (Cercle d'études des dynasties royales européennes), 289 pages, avril 2002, (ISSN 0993-3964) : page 123.
  4. Léon-Honoré Labande (1867-1839), Histoire de la Principauté de Monaco, 2e édition, Monaco, sans date, 534 pages : page 219.
  5. M. De la Chenaye-Desbois, « Charles-Maurice Grimaldi » dans le Dictionnaire de la Noblesse, tome VII, Antoine Boudet, Paris, 1774, p. 368-369 (Lire en ligne).
  6. M. Le Paige, Dictionnaire topographique, historique, généalogique et bibliographique de la province et du diocèse du Maine, tome II, Toutain, Le Mans, 1777, p. 117.
  7. Jean-Fred Tourtchine, Le Royaume de Bavière volume III — La Principauté de Monaco, collection Les Manuscrits du Cèdre. Dictionnaire historique et généalogique, CEDRE (Cercle d'études des dynasties royales européennes), 289 pages, avril 2002, (ISSN 0993-3964) : pages 123 et 124 : Prince Charles Maurice de Monaco.
  8. de:Liste der Ritter des Ordens vom Goldenen Vlies ; site consulté le 21 juillet 2010.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Fred Tourtchine, Le Royaume de Bavière volume III — La Principauté de Monaco, collection Les Manuscrits du Cèdre. Dictionnaire historique et généalogique, CEDRE (Cercle d'études des dynasties royales européennes), 289 pages, avril 2002, (ISSN 0993-3964) : pages 123 et 124 : Prince Charles Maurice de Monaco.
  • Léon-Honoré Labande (1867-1839), Histoire de la Principauté de Monaco, 2e édition, Monaco, sans date, 534 pages.