Secret du Roi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le Secret du Roi était un service secret mis en place par Louis XV. Successivement dirigé par le prince de Conti, Jean-Pierre Tercier et le comte de Broglie, cette diplomatie secrète, employant 32 personnes, visait à contrôler les ministres et à augmenter l'influence de la France à l'Est. Il a fonctionné pendant plus de vingt ans.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Secret du Roi comprenait un service de renseignements (rapports oraux, interceptions de lettres) et un service de correspondance à l'étranger permettant une diplomatie parallèle (réseau d’agents secrets à l’étranger que le roi paie sur sa cassette). Le Secret s'efforça de nouer une alliance avec l'Autriche et la Russie afin de les écarter de la Prusse et de l’Angleterre. À l'origine, l'objectif du Secret était d'influencer les voix et les partis afin d'installer le prince de Conti sur le trône de Pologne : à l'époque, cette monarchie était une république, le roi étant élu par la noblesse polonaise (Henri III, qui fut le dernier roi de France de la dynastie des Valois, fut ainsi élu roi de Pologne). Louis XV pensait alors à une alliance entre la Suède, la Prusse et la Pologne pour faire face à l'alliance austro-russe. Ce premier objectif se soldant par un échec, le service — notamment le chevalier d'Éon — travailla, peu après la guerre de Sept Ans, à la préparation d'un débarquement français en Angleterre, qui n'eut jamais lieu. Enfin, avec la mort de Louis XV et l'avènement de son petit-fils, Louis XVI, le Secret fut dissous. Cependant, ses agents, toujours actifs, notamment le comte de Broglie, s'efforcèrent de jouer un rôle important dans la guerre d'indépendance américaine. Ainsi, Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais fournit des armes aux « insurgents ».

Le Secret a également travaillé à influencer la politique extérieure des États européens, comme tout service secret. Son existence n'a été découverte que quelques jours avant la mort de Louis XV, en 1774.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]