La Rochefoucauld (Charente)

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La Rochefoucauld
Le château de La Rochefoucauld surplombant la Tardoire
Le château de La Rochefoucauld surplombant la Tardoire
Blason de La Rochefoucauld
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton La Rochefoucauld
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Bandiat-Tardoire
Maire
Mandat
Lucien Vayssière
2014-2020
Code postal 16110
Code commune 16281
Démographie
Gentilé Rupificaldiens
Population
municipale
2 848 hab. (2012)
Densité 395 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 29″ N 0° 23′ 14″ E / 45.7414, 0.387245° 44′ 29″ Nord 0° 23′ 14″ Est / 45.7414, 0.3872  
Altitude Min. 75 m – Max. 136 m
Superficie 7,21 km2
Localisation

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Liens
Site web larochefoucauld.fr

La Rochefoucauld (La Ròcha-Focaud en limousin, dialecte occitan[1]) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes). Elle est connue pour son château Renaissance, appelée la « perle de l'Angoumois ».

Ses habitants sont les Rupificaldiens et les Rupificaldiennes[2]. En 2013, la commune de La Rochefoucauld a obtenu le label Village étape.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La Rochefoucauld est un chef-lieu de canton situé 21 km au nord-est d'Angoulême, dans la vallée de la Tardoire et à l'est de la forêt de la Braconne, situé sur la route d'Angoulême à Limoges.

La commune se trouve aussi à 12 km au nord-ouest de Montbron, 22 km au sud-est de Mansle, 38 km au sud-ouest de Confolens et à 69 km à l'ouest de Limoges[3].

Elle est située sur la route nationale 141, route d'Angoulême à Limoges, maillon occidental de la route Centre-Europe Atlantique, qui a dévié la ville par le nord en 2011.

Le réseau de routes départementales dessert bien la ville. La route départementale 6 longe la Tardoire et va de Montbron à Mansle. La D 13 passant par Rochechouart est un itinéraire alternatif et touristique par le massif de l'Arbre pour aller à Limoges. La D 60 va à Vitrac-Saint-Vincent pour rejoindre Chasseneuil. Vers le nord-ouest, la D 88, appelée aussi route de la Duchesse va vers Jauldes. Vers le sud, la D 33 et la D 73 vont vers Chazelles[4].

La commune est aussi desservie par une gare sur la voie ferrée Angoulême-Limoges, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Limoges.

Le GR 36, sentier de grande randonnée reliant la Manche aux Pyrénées orientales traverse aussi la commune et passe au pied du château.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune de La Rochefoucauld compte plusieurs quartiers et lieux-dits autour du centre-ville  : Chez Vicard au nord, Bel-Air à l'est, Vaugué, l'Abbaye et Olérat au sud[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Rochefoucauld
Rivières Taponnat-Fleurignac
Saint-Projet-Saint-Constant La Rochefoucauld Marillac-le-Franc
Rancogne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune appartient au Bassin aquitain et à la partie calcaire de la Charente. Le terrain date du Jurassique moyen (Bathonien, et Callovien à l'ouest). Le plateau à l'est de la vallée de la Tardoire est recouverte d'altérite et d'argile à silex provenant du Massif central tout proche (10 km à l'est) et déposé pendant l'ère tertiaire. La vallée est occupée par des alluvions et terrasses de sable et graviers datant du quaternaire[5],[6],[7].

La commune est sur le karst de La Rochefoucauld, qui forme une zone fissurée où disparaissent la Tardoire, le Bandiat et une partie de la Bonnieure par des pertes, ou gouffres, qui passent sous la forêt de la Braconne située juste à l'ouest pour ressortir aux sources de la Touvre, deuxième résurgence de France, près d'Angoulême.

Sur la Tardoire, on peut citer quelques gouffres situés à l'Âge-Baston, la Corbillonne, et au moulin d'Olérat.

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau bas d'une altitude moyenne de 100 m descendant en pente douce vers la vallée de la Tardoire sur la rive droite, et avec un éperon rocheux sur la rive gauche sur lequel est construit le château. Le point culminant de la commune est à une altitude de 136 m, situé en limite nord à la Croix de la Brunette. Le point le plus bas est à 75 m, situé naturellement sur la Tardoire près du château. Le centre ville est dans la vallée, mais les nouveaux quartiers s'étagent jusqu'à environ 110 m d'altitude[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est située au bord de la rivière Tardoire, sous-affluent de la Charente.

La Ligonne, ruisseau affluent de la Tardoire et descendant du Massif de l'Arbre, premier mont du Massif central, atteint rarement son confluent car elle disparaît aussi dans des gouffres en été dans la commune de Marillac-le-Franc.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, et assez semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[8].


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Moyenne nationale 1 973 770
La Rochefoucauld 2 025 784
Paris 1 661 637
Nice 2 724 733
Strasbourg 1 693 665
Brest 1 605 1 211

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Rupe Fulcaudi en 1060-1075[9], Rochafulcaudi et Rocha Fulchaudi en 1243, Ruppem Fulcaudi en 1273, Rocha au XIIIe siècle[10], Rupes en 1345[11],[Note 1].

L'origine du nom de La Rochefoucauld remonterait à un nom de personne germanique Fulcoald qui aurait construit un château sur une hauteur, qu'on appelait Roche au Moyen Âge[9],[12],[Note 2]. Les noms composés en roche sont assez fréquents dans la région[Note 3].

Pendant la Révolution, la commune s'est appelée provisoirement La Roche-Tardoire[13].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin. La forêt de la Braconne, à l'ouest, fait la limite avec le saintongeais qui est une langue d'oil[14]. La Rochefoucauld se nomme La Ròcha-Focaud en occitan[1].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Bien que la vallée de la Tardoire ait été habitée depuis les temps préhistoriques, la commune compte peu de vestiges de l'antiquité et la fondation de La Rochefoucauld ne doit pas dater d'avant l'occupation romaine[15],[16].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Il se peut, comme Rancogne, qu'un fort ait été établi au IXe siècle sur la Roche, afin de protéger les habitants contre les invasions vikings.

La "roche" sur laquelle a été bâti le premier château aurait été donnée vers 950 à Adémar (ou Aymard), fils de Hugues Ier, comte de Lusignan, et de Mélusine (Mère Lusigne). Son petit-fils Foucauld Ier est le premier Foucauld, seigneur de la Roche.

En 1060, son fils Guy Ier fonda le prieuré de Saint-Florent, qui relevait de l'abbaye Saint-Florent de Saumur[16].

Au XIe siècle, le lien de vassalité entre les seigneurs de La Rochefoucauld et les comtes d'Angoulême n'est pas avéré. La famille de La Rochefoucauld, déjà puissante, possède les châtellenies de Verteuil, Cellefrouin, acquiert Blanzac avant la fin du XIe siècle, et se fond dans la famille des seigneurs de Marthon. Avant le XIIIe siècle s'ajoutera aussi celle de Bayers[17].

Sous Guy II, la puissance des seigneurs de La Roche était devenue assez grande pour exciter la jalousie des comtes d'Angoulême, et en 1150, le comte Vulgrin II assiégea la ville et le château, et les pilla. L'intervention de l'évêque d'Angoulême, de la famille des seigneurs de La Roche, empêcha la ruine totale de la cité.

Sous Guy III et Guy IV, la ville se releva, et le donjon carré fut édifié sur les bases de l'ancienne tour.

Leur successeur, Foucaud II, peut être considéré comme le fondateur de cette grande famille, qui prit le nom de Foucaud. Il accrut son domaine des baronnies de Verteuil, Blanzac et Marthon. C'est à partir de cette époque que la ville, qui s'étend au pied du donjon, prit son nom actuel de La Roche-Foucaud[16].

La Rochefoucauld était un des 13 archiprêtrés de l'Angoumois[18].

Au cours du Moyen Âge, La Rochefoucauld se trouvait, comme Montbron, sur un itinéraire secondaire est-ouest fréquenté par les pèlerins qui allaient au sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle et aux reliques de saint Eutrope à Saintes[19].

La seigneurie de La Rochefoucauld fut érigée en baronnie en 1299[réf. nécessaire].

Pendant les XIIIe et XIVe siècles, les successeurs de Foucauld II agrandirent considérablement leur domaine : Cellefrouin, puis Bayers, Claix, Montignac, Tourriers, Marcillac, Montendre, Roissac, Montguyon, etc. furent annexés à la baronnie de La Rochefoucauld, qui devint la plus considérable de l'Angoumois.

La ville fut garnie de remparts, de tours, et de nombreuses églises furent édifiées dans son enceinte. L'église paroissiale Notre-Dame fut construite en 1262, puis devint une collégiale.

L'église Saint-Pierre, au pied du château, était le siège de l'archiprêtré jusqu'au XIIIe siècle. L'habitat s'est développé autour, à l'écart de l'habitat primitif situé à Olérat (église romane dédiée à saint Étienne, pape). En 1060, l'abbaye de Saint-Florent eut le droit de constituer un bourg, mais celui-ci était mal placé au pied de la falaise, et ne fut jamais fortifié. En 1262, la fondation de la collégiale sur l'autre rive de la Tardoire entraîna la véritable naissance de la ville de La Rochefoucauld[20].

Avant 1328, les barons de La Roche étaient enterrés à l'abbaye de Grosbost, mais Guy VII fonda l'église des Carmes, et ses successeurs, barons de La Rochefoucauld, furent enterrés dans cette église.

Les barons de La Rochefoucauld prirent cause pour le roi de France contre les Anglais, et Émery III devint lieutenant du connétable Charles de La Cerda et obtint du roi Jean la terre de Bouteville.

En 1370, le roi Charles V récompensa Guy VIII en décidant que toutes les terres dépendant de la baronnie ressortiraient à l'avenir de la justice de La Rochefoucauld. La paix revenue, Guy VIII partit au Portugal avec une armée afin de se tailler un royaume aux dépens des sarrasins, mais ce fut un échec. Il avait épousé Marguerite de Craon, dont il eut un fils Foucauld III, qui lui succéda.

Jean, fils et successeur de Foucaud III, épousa sa cousine Marguerite, dame de Barbezieux et Montendre, qui avait fait reconstruire le château de Barbezieux. Il fut gouverneur de l'Angoumois, capitaine du château de Fronsac et grand sénéchal de Guyenne.

Son fils, François Ier de La Rochefoucauld, fut le parrain de François Ier, futur roi de France, fils du comte Charles d'Angoulême et de Louise de Savoie. Ainsi en 1515, lorsqu'il monta sur le trône, le jeune roi fit érigé la baronnie de La Rochefoucauld en comté. Depuis cette époque, tous les aînés de la famille portèrent le prénom de François.

Son fils, François II, prit le premier le titre de prince de Marcillac, et fit ériger le château actuel, œuvre qui fut continuée et terminée par sa veuve, Anne de Polignac.

La première partie du XVIe siècle fut une période faste pour la ville, qui se développa, autant dans le commerce que dans l'industrie. Il s'y établit d'importantes tanneries. Deux importantes foires avaient lieu en juin et en septembre.

Les registres de l'état civil remontent d'ailleurs à 1574, date d'ancienneté assez exceptionnelle pour la région, mais ils comportent de nombreuses lacunes[16].

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Le comte François III embrassa la cause de la Réforme protestante, peut-être sous l'influence de sa seconde femme, Charlotte de Roye, comtesse de Roucy et belle-sœur du prince de Condé. Du coup, en 1562, la presque totalité des habitants de La Rochefoucauld étaient protestants. François III, à la tête d'une petite armée, vint aider le prince de Condé et l'amiral de Coligny, assistés par le jeune Henri de Navarre, futur Henri IV. Ils firent en particulier le siège d'Angoulême où l'un des clochers de la cathédrale fut détruit. La Rochefoucauld tomba ensuite aux mains des catholiques qui se livrèrent aussi à des exactions. En 1568, François III de La Rochefoucauld aida à nouveau le prince de Condé et assista à la bataille de Jarnac. Pour cela, il fut condamé à mort par le Parlement de Bordeaux pour trahison contre le roi, mais continua son combat.

Le comte de La Rochefoucauld fit partie des victimes du massacre de la Saint-Barthélemy, au Louvre, ainsi que l'amiral de Coligny, alors qu'ils étaient invités avec Henri de Navarre par le roi Charles IX.

Son fils François IV en réchappa, mais il périt assassiné par des ligueurs le 15 mars 1591.

François V renia la religion protestante, et fut récompensé par le roi Louis XIII. En 1622, il fut nommé gouverneur du Poitou, et le comté de La Rochefoucauld fut érigé en duché-pairie[Note 4]. Mais le culte réformé se maintint à La Rochefoucauld jusqu'à la Révocation de l'édit de Nantes, où la moitié de la population émigra.

Le successeur de François V, François VI de La Rochefoucauld, fut l'auteur des Maximes. Né en 1613, il prit part aux conspirations contre le cardinal de Richelieu et fut alors disgrâcié. Il se retira à Verteuil et son exil durera jusqu'à la mort de ce ministre. C'est au château de Verteuil que François a écrit ses Maximes, puis ses Mémoires, publiées en 1662.

À partir de cette époque, les ducs de La Rochefoucauld, retenus à la cour par de hautes fonctions, résidèrent de moins en moins dans leur petite cité, qui ne se remit jamais complètement de l'exil des industriels suite à la Révocation de l'édit de Nantes[16].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À la Révolution, le duché de La Rochefoucauld était tenu par le duc Louis-Alexandre, qui fut député aux États généraux et se montra libéral.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1800[21]. Son arrondissement regroupait les neuf cantons de La Rochefoucauld, Jauldes, Chasseneuil, Montembœuf, Montbron, Cellefrouin, Saint-Amant-de-Boixe, Marthon et Rouillac.

Au début du XXe siècle, les foires se tenaient le 10 de chaque mois. L'industrie était représentée par la fabrique de tissus Faynot, Lamoine et Chaignaud[16].

Liste des seigneurs puis barons, comtes et ducs de La Rochefoucauld[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison de La Rochefoucauld.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Burelé D'argent et d’azur, à trois chevrons de gueules brochant sur le tout, le premier écimé.
Commentaires : ce sont les armes de la maison de La Rochefoucauld.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2014 Joaquim Martin UMP Militaire en retraite
2014 en cours Lucien Vayssière[22] Centre droit Ancien vétérinaire

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La Rochefoucauld est la ville principale du pays d'Horte et Tardoire.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 848 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 5],[Note 6].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
2 375 2 536 2 501 2 661 2 706 2 724 2 965 2 845 2 468
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 770 2 775 2 621 2 733 2 802 2 989 2 849 2 808 2 782
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 777 2 984 2 565 2 556 2 628 2 834 2 835 3 020 3 462
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 -
3 782 3 699 3 276 3 448 3 228 3 111 3 089 2 848 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à La Rochefoucauld en 2007 en pourcentage[24].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90  ans ou +
0,8 
11,1 
75 à 89 ans
19,3 
18,7 
60 à 74 ans
19,6 
22,6 
45 à 59 ans
20,6 
16,9 
30 à 44 ans
15,8 
15,6 
15 à 29 ans
11,4 
14,2 
0 à 14 ans
12,4 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[25].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

L'ancienne usine Chaignaud vue du sud et de la vallée de la Tardoire
  • L'ancienne usine de textile et feutre Chaignaud était située à la Chabanne, sur la Tardoire et en limite de la commune de Saint-Projet-Saint-Constant et sur la N 141. Née en 1837 à Saint-Florent, elle a cessé son activité en 2004.
  • Mecaplast Group - Effectif au 30/04/2010 : 268 personnes (La Rochefoucauld + Mornac)
  • L'ancienne tuilerie de Péruzet était sur la commune de Rivières.

Commerces[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports et activités[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption-et-Saint-Cybard[modifier | modifier le code]

La collégiale

C'est au début du XIIIe siècle que débute la construction de cette imposante église gothique, à laquelle viennent s'ajouter des maisons avec dépendances pour les chanoines. En 1267, l'église est érigée en collégiale. Le clocher est construit en 1332. Les cloches sont ajoutées en 1555. Durant les guerres de Cent ans et de Religion, l'église est sérieusement endommagée, et subit une campagne de restauration de 1588 à 1620.

Sous la Révolution, l'église est victime de pillages et de déprédations, et plusieurs ornements et tableaux sont jetés aux flammes. Elle sert ensuite au culte de l'être suprême avant d'être rendue au culte catholique au moment du concordat de 1801. L'église est classée monument historique en 1909[28].

Couvent des Carmes[modifier | modifier le code]

Le cloître du couvent

Les Carmes s'installent à La Rochefoucauld en 1329. Le couvent des Carmes[29] connaît sa plus grande extension aux XVe et XVIe siècles (agrandissement de bâtiments, école de philosophie et de théologie). Occupé par les huguenots en 1563-1564, le couvent est pillé et saccagé en 1570 et 1572. L'état de ruine subsiste jusqu'au début du XVIIe siècle. Utilisé comme collège aux XIXe et XXe siècles, le couvent subit des remaniements de façades et de nombreux aménagements (cloisonnement, division de l'église en deux niveaux). Le couvent est centré sur le cloître de la fin du XIVe début XVe siècle. L'église du XIVe siècle occupe l'aile sud. Au XVIIe siècle, un bas-côté voûté d'ogives est rajouté au sud. Le clocher (XVe ou XVIe siècle) est une tour polygonale contenant un escalier à vis. Les bâtiments des ailes ouest et est ont été fortement remaniés entre 1883 et 1886. L'aile nord est une construction d'origine romane qui pourrait être une maison antérieure à l'implantation des Carmes. Classé monument historique en 1909[30].

Église d'Olérat[modifier | modifier le code]

L'église d'Olérat

Cette église qui est dans une propriété privée date du XIIe siècle. Elle est remarquable par sa façade sculptée. Elle est inscrite aux monuments historiques en 1942[31].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Château de La Rochefoucauld[modifier | modifier le code]

Le château vu de l'est
Château deLa Rochefoucauld.jpg

Par l'élégance de son architecture le château de La Rochefoucauld est considéré comme l'un des plus remarquables de France. On l'appelle la perle de l'Angoumois. Il appartient encore à la famille de La Rochefoucauld, qui l'occupe depuis plus de mille ans.

Article détaillé : Château de La Rochefoucauld.

Le pont enjambant la Tardoire date du XVe siècle et est inscrit aux monuments historiques depuis 1935[32].

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Images de La Rochefoucauld
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Aujourd'hui encore, des habitants disent de façon abrégée La Roche.
  2. En Charente, voir aussi Montbron, « mont de Berulf ».
  3. Au Moyen Âge, les quatre "roches" de l'Angoumois étaient La Rochefoucauld, Rochandry, Rocheraud et La Rochebeaucourt.
  4. En même temps que Villebois-Lavalette, fief du duc d'Épernon, gouverneur de l'Angoumois. Martin-Buchey mentionne 1631 pour La Rochefoucauld.
  5. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  6. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane »,‎ 2005 (consulté le 14 mars 2015)
  2. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 14 mars 2015)
  3. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  4. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. Carte du BRGM sous Géoportail
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre,‎ 1983 (consulté le 6 novembre 2011)
  8. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 1er janvier 2013)
  9. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 570
  10. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 55,246
  11. Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Cartulaire du prieuré Notre-Dame de Barbezieux (1201-1300),‎ 1911, 426 p. (lire en ligne), p. 300
  12. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  13. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1986, « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  14. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 55
  15. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ 1993, 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 158
  16. a, b, c, d, e et f Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 282-285
  17. André Debord, p. 100-101,125
  18. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002),‎ 1760, 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 5
  19. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest,‎ 2010, 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne)
  20. André Debord, La société laïque dans les pays de la Charente Xe-XIIe s., Picard,‎ 1984, 585 p. (ISBN 2-7084-0112-2, présentation en ligne), p. 444
  21. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. http://www.charentelibre.fr/2014/02/19/et-revoila-lucien-vayssiere,1881122.php
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012
  24. « Evolution et structure de la population à La Rochefoucauld en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
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  29. Marlise Ortiz - La Rochefoucauld Couvent des Carmes - dans Congrès archéologique de France - 153e session - Charente - 1995 - pp. 217-230 - Société Française d'Archéologie - Paris - 2000
  30. « Couvent des Carmes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Église d'Olérat », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Pont dit du Château de La Rochefoucauld », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Debord in Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents »,‎ 1986, 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]