Courcôme

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Courcôme
La mairie de Courcôme
La mairie de Courcôme
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Villefagnan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Villefagnan
Maire
Mandat
Fabrice Geoffroy
2014-2020
Code postal 16240
Code commune 16110
Démographie
Gentilé Courcômois
Population
municipale
427 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 59′ 11″ N 0° 07′ 57″ E / 45.9864, 0.132545° 59′ 11″ Nord 0° 07′ 57″ Est / 45.9864, 0.1325  
Altitude Min. 79 m – Max. 153 m
Superficie 19,44 km2
Localisation

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Courcôme

Courcôme est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont les Courcômois et les Courcômoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune de Courcôme est la troisième du canton de Villefagnan de par sa superficie.

Le bourg de Courcôme est à 5 km au sud-est de Villefagnan et 7 km au sud-ouest de Charente. Il est aussi à 14 km au nord-est d'Aigre et à 38 km au nord d'Angoulême[2].

La principale voie de communication est la D 736 de Ruffec à Aigre qui parcourt toute la commune et qui dessert le bourg. La D 27 de Villefagnan à Aunac croise la précédente au bourg[3].

La ligne de chemin de fer de Paris à Bordeaux traverse toute la commune du nord au sud et passe à proximité du bourg de Courcôme. La gare la plus proche est celle de Ruffec qui est desservie par un TGV et des navettes TER entre Poitiers et Angoulême. La LGV Sud Europe Atlantique traversera la commune en 2015 (début des travaux en 2012).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Courcôme est un gros bourg entouré d'un certain nombre de hameaux, qui peuvent être considérés comme faisant partie de son agglomération. Ce sont : le Lac, la rue du Puits, la Chaussée, la Croix Geoffroy, et le Petit Village.

Outre ces hameaux, on trouve également: les Houillères et les Martres, sur la route de La Faye à Tuzie; Magné (ou Magnez) et les Combeaux, dans le sud-ouest de la commune ; les Marchis, dans l'est ; la Touche, où l'on peut voir des carrières de pierre de taille.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Courcôme
Villefagnan Raix La Faye
Souvigné Courcôme Villegats
Bessé Charmé Tuzie

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Plus particulièrement, le Callovien occupe la moitié orientale de la commune et l'Oxfordien la moitié ouest. Le sol est un calcaire marno-argileux. Des grèzes ou groies du Quaternaire couvrent une petite zone au nord du bourg[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui de bas plateaux assez vallonnés dans une grande partie nord-est et d'une plaine au sud-ouest. Le point culminant est à une altitude de 153 m, situé au nord-est près des Marchis. Le point le plus bas est à 79 m, situé sur la limite sud le long du Bief. Le bourg est à 112 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par plusieurs petits ruisseaux, dont le principal prend sa source près du hameau de Magné; ce petit cours d'eau prend le nom de ruisseau du Bief[7], et va rejoindre la Charente près de Luxé, dans le canton d'Aigre.

Ce ruisseau souvent à sec l'été reçoit d'autre ruisseaux intermittents drainant la plaine au sud de Villefagnan[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Corcolmo en 910, Corcosma au XIVe siècle, Curia Comitis[8].

L'origine du nom de Courcôme remonterait à un personnage germanique Colman et serait Corte Colmano signifiant « domaine de Colman »[9]. Dauzat suggère aussi le latin cortem et un nom d'homme obscur Cosma[10].

La limite des noms en -ac (au sud de la France) et des noms en , -ay ou -y (au nord), qui traverse la France d'ouest en est, traverse le nord-ouest du département de la Charente entre Rouillac/Montigné, Ambérac/Luxé et Bernac/Londigny. Courcôme est à 5 km au nord de cette limite (Bessé, Charmé, Magné, ...)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'habitat très ancien est attesté par la présence des dolmens de Magné situés au lieu-dit la Vieille Garenne et datés du Néolithique[11].

D'après une charte des environs de l'an 970, citée par l'abbé Michon[12], l'église et la terre de Courcôme auraient été données par Guillaume Fier-à-bras, duc d'Aquitaine, à l'église Saint-Hilaire le Grand de Poitiers. Cette donation comprenait également les villas, les vignes, les prés et le moulin qui dominent le ruisseau appelé le Contest (aujourd'hui le Bief)[13]. Vraisemblablement, il ne reste rien de l'église primitive, sauf peut-être des substructions; rien ne permet de faire remonter l'église actuelle avant la fin du XIe siècle[14].

Le hameau de Magné possédait un logis noble dont il subsiste quelques restes de la fin de la Renaissance. Au milieu du XVe siècle, la terre de Magné appartient à Alain Merlet, écuyer, seigneur du Montet. Vers 1460, sa fille Catherine, épouse Aubert Corgnol, écuyer, fils de Louis Corgnol, seigneur de Tessé, à qui elle porte les fiefs du Montet et de Magné.

Le petit-fils d'Aubert Corgnol, Louis, n'a qu'une fille, Catherine, qui épouse son cousin, Philippe Corgnol. Ce dernier devient ainsi la tige d'une nouvelle branche de Magné, qui se perpétuera jusqu'au début du XVIIIe siècle. Devenue veuve, Catherine Corgnol épouse en secondes noces François de Beauchamp, dont elle aura une fille et un fils. En 1585, François de Beauchamp se dit seigneur de Magné. Il est probable que des partages de famille attribuent définitivement Magné aux Corgnol, qui le possèdent encore à la fin du XVIIe siècle[13].

L'état des paroisses de 1686 nous informe que les chanoines de Poitiers sont les seigneurs de la paroisse de Courcousme qui comporte 129 feux et produit du vin, du grain des noix et du safran[15]..

Administration[modifier | modifier le code]

Créée 'Courcome' en 1793 elle est devenue 'Courcosme' en 1801 puis 'Courcôme'.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2014 Michel Duchiron DVG
(MDC)
Retraité de l'enseignement
2014 en cours Fabrice Geoffroy   Notaire
Les données manquantes sont à compléter.

En 2008 les élus de Courcôme se sont fédérés à l'initiative des élus du Pays Ruffécois avec 17 communes du Nord Charente et 5 des Deux-Sèvres en une fédération qui demande des compensations aux nuisances que va leur apporter la LGV Sud Europe Atlantique. Celle-ci, concédée à une entreprise privée va former une saignée dans le territoire et les élus demande une compensation semblable à celle fournie aux communes par les sociétés privées d'autoroutes[16].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 427 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
950 844 859 968 1 004 1 028 1 069 1 054 983
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
930 941 897 874 905 861 748 682 681
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
655 627 592 573 554 560 510 514 485
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
445 395 394 391 421 427 429 427 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Courcôme en 2007 en pourcentage[19].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
0,0 
10,5 
75 à 89 ans
13,2 
15,3 
60 à 74 ans
20,5 
25,4 
45 à 59 ans
18,6 
17,7 
30 à 44 ans
19,5 
11,0 
15 à 29 ans
10,0 
19,6 
0 à 14 ans
18,2 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

Courcôme après avoir eu une population de plus de 1000 habitants pendant 30 ans au milieu du XIXe siècle a vu sa population décliner et se stabiliser aux alentours de 400 habitants depuis 40 ans.

En 2008 Courcôme compte 186 résidences principales, 36 résidences secondaires et 13 logements vacants[21].

Économie[modifier | modifier le code]

Commune agricole spécialisée dans les élevages bovins, ovins et porcins, elle est pourvue de vigne qui se trouve en région délimitée du Cognac, dans le cru des Bons Bois.

Courcôme possède des commerces, une boulangerie-pâtisserie, un restaurant et des artisans, un garagiste, trois maçons, deux menuisiers, un entrepreneur en travaux agricoles.

Ouverte en 2007, la Maison du Tilleul Argenté propose des chambres d'hôtes.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Courcôme, La Faye et Charmé.

Le RPI les P'tits Loups comporte deux classes maternelles à Courcôme. Deux classes de primaire sont à La Faye puis les élèves poursuivent leur scolarité à Charmé[22].

Autres services[modifier | modifier le code]

Courcôme possède une agence postale, tous les autres services sont à Villefagnan et à Ruffec.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Il existe à Courcôme un comité des fêtes, une amicale laïque, une association de parents d'élèves et Entente et amitié.

Les associations sportives sont la société de chasse et le Moto club des Orchidées. Les autres sports se pratiquent à Villefagnan.

L'association ACCES (Association Courcômoise Culturelle Evénementielle et Sportive) créée en 2008 a pour objet l'accès à la pluriactivités pour tous. Le regroupe des activités sportives : (marche, VTT), des loisirs culturels (œnologie, etc.), et des manifestations diverses.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame de Courcôme, de l'ancien diocèse de Poitiers, a dû être entièrement construite en lieu et place de l'église primitive au XIe siècle; cet édifice a lui-même fait place, au début du XIIe siècle, à une nouvelle église, qui a été restaurée notamment de 1885 à 1895; elle comprend une nef à berceau, à un seul bas-côté, un transept sur lequel ouvrent deux absidioles, et un chœur profond terminé par une abside. La croisée est voûtée d'une coupole octogonale à la base, surmontée d'un beau clocher carré, d'un seul étage. La façade, percée d'une porte à quadruple voussure, flanquée de deux arcades aveugles et surmontée d'une corniche et d'une fenêtre à deux voussures, est très remarquable par l'exécution de ses chapiteaux et de ses modillons. Dans l'absidiole sud, on conserve une Vierge à l'Enfant du XIIIe siècle de grande dimension[13]. Elle est classée monument historique depuis 1881[23].

L'église et le cimetière sont communs avec la commune voisine de Tuzie, qui n'en possède pas.

Église de Courcôme
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La chapelle du cimetière, du XVIIe siècle, a été inscrite monument historique le 20 juillet 1979[24].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le dolmen de Magné

Les dolmens de Magnez, au lieu-dit la Vieille Garenne, datant de la période néolithique, ont été classés monument historique le 11 février 1930[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 15 juillet 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre,‎ 1973 (consulté le 7 janvier 2012)
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau du Bief (R2010500) » (consulté le 10 mai 2012)
  8. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols,‎ 1900, 582 p., p. 223
  9. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 219
  11. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ 1993, 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 213
  12. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 256
  13. a, b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 147
  14. Albert Mayeux, in Congrès Archéologique de France 1912 à Angoulême, Tome II, 1913, imp Delesques, Caen
  15. Histoire passion
  16. Journal Sud Ouest du 26 juillet 2008
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  19. « Evolution et structure de la population à Courcôme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  21. Site de l'Insee
  22. Site de l'inspection d'académie de la Charente
  23. « Église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Chapelle du cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Dolmens de Magnez », base Mérimée, ministère français de la Culture