La Matapédia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la MRC de La Matapédia. Pour la vallée, voir Vallée de la Matapédia. Pour les autres significations, voir Matapédia.
La Matapédia
Image illustrative de l'article La Matapédia
Image illustrative de l'article La Matapédia
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Type Municipalité régionale de comté
Province Drapeau : Québec Québec
Chef-lieu Amqui
Autres villes Causapscal
Préfet Chantale Lavoie
Date de création
Démographie
Population 19 199 hab. (2006[3])
Densité 3,6 hab./km2
Langue(s) Français[1],[2]
Groupes ethniques Canadiens français
et quelques Acadiens et Français[4]
Géographie
Superficie 5 376 km2

La Matapédia est une municipalité régionale de comté (MRC) située dans l'Est du Canada dans la région du Bas-Saint-Laurent au Québec à l'entrée de la péninsule gaspésienne.

Son nom vient de la vallée de la Matapédia qui compose l'ensemble de son territoire ; cette vallée prend elle-même son nom de la rivière Matapédia[5] et du lac Matapédia. C'est pourquoi la MRC est souvent appelée simplement « la Vallée ». Celle-ci est composée de 25 municipalités dont la ville d'Amqui qui en est le chef-lieu et le centre de services le plus important. Les deux autres municipalités importantes sont Causapscal et Sayabec.

Le , La Matapédia est devenue la treizième MRC québécoise à élire son préfet au suffrage universel. Chantale Lavoie devint la première préfète élue de La Matapédia en succédant à Georges Guénard, le maire de Saint-Vianney. En effet, avant cette date, un des maires des municipalités exerçait aussi le rôle de préfet.

Les premiers habitants du territoire de la MRC furent les Micmacs, nation qui se développa vers 500 ans avant J.-C. Le premier colon canadien-français à s'établir dans la vallée fut Pierre Brochu, qui s'installa à la tête du lac Matapédia en 1833 à l'endroit où se développera par la suite le village de Sayabec. Cependant, ce n'est que vers la fin du XIXe siècle que des défricheurs commencèrent à arriver plus massivement. La MRC de La Matapédia fut créée le .

Toponymie[modifier | modifier le code]

La MRC de La Matapédia reprend le nom de la vallée de la Matapédia qui compose l'ensemble de son territoire[6]. Le nom de la vallée fait référence à celui de la rivière Matapédia qui la sillonne[6]. Les graphies « Matapeguia » et « Matapediac » ont été utilisées par le passé. Matapédia est un dérivé du terme micmac matapegiag qui signifie « jonction de rivières » de mata pour jonction et pegiag pour rivière[7].

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Monts Chic-Choc formant la vallée de la Matapédia

Le relief du territoire de la MRC de La Matapédia qui couvre une superficie de 5 376 km2 se caractérise par une large vallée, la vallée de la Matapédia, qui s'étend perpendiculairement au fleuve Saint-Laurent autour du lac Matapédia depuis Sainte-Angèle-de-Mérici jusqu'à la baie des Chaleurs à Matapédia[6]. Entre Routhierville et Matapédia, la vallée se resserre entre des flancs abrupts autour de la rivière Matapédia. Les paysages appalachiens que l'on y retrouve traduisent la très grande complexité du sous-sol composé de roches sédimentaires stratifiées très plissées et fragmentées.

La partie supérieure de la vallée, située dans le secteur Nord-Ouest de la MRC, s'avère généralement plane et est bordée de multiples petits coteaux d'altitude inférieure à 400 mètres. Près de Saint-Cléophas et de Sainte-Irène se trouve toutefois un massif montagneux d'importance, les monts Notre-Dame, dont les points les plus élevés culminent autour de 800 mètres d'altitude. De part et d'autre de la vallée principale, d'autres petites vallées, des plateaux ondulés et des surplats de terrasses entrecoupent des collines de pentes irrégulières. Par ailleurs, les parties sud et sud-est de la MRC offrent un relief encore plus accidenté où s'entrecoupent des vallées encaissées coincées entre des montagnes arrondies et des plateaux plus ou moins étendus situés à une altitude variant généralement entre 400 et 600 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Pêcheurs en canot sur la rivière Matapédia

Le territoire de La Matapédia est principalement drainé par la rivière Matapédia. Son bassin versant couvre en fait une superficie de plus de 3 900 kilomètres carrés[8]. Les autres bassins, beaucoup plus petits, drainent, d'une part, la section Nord-Ouest du territoire vers le fleuve Saint-Laurent par le biais des rivières Mitis, Tartigou et Matane et, d'autre part, la section Sud-Est qui s'écoule vers la baie des Chaleurs via les rivières Nouvelle et Cascapédia.

La rivière Matapédia prend sa source dans le lac Matapédia pour, ensuite, traverser le lac au Saumon et, finalement, se jeter franc sud dans la rivière Ristigouche (ou Restigouche), qui elle-même se jette dans la baie des Chaleurs. La rivière Matapédia est la plus longue rivière de la Gaspésie. Elle est réputée comme plusieurs rivières de la Matapédia, dont les rivières Patapédia et Causapscal, pour la pêche au saumon grâce à ses nombreuses fosses. En effet, c'est entre 3 000 et 5 000 saumons qui remontent la rivière Matapédia chaque année[9]. Il y a près de 138 fosses sur son parcours[10]. De plus, cette rivière constitue la frontière naturelle entre le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie. La route 132 suit la rivière Matapédia sur toute sa longueur.

Lac Matapédia

De plus, le territoire est parsemé d'au-delà de 200 lacs de multiples dimensions. Le plus important est le lac Matapédia de forme plus ou moins rectangulaire avec ses 36,8 km2 et qui s'étend sur une longueur de 18 km entre Sayabec et Amqui[11].

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Chemin forestier dans la Seigneurie du Lac-Matapédia

Le territoire forestier de la MRC de La Matapédia couvre 4 944 km2 soit 91 % de sa superficie totale. Cette forêt est composée de peuplements résineux sur 45 % de la superficie forestière, de feuillus sur 12 % et de peuplements mixtes sur près de 30 % de la superficie. Les peuplements non régénérés représentent le reste. Le sapin et l'épinette constituent les essences dominantes. En fait quatre arbres sur dix en forêt privée et sept arbres sur dix en forêt publique sont un sapin ou une épinette. Les autres espèces importantes sont le peuplier, le cèdre, le bouleau blanc et le bouleau jaune. La forêt refuge du Lac-Matapédia fut aménagée dans la seigneurie du Lac-Matapédia afin de protéger trois populations de calypso (Calypso bulbosa), une espèce d'orchidée qui est susceptible d'être désignée vulnérable au Québec.

Le territoire de la MRC se caractérise par une abondance d'habitats propices à plusieurs espèces de poissons et de mammifères comme, par exemple, des frayères à saumon, des ravages de cerfs de virginie et des vasières pour l'orignal. Les espèces animales les mieux représentées, et indirectement les plus convoitées pour la chasse et la pêche, sont l'orignal, le cerf de Virginie, l'ours noir, le lièvre d'Amérique, la gélinotte huppée et la bécasse d'Amérique en milieu terrestre, le saumon de l'Atlantique, l'omble de fontaine et le touladi en milieu aquatique ainsi que le canard noir, le garrot et la bernache du Canada en milieu humide.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sol de La Matapédia fait partie de l'ensemble géologique des Appalaches. Son roc a été formé lors de l'orogenèse des Appalaches. Le sol y est surtout composé de grès feldspathique de Gaspé, de calcaires supérieurs de Gaspé et d'un mélange de grès, de mudstone et de calcaire du groupe des Chaleurs datant des époques dévonienne et silurienne[12]. Le sol de La Matapédia a subi l'érosion de la glaciation du Wisconsin qui y a laissé des dépôts glaciaires.

Climat[modifier | modifier le code]

Saint-Léon-le-Grand en hiver

Le climat de la vallée de la Matapédia est tempéré. En fait, le fait d'être entourée par les montagnes Chic-Chocs crée un climat particulier dans La Matapédia. En effet, un hiver plus long et plus neigeux lui est caractéristique tandis que l'été y est humide et chaud. Entre 2001 et 2009, la température maximale enregistrée à Amqui est de 34,5 degrés Celsius tandis que la température minimale est de -40,7 degrés Celsius[13]. La température maximale est survenue le tandis que la température minimale date du [13].

Transports[modifier | modifier le code]

Panneau de la route 132

L'axe de communications principal du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie traverse la MRC de La Matapédia. Il s'agit de la route 132 qui effectue une boucle sur la périphérie de la péninsule gaspésienne. Les municipalités importantes de La Matapédia sont situées sur cet axe routier et la population est plus concentrée autour de celui-ci. La route 132 relie Saint-Moïse à Routhierville aux deux extrémités de la MRC en passant notamment par Sayabec, Val-Brillant, Amqui et Causapscal. De plus, la route 195 relie Saint-Zénon-du-Lac-Humqui à Matane en passant notamment par Saint-Léon-le-Grand, Amqui, Saint-Tharcisius et Saint-Vianney. Il n'y a aucune autoroute sur le territoire de la MRC.

Gare d'Amqui

Le chemin de fer de la Matapédia et du Golfe traverse aussi la MRC. Il y a deux trains passagers de Via Rail circulant sur le chemin de fer : Le Chaleur et L'Océan[14]. Ces deux trains sont souvent attachés ensemble lors de leur passage dans La Matapédia jusqu'à leur séparation à Matapédia. Le chemin de fer ainsi que la route 132 sont orientés du nord-ouest vers le sud-est. L'aéroport le plus près de la MRC est l'aéroport régional de Mont-Joli situé au nord-ouest de La Matapédia.

Histoire[modifier | modifier le code]

Camp micmac datant de 1857

Les premiers habitants du territoire matapédien furent les Micmacs et les Malécites qui s'y étaient établis avant même l'arrivée des Européens en Amérique du Nord­. Ils vivaient surtout dans le territoire près de la baie des Chaleurs, mais s'aventuraient dans la vallée de la Matapédia afin de venir pêcher. Vers 500 ans avant J.-C., les Micmacs commencèrent à s'établir dans l'intérieur de La Matapédia. Le premier titre officiel pour le territoire de La Matapédia fut la Seigneurie du Lac-Matapédia qui fut concédée le à Charles-Nicolas-Joseph D'Amours de Louviers par le gouverneur de la Nouvelle-France, le comte de Frontenac[15].

Croix de chemin érigée en 1875 par Marcelline Brochu, épouse de Pierre Brochu, déplacée à l'endroit où celui-ci s'est installé en 1833

Le peuplement permanent de La Matapédia toucha d'abord, au milieu du XIXe siècle, les deux extrémités de la vallée en dehors du territoire de La Matapédia, qui constituait alors un lien entre le Saint-Laurent et la baie des Chaleurs[16],[17]. La Matapédia fut ouverte à la colonisation intérieure après la construction du chemin Kempt en 1832 et de celle du chemin de fer l'Intercolonial, échelonnée de 1867 à 1876. Le premier colon fut Pierre Brochu qui s'établit à l'endroit actuel de Sayabec à la tête du lac Matapédia à l'embouchure de la rivière Saint-Pierre en 1833 en tant gardien de poste du chemin Kempt pour les postillons et les voyageurs. D'ailleurs, le lac Matapédia adopta le nom de lac à Brochu jusqu'en 1871 alors que Pierre Brochu décéda. Le peuplement prit toutefois son véritable essor à la fin de ce siècle, soit vers 1890, avec l'installation des compagnies forestières et des scieries. De 1 700 âmes en 1880, la vallée est passée à 8 000 habitants à l'aube du XXe siècle.

Après une hausse constante de la population jusqu'en 1961, à l'instar de toutes les régions de l'Est du Québec, La Matapédia amorce un déclin démographique de manière brutale avec une chute de 22,6 % de la population en 10 ans, entre 1961 et 1971. Depuis, le déclin est moins rapide, mais constant. Aujourd'hui, la population de la Matapédia n'est plus que de 19 199 habitants, ce qui représente une baisse de 39,5 % de la population depuis le sommet atteint en 1961.

Population de La Matapédia 1951-2006

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Amqui, chef-lieu de La Matapédia

La population de La Matapédia compte plus de 19 000 personnes réparties de manière très dispersée et plutôt inégale sur le territoire rural[6]. Le long du lac et de la rivière Matapédia, la densité d'occupation moyenne est d’environ 12 habitants par kilomètre carré. Sur les plateaux périphériques, la dispersion est beaucoup plus évidente, avec une densité inférieure à 5 habitants au kilomètre carré. Les espaces non municipalisés demeurent pratiquement inoccupés puisqu'ils comptent moins d'une trentaine de résidents permanents.

La principale ville de la MRC est Amqui qui en est aussi le chef-lieu. Elle domine largement l'ensemble de la MRC au point de vue de la population. En effet, elle compte 6 261 habitants et représente ainsi 32,6 % de la population totale de la MRC. Étant située au centre de la MRC et bénéficiant d'une bonne accessibilité, Amqui est devenue le centre de services principal de toute la MRC. Son aire d'influence se traduit par une concentration d'équipements et de services s'adressant à l'ensemble de la population régionale tels qu'un centre hospitalier, des bureaux des ministères, un poste de la Sûreté du Québec, un CEGEP et la seule école secondaire de la MRC à offrir les cinq niveaux d'enseignement secondaire. Les deux autres centres de services importants sont Causapscal et Sayabec qui exercent quant à eux, une certaine influence sur les populations avoisinantes situées respectivement aux extrémités est et ouest du territoire organisé de la MRC. Leur structure commerciale et la présence d'équipements et de services sous-régionaux tels que des CLSC, des écoles polyvalentes et des arénas leurs confèrent ce statut.

La Matapédia est une région pastorale catholique de l'Archidiocèse de Rimouski. Chaque municipalité matapédienne a une paroisse catholique dont les frontières sont communes à celles de la municipalité.

Municipalités de La Matapédia
Municipalité Population Nom de la paroisse catholique Municipalité Population Nom de la paroisse catholique
Villes Paroisses
Amqui 6 395 Saint-Joseph-Labre Saint-Alexandre-des-Lacs 313 Saint-Alexandre
Causapscal 2 556 Saint-Jacques-le-Majeur Saint-Cléophas 450 Saint-Cléophas
Municipalités Saint-Damase 429 Saint-Damase
Albertville 350 Saint-Raphaël Sainte-Irène 308 Sainte-Irène
Lac-au-Saumon 1 517 Saint-Edmond Saint-Léon-le-Grand 1 111 Saint-Léon-le-Grand
Sainte-Florence 480 Sainte-Florence Saint-Moïse 661 Saint-Moïse
Sainte-Marguerite-Marie 242 Sainte-Marguerite-Marie-Alacoque Saint-Tharcisius 510 Saint-Tharcisius
Saint-Vianney 520 Saint-Jean-Baptiste-Vianney Saint-Zénon-du-Lac-Humqui 427 Saint-Zénon
Sayabec 2 010 Saint-Nom-de-Marie Village
Val-Brillant 1 003 Saint-Pierre-du-Lac Saint-Noël 515 Saint-Noël
Territoires non organisés
Nom Population
Lac-Alfred 0
Lac-Casault 2
Lac-Matapédia 2
Rivière-Patapédia-Est 0
Rivière-Vaseuse 0
Routhierville 26
Ruisseau-des-Mineurs 0

Politique[modifier | modifier le code]

Le dirigeant d'une municipalité régionale de comté est appelé préfet. Le , lors des élections générales municipales du Québec, La Matapédia est devenu la treizième MRC au Québec à élire son préfet au suffrage universel. En effet, avant cette date, le préfet était élu par l'ensemble des conseils municipaux formant la municipalité régionale de comté et un des maires était nommé aussi préfet. C'est Chantale Lavoie qui devint la première préfète élue au suffrage universel ainsi que la première préfète à temps plein de La Matapédia. Elle succède à Georges Guénard qui était préfet de La Matapédia et maire de Saint-Vianney.

Économie[modifier | modifier le code]

Champs à Saint-Alexandre-des-Lacs
Ferme à Val-Brillant

Le territoire de la MRC comprend 20 000 hectares de terres en culture. Cependant, cette superficie tend à régresser avec le temps. Les principaux facteurs limitatifs à l’agriculture sont la topographie accidentée et une saison végétative de courte durée. Les terres les plus productives se retrouvent dans les corridors étroits correspondant aux vallées de la Matapédia et de la rivière Humqui. Les municipalités les plus agricoles sont Amqui, Causapscal, Saint-Damase, Saint-Léon-le-Grand et Val-Brillant.

En 1995, La Matapédia comptait 281 producteurs agricoles produisant 11,3 % de l'ensemble de la production du Bas-Saint-Laurent. La production laitière domine largement l'activité agricole avec ses 138 producteurs. La production bovine vient derrière suivie des productions porcine, ovine, céréalière et autres qui demeurent plutôt négligeables.

Chemins forestiers à Saint-Vianney

La forêt constitue la principale ressource du territoire matapédien, grâce à son étendue de près de 500 000 hectares, mais aussi en raison de sa qualité grâce à sa matière résineuse abondante. La tenure des terres se répartit en parts à peu près égales entre la forêt privée et la forêt publique.

Panval, la plus grosse usine de La Matapédia, situé à Sayabec

L'aménagement, l'exploitation et la transformation de la matière ligneuse constituent l'un des piliers de l'économie matapédienne. La MRC compte de nombreuses usines reliées à la forêt, celles-ci produisant principalement du bois d’œuvre, des panneaux de particules, des copeaux, des lattes, des sciures et des planures. Il s'agit généralement d'une première transformation du bois, le reste de la ressource ligneuse et les transformations successives s'effectuant bien souvent à l'extérieur.

Panval pour « Panneaux de la Vallée » de la compagnie Uniboard Canada est l'usine la plus importante de la MRC. C'est un manufacturier de panneaux mélamines. En fait, Panval est la seule usine de panneaux particules du Bas-Saint-Laurent. Elle est située à Sayabec et elle emploie près de 400 personnes en 2006[18],[19],[20].

Le taux d’emploi en 2005 était de 43,5 %[21], et le chômage se situait à 20,2 %. 61 % des adultes de la MRC sont de façon cyclique depuis plus de 10 ans prestataires de l’assurance-emploi.

Activités (2005) Pourcentage
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 13,7 %
Fabrication 15,7 %
Commerce de détail 11 %
Soins de santé et assistance sociale 11,5 %
Services d’enseignement 6,2 %
Hébergement et services de restauration 5,9 %
Autres 36 %

Éducation[modifier | modifier le code]

École polyvalente de Sayabec

Les écoles des différentes municipalités de La Matapédia font partie de la commission scolaire des Monts-et-Marées (CSMM) qui comprend aussi les écoles de la MRC de Matane depuis la fusion des deux anciennes commissions scolaires. Ces écoles relèvent toutes du Ministère de l'éducation du Québec. Il n'y a aucune institution d'éducation privée sur le territoire de La Matapédia. Il y a en tout neuf écoles de niveau primaires réparties dans huit municipalités[22]. Seulement trois écoles secondaires sont présentes dans La Matapédia, à Amqui, à Causapscal et à Sayabec[22]. Cependant, seule la polyvalente Armand-Saint-Onge d'Amqui offre le cinquième niveau du secondaire sur tout l'ensemble du territoire de La Matapédia. Celle-ci est donc le plus gros établissement scolaire de La Matapédia avec plus de 900 étudiants[23]. De plus, La Matapédia a en son sein deux centres d'éducation professionnel à Amqui et à Causapscal[22]. Celui de Causapscal est spécialisé dans la foresterie[22]. L'éducation de niveau collégial est aussi dispensée dans La Matapédia au Centre matapédien d'études collégiale (CMÉC) d'Amqui qui relève du Cégep de Rimouski.

Liste des écoles primaires de La Matapédia[22]
Municipalité Nom de l'établissement Nombre d'élèves
Amqui Caron 214
Amqui Sainte-Ursule 337
Causapscal Saint-Rosaire 262
Lac-au-Saumon Lac-au-Saumon 214
Saint-Damase Saint-Damase 37
Saint-Léon-le-Grand Saint-Léon-le-Grand 102
Saint-Moïse St-Rachel-Fournier 45
Saint-Noël La Volière 42
Saint-Tharcisius Saint-Tharcisius 20
Saint-Vianney Saint-Vianney 35
Sayabec Sainte-Marie 188
Val-Brillant Val-Brillant 108
Liste des écoles secondaires de La Matapédia[22]
Municipalité Nom de l'établissement Nombre d'élèves
Amqui Armand Saint-Onge 963
Causapscal Polyvalente Forimont 147
Sayabec Polyvalente de Sayabec 187

Services de santé[modifier | modifier le code]

Point de service du CLSC de la Vallée à Sayabec

Il n'y a qu'un seul hôpital dans La Matapédia : le Centre hospitalier régional d'Amqui (CH d'Amqui). Cependant, différents points locaux de santé de type CLSC relevant du même CSLC, le CLSC de la Vallée, sont situés dans plusieurs municipalités matapédiennes.

Loisir et tourisme[modifier | modifier le code]

Pêcheur aux saumons dans la rivière Matapédia au parc des Fourches à Causapscal

L'abondance des lacs et cours d'eau de même que la prédominance du couvert forestier font de la MRC de La Matapédia un territoire propice à la pratique d'activités reliées à la pêche, à la chasse, à la villégiature et au plein air en général. Le potentiel récréatif et touristique se manifeste principalement par la présence des rivières Matapédia, Patapédia et Causapscal, renommées internationalement pour la pêche au saumon, et du lac Matapédia pour les activités de pêche au touladi et à l'omble de fontaine ainsi que pour les activités nautiques et de villégiature. La zec Casault est pour sa part reconnu à la fois pour la chasse et la pêche. Plusieurs ponts couverts patrimoniaux sont encore présents dans différentes localités de La Matapédia comme Amqui et Routhierville.

Une situation géographique sur le parcours du tour de la Gaspésie, ainsi qu'une relative répartition sur plusieurs saisons de l'offre touristique (vélo, ski, motoneige, pêche, chasse, activités nautiques) constituent des éléments particulièrement intéressants pour l'industrie touristique matapédienne. On dénombre plus de 300 000 voyageurs par années qui défilent dans la vallée de la Matapédia, ce qui s'avère un potentiel non négligeable pour le développement touristique.

Cantons[modifier | modifier le code]

Les cantons au Québec sont un mode de division des terres historiques issues du système cadastral britannique[24]. La Matapédia comprend 22 cantons dont les toponymes sont, pour plusieurs, encore utilisés[24] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Statistique Canada, « Langue maternelle détaillée (103), connaissance des langues officielles (5), groupes d'âge (17A) et sexe (3) pour la population, pour le Canada, les provinces, les territoires, les divisions de recensement et les subdivisions de recensement, Recensement de 2006 - Données-échantillon (20 %): La Matapédia »,‎ 12 juin 2008 (consulté le 9 octobre 2008)
  2. Langue maternelle parlée par plus de 5 % de la population seulement
  3. Statistique Canada, « Profils des communautés 2006 - Division de recensement: La Matapédia »,‎ 24 juillet 2008 (consulté le 9 octobre 2008)
  4. Statistique Canada, « Origine ethnique (247), statut des générations (4), réponses uniques et multiples pour origine ethnique (3) et sexe (3) pour la population de 15 ans et plus, pour le Canada, les provinces, les territoires, les divisions de recensement et les subdivisions de recensement, Recensement de 2006 - Données-échantillon (20 %): La Matapédia »,‎ 12 juin 2008 (consulté le 9 octobre 2008)
  5. Matapédia vient du micmac matapegiag, de mata pour jonction et de pegiag pour rivière (selon J.-Ét. Guinard).
  6. a, b, c et d La Matapédia sur Commission de toponymie du Québec, page consultée le 8 février 2010
  7. Lac Matapédia sur Commission de toponymie du Québec, page consultée le 8 février 2010
  8. Portrait général et diagnose du bassin versant de la rivière Matapédia : Préliminaire
  9. Rivière Matapédia, Le Bottin du pêcheur, www.quebecpeche.com
  10. Œuvre de collaboration, Atlas écologique de la MRC de La Matapédia, 2007 (ISBN 978-2-9808660-4-3)
  11. Lac Matapédia sur Commission de toponymie du Québec, page consultée le 4 février 2010
  12. Carte géologique du Québec, Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec
  13. a et b Archives météo : Amqui sur le site de Météo Média, page consultée le 2 mars 2010
  14. Utilisation optimale des modes de transport ou l'intermodalité - Étude réalisée dans le cadre de l'élaboration du plan de transport du Bas-Saint-Laurent, Service des inventaires et du Plan et Service des liaisons avec les partenaires et les usagers, Direction du Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Ministère des transports du Québec, Octobre 2001, consulté en ligne le 9 août 2009.
  15. Seigneurie du Lac-Matapédia sur Commission de toponymie du Québec, page consultée le 4 février 2010
  16. Historique sur le site web officiel de la municipalité de Val-Brillant, page consultée le 5 février 2010
  17. Notes historiques sur la Vallée de la Matapédia, p. 35
  18. Diane Berger, « Uniboard Canada, division Sayabec (Panval), leader nord-américain du panneau mélaminé », sur sayabec.ifrance.com,‎ 18 novembre 2006 (consulté le 7 août 2009)
  19. Équipe de rédaction de Radio-Canada.ca, « Sayabec - Incendie à l'usine Panval », sur www.radio-canada.ca,‎ 10 juillet 2006 (consulté le 7 août 2009)
  20. Dave Lavoie, « Coupure de 214 postes à Panval - Les acteurs socio-économiques de La Matapédia se mobilisent »,‎ 29 septembre 2005 (consulté le 7 août 2009)
  21. Politique familiale municipale de la MRC de la Matapédia en 2005
  22. a, b, c, d, e et f Les établissements sur le site de la commission scolaires des Monts-et-Marées, page consultée le 23 février 2010
  23. Polyvalente Armand-Saint-Onge (Amqui) sur le site de la commission scolaire des Monts-et-Marées, page consultée le 23 février 2010
  24. a et b Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, « Répertoire des cantons du Québec 2004; Annexe II, Bref historique du système de canton au Québec »,‎ 2004 (consulté le 19 juin 2009)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Arthur Buies, La Vallée de la Matapédia : ouvrage historique et descriptif, Québec, Léger Brousseau,‎ 1895, 52 p..
  • Jos D. Michaud, Notes historiques sur la Vallée de la Matapédia, La voix du lac,‎ 1922, 254 p.. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Dompierre et Bertrand Leblanc, La Matapédia, Édition MRC de La Matapédia,‎ 2004 (ISBN 2-9808660-0-8). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Claude Gagné (dir.), Antonin Fallu, Jacqueline Paquet, Claudette St-Pierre, Denise Thériault, Georges-Henri Tremblay prêtre et Louis-Paul Tremblay, Je vous raconte Sayabec, 1894-1994, Sayabec, Comité du centenaire de Sayabec,‎ 1994 (ISBN 2-9804046-0-8).
  • Œuvre de collaboration, Atlas écologique de la MRC de La Matapédia, Édition MRC de La Matapédia,‎ 2007 (ISBN 978-2-9808660-4-3).
  • Michel Pelletier, Mon coin de pays... La Matapédia!,‎ 1995 (ISBN 2-9804604-0-0).
  • Eugène Rouillard, La colonisation dans les comtés de Temiscouta, Rimouski, Matane, Bonaventure, Gaspé,‎ 1899, 153 p..
  • Patrick Bouchard, Mireille Chalifour et Steve Normand, Portrait général et diagnose du bassin versant de la rivière Matapédia : Préliminaire, Causapscal, Conseil de Bassin Versant de la Rivière Matapédia,‎ 2008, 138 p. (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • DVD La Matapédia, un milieu de vie authentique, produit par le CLD de La Matapédia et la télévision communautaire vallée-de-la-Matapédia, textes de PLUME-ART, scénario et montage de Yidam Boudhi, 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 8 mars 2010 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.