Montmagny (Québec)
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| Montmagny | ||
Église Saint-Thomas |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Province | ||
| Région | Chaudière-Appalaches | |
| Comté ou équivalent | Montmagny | |
| Statut municipal | Ville | |
| Maire Mandat |
Jean-Guy Desrosiers 2009 - 2013 |
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| Constitution | 2 avril 1966 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Magnymontois, oise | |
| Population | 11 491 hab. (2011) | |
| Densité | 91 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie | 12 607 ha = 126,07 km2 | |
| Divers | ||
| Code géographique | 18050 | |
| Localisation | ||
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Montmagny est une ville du Québec située dans la MRC de Montmagny dans la région de Chaudière-Appalaches[1] à 56 kilomètres à l'Est de Lévis. Le recensement de 2011 y dénombre 11 491 habitants, soit 1,2 % de plus qu'en 2006[2].
Sommaire |
Toponymie[modifier]
Le nom de la ville vient de Charles Jacques Huault de Montmagny, arrivé en 1636 comme premier gouverneur en titre de la Nouvelle-France. Ce territoire, d'abord désigné sous le nom de la Pointe-à-la-Caille[3],[4],[5], fut accordé en seigneurie, le 5 mai 1646, à ce gouverneur. La ville de Montmagny a été formée dans cette ancienne seigneurie (l'une des plus anciennes), de la « Côte-du-Sud ».
Situation géographique[modifier]
Montmagny se trouve au nord-ouest des monts Notre-Dame (section des Appalaches), au bord du fleuve Saint-Laurent. La ville est traversée par la Rivière du Sud, dans laquelle vient se jeter une plus petite rivière nommée Bras-Saint-Nicolas. Alimentées par ces deux affluents, les chutes de la Rivière du Sud, situées à la limite nord-ouest de la ville, se jettent dans le fleuve. Le relief de la ville est peu accidenté, et suit en pente douce cette rivière jusqu'à son embouchure dans le fleuve.
Histoire[modifier]
Économie[modifier]
L'industrie manufacturière est depuis longtemps la principale activité économique de Montmagny. Cependant cette ville a subi de lourdes pertes d'emplois (600 personnes au chômage) suite à la fermeture de l'usine Whirlpool le 13 mai 2004. Un documentaire (La vie après la shop) a été réalisé pour démontrer la rudesse de cet évènement sur la municipalité.
Attraits touristiques[modifier]
Montmagny est particulièrement connue au Québec pour son festival de l'Oie Blanche au mois d'octobre et le Carrefour mondial de l'accordéon durant la fin de semaine de la Fête du Travail au début de septembre.
Outre l'attention des touristes, la visite annuelle des milliers d'oies blanches a aussi valu à la ville le choix de plusieurs noms d'hôtels, restaurants, rues, etc. Les appellations telles que l'Oiselière, la Couvée, l'Oie Blanche et autres références à l'événement migratoire foisonnent. Montmagny est également un endroit phare en ce qui a trait à l'observation d'oiseaux de rivage. Le refuge d'oiseaux de Montmagny est l'un des 28 refuges d'oiseaux migrateurs situés dans la province de Québec.
Le quai de Montmagny offre une voie d'accès fluviale privilégiée pour accéder à l'Isle-aux-Grues situé en face sur le fleuve. C'est en effet à cet endroit que le traversier de la Société des traversiers du Québec opère son service de transport pour se rendre sur l'île. L'Isle-aux-Grues est à la fois une destination touristique estivale pour les amateurs de plein air ainsi que pour les amateurs de leur traditionnelle Mi-Carême et une terre agricole vouée à la production de fromages fins.
Finalement, cette ville riveraine se trouve à proximité du Parc régional des Appalaches, endroit recherché pour ses nombreux sentiers pédestres, refuges et activités de plein-air.
Quelques personnalités liées à la ville[modifier]
- Étienne-Paschal Taché
- Né à Montmagny en 1795, d'abord soldat à la bataille de Châteauguay, il devient aide-chirurgien, puis médecin, homme politique, jusqu'à premier ministre du Canada-Uni (en 1855-1856 et en 1864-1865), avant de mourir (en 1865) à Montmagny, où il avait pratiqué la médecine. Sa maison fait partie du patrimoine culturel québécois[6].
- Louis-Jacques Casault
- Né à Saint-Thomas de Montmagny en 1808, il devient en 1851 supérieur du Séminaire de Québec et fondateur de l’Université Laval, dont il fut le premier recteur en 1853[7]. L'école secondaire (polyvalente) du lieu porte son nom.
- Bertrand Blanchet
- Né à Saint-Thomas de Montmagny (en 1932), ancien étudiant et ancien professeur du Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, il est (ordonné prêtre à 23 ans, détenteur d'un doctorat en biologie - foresterie à 42 ans, de l'Université Laval, puis nommé) évêque de Gaspé, en 1973, et nommé archevêque de Rimouski en 1992[8].
Montmagny est également le lieu de naissance du romancier Joseph Marmette, et de deux des directeurs musicaux de l'Orchestre symphonique de Québec, Robert Talbot et Edwin Bélanger, ainsi que de Jean-Louis Rousseau, qui fut violoniste pendant près de six décennies à l'OSQ.
Notes et références[modifier]
- Répertoire des municipalités : Montmagny
- Recensement 2011 : Montmagny
- Voir le roman historique de Jean-N. Paquet (Drames à Pointe-à-la-Caille : La naissance douloureuse de Montmagny), cité (avec autres références bibliographiques) à l'article Montmagny, dans l'Encyclopédie de l'Agora (cet article en ligne).
- Le village d'origine, et la plus ancienne paroisse de Montmagny, a pour nom « Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille » : voir Montmagny en bref: Historique de la Ville, sur le site de la ville (texte en ligne).
- La pointe est « nommée ainsi en souvenir du [grand-père maternel*] de Louis Jolliet, Adrien d'Abancourt, dit Lacaille, mort noyé à cet endroit ».
Voir : Continuité, n° 64, passage rediffusé par erudit.org, 1995 [lire en ligne (page consultée le 1er décembre 2010)], p. 42-48 : Une ville : Montmagny, au fil de la volonté.
* : pour la correction (grand-père maternel, au lieu de gendre), voir ABANCOURT, et JOLLIET, au dictionnaire généalogique de René Jetté. - Maison Étienne-Paschal-Taché (à Montmagny), inscrite au registre du Patrimoine culturel du Québec (article du répertoire officiel, avec photos).
- Louis-Jacques Casault, dans les archives de la « Société Historique de la Côte-du-Sud (SHCDS) » (page en ligne, avec portrait).
- Bertrand Blanchet, dans les archives de la « Société Historique de la Côte-du-Sud (SHCDS) » (page en ligne, avec photo couleur).
Annexes[modifier]
Sources[modifier]
- AUBERT DE GASPÉ, Philipe, Les Anciens Canadiens, 1830.
- CASAULT, F. E. J., Notes historiques sur la paroisse Saint-Thomas de Montmagny, Québec, Dussault & Proulx, 1906, 447 pages.
- DION, Albert, Topographie de Montmagny, 1935.
- GAGNÉ, Émile et Colette Giguère, Saint-Mathieu de Montmagny d'hier à aujourd'hui : 1948-1998, Montmagny, Fabrique Saint-Mathieu, 1999, 133 pages.
- HÉBERT, Yves, Bibliographie de la Côte-du-Sud, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1986, 339 pages; cartes.
- HÉBERT, Yves, La Côte-du-Sud, Belle à croquer, Québec, Éditions GID, 2003, 208 pages.
- HÉBERT, Yves, Montmagny, une histoire. La seigneurie, le village et la ville de 1646 à 1996, Montmagny, Ville de Montmagny, 1996, 304 pages.
- HÉBERT, Yves, Montmagny et la Côte-du-Sud, Sainte-Foy, Les Éditions GID (Collection Les Bâtisseurs), 2005, 128 pages.
- LABERGE, Alain (dir.), Histoire de la Côte-du-Sud, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1993, 644 pages.