Alexandre-Antonin Taché

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Alexandre-Antonin Taché, 1873

Alexandre-Antonin Taché () est un évêque québécois ayant participé à la colonisation du Nord-Ouest du Canada.

Biographie[modifier | modifier le code]

C’est à Fraserville (aujourd'hui Rivière-du-Loup) que naît Alexandre-Antonin Taché le 23 juillet 1823. Il est le troisième enfant d’une famille qui en comptera cinq. Son père Charles Taché, un marchand, meurt le alors que le jeune Alexandre-Antonin n’a que deux ans. Sa mère décide donc de quitter Fraserville pour Boucherville, laissant l’aîné de la famille à Kamouraska.

Après des études au séminaire de Saint-Hyacinthe puis au grand Séminaire de Saint-Sulpice à Montréal, il entre au noviciat des Oblats à Longueuil. À l’âge de 21 ans, il part déjà pour le Nord-Ouest canadien, il n’est que sous-diacre. Ordonné à la Rivière Rouge par Mgr Provencher, le , il devint membre de la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée. En 1848, le père Taché baptisa le coureur des bois et métis François Beaulieu(1771-1872).

Il évangélisait depuis six ans les autochtones des missions de la Rivière-Rouge, entre autres, la mission de Saint-Jean-Baptiste de l'île à la Crosse, où il exerça le ministère en compagnie de Mgr Laflèche, lorsque les évêques de la province ecclésiastique de Québec, le désignèrent au choix du souverain pontife pour coadjuteur de Mgr Provencher.

Il fut nommé évêque par le pape Pie IX, le , lorsqu'il n'était encore âgé que de 27 ans, et passa en France pour recevoir la consécration épiscopale des mains de Mgr de Mazenod, évêque de Marseille et fondateur des Oblats. Il fut consacré le , dans la cathédrale de Viviers, sous le titre d'évêque d'Arath, in partibus, et coadjuteur de l'évêque de Saint-Boniface. Mgr Taché se rendit à Rome après sa consécration.

De retour à la Rivière Rouge, le , il devint évêque de Saint-Boniface le  ; mais étant alors dans une mission lointaine du diocèse, il ne prit possession solennelle de son évêché que le . Il fit un second voyage, à Rome en 1856, pour obtenir un coadjuteur. En 1861, il se rendit pour une troisième fois dans la Ville sainte pour demander la division de son diocèse, et la création du vicariat apostolique de la rivière Mackenzie.

Dans un quatrième voyage, qu'il fit en 1867, pour assister aux grandes solennités, célébrées à Rome, il demanda une nouvelle division du diocèse de Saint-Boniface pour les missions de Saskatchewan. Cette division reconnue en principe ne fut définitivement fixée que le , par la création du diocèse de Saint-Albert, qui eut pour premier évêque Mgr Grandin.

Retourné à Rome pour assister, en octobre 1869, au Concile du Vatican, il revint, en janvier 1870, dans son diocèse, pour pacifier, à la demande du gouvernement d'Ottawa, la rébellion de la rivière Rouge. Le , il fut créé archevêque de Saint-Boniface. Il mourut le à Saint-Boniface à l'âge de 70 ans.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Répertoire général du clergé canadien, par ordre chronologique depuis la fondation de la colonie jusqu'à nos jours, par Mgr Cyprien Tanguay, Montréal : Eusèbe Senécal & fils, imprimeurs-éditeurs, 1893.