Šiauliai

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Šiauliai
Blason de Šiauliai
Héraldique
Cathédrale de Šiauliai
Cathédrale de Šiauliai
Administration
Pays Drapeau de la Lituanie Lituanie
Région Samogitie
Apskritis Apskritis de Šiauliai
Municipalité Municipalité de Šiauliai-ville
Maire
Mandat
Justinas Sartauskas
2011
Indicatif 41
Démographie
Population 125 453 hab. (2010)
Densité 1 549 hab./km2
Géographie
Coordonnées 55° 56′ N 23° 19′ E / 55.933, 23.31755° 56′ Nord 23° 19′ Est / 55.933, 23.317  
Superficie 8 100 ha = 81 km2
Divers
Première mention 1236
Statut Ville depuis 1589
Localisation

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Šiauliai

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Šiauliai
Liens
Site web http://www.siauliai.lt
Sources
Villes de Lituanie

Šiauliai[1] est une ville de Lituanie. Quatrième plus grosse ville du pays avec ses 129 075 habitants, elle est la capitale de l'apskritis de Šiauliai.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est à 214 km au nord de Vilnius, à 142 km de Kaunas et à 161 km à l'est de Klaipėda.

Dénominations[modifier | modifier le code]

Selon les époques, la ville s'est appelée autrefois Šiaulē en samogitien, Saule en live, Schaulen du temps des chevaliers teutoniques en allemand, Szawle par les Polonais, Chavli du temps de l'Empire russe, Shavel en yiddish.

Historique[modifier | modifier le code]

Il est fait mention dans les chroniques de l'Ordre Livonien d'une bataille du Soleil ayant eu lieu à Saule (1254) in terram Sauleorum (en allemand Schlacht von Schaulen), ou terram saulam (1348), ou encore in Saulia (1358), sans que le lien exact avec la ville actuelle ne soit prouvé. On considère pourtant que la date de sa fondation est le 22 septembre 1236, jour de la bataille. Ce village est d'abord un lieu de défense contre les invasions, puis après la bataille de Tannenberg de 1410, il s'agrandit grâce à une économie essentiellement agricole, dans une région enfin pacifiée. On construit une église de bois en 1445 remplacée par l'église actuelle en 1634. Elle obtient les privilèges du droit de Magdebourg en 1589.

La région est dévastée par la peste bubonique en 1711-1712. Antoine de Tiesenhausen (1733-1785) (Tyzenhaus en polonais), trésorier et ami du roi Stanislas Auguste Poniatowski reconstruit la ville en style classique, selon un plan rectiligne, et elle reprend un certain essor économique.

Son blason lui a été donné par Stanislas Auguste Poniatowski le 9 novembre 1791, en même temps que les privilèges de ville. Il symbolise la Trinité et la Providence divine (l'œil et le triangle), le taureau des Poniatowski et l'ours, emblème de la Samogitie.

Au début de la période de l'Empire russe (1795-1915), la ville (Chavli en russe) est un centre de district du gouvernement de Wilna, jusqu'en 1843.

Elle doit alors son expansion à sa situation sur la route de Riga à Tilsit en Prusse-Orientale, c'est-à-dire de Saint-Pétersbourg à Königsberg, et à sa liaison au chemin de fer en 1871. L'incendie de 1872 détruit les maisons de bois et oblige à la reconstruction d'une grande partie de la ville.

Au recensement de 1897, la ville comprenait 16 128 habitants et la première communauté selon l'usage de la langue était la communauté juive ashkénaze, s'exprimant en yiddish, 6 978 habitants (43,3 %), puis la communauté samogate, 3 981 habitants (24,7 %), la communauté polonaise, 2 489 habitants (15,4 %), la communauté russe, 1 542 habitants (9,6 %), le reste de diverses nationalités dont des germano-baltes. Au début du XXe siècle, 59 % sont juifs (9 847), 22,9 % catholiques (3 819), 15 % orthodoxes (2 505), puis une minorité luthérienne.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La ville est connue à la fin de l'époque de l'Empire russe comme une ville importante pour le textile, le tabac, ses chocolateries, mais surtout pour la tannerie, le traitement des peaux et le cuir. L'homme d'affaires le plus puissant dans l'Empire en ce domaine était le riche industriel juif Chaïm Frenkel qui possédait la plus grosse entreprise de la ville.

Lors de sa prise par l'armée allemande en avril 1915, 65 % de la ville est livrée aux flammes[2]. La ville est reconstruite après 1922, une fois le conflit avec la Pologne gelé.

Pendant l'entre-deux-guerres, à l'époque de la nouvelle république lituanienne, Šiauliai était la deuxième ville du pays en importance, après Kaunas la capitale, car Vilnius (à l'époque Wilno) était polonaise. Un quart de la ville était peuplé de juifs ashkénazes en 1939. Un millier de juifs passent en URSS dans les jours qui précèdent ou qui suivent l'opération Barbarossa. Lorsque l'armée allemande fit son entrée en ville le 26 juin 1941, ce fut plus d'un millier d'habitants juifs qui furent assassinés dans les semaines qui suivirent dans les forêts environnantes. Il y avait deux ghettos à cette époque, l'un dans les faubourgs à Kaukas (aujourd'hui Kaukazas), l'autre à Trakai. On estime que près de 5 000 personnes y vivaient à la fin de 1941. Le ghetto devient un camp de concentration en septembre 1943 et le 5 novembre 1943 un premier convoi envoie 543 enfants et presque autant de vieillards directement à la mort. De près de huit mille habitants, la population juive est passée à cinq cents habitants en trois ans et 80 % de la ville a été détruit. Juste avant l'arrivée de l'Armée rouge, les derniers survivants du ghetto sont envoyés au camp de concentration de Stutthof.

Offensive de Siauliai[modifier | modifier le code]

Siauliai est un des objectifs secondaires de la 3e phase de l'opération Bagration destinée à poursuivre la Wehrmacht en retraite vers l'ouest et le nord-ouest, après la chute de Minsk (Biélorussie).

Les Soviétiques libèrent la ville en juillet 1944.

Éducation[modifier | modifier le code]

  • La ville possède une université.

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis trois ans, quelques pays sont invités à participer à une foire qu'elle organise au début de décembre, où l'on y fait déguster les produits des terroirs de France et de Pologne.

Une base aérienne accueille les avions que l'OTAN détache pour assurant la police de l'espace aérien des trois républiques baltes[3].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Colline des Croix est un lieu de pèlerinage symbolisant la lutte pacifique des Lituaniens pour l'indépendance de leur pays dès le XVIe siècle. Sous le joug soviétique, le site a été rasé au bulldozer à trois reprises mais a continué à se couvrir de croix. On en dénombre aujourd'hui 50 000.

Jumelage[modifier | modifier le code]

La ville de Šiauliai est jumelée avec[4] :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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