Tariq Ali

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Tariq Ali

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Tariq Ali en

Naissance 21 octobre 1943 (71 ans)
Lahore
Profession

Tariq Ali (né le 21 octobre 1943 à Lahore) est un historien, écrivain et commentateur politique britannique, d'origine pakistanaise[1]. Il est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages, en particulier sur l'Asie du Sud, le Moyen-Orient, l'histoire de l'Islam, l'empire américain et la résistance politique.

Il est membre du comité de rédaction de la New Left Review, et contribue régulièrement à The Guardian, CounterPunch et à la London Review of Books. Il est directeur éditorial de la maison d'édition londonienne Verso.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tariq Ali, l'aîné de trois enfants, est né et a été élevé à Lahore, dans le Raj britannique, maintenant le Pakistan. Son père, Mazhar Ali Khan, était journaliste, tandis que sa mère, Tahira Mazhar Ali Khan (fille de Sikandar Hyat Khan qui a dirigé la Ligue musulmane et administré la province du Penjab en 1937), était militante.

Alors qu'il étudie à l'université de Penjab, il organise des manifestations contre la dictature militaire pakistanaise. Son oncle est alors chef des renseignements militaires pakistanais. Ses parents décident de faire émigrer Tariq Ali en Angleterre pour étudier au Collège d'Exeter, où il étudie la philosophie, la politique et l'économie. Il est élu président de l'Oxford Union, société qui organise des débats[2].

Sa notoriété commence à grandir pendant la guerre du Viêt Nam, au cours de laquelle il s'adonne à des débats contre la guerre avec des personnalités comme Henry Kissinger et Michael Stewart. Au fil du temps, Tariq Ali devient de plus en plus critique envers la politique étrangère des États-Unis et d'Israël et s'impose comme une figure internationale pour les opposants à la politique étrangère des États-Unis. Il est aussi un vigoureux opposant des relations américaines avec le Pakistan qui tendaient à soutenir la dictature militaire.

Actif dans la New Left dans les années 1960, il a longuement été associé à la New Left Review. Attiré dans le mouvement socialiste révolutionnaire à travers sa participation au journal The Black Dwarf, il rejoint en 1968 le parti trotskyste International Marxist Group (IMG). Il devient ensuite membre du comité exécutif international de la Quatrième Internationale (Secrétariat unifié). Il aurait inspiré[3] aux Rolling Stones leur chanson « la plus politique »[4], « Street Fighting Man », enregistrée en 1968.

Tariq Ali au Forum social de Turquie à Istanbul, le 30 octobre 2006.

Dans le même temps, il est candidat pour l'IMG lors des élections parlementaires britanniques de février 1974. En 1981, l'IMG est dissout lorsque ses membres rejoignent le Parti travailliste. Tariq Ali cesse alors son activisme dans la gauche révolutionnaire et soutient Tony Benn. Il devient propriétaire d'une compagnie indépendante de production pour la télévision, Bandung, qui a produit des programmes pour Channel 4 dans les années 1980.

En 1990, il publie le roman satirique Redemption, sur l'incapacité des trotskystes à faire face à l'effondrement du bloc de l'Est, et dans lequel il parodie de nombreuses personnalités du mouvement trotskyste. Dans Clash of Fundamentalisms, il replace les attentats du 11 septembre 2001 dans une perspective historique, en traçant l'histoire de l'Islam depuis ses origines. Son ouvrage Bush in Babylon constitue une critique de l'invasion de l'Irak en 2003 par le président américain George W. Bush. Il estimait alors que le Gouvernement intérimaire irakien échouerait dans sa mission.

Critique du néolibéralisme, il était présent au Forum social mondial de 2005 à Porto Alegre (Brésil) et l'un des dix-neuf à signer le Manifeste de Porto Alegre.

Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

Il vit actuellement à Londres avec sa compagne Susan Watkins, rédactrice en chef de la New Left Review.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie et bibliographie de Tariq Ali, Contemporary Writers.
  2. Portrait de Tariq Ali, BBC Four.
  3. « Journalism and jingoism », Montreal Mirror
  4. Selon le magazine Rolling Stone

Publications[modifier | modifier le code]

  • Pirates of the Caribbean: Axis of Hope (2006)
  • The Leopard and the Fox (2006)
  • Conversations with Edward Saïd (2005)
  • Rough Music (2005)
  • Speaking of Empire and Resistance: Conversations with Tariq Ali (2005)
  • Street-Fighting Years: An Autobiography of the Sixties (2005)
  • (fr) Bush à Babylone (2004)
  • Bush in Babylon (2003)
  • Clash of Fundamentalisms: Crusades, Jihads and Modernity (2002)
  • Masters of the Universe: NATO's Balkan Crusade (2000)
  • Fear of Mirrors (1998)
  • 1968: Marching in the Streets (1998)
  • Ugly Rumours (1998)
  • Necklaces (1992)
  • Can Pakistan Survive?: The Death of a State (1991)
  • Moscow Gold (1990)
  • Iranian Nights (1989)
  • Revolution from Above: Soviet Union Now (1988)
  • Street Fighting Years: An Autobiography of the Sixties (1987)
  • The Nehrus and the Gandhis: An Indian Dynasty (1985)
  • The Stalinist Legacy: Its Impact on 20th-Century World Politics (1984)
  • Who's Afraid of Margaret Thatcher?: In Praise of Socialism (1984)
  • Trotsky for Beginners (1980)
  • Chile, Lessons of the Coup: Which Way to Workers Power (1978)
  • 1968 and After: Inside the Revolution (1978)
  • Pakistan: Military Rule or People's Power (1970)

Romans[modifier | modifier le code]

  • A Sultan in Palermo (2005)
  • The Stone Woman (2000)
  • The Book of Saladin (1998)
  • Shadows of the Pomegranate Tree (1992)
  • Redemption (1990)
  • Shadows of The Pomegranate Tree (1992)
  • The Stone Woman (2003)
  • Night of the Golden Butterfly (2010)

En français[modifier | modifier le code]

  • Tariq Ali, Pakistan : dictature militaire ou pouvoir populaire ?, Paris, Éditions François Maspero, coll. « Livres rouges »,‎ 1971, 262 p.
  • Tariq Ali et Bernard Schalscha (trad. Patrick Silberstein), La Peur des miroirs, Paris, Éditions Syllepse, coll. « Hors collection »,‎ 2001, 326 p. (ISBN 978-2913165236)
  • Tariq Ali et Sylvette Gleize (trad. Sylvette Gleize), Le Choc des intégrismes : Croisades, djihad et modernité, Paris, Éditions Textuel, coll. « La Discorde »,‎ 2002, 340 p. (ISBN 978-2845970533)
  • Tariq Ali (trad. Isabelle Taudière et Eric Hazan), Bush à Babylone : La recolonisation de l'Irak, Arles, France, Éditions La Fabrique,‎ 2004, 250 p. (ISBN 978-2913372375)
  • Naomi Klein, Jean Bricmont, Tariq Ali, Geoffrey Geuens (Collectif), Mourir pour McDo en Irak : Colonisation américaine, résistance irakienne, Bruxelles, Belgique, Aden Éditions, coll. « petite bibliothèque »,‎ 2004, 160 p. (ISBN 978-2960027372)
  • Tariq Ali (trad. Jean-Luc Fidel), Quelque chose de pourri au Royaume-Uni : Libéralisme et terrorisme, Montréal, Éditions Liber, coll. « Raison d'agir »,‎ 2006, 141 p. (ISBN 978-2912107329)
  • Tariq Ali (trad. Étienne Dobenesque), Obama s’en va-t-en guerre, Paris, France, Éditions La Fabrique,‎ 2010, 181 p. (ISBN 978-2358720144)
Romans

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]