Combourg

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Combourg
Le château et le lac tranquille.
Le château et le lac tranquille.
Blason de Combourg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Combourg (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Bretagne Romantique
Maire
Mandat
Joël Le Besco
2014-2020
Code postal 35270
Code commune 35085
Démographie
Gentilé Combourgeois
Population
municipale
5 702 hab. (2011)
Densité 90 hab./km2
Population
aire urbaine
28 115 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 34″ N 1° 45′ 02″ O / 48.4094444444, -1.7505555555648° 24′ 34″ Nord 1° 45′ 02″ Ouest / 48.4094444444, -1.75055555556  
Altitude 66 m (min. : 29 m) (max. : 120 m)
Superficie 63,55 km2
Localisation

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Liens
Site web www.combourg.com

Combourg, est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne. Elle doit son surnom de « berceau du romantisme » à l'écrivain François-René de Chateaubriand qui y a passé une partie de sa jeunesse au château de Combourg.

Ses habitants se nomment les Combourgeois et les Combourgeoises (ou plus rarement Combournais et Combournaises)[réf. nécessaire]. Ils étaient surnommés "Les Gros chevaux" car, selon Charles Lecomte, ce surnom viendrait du fait que les chemins arrivant à cette commune étaient très mal entretenus et que les agriculteurs recherchaient de gros chevaux de trait pour leurs labours.

Combourg possède une étoile au Guide vert Michelin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ville de Haute-Bretagne, elle est également sur la route des Portes de Bretagne. Combourg est située entre Rennes et Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Hameaux
Écarts

La Rouérie -

Distances[modifier | modifier le code]

Combourg est à :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Comburn en 1030 - 1066, Combor en 1137, Comborn en 1151 et 1181, Comburno en 1183, Combor en 1192 et 1210, Combour en 1234[1].

L'hypothèse de Albert Dauzat et Charles Rostaing, sur la base des travaux de Schmittlein, suggère l'emploi d'un nom de femme germanique de manière absolue : Humburg[is], avec romanisation de l'initiale en *Chom- > Com-[2]. Cependant, ils ne citent pas de formes anciennes, preuve qu'ils n'en connaissaient pas, formes d'ailleurs difficilement compatibles avec leur explication. À noter que les consonnes finales se prononçant encore au XIe - XIIe siècle, on écrit burc / borc [burk] « bourg ».

Ernest Nègre rejette implicitement cette hypothèse, en proposant un étymon roman *combour « brûlis, incendie », substantif des termes attestés en ancien français comburir, combourir « brûler » / combustible[3].

La graphie actuelle, sur laquelle repose le gentilé des habitants, est certainement liée à l'attraction du mot français bourg[4], facilitée par la chûte régulière du [n] de -burn / -born en finale absolue après consonne (cf. forn > four, jorn > jour) : -bour et bourg sont devenus homophones, d'où l'ajout d'un g final dans la graphie officielle du toponyme Combour originel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dès l'époque gallo-romaine, Combourg occupa une position stratégique et fut un village à l'activité artisanale intense. Jusqu'à l'an mille, la ville subit les assauts dévastateurs des Vikings.

La paroisse primitive de Combourg appartient originellement au diocèse de Saint-Malo. Son territoire était plus grand que celui de la commune actuelle : entre les XIe et XIVe siècles, elle fut démembrée successivement des finages de Trémeheuc (attestée en 1053), de Lanrigan (attestée en 1070) et de Lourmais (attestée en 1319)[5].

La seigneurie de Combourg[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des seigneurs de Combourg.

La seigneurie de Combourg fut créée par l'archevêque de Dol, Ginguéné ou Junkéné, en faveur de son frère cadet Riwallon de Dol. L'archevêque qui souhaitait donner à son église un protecteur laïque tout en dotant sa famille, comme c'était alors l'usage, fit bâtir à quatre lieues de Dol le château de Combourg qu'il confia à son frère avec de vastes domaines sous sa mouvance, soit une quinzaine de paroisses et douze fiefs de chevalerie.

En revanche il lui imposa, ainsi qu'à ses successeurs, l'obligation de défendre les terres et sujets de l'église de Dol et de commander son ost. C'est pour cette raison que le sire de Combourg prit dans ses chartes le titre de signifer Sancti Samsonis (porte-enseigne de saint Samson).

La seigneurie de Combourg resta en possession des descendants de Riwallon jusqu'à la mort d'Yseult de Dol en 1197. Toutefois le fils qu'elle avait eu de son union avec Harsculf de Soligné (mort également en 1197) "releva" le nom de sa mère en devenant Jean III de Dol.

La seigneurie de Combourg fut ensuite transmise par héritage aux familles de Châteaugiron dit de Malestroit de Rieux, du Châtel, de Montjean, d'Acigné et enfin de Coëtquen ces derniers obtinrent que la seigneurie soit érigée en comté en 1575.

L'ultime héritière de cette famille, duchesse de Duras, vendit le comté et son château aux parents de Chateaubriand par contrat du 3 mai 1761.

La foire de l'Angevine[modifier | modifier le code]

En 1547 fut créée la foire de l'Angevine qui a lieu sur la prairie du même nom le 1er lundi de septembre.

Deux autres foires perdurent encore de nos jours : la foire de la mi-mai, qui vit le jour en 1623 et la foire de La Queue-en-haut le 3e lundi de décembre.

Foire de l'Angevine
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
07/09 06/09 05/09 03/09 02/09 01/09 07/09 05/09 04/09 03/09 02/09


Chateaubriand et Combourg[modifier | modifier le code]

Place Chateaubriand

Le riche armateur malouin René-Auguste de Chateaubriand et son épouse Apolline de Bedée, parents de l'écrivain, acquirent le comté de Combourg, "fief féodal, avec droits, vassaux, et coutumes" du duc de Duras le 3 mai 1761, et s'y installèrent en mai 1777 avec leurs six enfants survivants (sur dix).

Leur fils cadet François-René de Chateaubriand (1768-1848) alors âgé de huit ans, y passa douze ans de sa jeunesse : « C'est dans les bois de Combourg que je suis devenu ce que je suis » écrira-t-il dans ses Mémoires d'outre-tombe.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[6]. La fondation de la Ire République est aussi fêtée tous les ans.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début du XXe siècle, les principales activités de Combourg étaient la beurrerie, la fromagerie, la fabrication de toiles à voiles en chanvre, de toiles de lin, la taille et le polissage du granit, la tannerie et la briqueterie.

En 1857, le chemin de fer parvient à Combourg. En juin 1893, la ville reçoit l'électricité. Le maire monsieur Germain Parent avait donné le coup d'envoi de cette célébration au cours de la fête de la Bienfaisance le 17 mars 1893

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 2 août 1944, Combourg était libérée par les soldats américains appartenant au CCA de la 6th Armored Division (6e division blindée US)[réf. souhaitée]. Un odonyme local rappelle cette date : « rue du 2-Août-1944 Page d'aide sur l'homonymie ». Voici ce que le quotidien Ouest-France disait sur cette libération[réf. souhaitée] :

« Le 2 août, dans la matinée, les troupes américaines libéraient la ville de Combourg. Pendant que la population acclamait nos vaillantes troupes alliées, la Résistance s'occupait du nettoyage de la région. Le premier groupe, de son côté, partait à la recherche d'un train de prisonniers civils. »

« Tandis que les Teutons fuyaient en hâte, les troupes américaines faisaient une entrée triomphale dans Combourg en liesse. Aux fleurs offertes par les enfants et les jeunes femmes, les soldats de la Grande Amérique, souriants et bons enfants, répondaient par un geste de la main, salut cordial et inlassable, et par des gâteries. Le dimanche suivant, le colonel de Chambron venait dire à la mairie, devant toute la petite ville assemblée, le programme de la France de demain et les applaudissements ne lui furent pas ménagés. Les jeunes de la Résistance et les gendarmes ont purgé le pays et capturé nombre de Boches qui se terraient aux alentours. »

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé d'argent et de gueules.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Combourg.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Joël Le Besco[8] app. UMP[9] Vétérinaire
1995 2001 Marie-Thérèse Sauvée PS Commerçante
1983 1995 André Belliard RPR Médecin
1977 1983 Joseph Hubert   Négociant
1965 1977 André Belliard UDR puis RPR Médecin
1945 1965 Abel Bourgeois Rad. Notaire
1939 1945 Joseph Hubert   Négociant
1919 1939 Émile Bohuon   Vétérinaire
1903 1919 Valentin Cutte    
1900 1903 Pierre Roussel    
1885 1900 Gervais Parent    
1880 1885 Victor Thomas    
1878 1880 Pierre Marie Jamin    
1978 1878 Victor Thomas    
1877 1878 Jean François Brugalé    
1876 1877 Victor Thomas    
1875 1876 François Aoustin    
1871 1874 Michel Parent    
1871 1871 Alphonse de Freslon    
1843 1870 François Aoustin    


Conseil municipal des jeunes[modifier | modifier le code]

Ce conseil réunit des jeunes Combourgeois de 9 à 14 ans élus pour deux ans et désireux de s'impliquer dans la vie civique. Le conseil municipal des jeunes, élu le 27 novembre 2004, est composé de quatre filles et cinq garçons.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune est le suivant[10] :

Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Eva Joly (EÉLV) 90 2,52
Marine Le Pen (FN) 481 13,49
Nicolas Sarkozy (UMP) 1031 28,91 1649 47,49
Jean-Luc Mélenchon (FG) 316 8,86
Philippe Poutou (NPA) 39 1,09
Nathalie Arthaud (LO) 25 0,70
Jacques Cheminade (SP) 3 0,08
François Bayrou (MoDem) 434 12,17
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 68 1,91
François Hollande (PS) 1079 30,26 1823 52,51
Inscrits 4372 100,00 4372 100,00
Abstentions 746 17,06 710 16,24
Votants 3626 82,94 3662 83,76
Blancs et nuls 60 1,37 190 4,35
Exprimés 3566 81,56 3472 79,41

Référendum sur le traité établissant une constitution pour l'Europe

Non :
1 361 (49,38 %)
Oui :
1 395 (50,62 %)

Élections cantonales des 21 et 28 mars 2004

Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Joël Le Besco (DVD) 1 372 49,96 1 555 53,25
Marie-Thérèse Sauvée (PS) 1 070 38,97 1 365 46,75
Maryse Sohier (PRG) 108 3,93
Désiré Yvon (FN) 100 3,64
Marie-France Chesnel (LO) 49 1,78
Yannick Nadesan (PCF) 47 1,71
Inscrits 3 921 100,00 3 921 100,00
Abstentions 1 095 27,93 922 23,51
Votants 2 826 72,07 2 999 76,49
Blancs et nuls 80 2,83 79 2,63
Exprimés 2 746 97,17 2 920 97,37

Élections régionales des 21 et 28 mars 2004

Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Jean-Yves Le Drian PS - PCF - PRG 899 34,79 1 487 53,35
Pascale Loget Les Verts - UDB 201 7,78
Josselin de Rohan* UMP 834 32,28 1 300 46,65
Bruno Joncour UDF 290 11,22
Brigitte Neveux FN 197 7,62
Françoise Dubu LCR - LO 104 4,02
Lionel David MNR 59 2,28
Inscrits 3 921 100,00 3 921 100,00
Abstentions 1 170 29,84 982 25,04
Votants 2 751 70,16 2 939 74,96
Blancs et nuls 167 6,07 152 5,17
Exprimés 2 584 64,09 2 787 69,79

Référendum sur le traité de Maastricht

Non :
984 (39,06 %)
Oui :
1 535 (60,94 %)

Devise[modifier | modifier le code]

Devise de Chateaubriand et de Combourg :

« Mon sang a teint la bannière de France »

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 702 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 300 4 170 3 969 4 751 4 774 4 707 4 847 4 832 5 044
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 046 5 033 5 730 5 250 5 558 5 698 5 905 5 588 5 541
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 204 5 208 5 075 4 661 4 619 4 590 4 523 4 390 4 451
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 339 4 457 4 647 4 733 4 843 4 850 5 223 5 702 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Répartition de la population par PCS[modifier | modifier le code]

  • Agriculteurs : 8,8 % (2,4 %)
  • Artisans, commerçants, chefs d’entreprise : 8,4 % (6,4 %)
  • Cadres, professions intellectuelles : 6 % (12,1 %)
  • Professions intermédiaires : 17,5 % (22,1 %)
  • Employés : 26,5 % (29,9 %)
  • Ouvriers : 32,7 % (27,1 %)

Entre parenthèses, moyenne nationale.

Structure de la population[modifier | modifier le code]

  • Hommes : 48,4 % (48,6 %)
  • Femmes : 51,6 % (51,4 %)

Entre parenthèses, moyenne nationale.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

  • Plus de 75 ans : 11,4 % (7,7 %)
  • 60-74 ans : 17,4 % (13,6 %)
  • 40-59 ans : 24,3 % (26 %)
  • 20-39 ans : 22,9 % (28,1 %)
  • 0-19 ans : 23,9 % (24,6 %)

Entre parenthèses, moyenne nationale.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Services publics[modifier | modifier le code]

  • Espace Entreprises de la Bretagne Romantique.
  • Agence Pôle Emploi
  • Laboratoire départemental d'analyses agricoles (LDA)

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Deux écoles maternelles et primaires : école élémentaire (publique), école Sainte-Anne (privée)
  • Deux collèges : Chateaubriand (public), Saint-Gilduin, (1865-1890) (privé)
  • Un lycée : Chateaubriand (public)
  • Un CPSA (centre de promotion sociale agricole) : Théodore-Monod[13]

Santé[modifier | modifier le code]

  • Clinique Saint-Joseph (1954). Elle fait place à un hôpital construit en 1876 par l'abbé Delafosse. L'établissement a été déplacé sur le site des Rivières et inauguré en septembre 2013[14].

Transports[modifier | modifier le code]

  • Gare, construite entre 1860 et 1864 après l'arrivée du premier chemin de fer dans la commune en 1857. Des travaux de modernisation du bâtiment et de ses abords ont été entrepris entre 2012 et 2014 et menés conjointement par RFF, la SNCF et la région Bretagne.

Équipements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque Les Sources, inaugurée en décembre 2011.
  • Piscine de la Bretagne-Romantique, construite en 1967.
  • Complexe sportif communautaire.
  • Stade du Moulin-Madame.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le patrimoine culturel de la commune de Combourg a fait l'objet d'un Inventaire Général dont Claude Quillivic est l'auteur de la notice le relatant en 2001. Il fut réalisé en deux temps ; 754 édicules, édifices ou ensemble bâtis, ont fait l'objet d'une notice descriptive, dont 91 ouvrages relativement exceptionnels le tiers des édifices datent sont des XVIe siècle et XVIIe siècle

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune abrite trois monuments historiques :

  • La maison de la Lanterne, édifiée en 1575 à l’emplacement d’une maison fortifiée. Elle a été inscrite par arrêté du 6 mai 1966[17]. Construite par Perrine Jonchée. Cette maison fut aussi surnommée hôtel Trémaudan ou maison de la Tourelle. Elle a été restaurée en 1968

Autres édifices[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de Combourg.
  • Statue de Chateaubriand, sculptée en 1930 dans un bloc de pierre grise de Pouillenay, par Alphonse Camille Terroir, Grand prix de Rome et posée sur un socle de granit local ; (au dos de la statue, on peut voir une lampe à huile et des étoiles gravées, symboles de la Connaissance et de l'Immortalité, en hommage à l'académicien que fut Chateaubriand). Elle est sur la place du même nom.
  • Mairie, édifiée entre 1906 et 1907 par l'architecte Édmond Pariset
  • Hôtel de La Bannière
  • Tour du Pendu (XVIe siècle), qui doit son nom à une légende tragique.
  • Vide coupe-feu, sur la place Albert-Parent, date des XVIe siècle et XVIIe siècle
  • Maison du XVIe siècle, rue des Princes
  • Maison du Tambour de Ville. Elle fut restaurée au XXe siècle
  • Maison de 1650 au 10 rue Notre-Dame
  • Maison des Trois Compères dans le bourg
  • Maison de la Noë dans le bourg
  • Maison du XVIIIe siècle, au Coudray
  • Maison du Temple, ancien établissement protestant, au bourg
  • Maison des Templiers (XVIe siècle), située rue Chateaubriand, elle dépendait à l'origine de la commanderie du Temple de La Guerche et relevait de l'ordre des Templiers.
  • Relais des Princes (XVIe siècle), ancien relais de poste devenu auberge. Maison à pans de bois. Ce relais de poste était à l'origine dotée d'une réserve de quatre voitures, la localité formant un nœud routier au carrefour des routes royales Fougères-Dinan et Saint-Malo - Rennes par Dol et Hédé. La poste céda la place au transport des voyageurs par diligence ; plus tard, ce fut l'apparition des pataches, des carrioles, des breaks, des omnibus et enfin du cheval-vapeur. Les écuries du Relais des Princes ont abrité des chevaux jusqu'à la fin du XIXe siècle. La maison devint célèbre lorsque le marquis de Coulanges, cousin de madame de Sévigné et bon vivant, l'adopta comme rendez-vous de chasse.
  • Collège public François-René-de-Chateaubriand (1954), réalisé par Patrice Simon, architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux. Fresque et mosaïque de Geoffroy Dauvergne.
  • Maison de bienfaisance, qui accueillait les pauvres au XIXe siècle ; place Chateaubriand (ancienne place de L'Hôpital) dont il ne reste de la chapelle Saint-Sébastien qu'une statue de sainte Appoline dans une niche de ce qui est aujourd'hui la façade de l'hôtel du Lac. Cette place fut longtemps animée par le marché aux bestiaux, comme en témoigne les nombreux anneaux fichés dans le mur d'enceinte du château.
  • Moulins
    • Moulin du Château, moulin à eau sous la chaussée de l'étang et de la place Chateaubriand actuellement en ruines.
    • Moulin de Trémignon
    • Moulin du Bas-Bourg-Neuf
  • Manoirs et châteaux
    • Château de Lanrigan (fin du XVe siècle ou début du XVIe siècle), près de Combourg. Bâtisse mêlant le style flamboyant et Renaissance. Visible de la route, propriété privée ne se visite pas.
    • Château de la Bouteillerie, sur la route de Meillac Deux pavillons flanqués chacun d'une tourelle, dont l'un sert de chapelle. L'ensemble fut restauré au XIXe siècle. Cette seigneurie jouissait du droit de Haute Justice.
    • Manoir de la Reinais, XVe siècle, situé route de Lanhélin. Il était autrefois pourvu d'une chapelle privée dont est conservée une statue en bois de la Sainte-Trinité. En 1429, il était la propriété du seigneur de Melesse, en 1621 de Charlotte Le Vassal et en 1706 de René de Vaucouleurs.
    • Manoir de Vauluisant, sur la route de Dingé. Il appartenait en 1429 à la famille du Gué
    • Château de Tremigon : Félicité Robert de Lamennais rachète en 1821 l’ancien manoir, qu’il cède rapidement à son beau frère Blaize de Maisonneuve. Ce dernier y fait bâtir le château ainsi que la chapelle, bénite par Joseph de la Mennais. La propriété est cédée par la famille à la fin du XIXe siècle et son propriétaire suivant lui donne son aspect actuel. Propriété privée ne se visite pas.
    • Longère du Tertre-Odye XVIIe siècle typique de l'architecture rurale du pays Combournais, sa porte arrondie est moulurée à sabot. Elle possède une porte double dont l'une est transformée en fenêtre. On y trouve les ruines de la Maison des Sorciers et la Lande des Lutins.
    • Manoir de Triandin, sur la route de Dingé. Il appartenait en 1428 à la famille Callouët.
    • Manoir de Villeneuve-Malabry, sur la route de Lanhélin. Semble avoir été une léproserie au bord de la Lande de la Chapelle.
    • Manoir du Grand-Val, route de Dingé, reconstruit récemment. Il conserve une chapelle de 1714. Ses propriétaires en 1429 sont les du Val, puis les Morin, sieurs du Planty en 1714.
  • Édifices religieux
    • Église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption, construite entre 1859 et 1887 sur les plans de Charles Langlois (architecte), puis sur ceux d'Arthur Regnault. La restauration des vitraux, réalisée par les Ateliers Helmbold, commença en 2007 et se termina en 2009. S'y trouvent également la chapelle seigneuriale et les pierres tombales du comte Geoffroy de Chateaubriand (1828-1889) et de sa seconde épouse, la comtesse de la Rochetaillée. Le comte Geoffroy de Chateaubriand, petit-neveu de François-René de Chateaubriand, est l'auteur d'une statue de saint Gilduin, dont une partie des reliques sont situées sous l'auteur de cette chapelle.
    • Prieuré de la Sainte-Trinité, ancien prieuré de bénédictins, XVIe siècle et XVIIe siècle
    • Ancienne chapelle frairienne (Frairie= fête patronale d'un village). Située au village de Tramel, elle n'existe plus de nos jours.
  • Nombreuses fontaines, 60 croix monumentales et de chemins, ainsi que de nombreuses statues de saints :
    • Fontaine de Margatte, en bordure de la route de Saint-Léger
    • Fontaine de Saint-Lunaire et croix de Saint-Lunaire, dans le bourg on y conduisait jadis les enfants souffrant de maladies des yeux.
    • Croix à la Ville Guillaume datant de 1626.
    • Croix de l'étang : croix de 1720 et provenant de Landran près de Trémeheuc. Elle remplaça en 1979 un calvaire monumental. Son inscription est tronquée et comportait à l'origine le nom de Mathurin Jourdan, famille de Trémeheuc. Elle porte en plus les lettres : IHS.
  • Sites archéologiques
    • Voie romaine, allant de Jublains (Neodunum-Mayenne) à Corseul (Fanum Maetis dans les Côtes-d'Armor) et rejoignant Carhaix (Vorginum dans le Finistère) et passant au sud de Combourg, à proximité de Vieux-Châtel et des mottes des Vieux-Châteaux.
    • Mottes castrales du Vieux Chatel, du Tertre, de Saint-Mahé
    • Allée couverte : armes et outils en pierre polie furent découverts près de ce site en bordure de Chevrot.
    • Menhir de La Butte, élément christianisé
    • Vicus près des Cinq-Chemins, datant des IIe siècle et IIIe siècle
    • Tumulus du Tertre, entouré d'un fossé, sur la route de Dingé
    • Dolmen de Chevrot, ruiné, situé dans le champ de la Pierre.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Du point de vue de la richesse de la flore, Combourg compte parmi les communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 545 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1373 taxons (118 familles). On compte notamment 41 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 18 taxons protégés et 33 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237) [18].

  • Lac Tranquille, 22 hectares.
  • Étang des Maffins.

Événements[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pau Banéat, Le Département d'Ille-et-Vilaine..., Rennes: Librairie Moderne, J. Larcher, 1927-1929, 4 vol, tome 1, p. 434-449.
  • Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes: Fougeray Libraire-éditeur. Paris:René Hatton Libraire-éditeur, 1882-1886, 6 vol, t.IV, p. 458-467.
  • Guillotin de Corson, Histoire de Combourg, Parios, Res Universis, 1990.
  • Michel Brand'honneur, Les mottes médiévales d'Ille-et-Vilaine. Saint Malo: Les Dossiers du Ce. R.A.A. 1990.
  • Henri Frotier de la Messelière, Le Guide de l'Ille-et-Vilaine. Nelle éd (1907), Plouagat:s.e., 1994, p. 71-76.
  • Françoise Aubry, Le Canton de Combourg pendant l'entre-deux guerres, Rennes, 1994, (Archives d'I&V - Mémoire 2 J 874).
  • Jean-Claude Plumerault, Essai historique sur le prieuré de la Sainte-Trinité de Combourg, 120 pages, (Archives d'I&V - Mémoire 2 J 1031).
  • Joseph Gaspard, Combourg, Rennes Imprimerie Oberthur, 1929.
  • Amédée-Aimé Guillotin de Corson Combourg son histoire-Châteaubriand, L'amateur Averti La Découvrance, Rennes (1994) (ISBN 2-910--452-11-5)
  • Collectif, Le Patrimoine des communes d'Ille-et-Vialine, Paris, éd. Flohic, 2000, 2 vol. (Le Patrimoine des communes de France)
  • Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Nelle éd. (1778-1780) rev. & augm. Rennes: Molliex, 1845, t.I; p. 193-195.
  • Robert Guillautel, Combourg au Moyen Âge et dans les Temps modernes, dans Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Saint-Malo, 1972.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. KerOfis : office de la langue bretonne : toponyme Combourg, générique + (lire en ligne)[1]
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6).p. 204.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. ..., Volume 2., Librairie Droz 1991. p. 1116.
  4. Ernest Nègre, op. cit.
  5. André Chédeville et Noël-Yves Tonnerre, La Bretagne féodale : XIe-XIIIe siècle, Rennes, éditions Ouest-France, coll. « université »,‎ 1987, 440 p. (ISBN 2-7373-0014-2), p. 288
  6. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  7. Site d'Atimco
  8. « Les maires élu du 1er tour », Dimanche Ouest-France, no 534,‎ 15 mars 2008, p. 10-11 (ISSN 1285-7688)
  9. Joël Le Besco est apparenté UMP sur le site officiel du ministère de l'Intérieur
  10. Ministère de l'Intérieur - Ille-et-Vilaine (Bretagne), « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Combourg » (consulté le 13 décembre 2014)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. « Le CPSA de Combourg » (consulté le 13 décembre 2014)
  14. « Le nouveau centre hospitalier Saint-Joseph inauguré mardi », sur ouest-france.fr,‎ 12 septembre 2013 (consulté le 12 décembre 2014)
  15. « Notice no PA00090536 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Notice no PA35000024 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice no PA00090537 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, carte p. 170.
  • Documents du cadastre: Tableau d'assemblage des feuilles cadastrales de la commune de Combourg, par Naylies géomètre en chef (s.d.) échelle 1/20000e ( A. D. d'Ille-et-Vilaine)
  • Carte de la France, feuille 128, Dinan, plan réalisé sous la Direction de César-François Cassinide Thury, levé vers 1783 à l'échelle de 1 ligne pour 100 toises (environ 1/86 400) A.D. d'Ille-et-Vilaine)