Saint-Jores

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49° 18′ 13″ N 1° 25′ 14″ W / 49.3036111111, -1.42055555556

Saint-Jores
Administration
Pays France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Coutances
Canton Périers
Code commune 50497
Code postal 50250
Maire
Mandat en cours
Gérard Besnard
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de La Haye-du-Puits
Démographie
Population 364 hab. (2008)
Densité 29 hab./km2
Gentilé Saint-Jorais
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 13″ Nord
       1° 25′ 14″ Ouest
/ 49.3036111111, -1.42055555556
Altitudes mini. 1 m — maxi. 44 m
Superficie 12,73 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Saint-Jores est une commune française, située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie, peuplée de 364 habitants[1] (les Saint-Jorais).

Sommaire

[modifier] Géographie

Le relief de la commune est une dénivellation générale d'ouest en est d'une altitude d'une quarantaine de mètres jusqu'à moins d'une dizaine. Cette différence d'altitude marque la transition entre les derniers reliefs du bocage et le marais où se situent d'importantes tourbières. Dans ce relief monotone, les vallées des ruisseaux constituent les seuls accidents notables.

Les limites communales sont associées aux rus et rivières. En partant du nord et en suivant le périmètre de la commune dans le sens horaire, la première est la Senelle, puis le ruisseau de la Bonne Eau, la Judée, la Sève, le Canal (le Mouloir), le ruisseau de l'Issue Courte, le ruisseau du Catelet et enfin le ruisseau Sainte-Suzanne.

Communes limitrophes de Saint-Jores[2]
Prétot-Sainte-Suzanne Coigny Baupte
Prétot-Sainte-Suzanne Saint-Jores[2] Auvers
Le Plessis-Lastelle Le Plessis-Lastelle Gorges

[modifier] Histoire

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Le lieu-dit du Castelet à Saint-Jores a conservé un temps des ruines de supposées fortifications que d'aucuns ont considérées comme les vestiges des avant-postes gaulois lors de la bataille du mont Castre (guerre des gaules).

La commune aurait été traversée par la voie romaine de Valognes à Coutances dans le sens nord-sud (occurrence du nom de lieu-dit les Perray).

On trouve les traces écrites d'une exploitation de la « tourbe » à Saint-Jores (marne noire) comme combustible au XIIe siècle au travers d'une autorisation d'exploitation d'une surface d'une vergée accordée aux moines de l'abbaye de Blanchelande.

On relève l'existence jusqu'au XVIIe siècle de petits « ports » dans le marais de Saint-Jores. Ces ports servaient à transporter différents matériaux donc le « rotz » et des roseaux destinés à la couverture. Il ne reste trace de ces ports que dans la présence de mares et dans le nom du lieu-dit du Port-Bossin.

L'impact de la révolution industrielle sur une commune rurale comme Saint-Jores est double : en premier lieu un lent exode des travailleurs et en second lieu une augmentation des échanges commerciaux avec les centres urbains. Il est caractérisé par le développement de l'utilisation de la houille et des machines à vapeur et bien sûr du chemin de fer. Le besoin de houille va trouver une illustration dans l'exploitation des mines dites du Plessis.Le canal qui traverse le marais de Saint-Jores, rectifiant le cours du ruisseau du Mouloir, est même creusé vers 1839 pour le transport par voie fluviale de la houille extraite de ces mines.

La voie de chemin de fer reliant Carentan à La Haye-du-Puits est inaugurée le 8 juillet 1894. La présence de cette voie de communication rapide permet l'essor du commerce de denrées avec des centres urbains éloignés et particulièrement la spécialisation dans l'élevage bovin dans des clos plantés de pommiers, permettant de produire beurre fromage et cidre.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Jores est libéré le 4 juillet 1944 par le 1er bataillon du 358e régiment américain. Une journée a été nécessaire pour chasser la 77e division d'infanterie allemande après avoir essuyé un assaut de blindés allemands.

La reconstruction après les destructions de la Seconde Guerre mondiale a aussi marqué le départ d'une seconde mutation agricole d'abord marquée par le développement de la mécanisation et de l’électricité et une érosion du nombre d'exploitations avec une intensification de la spécialisation laitière. Durant cette période, le tracteur a progressivement remplacé les animaux de trait et le travail des hommes. Depuis les années 1970-1980, a eu lieu une troisième mutation qui a vu un remplacement accéléré des prairies naturelles au profit de maïs fourrage et une accélération de la diminution du nombre d'exploitations agricoles.

Une gendarmerie existait au carrefour Saint-Jores. Elle fut par la suite transformée en maison de retraite et de repos.

La ligne de chemin de fer traversant le territoire communal a été démantelée dans les années 2000 et remplacée par une voie verte[3] réservée aux piétons cycles et animaux. La gare de Saint-Jores qui desservait la commune est désormais une maison d'habitation.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1959 Louis Haize    
1959 1977 Auguste Faudemer    
1977 1995 Jean Balley    
juin 1995 En cours Gérard Besnard SE Agriculteur
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
865 811 939 950 807 809 846 888 853
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
854 830 815 733 761 731 765 784 742
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
660 674 652 502 507 491 486 501 493
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 - -
426 485 514 456 426 462 364 - -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Sources : EHESS[4] et Insee[5])

[modifier] Économie

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La base de l'économie est l'agriculture, avec une spécialisation historique dans l'élevage de bovins de races normandes à double vocation laitière et bouchère. Cette activité est en mutation depuis l'après-guerre avec une introduction progressive de races bovines plus spécialisées, la mécanisation, l'augmentation des surfaces des exploitations, la production maïs fourrage au détriment des prairies et la culture de céréales. Le nombre d'exploitations est en constante régression et est inférieur à une dizaine en 2011.

L'entreprise Cargill France SA (297 salariés début 2011), produisant des additifs alimentaires (gélifiants), possède des bassins de décantation sur la commune, et historiquement, cette entreprise a toujours employé un nombre important de locaux.

Il n'existe plus de commerces depuis la fermeture du dernier bar-tabac. La municipalité cherche d'ailleurs à accueillir un éventuel nouveau gérant.

Il existe des entreprises artisanales : menuiserie, couverture… Un atelier de réparation automobile est présent.

Hormis l'agriculture et l'usine dite de Baupte, les emplois — commerce, construction, industrie agroalimentaire, secteur public — se repartissent essentiellement dans les petits centres urbains alentours.

[modifier] Lieux et monuments

  • L'église Saint-Georges possède la particularité d'avoir deux clochers, quoiqu'un seul soit muni de cloches. Elle abrite six bas-reliefs classés à titre d'objets aux Monuments historiques[6], ainsi qu'une Vierge à l'Enfant du XIIIe siècle et une statue de saint Georges du XVe également classées. On peut également y admirer un retable intéressant (ce retable est peut être un ancien bas relief mis en valeur par la suite).
  • Une stèle a été inaugurée près de la mairie en l'honneur des libérateurs américains de la commune en 1944.
  • Les Belles-Croix sont un curieux monument religieux montrant une croix flanquée de plusieurs statues. Avant d'être détruit au cours des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, un deuxième monument de ce type existait dans le bourg (cimetière). La tradition locale raconte que deux frères, partant en voyage, firent vœu d'ériger une croix à l'endroit où ils se retrouveraient. Cette rencontre eut lieu à Saint-Jores, de là l'érection de ces croix. Chacune de ces croix était double afin de symboliser l'union de ces deux frères (tiré de l'annuaire de la Manche de 1863).
  • Une voie de circulation pour piétons et cyclistes traverse la commune selon l'axe est-ouest.
  • La commune fait partie du parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin ; une partie de la commune est en effet marécageuse et d'un grand intérêt écologique. Les marais sont constitués en grande partie de tourbières.
  • Une usine chimique spécialisée dans les gélifiants industriels est en partie située sur le territoire de la commune, son implantation historique est liée à l'exploitation de la tourbe.
  • Un ancien canal borde la commune. Sa présence s'explique par l'exploitation d'une mine de houille au Plessis à la fin du XIXe siècle, mesurant 4,6 km, il permettait de transporter la houille depuis son lieu d'extraction au Plessis jusqu'à la rivière Sèves à Baupte.

[modifier] Activité et manifestations

[modifier] Fêtes

  • Fête patronale Saint-Georges dans la deuxième quinzaine d'avril : fête foraine, messe, défilés spectaculaires, vide-greniers, bal populaire sont les événements habituels associés à cette fête.
  • Fête du quinze août, avec en général un repas « sous la tente ».

[modifier] Sport

L'Association sportive saint-joraise fait évoluer une équipe de football en division de district[7].

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Thomas Guillotte qui prit le nom de Franquetot seigneur de Franquetot de Saint-Jores et de Coigny vers 1560.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[8].
  1. Population municipale 2008 (site de l'Insee)
  2. Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée
  3. Voie Verte Transcotentine sur le site des véloroutes et voies vertes de France
  4. Source : Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Jores », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le 16 août 2011
  5. Insee : historique des populations par commune depuis le recensement de 1962
  6. Œuvres mobilières à Saint-Jores, sur la base Palissy, ministère de la Culture.
  7. Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – AS St Jores. Consulté le 16 août 2011.
  8. Saint-Jores sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)

[modifier] Liens externes

Des liens vers des cartes ou images satellites sont disponibles en cliquant sur les coordonnées dans le cadre supérieur droit de l'article.


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