Affaire Dupont de Ligonnès

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Affaire Dupont de Ligonnès
Généralités
Type quintuple meurtre
Localisation Nantes, France
Coordonnées 47° 14′ 10″ N 1° 34′ 06″ O / 47.236113, -1.56831247° 14′ 10″ Nord 1° 34′ 06″ Ouest / 47.236113, -1.568312  
Date
Victimes
Morts 5

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L’affaire Dupont de Ligonnès, aussi appelée la « tuerie de Nantes », est un quintuple meurtre survenu à Nantes, en Loire-Atlantique. Cinq membres d'une même famille, les Dupont de Ligonnès, sont assassinés début avril 2011 ; leurs corps sont retrouvés le 21 avril 2011, dans leur maison nantaise. Le père de famille, Xavier Dupont de Ligonnès, reste introuvable et devient de fait le suspect no 1. Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt international.

Les personnes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille du Pont de Ligonnès.
Les armoiries de la famille Dupont de Ligonnès.

La famille Dupont de Ligonnès est une vieille famille de la noblesse française originaire du Vivarais, de la région d'Annonay[1]. Parmi ses membres, on note Édouard du Pont de Ligonnès (1797-1877), qui a épousé Sophie de Lamartine, la sœur du poète et dont le dernier fils, Charles du Pont de Ligonnès, est devenu évêque de Rodez.

En 2011, les protagonistes de l'affaire résidaient au 55 boulevard Robert-Schuman à Nantes[2],[3],[4], dans une maison sobre de l'ouest de la ville.

Les parents[modifier | modifier le code]

Xavier, le père[modifier | modifier le code]

Xavier Pierre Marie Dupont, comte de Ligonnès, né le à Versailles, fils de Bernard Hubert Dupont, comte de Ligonnès (7 novembre 1931 - 20 janvier 2011), ingénieur de l'ENSMA Poitiers, et de Geneviève Thérèse Maître[5],[6]. Ses activités professionnelles étaient très floues, mais il est défini comme « commercial », selon une source proche de l’enquête[7]. Il a créé plusieurs petites structures, au succès mitigé :

  • la SELREF société à l'activité discrète et mal définie basée à Pornic (Loire-Atlantique), dont il était gérant-salarié. Les comptes de la société pour l'année 2006, accessibles via un site d’information commercial montraient un bilan réduit à sa plus simple expression et le dernier dépôt d’information au greffe du tribunal de commerce remontait au 24 février 2004[7]. Il avait embauché 6 commerciaux en 2003 et qui durent être licenciés par la suite[8] ;
  • la Route des Commerciaux (même adresse que la SELREF[7]), un guide d'hôtels et de restaurants pour VRP[9] ;
  • Carte Crystal (basée à l'adresse personnelle de la famille Dupont de Ligonnès, bd Robert-Schuman[7]), un « projet de système de fidélisation de clientèle pour les restaurants »[10];
  • une Fédération française des commerciaux (également basée bd Robert-Schuman et dont les statuts avaient été déposés en avril 2004), avait pour but de « centraliser les informations nécessaires aux professionnels de la formation commerciale, quel que soit leur statut »[7],[11].

Il est considéré par la justice comme le principal témoin et suspect présumé dans l'assassinat de son épouse et ses quatre enfants. Après la découverte des corps enterrés dans le jardin de la maison familiale, la police s'est mise à sa recherche mais Xavier Dupont de Ligonnès reste introuvable. D'après le procureur, s'appuyant sur des témoignages de la famille, Xavier Dupont de Ligonnès aurait déclaré par lettre, afin de justifier son absence et celle de sa famille « qu’il était en quelque sorte un agent secret pour le compte des États-Unis et devait y retourner dans le cadre d’un programme de protection de témoin pour assister à un procès contre la drogue »[12].

Agnès, la mère[modifier | modifier le code]

Son épouse, Agnès Hodanger, née le à Neuilly-sur-Seine, est une adjointe à la vie scolaire au sein de l'ensemble scolaire catholique Blanche-de-Castille de Nantes, où elle enseigne également le catéchisme.
Agnès est décrite comme une femme très pieuse[13], se rendant régulièrement à la messe avec ses enfants, décrite également par les paroissiens comme une femme gentille mais autoritaire avec ses enfants[14]. Agnès Hogander avait 48 ans lors de sa mort, assassinée de deux balles dans la tête.

En 2004, soit sept ans avant le drame, elle s'était confiée longuement sur le forum Doctissimo[15],[16], témoignant des difficultés que connaissaient le couple et la famille, expliquant, entre autres déclarations, que son mari lui aurait dit qu'une mort collective ne serait pas une catastrophe[17].

Les enfants[modifier | modifier le code]

Arthur[modifier | modifier le code]

Arthur Nicolas Dupont de Ligonnès est né le d'un autre lit et reconnu par Xavier Dupont de Ligonnès lors de son mariage avec Agnès, deux ans après la naissance de cet enfant[18]. Il obtient un baccalauréat STI2D à 20 ans[19]. Étudiant en BTS Génie Informatique à l'établissement privé Saint-Gabriel, situé à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en Vendée, Arthur est aussi employé de restauration, dans une pizzeria de Nantes[20]. Arthur avait 20 ans à sa mort, il a été assassiné de deux balles dans la tête.

Thomas[modifier | modifier le code]

Thomas Dupont de Ligonnès est né le à Draguignan. Il obtient un baccalauréat littéraire à 17 ans[21]. Passionné de musique, il était étudiant en musicologie à l'Université Catholique de l'Ouest d'Angers et vivait dans le foyer Saint-Aubin, où il est décrit comme un « garçon sans histoire souvent accompagné de sa famille qui venait le déposer ou le rechercher »[22], alors que plusieurs de ses camarades se souviennent d'un garçon « très discret »[23]. Thomas avait 18 ans lors de sa mort, il a été tué de deux balles dans la tête et deux balles dans la poitrine.

Anne[modifier | modifier le code]

Anne Dupont de Ligonnès est née le à Draguignan. Lycéenne en 1re Scientifique, elle est décrite par ses amies et proches comme une fille suivant l'exemple de sa mère, croyante, ouverte aux autres et attentionnée[24]. Ses absences répétées sur Internet et les appels de téléphone de ses amis laissés sans réponse avaient inquiété ces derniers. Anne avait 16 ans lorsqu'elle a été assassinée de deux balles dans la tête.

Benoît[modifier | modifier le code]

Benoît Dupont de Ligonnès est né le . Collégien, il est le dernier enfant des Dupont de Ligonnès. Il était populaire dans son collège, selon ses amis et camarades, et plaisait aux filles[25]. Il était enfant de chœur à l'église Saint-Félix. Benoît avait seulement 13 ans à sa mort, il a été tué de deux balles dans la tête et deux balles en pleine poitrine.

Les faits[modifier | modifier le code]

Derniers gestes de la famille[modifier | modifier le code]

Mars 2011[modifier | modifier le code]

  • Achat de balles de carabine le 12 mars[31].
  • Le père était inscrit au Stand National de tir Charles Des Jamonières à « la Jonelière », au nord de Nantes où il est allé à 4 séances entre le 26 mars et le 1er avril[32]. Il avait obtenu sa licence le 2 février 2011. Thomas et Benoît avaient commencé l'initiation. Arthur aurait dû également y aller[33].
  • Un ticket de caisse d'un magasin de bricolage à Saint Maur dans l'Indre retrouvé au domicile de la famille d'un mercredi de la fin mars - le 23 ou le 30 - et sur lequel figurent plusieurs achats, dont « un rouleau de sacs-poubelles de grande taille, ainsi qu'un paquet de dalles plastique adhésives pour le sol ».

Avril 2011[modifier | modifier le code]

1er avril[modifier | modifier le code]
  • Le fils ainé Arthur quitte la Vendée où il est étudiant et ne rejoint pas le soir même la pizzeria où il travaille et où il devait recevoir son salaire. Ce qui intrigue l'employeur du jeune homme qui affirme qu'il venait pourtant toujours chercher sa paye du mois[34];
  • Xavier Dupont de Ligonnès achète du ciment ainsi qu'une bêche et une houe.
2 avril[modifier | modifier le code]
  • Puis le 2 avril, 4 sacs de chaux de 10 kg chacun, dans différents magasins de la région nantaise[35].
3 avril[modifier | modifier le code]
  • Un voisin, Fabrice, voit pour la dernière fois Agnès puis, peu après, Xavier « mettant des gros sacs dans sa voiture », une Citroën C5[36].
  • Le couple et trois des enfants dînent dans un restaurant nantais[37]. Puis ils vont au cinéma[38].
  • À 22 h 37, Xavier laisse le message suivant sur le répondeur de sa sœur Christine : « [...] On était au cinoche en famille, et au restaurant ensuite : dimanche soir, et on rentre juste - donc je t'ai envoyé un petit truc pour te demander si c'était trop tard pour le téléphone et puis là je vois que tu es sur ton répondeur. Mais... J'ai été surpris, tu me parles de Bertram, qui est dans ses préparatifs pour l'avion !? Ah ?! donc... Je croyais qu'il venait d'arriver !... Alors j'étais un peu surpris. Voilà, je t'embrasse... Si c'est pas trop tard, tu me rebipes, ou tu m'envoies un petit SMS et je te rappelle, là je vais coucher les enfants, dire bonsoir à tout le monde. À tout de suite !... Peut-être... »[39].
4 avril[modifier | modifier le code]
  • Anne et Benoît sont absents du collège La Perverie-Sacré Cœur "pour cause de maladie"[36],[40]. Les élèves proches d'Anne et de Benoît s'inquiètent de ne pouvoir les joindre[36]. Ils évoquent la rumeur d'un départ en Australie où le père aurait été muté et trouvent suspect qu'ils n'aient pas été prévenus par leurs camarades de ce « départ ». Ils ont tenté de contacter Benoît et Anne sur Internet et par SMS[41].
  • La sœur de Xavier, Christine de Ligonnès, passe entre 20 et 30 minutes au téléphone avec lui[42]. Selon elle, tout avait l'air normal[43].
  • Xavier dîne en tête-à-tête avec son fils Thomas dans un restaurant gastronomique de la périphérie d'Angers, "Le Cavier / la Croix Cadeau"[44] à Avrillé. Les deux serveurs se souviennent que le jeune homme de 18 ans ne se sentait pas très bien vers la fin du repas et que le dîner était des plus silencieux[45],[46].

Selon les enquêteurs, Xavier Dupont de Ligonnès aurait assassiné sa femme Agnès et trois de ses enfants dans la nuit du 3 au 4 avril puis son fils Thomas dans la soirée du 4 avril[47].

5 avril[modifier | modifier le code]
  • Un huissier de justice, chargé de recouvrer une dette de 20 000 euros, se rend à la maison familiale, mais trouve porte close[48].
  • Des témoins du voisinage sèment le doute sur la date supposée du décès d'Agnès de Ligonnès. Elle aurait été aperçue devant son domicile le 5 avril vers midi 15 - midi 30, puis le 7 avril[49]. Le procureur de Nantes a du reste reconnu que la date exacte des décès ne pouvait être déterminée "au jour près par les légistes". Ainsi une salariée du salon de coiffure voisin du domicile familial affirme sur RTL avoir vu Agnès Dupont de Ligonnès le mardi 5 avril. « Je venais chercher mon salaire. C'était un mardi, c'était le 5 avril. J'en avais besoin. Je l'ai vue sur le trottoir avec son téléphone vers midi 15, midi trente », déclare cette femme[50].
  • Un ami de Thomas, étudiant en musicologie comme lui, affirme que Thomas a passé l'après-midi du mardi en sa compagnie dans son domicile d'Angers où ils ont fait de la musique et regardé la télévision[51]. Il s'apprêtait à passer la nuit chez son ami quand Xavier aurait appelé son fils pour qu'il rentre à Nantes au chevet d'Agnès, sa mère, qui aurait eu « un accident de vélo ». Thomas a dîné rapidement chez son ami puis a pris le train vers 22 h 00. Le lendemain, son ami cherche à avoir des nouvelles mais se voit répondre de courts SMS comme « Je rentre pas chez toi. Je suis malade », ou encore « Malade à crever, je ne vais pas en cours ». Deux jours après le départ de Thomas, son ami reçoit un SMS : « Je n'ai plus de batteries, mon père va me chercher un nouveau chargeur ». Puis l'ami de Thomas n'a plus de nouvelles de la famille[41]. Pauline, une ex-petite amie et camarade de classe de Thomas, se souvient d'un « garçon blagueur, souriant, joyeux »[52]. La jeune femme déclare qu'ils sont sortis tous les deux « pas longtemps » et décrit son ex-compagnon comme « quelqu'un de très très gentil, toujours à l'écoute (…) très proche de ses frères, de sa sœur, de sa mère et de son père (…) passionné de musique et de cinéma ». De plus, elle déclare qu'elle lui a parlé sur Facebook le mardi 5 avril lorsqu'il se trouvait chez son ami, et qu'il lui a paru « bizarre sur la manière d'écrire » lorsqu'il lui a confié que sa mère avait eu un accident de vélo selon son père et qu'il devait rentrer chez lui le soir-même. De même, la veille de cette journée, le lundi 4 avril, elle avait aperçu Thomas « seul », tout comme le mardi 5, où l'adolescent lui a dit qu'il « allait sécher les cours du mercredi pour venir faire une répétition », répétition où il n'était pas venu, ce qui « ne lui ressemblait pas ».
  • Cette même semaine, des voisins entendent les chiens de la famille hurler deux nuits durant, puis plus rien[36].
6 avril[modifier | modifier le code]
  • La petite amie d'Arthur, inquiète de ne pas avoir eu de nouvelles de son compagnon est venue frapper à la porte de la maison familiale des Dupont de Ligonnès, où « une lumière éclairait encore le premier étage » mais les deux labradors de la famille n'aboyaient pas à ce moment-là.[réf. nécessaire]
7 avril: des témoignages concordants affirment avoir vu Agnès en vie[modifier | modifier le code]
  • Xavier de Ligonnès aurait été vu faisant plusieurs allers-retours et transportant des gros sacs et cabas à sa voiture Citroën C5[53]. Une voisine affirme avoir également parlé avec Agnès ce jour-là : « Le 7 avril, j’ai vu Agnès promener son chien. On a parlé un peu. Puis j’ai écourté car j’avais un rendez-vous impératif[54]
  • « Les journaux disent qu'elle est morte d'après les autopsies le 4 (avril) et moi j'étais quasiment persuadée de l'avoir vue le jeudi 7 au soir parce que je sais que je n'avais pas beaucoup de temps pour parler avec elle parce que le jeudi soir je récupère mon fils chez la nourrice », avait déclaré sur RTL cette voisine proche qui a souhaité conserver l'anonymat[49],[50].
  • Le reportage d'Anne-Sophie Martin, diffusé sur France 2 dans l'émission Envoyé Spécial le 24 octobre 2013, montre que plus de deux ans plus tard, cette voisine est toujours persuadée d'avoir vu Agnès. Le reportage révèle un autre témoignage concordant, une commerçante et amie d'Agnès qui affirme l'avoir vue dans son commerce le jeudi 7 ou le vendredi 8 avril[55].
  • Des témoignages similaires sont cités sur une page du blog de la partie civile[56].
8 avril[modifier | modifier le code]
  • Xavier communique sur le forum catholique cite-catholique.org[57]. D'après le procureur de la République, il "s'est connecté pour la dernière fois le 8 avril, à partir de l'adresse IP du domicile nantais de la famille"[58];
  • Il envoie un courrier électronique à son beau-frère, époux de Christine : « Tout va bien, Bertram, tu auras bientôt des nouvelles plus longues par Christine. À plus. Amicalement. Xavier »[59].
  • Un message destiné à la mère et à la sœur de Xavier est adressé depuis l'adresse IP de la maison. À la suite de la révélation de cette information par RTL et Le Figaro le 7 mai, l'avocat de la famille Me Goldenstein déclare : Elle est partie de son adresse IP, mais n'a-t-elle pas été écrite sous la contrainte ? Soit Xavier s'est tué, soit il a été assassiné…

Lettres aux proches et disparition de la famille[modifier | modifier le code]

11 avril[modifier | modifier le code]

  • Le collège de la Perverie reçoit une lettre signée de la main de Xavier, indiquant qu'Anne et Benoît quittent l'établissement et partent en Australie du fait d'une "mutation professionnelle urgente". L'établissement catholique Blanche-de-Castille reçoit une lettre de démission signée de la main d'Agnès, évoquant également cette mutation. Le directeur ne parvient pas à la joindre par téléphone[36].
  • Une lettre dactylographiée non signée, datée du 11 avril (la date peut avoir été ajoutée) et destinée à ses proches, est révélée par la presse le 5 mai (Lettre d'adieu à la famille de 4 pages qui aurait été envoyée par le père (PDF)). Dans cette lettre, Xavier explique qu'après avoir travaillé en secret pour la DEA (agence fédérale américaine dans la lutte contre les stupéfiants) l'ensemble de la famille a dû être exfiltré vers les États-Unis dans le cadre du Programme fédéral de protection des témoins et que personne ne pourra les joindre durant quelques années. Il recommande même à ses proches de faire circuler sur les réseaux sociaux la nouvelle de sa prétendue mutation en Australie. Rien ne prouve que cette lettre a été rédigée par Xavier de Ligonnès. Aucune analyse ADN de cette lettre n'est connue à ce jour.
  • Xavier passe la nuit du 11 au 12 avril à l'hôtel Première Classe de Blagnac, près de Toulouse. Règle par carte bancaire. Puis repart avec sa Citroën C5.

12 avril[modifier | modifier le code]

  • Il passe la nuit du 12 au 13 avril à l'Auberge de Cassagne sur la commune du Pontet (Vaucluse), sous la fausse identité de M. Laurent Xavier. Paye 214,59 € par carte bancaire.

13 avril[modifier | modifier le code]

  • Les voisins inquiets appellent la police, la maison ayant les volets clos depuis plus d'une semaine et la voiture d'Agnès étant garée dans la rue[36].

14 avril[modifier | modifier le code]

15 avril[modifier | modifier le code]

  • Xavier quitte l'hôtel mais abandonne son véhicule.
  • À une trentaine de kilomètres de Roquebrune-sur-Argens, Colette Deromme disparaît de sa villa de Lorgues (Var) de façon mystérieuse, sans prendre son véhicule ni ses clefs ; son corps sera retrouvé un mois après. Les époux Dupont de Ligonnès ont habité Lorgues dans les années 1990, où sont nés deux de leurs enfants. Un rapprochement a été proposé entre ces deux faits divers mais la justice n'évoque qu'une coïncidence[61].

Xavier Dupont de Ligonnès disparaît depuis cette date.

Enquête pour disparition inquiétante et découverte de corps[modifier | modifier le code]

19 avril[modifier | modifier le code]

  • Ouverture d'une enquête. Les achats de matériels sont repérés par les enquêteurs[36].

21 avril[modifier | modifier le code]

  • Un avis de recherche est lancé pour toute la famille. Mais dans la journée, les enquêteurs découvrent des restes humains sous la terrasse de la maison[36]. Les deux chiens de la famille, des labradors, ont été aussi abattus et enterrés.
  • Dans la nuit du 21 au 22, la Citroën C5 bleu métallisé immatriculée 235 CJG 44[62], est repérée sur le parking du Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens par des gendarmes équipés d’un logiciel de lecture automatique des plaques d’immatriculation, relié au fichier des véhicules recherchés[63]. Un véhicule Pontiac, également recherché, reste introuvable[36].
  • Les enquêteurs se tournent aussi vers la piste d'un monastère. Xavier Dupont de Ligonnès aurait pu se retirer dans un monastère, lieu qui garantit la discrétion et qui apparaît comme idéal pour un fugitif[64].

Autopsies, obsèques et crémation[modifier | modifier le code]

22 avril : autopsies[modifier | modifier le code]

  • D'après les autopsies, après avoir été droguées, les victimes auraient été abattues à bout portant pendant leur sommeil, avec une carabine 22 Long Rifle[36]. Xavier Dupont de Ligonnès possède une arme de ce calibre, héritée de son père trois semaines avant le drame[65].
  • Le vendredi 22 avril, soit le jour même des autopsies, le procureur de la République de Nantes indique qu'il va donner l'ordre de délivrer les permis d'inhumer dans les jours qui suivent[66]. Cette rapidité surprenante dans la procédure, et le fait que la famille a été dissuadée de reconnaître les corps avant l'incinération, renforcera la famille de Xavier dans sa conviction que les corps exhumés ne sont pas ceux d'Agnès et des enfants[67].
  • Un mandat de recherche international est délivré à l'encontre de Xavier de Ligonnès pour qu'il soit entendu à titre de témoin dans le cadre d'une information judiciaire contre X pour assassinats[68].

28 avril : obsèques[modifier | modifier le code]

  • Les obsèques de la famille sont célébrées à 14 h 30 en l'église Saint-Félix de Nantes. La famille de Ligonnès fréquentait régulièrement cette paroisse où le plus jeune, Benoît (13 ans), était enfant de chœur. 1400 personnes étaient présentes à la célébration[69]. La famille a demandé une célébration sobre, sans fleurs ni couronnes. Un important dispositif de sécurité a été mis en place. Puis les corps sont incinérés. Les inhumations ont eu lieu le samedi 30 avril, à 10 h 30, à Noyers-sur-Serein, dans l'Yonne, berceau de la famille d'Agnès[70].

Recherche du père de famille[modifier | modifier le code]

Le 29 avril, une battue est organisée dans le Var[71]. Le 10 mai, un mandat d'arrêt international est délivré à l'encontre de Xavier Dupont de Ligonnès[68]. Le 23 juin, des spéléologues du secours départemental fouillent une quarantaine de cavités naturelles à partir du Rocher de Roquebrune, à quinze kilomètres à la ronde[71].

Médiatisation de l'affaire et « cyber-enquête »[modifier | modifier le code]

À la suite de la disparition de Xavier Dupont de Ligonnès et parallèlement aux éléments d'enquête policière relayés par les médias, « fascinés par ce crime hors-norme, des centaines d’internautes français s’improvisent cyber-enquêteurs et prennent un plaisir indicible à remonter chaque trace numérique infime laissée par Agnès et Xavier » sur le réseau Facebook[72].

Selon un communiqué de l'AFP repris par le quotidien Le Monde, « Des administrateurs d'un site catholique, qualifié d'intégriste par l'épiscopat, affirment que Xavier Dupont de Ligonnès participait à leur forum, où il s'interrogeait en 2010 sur le sens du « sacrifice » et où il se serait montré « agressif » récemment ». Parmi celles-ci, des discussions théologiques publiées, sous plusieurs identités, sur le forum chrétien La Cité catholique[73]. Finalement, il s'est fait bannir du forum[73],[74]. D'après le témoignage d'un proche, il « ne mettait jamais les pieds à l’église »[75]. Une étude publiée par Bernard Blandre dans Mouvements Religieux et ensuite mise en ligne sur Internet affirme que, s'il est le meurtrier, il n'a pas agi pour des motifs religieux[76].

Les pistes de recherche[modifier | modifier le code]

L'enquête, qui dure depuis 2011, a donné lieu à plus de 800 signalements et à des recherches qui se sont toutes avérées être de fausses pistes.

Ses amies[modifier | modifier le code]

  • Avant sa disparition, Xavier Dupont de Ligonnès a cherché à reprendre contact avec plusieurs de ses anciennes amies. La Police judiciaire de Nantes, sous l'instruction du juge Robert Tchalian, a recherché pendant près de deux ans, une femme de nationalité allemande, Claudia, que Dupont de Ligonnès a failli épouser au début des années 1980 et avec qui il avait gardé contact.
  • Le 27 février 2013, la police allemande avait prévu de lancer un appel à témoins dans l'émission de télévision Aktenzeichen ZY ungelöst sur la chaîne publique ZDF[77], appel à témoins abandonné lorsque la partie civile, la sœur et le beau-frère de Xavier Dupont de Ligonnès, ont fait remarquer que le dossier d'instruction contenait ses coordonnées mail[78]. Entendue par les enquêteurs le 16 avril 2013, son témoignage « n’a rien apporté au dossier », selon le procureur de la République, Brigitte Lamy[79].

Piste américaine[modifier | modifier le code]

Xavier Dupont de Ligonnès a créé Netsurf Concept LLC, société enregistrée le 20 février 2003 au registre du commerce de Floride. À cette occasion, il se fait conseiller par Gérard Corona, expatrié français dirigeant de l'entreprise Strategy Netcom fondée en 1998. Ce dernier s'est spécialisé dans l'aide des étrangers dans leurs démarches administratives et légales sur le sol américain. Il propose également à ses clients d'ouvrir des comptes bancaires à l'étranger et d'obtenir des cartes de paiement anonymes leur permettant de retirer de l'argent dans le monde entier sans faire de trace. Xavier Dupont de Ligonnès aurait pu utiliser ces services pour disparaître[80].

Les recherches dans le Massif des Maures[modifier | modifier le code]

  • Le 9 avril 2013, une mission de repérage est effectuée afin de retrouver le corps de Xavier Dupont de Ligonnès, préfigurant des recherches plus importantes. Les enquêteurs, assistés de spéléologues, vont fouiller les anciennes mines de plomb du Pic Martin, au Cannet-des-Maures (Var)[81],[82]. C'est à cet endroit que les corps des victimes de la tuerie d'Auriol furent découverts.
  • Le 2 mai 2013, les recherches prévues, mobilisant une cinquantaine de gendarmes et de pompiers du GRIMP (Groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux) ne retrouvent aucun corps[83].

Les conclusions des enquêteurs[modifier | modifier le code]

Le procureur Brigitte Lamy ne remet pas en cause le statut de suspect de Xavier Dupont de Ligonnès et penche pour la thèse du suicide. Quand le corps sera retrouvé et sans autre suspect, l'enquête débouchera sur un non-lieu ou, éventuellement, un procès « par défaut »[83].

En juin 2013, un corps a été retrouvé à une vingtaine de kilomètres du dernier lieu où a été vu Xavier Dupont de Ligonnès pour la dernière fois. Une autopsie sera réalisée, les enquêteurs n'excluant pas qu'il s'agisse de son corps[84]. « À ce jour, il ne s'agit pas du corps de Xavier Dupont de Ligonnès », a affirmé le procureur de Draguignan, Danielle Drouy-Ayral, sans toutefois donner plus de détails pour justifier cette affirmation[85].

Découverte d'ossements[modifier | modifier le code]

Durant la soirée du mardi 28 avril 2015, des ossements sont découverts par un promeneur dans la forêt de Bagnols, près de Fréjus, proche du lieu où Xavier Dupont de Ligonnès avait été aperçu pour la dernière fois[86].

La police fait alors le rapprochement avec la disparition du suspect, et procède à des analyses sur ce qui semble rester d'un camp de survie, où sont également retrouvés quelques objets tels qu'un portefeuille vide, un briquet, des lunettes, un sac de couchage, un magazine ainsi qu'une facture datant de 2011[87]. Les résultats de l'ADN prélevé sur les ossements permettront, prochainement, de connaître l'identité du cadavre. Une broche médicale aurait également été retrouvée dans l'avant-bras de l'inconnu. Toutefois, à la connaissance des policiers, Xavier Dupont de Ligonnès ne portait pas de broche à l'avant-bras, bien qu'il ne soit pas impossible qu'il se soit fait opérer après sa disparition[87]. De plus, il semblerait que le magazine retrouvé dans le camp daterait de l'année 2010. Or, les événements qui ont précédé la fuite de Xavier Dupont de Ligonnès datent, eux, de 2011.

Le 1er mai 2015, le site internet RTL.fr rapporte que « l'ADN prélevé sur les effets personnels du cadavre découvert mardi 28 avril au soir à Bagnols-en-Forêt, dans le Var, n'est pas celui de Xavier Dupont de Ligonnès mais celui d'un autre homme inconnu pour l'instant »[88].

Remises en cause de la thèse officielle[modifier | modifier le code]

L'hypothèse de l'exfiltration[modifier | modifier le code]

Si dans un tout premier temps, Christine de Ligonnès émet un doute de principe sur l'authenticité de l'origine de la lettre du 11 avril 2011, tout en défendant l'innocence de son frère[89], à partir de mars 2012, elle affirme aux médias (qui attendront plusieurs mois avant d'en faire état[90]) que "Xavier et sa famille ont été effectivement exfiltrés vers les États-Unis car leur existence était menacée en France. Les corps retrouvés sous la terrasse pourraient ne pas être ceux d'Agnès et des enfants"[43]. Selon elle "les informations qui ont fuité dans les médias provenaient d'une sélection d'éléments à charge"[91]. En 2013, dans le blog qu'elle a créé avec son époux Bertram de Verdun, elle mentionne un mail assez étonnant, que son frère aurait adressé à deux amis en juillet 2010. Dans ce courriel, il évoque des accidents, qui pourraient survenir à sa famille, et conclut par ces mots : “Je souhaite enfin que, même après enquête de police, on ne puisse jamais laisser croire à mes parents, frères et sœurs, que ces accidents ont été volontairement provoqués par moi (même si les preuves sont formelles.)”[92].

Les approximations de l'enquête[modifier | modifier le code]

Selon Me Goldenstein, avocat des parties civiles (Geneviève Dupont de Ligonnès, mère du principal suspect, Christine, sa sœur, et Bertram de Verdun, époux de cette dernière), "On ne sait même pas quand les victimes ont été tuées. L'autopsie conclut à une mort 10 à 21 jours avant leur découverte. Un tel manque de précision est tout de même étonnant. (…) En réalité il n'y a aucune certitude dans cette affaire, si ce n'est que des corps ont été découverts au 55, boulevard Schumann. (…) Les corps ne sont pas reconnaissables. Des photos figurent au dossier. (…) Des analyses ont en effet été menées, mais tout ce qu'elles permettent d'affirmer, c'est que les corps partagent le même ADN. Aucune analyse n'a comparé cet ADN commun avec celui d'Agnès Hodanger. En outre, les tailles, les poids ne correspondent pas, ainsi que le souligne ma cliente. Selon moi, il s'agit d'une négligence au niveau de l'autopsie. Mais elle permet à Christine et Geneviève de s'engouffrer dans la brèche. (…) Ce que je sais aussi, c'est qu'un homme seul ne peut pas creuser le trou sous la terrasse, même aveuglé par la rage et la haine : 2,5 m3 de terre ont été déplacés. Dans cette affaire, on est parti du principe que Xavier Dupont avait assassiné sa famille avant de se volatiliser. On n'a exploré aucune autre piste. Je ne sais pas qui a tué cette famille. Rien dans leur vie ne permet de comprendre qui pouvait leur en vouloir à ce point. D'où la conclusion de mes clientes. Puisque personne n'a pu les tuer, c'est qu'ils ne sont pas morts."[93]

Documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

  • « La maison de l´horreur : l´affaire Dupont de Ligonnès » dans Enquêtes criminelles : le magazine des faits divers diffusé le 20 juin 2012 sur W9.
  • « Affaire Xavier Dupont de Ligonnès » dans Non élucidé diffusé le 17 février 2013 et 16 février 2014 sur France 2.
  • « Nantes : l'incroyable histoire de Xavier de Ligonnès » (deuxième reportage) dans Devoir d'enquête diffusé le 28 août 2013 sur la Une (RTBF).
  • « L'affaire Dupont de Ligonnès : la tuerie de Nantes » (premier reportage) Chroniques criminelles diffusé le 9 et 16 novembre 2013, 22 février, 1er et 9 mars et le 9, le 16 et le 24 août 2014 sur NT1.
  • « Tuerie de Nantes : le mystère De Ligonnès » (deuxième reportage) dans Suspect n° 1 diffusé le 8 et 23 février, 3 mars, 31 août, 13 et 21 septembre 2013 sur TMC.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Diesbach.com, site de Benoît de Diesbach Belleroche, généalogiste, consulté le 25 avril 2011
  2. Dupont de Ligonnes la maison du massacre toujours en vente
  3. 55 boulevard Schuman
  4. Tuerie de Nantes le père avait une arme munie d'un silencieux
  5. Historique des de Molin du Pont, Dupont de Ligonnès, Dumolin du Fraisse
  6. Geneviève de Ligonnes était très froide très directive
  7. a, b, c, d et e Xavier de Ligonnès, un profil professionnel très flou - libération, 22 avril 2011.
  8. La SELREF
  9. Les métamorphoses de Xavier de Ligonnes, Paris Match, 18 mai 2011
  10. Xavier Dupont de Ligonnès, la trajectoire d'un touche-à-tout, Le Parisien, 30 avril 2011
  11. Xavier Dupont de Ligonnès avait "des revenus relativement faibles", Le Nouvel Observateur, 22 avril 2011
  12. Profil du père, Libération, 22 avril 2011
  13. Une famille si discrète, France Soir, 23 avril 2011.
  14. Meurtres de Nantes : les questions sans réponse, Le Monde, 22 avril 2011 [1]
  15. RMC.fr
  16. Tuerie de Nantes. Un internaute découvre que la mère confiait son mal-être sur le web, Ouest-France, 26 avril 2011 [2]
  17. Un expert dresse le portrait de Xavier de Ligonnès, Le Parisien, 6 mai 2011 [3]
  18. Claire Ané, Xavier Dupont de Ligonnès, portraits en famille, Le Monde, 27 juillet 2011 [4]
  19. Résultats Baccalauréat technologique 2010
  20. Tuerie de Nantes : Arthur le fils aîné était étudiant en Vendée, Ouest-France, 26 avril 2011
  21. Résultats Baccalauréat 2009
  22. Tragédie de Nantes: à Angers, la police s'est rendue au foyer du fils cadet, Ouest-France, 23 avril 2011
  23. Les Dupont de Ligonnès, une famille sans histoire, 7 sur 7, 22 avril 2011
  24. Une famille si discrète, France-Soir, 22 avril 2011
  25. Le couple Dupont de Ligonnès était très pratiquant selon la presse française, lematin.ch, 22 avril 2011
  26. a et b Drame de Nantes : «Cinq exécutions méthodiques», Le Figaro, 22 avril 2011 [5]
  27. Drame de Nantes : cinq corps exhumés, le père localisé, Le Figaro, 22 avril 2011 [6]
  28. Affaire Ligonnès : l'étau se resserre autour du père, Le Monde, 22 avril 2011 [7]
  29. Les vies cachées d'un voisin si convenable, Le Point, 29 avril 2011 [8]
  30. Le scénario de la tuerie de Nantes se dessine peu à peu, Libération, 23 avril 2011 [9]
  31. achat de balles de carabine avant le meurtre
  32. dates au stand de tir
  33. Drame de Nantes : le père fréquentait un stand de tir, Le Figaro, 23 avril 2011 [10]
  34. AFP: « Tuerie de Nantes: dernières "traces de vie" d'une famille dite "ordinaire" »
  35. Ouest-france.fr
  36. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Nathalie Balsan-Duverneuil, Disparus de Nantes: les derniers jours de la famille Dupont de Ligonnès, Midi-Libre, 22 avril 2011 [11]
  37. Le Monde
  38. Soir du 3 avril au cinéma
  39. RTL, 16 juin 2011, Le message vocal de Xavier Dupont de Ligonnès à sa sœur.
  40. La Perverie-Sacré-Cœur
  41. a et b Des témoignages éclairent les derniers jours de la famille Dupont de Ligonnès, Libération, 25 avril 2011 [12]
  42. RTL et Coup de téléphone avec sa sœur
  43. a et b Christine Dupont de Ligonnès, seule contre tous à croire en l'innocence de son frère, Midi-Libre, 13 avril 2013 [13]
  44. Le Cavier / la Croix Cadeau
  45. Drame de Nantes: dîner père-fils le 4/4, Le Figaro, 28 avril 2011
  46. dernier repas de Thomas
  47. Flore Galaud, « Xavier Dupont de Ligonnès, le «John List» à la française ? », sur lefigaro.fr,‎
  48. Doan Bui, « Tuerie de Nantes : Dieu et le 22 long rifle » sur Le Nouvel Observateur, 29 avril 2011
  49. a et b http://www.rtl.fr/actualites/article/exclu-rtl-une-voisine-affirme-avoir-vu-agnes-le-7-avril-nantes-ligonnes-tuerie-7679859168
  50. a et b http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/2011-04/tuerie-de-nantes-les-certitudes-et-les-zones-d-ombre-6408407.html
  51. Tuerie de Nantes : le troublant témoignage d'un ami de Thomas, Le Parisien - Aujourd'hui en France, 25 avril 2011
  52. Nantes : Une ex-petite amie de l'un des fils témoigne, RTL, 26 avril 2011
  53. Témoignages des voisins
  54. http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Actualite/Les-doutes-de-la-soeur-de-Xavier-de-Ligonnes-418735
  55. Envoyé Spécial du 24 octobre 2013, "Sur les traces de Xavier Dupont de Ligonnès", Anne-Sophie Martin: http://www.france2.fr/emissions/envoye-special/sur-les-traces-de-xavier-dupont-de-ligonnes_138841
  56. Agnès vue du voisinage les 05 et 07 avril, d'après le blog de la famille : http://xavierdupontdeligonnes.blogspot.fr/2012/07/agnes-vue-du-voisinage-la-semaine-du-4.html
  57. La Cite Catholique
  58. adresse IP
  59. email du 8 avril
  60. Europe1.fr
  61. Mort de Colette Deromme : la piste du conflit familial et financier, Libération, 22 février 2012 [14]
  62. Citroën C5 bleu métallisée
  63. Cavale du père
  64. La piste du monastère
  65. Carabine héritée
  66. http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/2011-04/drame-de-nantes-les-obseques-devraient-avoir-lieu-jeudi-6408021.html
  67. Midi Libre, 27 juillet 2012 : "Et si l'affaire Dupont de Ligonnès était une vaste supercherie ?".
  68. a et b Un mandat d'arrêt international est lancé contre Xavier de Ligonnès, Le Monde, 10 mai 2011 [15]
  69. Presse-Océan, 28 avril 2011
  70. Obsèques de la famille Dupont de Ligonnès, Le Figaro, 27 avril 2011
  71. a et b Affaire Dupont de Ligonnès: saura-t-on un jour la vérité ?, Nice-Matin, 15 avril 2013 [16]
  72. http://www.lesinrocks.com/2012/09/11/actualite/xavier-dupont-de-ligonnes-la-traque-sur-facebook-11300328/ Xavier Dupont de Ligonnès, la traque sur Facebook, Les Inrockuptibles, 11 septembre 2012 (entretien avec Chris la Vérité, créateur du groupe Facebook « Xavier Dupont de Ligonnès : Enquête et Débat » ; texte et propos recueillis par Loïc H. Rechi
  73. a et b Tuerie de Nantes : Ligonnès surfait sur un forum catholique intégriste, Le Monde, 28 avril 2011
  74. Les obsessions mystiques de Xavier de Ligonnès mises au Net, Libération, 28 avril 2011
  75. Le père incroyant, Le Nouvel Observateur, 28 avril 2011
  76. http://www.interassociation.org cliquer sur AEIMR dans la colonne de gauche de la page d'accueil et lire l'article : « Une secte dans l'affaire Dupont de Ligonnès ? ».
  77. Affaire Dupont de Ligonnès. La piste de Claudia, l’ancienne amante, Ouest-France, 24 février 2013 Affaire Dupont De Ligonnès. La piste de Claudia, l’ancienne amante, Ouest-France
  78. [17], Le Parisien
  79. Affaire Dupont de Ligonnès: l'audition de Claudia «n'a rien donné», 20 Minutes, 17 avril 2013 [18]
  80. « L'"ami américain" de Xavier Dupont de Ligonnès », sur francesoir.fr,‎
  81. Xavier Dupont de Ligonnès : de nouveaux repérages dans le Var, TF1, 10 avril 2013 [19]
  82. Dupont de Ligonnès : reportage sur le site des prochaines fouilles, Presse-Océan, 13 avril 2013 [20]
  83. a et b Affaire Dupont de Ligonnès: Les nouvelles recherches dans le Var n'ont rien donné, 20 Minutes, 3 mai 2013 [21]
  84. Presse Ocean
  85. Le corps retrouvé dans le Var ne serait pas Dupont de Ligonnès, BFM TV
  86. « Affaire Xavier Dupont de Ligonnès : des ossements trouvés près de Fréjus... », sur Midilibre.fr,‎
  87. a et b « Des ossements découverts près du lieu où s'est volatilisé Xavier Dupont de Ligonnès », sur Lefigaro.fr,‎
  88. « Xavier Dupont de Ligonnès : l'ADN sur les effets découverts près du cadavre n'est pas le sien », sur RTL.fr,‎ (consulté le 1 mai 2015)
  89. La sœur de Xavier Dupont de Ligonnès parle sur RTL, RTL
  90. Et si l'affaire Xavier Dupont de Ligonnès était une vaste supercherie ?, Midi libre
  91. Deux ans après, la sœur Dupont de Ligonnès croit toujours à un exil aux États-Unis, Metronews
  92. Affaire Dupont de Ligonnès : La version de la sœur du suspect, Mediaterranee
  93. Affaire Dupont de Ligonnès - Stéphane Goldenstein : "Dans ce dossier, il n'y a aucune certitude", Le Point, 9 avril 2013