Lunel-Viel

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Lunel-Viel
Vue aérienne du village
Vue aérienne du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Lunel
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lunel
Maire
Mandat
Jean Charpentier
2008-2014
Code postal 34400
Code commune 34146
Démographie
Gentilé Lunelviellois
Population
municipale
3 729 hab. (2011)
Densité 312 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 44″ N 4° 05′ 33″ E / 43.6789, 4.0925 ()43° 40′ 44″ Nord 4° 05′ 33″ Est / 43.6789, 4.0925 ()  
Altitude Min. 6 m – Max. 50 m
Superficie 11,97 km2
Localisation

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Lunel-Viel

Lunel-Viel (de l'occitan Lunèl Vièlh, le « Vieux Lunel ») est une commune française, située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Lunelviellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte.

Lunel-Viel est une commune située à 20 km de Montpellier et 30 km de Nîmes. Son bâti est presque continu avec Lunel à l'est.

La N113 la traverse, ainsi qu'une voie ferrée reliant Nîmes à Montpellier. Elle appartient au canton de Lunel.

Plusieurs champs viticoles au nord et au sud.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Lunel-Viel

Les armes de Lunel-Viel se blasonnent ainsi :

écartelé au premier et au quatrième d'or à un bœuf rampant de gueules, au deuxième d'azur à la face d'or accompagnée en chef de trois besants d'or et en pointe d'un croissant d'argent, au troisième d'azur à la croix d'or, sur le tout d'azur à un cygne d'argent soutenu d'une champagne ondée du même[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Lunel-Viel est le plus ancien village du Lunellois et l’un des plus anciens de la région. Lunel-Viel est une commune antérieure à Lunel, le chef-lieu du canton. On a recensé les premières traces d’occupation du site au Ier siècle av. J.-C., mais les plus importants vestiges datent du Ier siècle de notre ère, lorsque sous l’Empire romain la région littorale connut un important développement démographique et économique.

De grands thermes furent construits vers les années 70 après JC., dont subsistent les fondations que l’on peut visiter près de l’école maternelle de la rue des Thermes. Autour du carrefour et de la place centrale se développaient un second ensemble thermal et des maisons, dont la modestie ou au contraire le confort, témoignent du rang social de leurs occupants. Au XIe siècle, Lunel-Viel, comme les villages nouvellement créés, entre dans la dépendance de la seigneurie de Lunel qui lui a pris son nom et son ancienne prééminence politique.

Sports[modifier | modifier le code]

L'USLV, fondé en 1936, est un club de football basé à Lunel-Viel. L'école de football de l'Union sportive Lunel Vielloise est la base du club. Pour la saison 2006-2007, le club recense 280 licenciés (joueurs et dirigeants) répartis en 15 équipes, dont 12 équipes dépendent de l'école de football (les équipes séniors et vétérans ne font pas partie de l'école).

US LUNEL-VIEL
Pays Drapeau de la France France
Ligue Ligue du Languedoc-Roussillon de football
Club fondé en 1936
Couleurs Bleu et Blanc

La Boule Lunel-Vielloise, fondée en 1993, est un club de pétanque basé à Lunel-Viel. Créé en 1993 sous l'impulsion d'Alexandre Girard et de quelques amis, la Boule Lunel-Vielloise élit domicile à proximité des arènes. Le boulodrome municipal se dote alors d'un local, bâti par les membres du bureau. Avec la disparition de son président fondateur en 2006, Alain Vittoz prend le relais avec une équipe rajeunie.

La Boule Lunel-Vielloise
Pays Drapeau de la France France
Club fondé en 1993

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1977 Léon Jean SFIO puis PS Député (1951-1955), conseiller général (1945-1973)
1977 Jean Valles PS  
mars 2008 André Bonbonnelle PS Maire par intérim puis confirmé dans ses fonctions par le conseil municipal
mars 2008 en cours Jean Charpentier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 729 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
561 576 563 660 837 831 836 900 888
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
880 956 1 029 1 090 983 930 919 1 026 1 130
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 232 1 209 1 220 1 215 1 280 1 319 1 202 1 118 1 144
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 210 1 418 1 331 1 673 2 301 3 174 3 484 3 529 3 729
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les grottes préhistoriques du Mas des Caves
Ces grottes se situent à un kilomètre au nord-ouest du village en direction de Saint-Geniès. Les ancêtres des hommes de Néandertal furent les premiers occupants des lieux, il y a 500 000 ans. De nombreuses fouilles ont eu lieu depuis 1824 et les découvertes concernant la vie de ces ancêtres en font l’un des plus prestigieux gisements préhistoriques d’Europe. À ce jour, les grottes ne sont plus ouvertes au public.
Article détaillé : Mas des Caves.
L’église Saint-Vincent
Cette église construite en XVe siècle a été détruite plusieurs fois au cours de la guerre des Religions. Le seul vestige de l'église médiévale est le clocher. Il est surmonté d'un campanile en fer abritant une cloche classée MH datant de 1738 réalisée par le maître fondeur Jean Poutingon. Saint Vincent est le patron du village
Le Château de Lunel-Viel et son orangerie
Aucun texte ne signalait la présence d'un château au Moyen Âge. En effet Lunel-Viel était à cette époque sous le commandement de la baronnie de Lunel. Le château date du XIIe siècle pour sa partie la plus ancienne. Bâti par la famille de Trémollet, seigneur du lieu aux XVIIe et XVIIIe siècle, le château fut vendu à la veille de la révolution au sieur Durand, maire de Montpellier. Le château a été profondément transformé durant la seconde moitié du XIXe siècle. Le château appartenait alors à Paul Manse, un riche avocat. Il a fait construire une chapelle qui a gardé son décor néo-gothique. La tour, sorte de donjon néo médiéval domine le village et la plaine d'une hauteur imposante de 30 mètres. Dans le parc fut construite en 1876 une grande orangeraie de style Napoléon III, sa couverture d’ardoise en écaille et son décor sculpté lui a valu d'être classé monument historique par les bâtiments de France en 1990. Au sein du parc se trouve aussi un carillon de trois cloches datant de 1898 initialement installé sur la façade du château.

Depuis 2008, ce lieu accueille le festival Un piano sous les arbres qui se tient chaque année pendant le dernier week-end d'août.

La Tour de Farges
C'est sur le sommet d'une colline dominant la Petite Camargue que, couverte de ceps de vigne de Muscat, un boqueteau dérobe aux regards La Tour de Farges. Le domaine à l'histoire mouvementée remonte au XVIe siècle.[style à revoir]
Depuis la fin du XVIIIe siècle , la Tour de Farges appartient à la famille Sabatier d'Espeyran. François Sabatier qui en fut le propriétaire au cours du XIXe siècle, était un de ces amateurs d'art qui avait su lier amitié avec des artistes de talent. Le peintre Gustave Courbet, invité dans la propriété, immortalisa d'ailleurs le domaine dans une de ces toiles Vue de la Tour de Farges. Le château s'affirmait alors comme un salon de culture internationale, de chant, une académie de peinture romantique, un lieu où se répandait l'esprit et le goût.[style à revoir]
De nombreux artistes ainsi que Karl Marx et Jules Michelet y ont séjourné.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Armorial des communes de l'Hérault, Didier Catarina, Jean-Paul Fernon, avec le concours de Jacky David, éd. Artistes en Languedoc, 2004, (ISSN 1264-5354), p. 48.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]