Armée des Pyrénées occidentales

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L’armée des Pyrénées occidentales est une armée de la Révolution française. Elle se battit en Pays basque et en Navarre, sous les ordres, entre autres, des généraux D'Elbecq et de Moncey, jusqu'à la paix en 1795. Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie Dumas dit le général Dumas, nommé commandant en chef en septembre 1793, la quitta sans jamais l'avoir commandée.

Création et évolution[modifier | modifier le code]

Généraux[modifier | modifier le code]

Quartier général[modifier | modifier le code]

Le Quartier général est d’abord placé à Bayonne, puis à Saint-Jean-de-Luz[1].

Effectifs[modifier | modifier le code]

Lors de son déploiement au printemps 1793, elle compte 8 000 hommes, organisés en deux divisions, elles-mêmes regroupant 15 bataillons et 18 compagnies franches.

Mi-1794, ses effectifs atteignent 66 000 hommes.

La division de gauche (PC : Saint-Jean-Pied-de-Port) est commandée par Lamoureux de Genettière[2]. Blessé, il est remplacé le 8 juin par le général Dubouquet[3].

Elle est divisée en deux divisions, la 3e de l’armée commandée par général Moncey, et la division de réserve, basée à Saint-Jean-Pied-de-Port par Mauco. Les autres divisions de l’armée des Pyrénées occidentales sont alors commandées par Delaborde et Frégeville. Les divisions de front ont 31 bataillons.

En octobre 1794, une nouvelle division est formée, sous les ordres de Marbot.

En juin 1795, elle compte 66 bataillons et quatre régiments de cavalerie[4].

Opérations[modifier | modifier le code]

Observations[modifier | modifier le code]

Le général Alexandre Dumas, nommé général en chef de l’armée des Pyrénées occidentales par arrêté du Conseil exécutif du 8 septembre 1793, rejoignit bien cette armée le 28 octobre ; mais les représentants en mission s'opposèrent à ce qu'il prenne le commandement en chef et le conservèrent provisoirement au général Muller, par un arrêté en date du 29.

Au commencement de décembre, sur un nouvel ordre du Conseil exécutif, le général Dumas quitta l’armée des Pyrénées occidentales sans l'avoir commandée, pour conduire une colonne de renfort à l'Armée de l'Ouest.

À la dissolution de cette armée :

  • 18 bataillons et un régiment de troupes à cheval restèrent en garnison dans l'arrondissement de l'armée.
  • 36 bataillons et 2 régiments de troupes à cheval rejoignirent l'Armée de l'Ouest.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • C. Clerget : Tableaux des armées françaises pendant les guerres de la Révolution, Librairie militaire, 1905.
  • Louis de Marcillac, Histoire de la guerre entre la France et l'Espagne pendant les années de la Révolution française 1793, 1794 et partie de 1795, Paris, Magimel, 1808, 343 p.
  • Mémoires sur la dernière guerre entre la France et l'Espagne dans les Pyrénées occidentales, Paris, Strasbourg, Treuttel et Wurtz, 1801, 234 p.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Folio. La citadelle et la place de Saint-Jean-Pied-de-Port, de la Renaissance à l’Époque Contemporaine, in Cahier du Centre d’études d’histoire de la défense n° 25 Histoire de la fortification, 2005 ISBN 2-11-094732-2, En ligne www.cehd.sga.defense.gouv.fr, consulté le 3 mars 2007, p 134
  2. Gérard Folio, op. cit., p 135
  3. Gérard Folio, op. cit., p 136
  4. Gérard Folio, op. cit., p 138