Dompierre-Becquincourt

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Dompierre-Becquincourt
Église Saint-Denis de Becquincourt
Église Saint-Denis de Becquincourt
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Chaulnes
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Picardie
Maire
Mandat
Jean-Luc Maillard
2014-2020
Code postal 80980
Code commune 80247
Démographie
Population
municipale
650 hab. (2011)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 54′ 29″ N 2° 48′ 21″ E / 49.9081, 2.805849° 54′ 29″ Nord 2° 48′ 21″ Est / 49.9081, 2.8058  
Altitude Min. 54 m – Max. 92 m
Superficie 11,05 km2
Localisation

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Dompierre-Becquincourt

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Dompierre-Becquincourt

Dompierre-Becquincourt est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Frise
Cappy Frise et Eclusier-Vaux Herbécourt
Fontaine-lès-Cappy Frise Flaucourt
Fay Assevillers

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est de nature silico-argileuse de formation crétacé. Il est composé par le limon des plateaux.

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est celui d'un plateau sans accident de terrain. Le paysage est presque exclusivement plat et se compose de champs cultivés.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau ne traverse la commune, aucune source.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominants de nord-ouest et de sud-ouest.

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune est composé de deux agglomérations Dompierre et Becquincourt qui se rejoignent pour n'en former qu'une seule. Détruits pendant la Grande Guerre, les deux villages ont été reconstruits dans l'Entre-deux-guerres. Des lotissements sont venus étoffer le tissu urbain dans les années 2000.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Dompierre (Dom-Pierre, Domus Petri) maison de Pierre ; le prieuré était consacré à St Pierre.
  • Becquincourt (Béthincourt, Béthomis Curtis, du nom du 1er seigneur).

Histoire[modifier | modifier le code]

De la préhistoire à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Dompierre-en-Santerre[modifier | modifier le code]

  • Dompierre est d'origine ancienne. On y découvre encore des silex taillés dans les champs qui entourent le village et même dans les jardins[1].
  • L'archéologie a montré l'existence de villas gallo-romaines et d'un fanum sur le territoire de la commune.
  • Le prieuré de Dompierre existait dès les premières années du XIIe siècle ; en 1109, il appartenait à l'Ordre de Cluny[1].
  • En 1383 il fut transformé en une grande exploitation agricole. Dès le XIIIe siècle, les abbés de Saint-Barthélemy deviennent les seigneurs de Dompierre[1].
  • En 1597 les guerres empêchant le labour, les religieux sont obligés de baisser le prix des fermages[1].
  • En 1632, 1633 et 1634 les troupes du comte de Soissons campées à Cappy et aux environs, empêchant le labour, les propriétaires sont obligés de faire la remise des fermages[1].
  • La Maladrerie possédait en 1695, 62 hectares de terres[1].
  • Dès 1689, le village avait son école[1].
  • En 1814 et 1815, pendant la Campagne de France, les Cosaques séjournent dans le pays et laissent des traces de leur passage[1].
  • Durant la guerre franco-prussienne de 1870, la localité eut beaucoup à souffrir de l'invasion allemande par suite du siège de Péronne. Le général Von Gœben logea pendant 10 jours chez le curé d'où il lança plusieurs ordres importants. Le montant des réquisitions, en nature et en argent, fut de 74 259 fr[2].
  • En 1881, la Sucrerie Normand était installée à Dompierre-en-Santerre. Détruite pendant la Grande Guerre, elle fut reconstruite en 1922 et devint la Sucrerie centrale du Santerre. Elle développa ses activités : râperie, distillerie, four à chaux etc. des logements pour les salariés furent construits. Cette sucrerie cessa ses activités en 1988, tournant ainsi une page de l'histoire économique de la commune[3].

Becquincourt[modifier | modifier le code]

  • Au XIIe siècle, le village de Becquincourt appartenait au comte de Vermandois. Eléonore en fut la dernière titulaire.
  • En 1414, le Duc de Bourgogne passe à Eclusier après avoir logé au château de Becquincourt.
  • Pendant les Guerres de religion, le château fort appartenait aux d'Humières, dont l'un était gouverneur de Péronne en 1568.
  • En 1589, la seigneurie de Becquincourt fut confisquée par Charles d'Humières passé au service de Henri IV.
  • Enfin, sous Louis XIII, la forteresse fut détruite et jusqu'en 1872, on pouvait en voir les ruines.
  • L'église datée du XIe siècle fut détruite en 1916 pendant la grande offensive. Une nouvelle église dédiée à Saint Denis a été reconstruite sur le même emplacement par l'architecte Louis Poisson de 1928 à 1932.
  • En 1707, la présence d'un maître d'école est attestée dans la paroisse de Becquincourt.
  • En 1814 et en 1815, pendant la Campagne de France, les Cosaques séjournent dans le pays et laissent des traces de leur passage.
  • Durant la guerre franco-prussienne de 1870, la localité eut beaucoup à souffrir de l'invasion allemande par suite du siège de Péronne. Le général Von Gœben logea le 6 janvier 1871 à la ferme du Moulin. Des réquisitions, importantes en nature et en argent étaient exigées des ennemis qui s'emparaient de tout ce qui était à leur convenance[2].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Le 26 août 1914, la canonnade se fit entendre et la lueur des incendies incita les habitants de Dompierre et de Becquincourt à fuir. Le lendemain, un avion allemand Tauben survola les villages et une fusillade retentit à l'extrémité de Dompierre. Une ferme de Becquincourt flamba vers 23 h 30. Les uhlans occupèrent le village. Le 28 août, les habitants restés à Dompierre dont le curé sont fait prisonniers, les deux villages sont pillés[4].
  • Le 14 septembre, l'armée française arriva aux villages après la Bataille de la Marne. Une partie de la population revint chez elle.
  • Du 26 au 30 septembre 1914, Dompierre et Becquincourt subirent cinq jours de bombardement intensif de la part des 18 canons allemands d'abord, la population se terra dans les caves. On compta jusque 20 obus à la minute. Le 30 ce fut l'artillerie française qui riposta. Les Allemands rassemblèrent 80 hommes prisonniers valides à Becquincourt et les acheminèrent à Péronne puis en Allemagne[4].
  • Les 30 et 31 octobre, les combats font rage entre Français et Allemands, ces derniers eurent le dessus. Dompierre et Becquincourt, devinrent jusqu'au 1er juillet 1916, la première ligne de front allemande[4].
  • Le 9 novembre 1914, les Allemands évacuèrent les derniers habitants restés dans les villages.
  • En mars-avril et juillet 1915, ce fut la "guerre des mines" à laquelle Blaise Cendrars participa[4].
  • Le 1er juillet 1916, au premier jour de la Bataille de la Somme, Dompierre et Becquincourt furent pris par les troupes coloniales françaises du 23e Régiment d'infanterie coloniale. En novembre-décembre 1916, les soldats s'enlisaient dans la boue comme le rapporte le témoignage de Jean Hugo, arrière-petit-fils du grand écrivain[4]. Les Français puis les Britanniques arrivés en mars 1917 cantonnèrent à Dompierre jusqu'en mars 1918.
  • Le 21 mars 1918, ce fut le début de la Bataille du Kaiser, l'armée allemande lança sa dernière grande offensive et marcha sur Amiens.
  • Le 8 août 1918, ce fut le début de l'Offensive des Cent-Jours, la contre-offensive victorieuse des Alliés. Dompierre et Becquincourt furent libérés le 23 août par la IVe Armée britannique du général Rawlinson[4].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

  • En 1920, la municipalité de Dompierre-en-Santerre décida la création d'un cimetière militaire près du cimetière communal.
  • La reconstruction des village débuta en 1921.
  • En 1924, ce fut l'érection du monument aux morts de Dompierre.
  • En 1936, une cellule du Parti communiste français existait à Dompierre[5].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Novembre 1941, l'instituteur et secrétaire de mairie, M. Lenglet, prisonnier de guerre fut libéré et repris son poste à Dompierre[5].
  • 1943, René Prot est emmené en Allemagne au titre du STO, il y mourut[5].
  • Des parachutages d'armes et de munitions eurent lieu sur la commune de Dompierre dans la nuit du 31 mars au 1er avril, le 2 juin et le dans la nuit du 5 au 6 juillet 1944. Une manifestation patriotique se déroula le 14 juillet avec drapeau tricolore devant l'église[5].
  • Les 16 et 17 juillet 1944, des Résistants de Dompierre sont arrêtés : Raphaël Van den Bossche, le maire Paul Marchand, Raymond Holmière, Marcel Gogibus, Roland Blondel et Albert Colombin, de Corbie. André Ghesquière un Belge, réfractaire au STO qui tentait de s'enfuir fut abattu par les Allemands. D'autres purent s'échapper avant d'être arrêtés. Emmenés au Camp de Royallieu à Compiègne, les prisonniers furent déportés à Buchenwald puis au Kommando de Neu-Stassfurt, sauf Roland Blondel qui put s'enfuir lors du passage du convoi à Suippes (Marne). Partis par le convoi du 17 août 1944, il arrivèrent à Buchenwald le 21 août. Paul Marchand mourut la nuit du 2 mai 1945 au cours de l'évacuation forcée du camp par les Allemands[5].

Après 1945[modifier | modifier le code]

  • En 1964, la commune de Dompierre-en-Santerre fusionna avec celle de Becquincourt pour former la commune de Dompierre-Becquincourt.
  • 1988, fermeture de la sucrerie de Dompierre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2014 Michel Macaclin[6]    
2014[7] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Luc Maillard    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 650 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
608 653 790 624 659 624 652 646 655
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
617 600 627 635 626 648 622 615 625
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
650 628 586 195 451 563 574 576 650
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
613 703 635 646 664 642 632 629 650
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture, fêtes, sport et loisirs[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Football[modifier | modifier le code]

Le Football Club de Dompierre-Becquincourt fut fondé en 1937 par les employés de la sucrerie du village. À sa création, le club disposait de ressources financières élevées notamment grâce au soutien des dirigeants de la sucrerie locale. Aujourd'hui, le club possède trois équipes qui évoluent en 4e et 5e division départementale.

Fêtes[modifier | modifier le code]

Dompierre de France[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'association des Dompierre de France, qui réunit les 23 communes françaises dont le nom est composé de Dompierre. Chaque année, Dompierrois et Dompierrais se réunissent lors d'une fête nationale. En 2013, cette fête a eu lieu à Dompierre-les-Ormes en Saône-et-Loire.

Économie[modifier | modifier le code]

Le disparition de la sucrerie de Dompierre a fait chuter l'activité économique de la commune.

Les activités commerciales et artisanales sont peu nombreuses. Les services de proximité sont ceux de la plupart des communes avoisinantes: école primaire, santé etc.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Nécropole nationale de Dompierre-Becquincourt[modifier | modifier le code]

Cimetière militaire français de la Première Guerre mondiale fut créé en 1920. Il rassemble 7 034 sépultures dont 1 641 dans quatre ossuaires. Parmi les tombes, on trouve de nombreuses tombes de soldats coloniaux, une tombe belge et une russe.

Chemin de fer Froissy-Dompierre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chemin de fer Froissy-Dompierre.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint Pierre de Dompierre-en-Santerre, reconstruite après 1918.
  • Église Saint-Denis, de Becquincourt
  • Le monument aux morts de Dompierre-en-Santerre : au sommet d'une borne pyramidale, a été posée la statue d'un poilu enjambant le parapet de la tranchée pour partir à l'assaut le fusil à la main.
  • L'ancienne sucrerie de Dompierre-en-Santerre.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographe[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865.
  • Francine François-Dejuine, 1914-1924, 26 communes dans la tourmente, Inval-Boiron, la Vague verte, coll. « Souvenance »,‎ 2007 (ISBN 978-2-913-92499-4).
  • Francine François-Dejuine, 1935-1955, mémoires de 28 communes du Santerre, Inval-Boiron, Éd. la Vague verte, coll. « Souvenance »,‎ 2011 (ISBN 978-2-356-37035-8).

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Notice géographique et historique sur la commune de Dompierre-en-Santerre, rédigée par M. Deneux, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme.
  2. a et b Sources : archives en ligne du Conseil Général de la Somme. "Monographie communale année 1899" rédigées en 1899 par les instituteurs de Dompierre et de Becquincourt.
  3. http://www.encyclopedie.picardie.fr/index.php/La_sucrerie_de_Dompierre-Becquincourt
  4. a, b, c, d, e et f Francine Dejuine, 1914-1924, 26 communes dans la tourmente, Inval-Boiron, la Vague verte, coll. « Souvenance »,‎ 2007 (ISBN 978-2-913-92499-4)
  5. a, b, c, d et e Francine Dejuine, 1935-1955, mémoires de 28 communes du Santerre, Inval-Boiron, Éd. la Vague verte, coll. « Souvenance »,‎ 2011 (ISBN 978-2-356-37035-8)
  6. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté le 9 août 2008)
  7. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011