Bataille de Morhange (1914)
| « Bataille de Lorrraine » redirige ici. Pour pour les combats de la Seconde Guerre mondiale à l'hiver 1944-1945, voir Campagne de Lorraine. |
La bataille de Morhange fait partie de la bataille de Lorraine. Elle est l'une des premières batailles de la Première Guerre mondiale qui se déroule en août 1914 et qui oppose les troupes françaises et allemandes. Elle s'inscrit dans le Plan XVII, qui prévoyait une offensive française en Moselle et en Alsace, qui éventuellement se prolongerait en Allemagne. Elle fait partie de la phase connue sous le nom de « bataille des Frontières ».
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L'offensive française [modifier]
La principale offensive française au sud, connue sous le nom de bataille de Lorraine, commence le 14 août lorsque la 1re Armée du général Dubail marche sur Sarrebourg alors que la 2e Armée du général de Castelnau se dirige vers Morhange. Les Français y sont attendus par les VIe et VIIe Armées allemandes réunies sous le commandement du Kronprinz Rupprecht. Le Kronprinz doit engager le combat avec les forces françaises pour les fixer au centre, pendant que l'aile droite de l'armée allemande, dans le cadre du plan Schlieffen encercle ses adversaires. Les troupes allemandes qui ont une doctrine d'emploi des mitrailleuses beaucoup plus efficace que celle de l'adversaire, infligent de lourdes pertes à l'infanterie française. Celle-ci encore vêtue d'uniformes datant du XIXe siècle, avec des capotes bleues et des pantalons rouges, pratique la tactique d'« offensive à outrance » en vogue depuis le début du siècle et construite sur des charges en rangs serrés dès que le contact est établi avec l'ennemi. Après quelques succès initiaux qui permettent aux deux armées françaises de pénétrer d'une vingtaine de kilomètres à l'intérieur du territoire allemand, l'offensive française s'arrête. Deux soldats français notables sont tués dans la bataille de Morhange : Louis Laffitte, ancien secrétaire-général de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Meurthe-et-Moselle, et directeur de l'Exposition Internationale de l'Est de la France à Nancy en 1909 ; et Emile Toussaint, un des architectes de la Chambre de Commerce de Meurthe-et-Moselle, à Nancy.
La contre-offensive allemande [modifier]
Le Kronprinz Rupprecht, déçu par le rôle uniquement défensif qui lui a été assigné, demande à ses supérieurs la permission de contre-attaquer. Le 20 août, la contre-offensive débute. Elle contraint Castelnau à ordonner à ses troupes de se retirer de Morhange et force la 1re Armée française à évacuer Sarrebourg. Les Allemands ne s'arrêtent pas à la frontière et continuent leur progression pour essayer de prendre Nancy. Le 20e Corps de Ferdinand Foch parvient à défendre Nancy sur le Grand Couronné avec succès, mettant fin à l'offensive allemande.
L'issue de la bataille est incertaine jusqu'au 24 août, jour où la bataille de la trouée de Charmes, une offensive allemande d'ampleur réduite, est lancée. Les Français ont été alertés par des observations aériennes et la progression allemande est négligeable. Le jour suivant, une contre-attaque française récupère le terrain perdu la veille. Les combats continuent avec les batailles du Grand Couronné et de la Haute Meurthe jusqu'à la mi-septembre, lorsque les premières tranchées sont creusées.