Beuvraignes

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Beuvraignes
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Roye
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Roye
Maire
Mandat
Michel Monard
2014-2020
Code postal 80700
Code commune 80101
Démographie
Population
municipale
835 hab. (2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 45″ N 2° 46′ 09″ E / 49.6458333333, 2.76916666667 ()49° 38′ 45″ Nord 2° 46′ 09″ Est / 49.6458333333, 2.76916666667 ()  
Altitude Min. 77 m – Max. 104 m
Superficie 14,45 km2
Localisation

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Beuvraignes

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Beuvraignes

Beuvraignes est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Picardie. La commune abrite une nécropole nationale [1] ainsi que le parc éolien de Laucourt-Beuvraignes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Beuvraignes se situe au centre de la Picardie, à l’extrême sud-est de la plaine du Santerre. Plus longue que large, elle s’insère étroitement entre le village de Tilloloy, dont elle est séparée physiquement par la Nationale 17, l’autoroute A1 et le TGV Nord, et le village de Crapeaumesnil.

Beuvraignes se trouve à 7 kilomètres au sud de Roye, son chef-lieu de canton, à 16 kilomètres à l’est de Montdidier, son chef-lieu d’arrondissement, et à 47 kilomètres au sud-est d’Amiens, chef-lieu du département de la Somme dont elle forme la limite. Elle est bornée par dix territoires (4 appartiennent à la Somme et 6 à l’Oise (cf. "Communes limitrophes"))

La population se répartit entre le bourg principal et trois hameaux, dont deux lui sont rattachés :

  • à l’est la Rue de l’Abbaye
  • au sud le Cessier
  • seul, le hameau des Loges se trouve isolé au sud–est du territoire qui forme un plateau à peine ondulé borné par la vallée du Matz. Son point culminant atteint 102 mètres au-dessus du niveau de la mer près de la chapelle tandis que l’on cote 91 mètres dans la partie septentrionale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beuvraignes
Laucourt, Dancourt-Popincourt Roye Amy
Tilloloy, Bus-la-Mésière Beuvraignes Fresnières
Boulogne-la-Grasse, Conchy-les-Pots Roye-sur-Matz Canny-sur-Matz

Toponymie[modifier | modifier le code]

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Le lieu fut mentionné successivement sous les formes : Beverinae (1048), Bevrigne (1148), Buvrigne (1184), Buveringnes (1300), Buvregnes (1362), Buveraines (1564), Buvringe (1625), Buverainge (1666), Beuvreines (1743), Beuvraignes (1767).

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le lieu était jadis peuplé par les Veromandues, tribu gauloise d’origine celte, vivant dans un environnement boisé et marécageux.

Les différentes découvertes du XIXe siècle font remonter les origines de la localité à l’époque gallo-romaine. Outre la découverte de fours de potiers, de pièces à l’effigie de Néron et de Postume (257 après J-C), les habitants pouvaient encore admirer un menhir sur la place du village jusqu’en 1816.

Il faut attendre le XIIe siècle pour retrouver la trace de Beuvraignes dans les archives de l’abbaye de Saint-Eloi de Noyon. En effet, cet ordre religieux avait sous contrôle la commune, divisée en dix petits domaines. L'actuel hameau de l’Abbaye atteste d'ailleurs encore par son nom de cette « main mise ». Les moines gardent ce « contrôle » jusqu’au XVIIIe siècle.

À la fin du XVIIIe siècle, les archives relèvent que la population est constituée de bûcherons, d’éleveurs, de nourrices (pour les enfants de Paris) et d’agriculteurs.

Pendant la Révolution française les paysans protègent 13 prêtres réfractaires entre 1792 et 1794, date à laquelle l’édifice religieux est réquisitionné et transformé en usine de poudre. Ils plaident pour le seigneur de Tilloloy, guillotiné sous la Terreur.

Pensant l’Empire et le XIXe siècle : développement économique, récolte agricole abondante, construction du château des Loges (habitation du député de la Somme, le baron de Septenville en 1798), construction d’une perception (1800), embauche d’un instituteur et d’une institutrice (rare en milieu rural sous l’Empire), aménagement des trottoirs et de la place au centre du village (1816), construction d’une école-mairie (1853), rénovation de l’église (1866), construction de la chapelle (1867), création de la ligne de chemin de fer entre Roye et Compiègne avec une gare dans le village (1879), inauguration d’une poste-télégraphe (21/04/1900), reconstruction d’une école mixte plus grande (1910/1914).

La population participe moyennement à l’exode rural du XIXe siècle lié à la Révolution industrielle (comme peut le montrer un graphique pour la période de 1846 à 1906).

En effet, le dynamisme économique local (en 1900, on note une production de cidre, des fabricants de fromage, une carrière de chaux, une exploitation de sable, six moulins à vent, une fabrique de gants de peau à domicile pour les femmes, une fabrique de liqueur « La Mélina » dont le secret de fabrication sera perdu pendant la Première Guerre mondiale) et l’avantage que représentent les « Usages » garantissent aux habitants des revenus suffisants.

Pendant la Première Guerre mondiale, dès 1915, la commune sera rasée. En 1919, les premiers habitants reviennent.

Carte postale de Beuvraignes de la première guerre mondiale. Cette carte est celle d'un soldat allemand écrivant à sa femme.

Pendant l'Occupation, la commune est classée en zone interdite. Beuvraignes subit la présence de deux camps de prisonniers, quelques habitants sont arrêtés par dénonciation, certains d’entre eux ne reviennent pas des camps de travail nazis.

Selon les statistiques de l’Institut national des statistiques économiques (INSEE), les personnes étiquetées « actives » se sont installées dans la commune entre 1982 et 1999. Cela expliquerait que le nombre de personnes demandeuses d’emploi a baissé de 37,44 %, passant de 23,04 % de la population en 1982 à 12,8 % en 1999.

Dans les années 1980, la commune compte deux garagistes, un maréchal ferrant, deux boulangers, un coiffeur, un horticulteur, deux charcutiers, un boucher, deux épiciers, quatre cafetiers, un gérant de camping, un transporteur, un entrepreneur de travaux agricoles, un chef d’entreprise (usine de fibre de verre), deux menuisiers, trois matelassiers. La gare a fermé dans les années 1970, la ligne de chemin de fer a été démontée.

En 1982 cinquante femmes de la commune n’étaient ni actives, ni demandeuses d’emploi. Or, en 1999, elles sont comptabilisées. On peut supposer que lors du premier recensement les mères au foyer, les femmes d’artisans, de commerçants et d’agriculteurs ne rentraient dans aucune « case » et qu’il y avait là un manque de reconnaissance pour leur activité.

Administration[modifier | modifier le code]

La commune est l'une des dernières de France à posséder un garde champêtre.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Michel Monard   Réélu pour le mandat 2014-2020[2], [3]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 835 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 238 1 128 1 124 1 064 1 215 1 238 1 248 1 249 1 262
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 175 1 224 1 207 1 183 1 198 1 195 1 138 1 095 1 096
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 081 1 101 1 054 597 826 849 820 768 775
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
716 660 623 603 610 694 773 796 835
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
Croissance démographique de Beuvraignes
Évolution de la population, de la densité moyenne de population et de la variation annuelle moyenne de la population à Beuvraines depuis 1968

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école maternelle et élémentaire qui accueille 114 élèves[6]. Elle est située dans l'académie d'Amiens, en zone B du calendrier scolaire[6]. Une cantine est en construction au début de l'année 2014. Beuvraignes étant la seule commune à ses alentours à posséder une école élémentaire, elle regroupe les élèves de toutes les autres communes grâce aux bus scolaires.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose d'aucun équipement de santé. Le médecin et la pharmacie la plus proche se situent à 8 kilomètres, à Roye. La clinique la plus proche se trouve quant à elle à 17 kilomètres, dans la ville de Montdidier.

Services[modifier | modifier le code]

Actuellement, on retrouve dans la commune deux boulangers, un horticulteur, deux plombiers et un matelassier. Une supérette d'alimentation qui avait ouvert en 2012 a fermé ; et la boulangerie qui avait aussi fermé momentanément a rouvert grâce au rachat de la mairie. La caserne de pompiers la plus proche se trouve à 8 km, sur la commune de Roye. La police, les restaurants, les supermarchés, les associations (par exemple le sport avec des clubs de football, de tennis de table, de tennis, etc.) s'y trouvent aussi.

Économie[modifier | modifier le code]

Une entreprise (usine de fibre de verre), un gérant en stockage, un entrepreneur en fabrication de tee-shirt, un entrepreneur en métallurgie, un entrepreneur en informatique et un transporteur sont présents en 2014.

L’augmentation des résidences principales démontre le gain en population, cependant le nombre de personnes travaillant sur la commune est en constante diminution. Il était de 114 personnes sur 226 actifs en 1982 contre 64 personnes sur 269 actifs en 1999.

L’agrandissement et la modernisation des équipements de l’école maternelle et primaire, le développement des activités de loisirs para et périscolaire (contrat « temps libre ») s'ajoutent au dynamisme des associations.

Ce tableau regroupe les chiffres clés de l'économie sur la commune [7]:

L'économie sur Beuvraignes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin sur la façade de laquelle se dessine l'ombre du calvaire.

Sur la commune, on peut retrouver :

Le cimetière militaire de Beuvraignes
  • L'église Saint-Martin, reconstruite en 1930, remplace l'ancien édifice du XVIe siècle détruit en 1917
  • La chapelle des Fontaines à Rue-de-l'Abbaye : pierres tombales des religieux de l'abbaye
  • Le carrefour patriotique Robert Ruelle[8]
  • Le bois des Loges
  • La stèle commémorative et la statue du poilu[8]
  • Le cimetière militaire de Beuvraignes
  • Le parc éolien de Laucourt-Beuvraignes
  • Beuvraignes se situait sur le front de la première guerre mondiale[9]. Beaucoup de cartes postales ont été envoyées et aujourd'hui retrouvées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Robert Ruelle, président de l'association Non à la décharge du bois des Loges qui lutta activement jusqu'à son dernier souffle contre un centre d'enfouissement de déchet[10] sur un site où a eu lieu une terrible bataille lors de la Première Guerre mondiale. Un carrefour patriotique portant son nom, lui rendant ainsi hommage, a été inauguré en même temps qu'une stèle avec une statue de granite représentant un poilu de la grande guerre, le 25 novembre 2006. Plusieurs personnalités politiques y étaient présentes[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Beuvraignes », sur http://juin1940.free.fr/ (consulté le 04/08/2014)
  2. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 9 juin 2008 (consulté le 15 juillet 2008)
  3. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. a et b « Ecole primaire publique - Beuvraignes (Somme). », sur education.gouv.fr (consulté le 02/08/2014)
  7. http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=com-80101
  8. a et b entre Crapaumesnil et Fresnières
  9. « Nécropole française de Beuvraignes "Bois des Loges" », sur Picardie 14-18, site personnel consacré à la Mémoire des soldats de la Grande Guerre ayant combattu en Picardie.,‎ 2006 (consulté le 15 juillet 2008)
  10. une décharge plus précisément
  11. Voir article du Courrier Picard (de la Somme et de l'Oise) en date du dimanche 26 novembre 2006 (on y voit notamment sa veuve découvrir la croix du drapeau tricolore).


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maxime de Sars, Beuvraignes et ses communes, édité par Gilbert Dubois (1974).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]