Édouard-Jean Empain

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Édouard-Jean Empain
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Fonction
Président-directeur général (en)
-
Titre de noblesse
Baron
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
PontoiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Surnom
YasukaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Activités
Parentèle
Édouard Louis Joseph Empain (grand-père paternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Baron Empain Arms.jpg
blason

Le baron Édouard-Jean Empain, dit Wado (né le à Budapest et mort le [1]), est un homme d’affaires belge.

Président-directeur-général du groupe Empain-Schneider de 1971 à 1981, il a été victime d'un enlèvement en 1978.

Biographie[modifier | modifier le code]

Édouard-Jean Empain est le petit-fils du général baron Édouard Empain et le fils de Jean (dit Johnny) Empain et de l'artiste américaine du burlesque Rozell Rowland. À la mort de son père, il est adopté par Édouard-Louis, le frère de son père qui épouse sa mère, devenue veuve. Il est appelé "Wado" par ses proches[2].

En 1957, il épouse Sylvana Bettuzzi, dont il a trois enfants (deux filles et un garçon)[3]. La même année il contraint son oncle et beau-père à signer les "accords de Neuilly" qui prévoient son accession à la présidence de la holding familiale.

En 1963 il occupe la position d'actionnaire principal du groupe Schneider S.A., puis en 1972 devient président du nouveau groupe Empain-Schneider, position qu'il cédera en 1981 à Didier Pineau-Valencienne . Il est également à la tête, par l'intermédiaire de son groupe, de diverses entreprises comme Fusalp[4].

L’affaire Empain[modifier | modifier le code]

Le , Édouard-Jean Empain est enlevé à la sortie de son domicile parisien, avenue Foch. Ses ravisseurs, dirigés par Georges Bertoncini, demanderont une rançon de 80 millions de francs français (ramenée ensuite à 40 millions) et l'amputeront de la première phalange de son auriculaire gauche pour faire pression sur la famille. Après plusieurs tentatives de libération, il sera relâché le près d'une station de métro. Le procès de ses ravisseurs eut lieu en décembre 1982, ils écoperont de 5 à 20 ans de réclusion criminelle[5].

Il racontera qu'à son retour seul son labrador Love a manifesté sa joie de le revoir. Sa famille, ses amis et ses collaborateurs l'avaient déjà enterré. Ses relations avec ceux-ci se dégradèrent complètement jusqu'à ce qu'il coupe les ponts et commence une nouvelle vie[5].

Après l'affaire[modifier | modifier le code]

Un an après sa libération, il divorce de son épouse Sylvana[6].

En 1981, Édouard-Jean Empain vend ses parts dans le groupe Empain-Schneider, puis se reconvertit dans l'immobilier et les produits pétroliers[6].

Il partage alors son temps entre Paris et Monaco. C'est d'ailleurs dans la capitale française qu'il fait la connaissance d'un ancien mannequin, Jacqueline Ragonaux, avec qui il partagera sa vie durant 8 ans avant de l'épouser à Monaco en [6].

En 2003, il est poursuivi, avec un de ses associés (Éric Graham), pour banqueroute frauduleuse en 1998 de sa société immobilière SNC Empain-Graham, mais tous deux sont finalement relaxés[7].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • La Vie en jeu, Paris, Jean-Claude Lattès, 1985.
  • Schneider, l'histoire en force, éditions Jean-Pierre de Monza, 1996

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gilbert Dupont, « Les dernières paroles du Baron Empain: "Il faut sortir gagnant de cette impasse" », sur http://www.dhnet.be/, (consulté le 21 juin 2018).
  2. Tristan de la Broise & Félix Torres, Schneider, l'histoire en force, page 277
  3. « 23 janvier 1978, l’enlèvement du baron Empain avenue Foch à Paris », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 22 juin 2018)
  4. Frédéric Martin Bernard, « Fashion altitude : Fusalp remonte la pente », sur Le Figaro, (consulté le 15 mars 2015)
  5. a et b Faites entrer l'accusé, t. 4, L'Enlèvement du baron Empain, Christophe Hondelatte, éd. Michel Laffon, 04/2006 (ISBN 2749904447)
  6. a b et c « MONDANITES - Le Soir », Le Soir,‎ (lire en ligne, consulté le 22 juin 2018)
  7. « Le baron Empain relaxé dans une affaire de banqueroute », nouvelobs.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lumière (Paris, Le Cherche-Midi, 2011), autobiographie d'Alain Caillol, qui fut un des ravisseurs.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]