Introduction en bourse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir IPO.

Une introduction en bourse (en anglais « Initial Public Offering », représenté par l'acronyme « IPO ») est une opération financière conduite par une société et ses différents conseils (banquier d'affaires, commissaires aux comptes, avocat d'affaires, etc.) qui permet la cotation de titres de capital [actions] de cette entreprise sur un marché boursier. Elle est généralement couplée à une levée de fonds (augmentation de capital) et parfois à des cessions d'actions détenues par des actionnaires.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les plus grosses introductions en Bourse de l'Histoire des bourses de valeurs[1],[2],[3] 
  1. jeudi 18 septembre 2014 : Le géant chinois de la distribution en ligne Alibaba Group réussit à lever un peu plus de 25 milliards de dollars pour son entrée à Wall Street
  2. 2010 : General Motors lève 23,1 milliards de dollars.
  3. 2010 : Agricultural Bank of China lève 22,1 milliards de dollars.
  4. 2010 : Industrial and Commercial Bank of China lève 21,9 milliards de dollars.
  5. 2010 : American International Assurance lève 20,5 milliards de dollars.
  6. 1998 : NTT Mobile lève 18,4 milliards de dollars.
  7. 2008 : Visa lève 17,9 milliards de dollars.
  8. 1999 : Enel lève 17,4 milliards de dollars.
  9. 2012 : Facebook lève 16,02 milliards de dollars[4].
  10. 1986 : Nippon Telegraph and Telephone lève 13,7 milliards de dollars.
  11. 1996 : Deutsche Telekom lève 13,03 milliards de dollars.
Autres introductions 
  • 2004 : Google lève 1,9 milliard de dollars.

Avantages et inconvénients d'une introduction en bourse[modifier | modifier le code]

Avantages

Les raisons qui poussent les entreprises à réaliser une introduction en bourse sont les suivantes :

  • Lever des capitaux propres permettant son développement ;
  • Acquérir/augmenter sa notoriété/visibilité ;
  • Offrir une liquidité aux actionnaires actuels ;
  • Diminuer le coût du capital ;
  • Rendre les stock options plus attractives du fait de la liquidité des actions ;
  • Faciliter le financement de futures acquisitions en permettant de les payer en actions.

Le consensus propre à une époque historique en termes de politique économique favorise aussi le phénomène (privatisation versus nationalisation).

Inconvénients

Il existe en revanche plusieurs désavantages liés à une introduction en bourse :

  • Coûts juridiques, comptables et de marketing significatifs tant lors de l'opération qu'ultérieurement ;
  • Obligation de rendre publique des informations financières et commerciales de l'entreprise ;
  • Demande beaucoup de temps et d'effort pour le management ;
  • Risque d'échec de l'offre elle-même : que les fonds levés soient inférieurs aux attentes ;
  • Perte de contrôle et augmentation du "problème principal-agent" en raison de l'augmentation du nombre d'actionnaires et / ou de la dilution des blocs de contrôle antérieurs ;
  • Risque d'alignement de la stratégie sur les attentes court-terme du marché financier et des analystes ;
  • Une société admise à la cotation sur un marché public peut faire l'objet d'une OPA ou d'une OPE et être rachetée.

Technique liée[modifier | modifier le code]

La surallocation[5],[6] ou option de surallocation (en anglais "Greenshoe" du nom de la société "Green Shoe Manufacturing" première à l'utiliser) désigne une technique boursière qui permet de contrôler les variations d'une action lors de son introduction en bourse. L'entreprise qui s'introduit en bourse accorde une option de surallocation à la banque chef de file, portant sur davantage d'actions que prévu. Ainsi, en cas de forte demande de la part des investisseurs, la banque pourra en exerçant son option allouer plus de titres ou d'obligations aux investisseurs. À l'inverse, en n'exerçant pas son option, elle soutiendra le cours.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

[1]