Louis Michel Auguste Thévenet

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Danican et Thévenet.
Louis Michel Auguste Thévenet
Surnom Danican
Naissance
Paris
Décès (à 84 ans)
Itzehoe
Origine Français
Allégeance Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaliste
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1779-1800
Conflits Guerres de la Révolution
Guerre de Vendée
Faits d'armes Bataille de Vihiers
Bataille d'Entrammes
Siège d'Angers
Insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV
Grab auf dem Friedhof in Itzehoe

Louis Michel Auguste Thévenet dit Danican, né le à Paris et mort le à Itzehoe, dans le Holstein, est un général de brigade de la Révolution française.

Avant la Révolution française[modifier | modifier le code]

Engagé en 1779 dans la marine, puis en 1787 dans les gendarmes de la reine.

Sous la Révolution française[modifier | modifier le code]

Reformé peu après avec le corps des gendarmes de la reine, Louis Michel Auguste Danican entre dans la garde nationale parisienne le jour du 14 juillet 1789. Il est lieutenant-colonel à son arrivée à l'armée du Centre, se bat en Vendée. Il participe à la défaite des troupes républicaines lors de la bataille de Vihiers le 18 juillet 1793. Il est promu général de brigade à la fin de septembre 1793. Après une déroute des forces républicaines à Entrammes le 26 octobre et son repli sur Angers auquel il prend part les 3 et 4 décembre, il devient suspect. Suspendu de son commandement, il est sauvé par Edmond Louis Alexis Dubois-Crancé qui le fait réintégrer en avril 1794. Il est affecté dans l'Ouest en Bretagne, en Basse-Normandie, dans le Maine.

Après le départ des Vendéens de Laval, il reste dans la Mayenne en qualité de général de brigade. Il est chargé avec la guillotine de mettre à la raison les révoltés du département[1]. Il s'acquitte de cette mission et est le pourvoyeur de la commission Félix[2].

Il écrit dans le Moniteur, le 22 août 1795 un long réquisitoire contre les généraux de la Révolution, coupables de crimes[3]. Il dénonce à la Convention les généraux républicains qui ont servi avec lui en Vendée pour les atrocités commises[4]. Il démissionne en septembre 1795.

Lors de l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), il accepte de se mettre à la tête des sections royalistes. Il prend la fuite après la défaite, se rend auprès des princes en Allemagne et devient leur agent. Revenu en cachette à Paris, il échappe de justesse à la police au moment du coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797). Réfugié en Suisse, il dirige des intrigues incessantes et se voit même accusé, sans preuve, d'avoir participé à l’assassinat des plénipotentiaires français à Radstadt.

Sous le Consulat et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Passé au Piémont, nommé au nom du roi maréchal de camp par le général Willot en juin 1800, il finit par se retirer en Angleterre.

Sous la Restauration[modifier | modifier le code]

Revenu en France à la Restauration, il est éconduit et n'est même pas reconnu dans son grade de général. Il repart pour l'Angleterre puis pour le Holstein où il meurt.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lettre de Francartel à la commission militaire de Saumur, 1er frimaire an II.
  2. Le 28 brumaire an II, il lui envoie six soldats faits prisonniers à La Gravelle, avec recommandation de sévir. « Ce sont des gens dont il est essentiel de faire des exemples ». Le lendemain, il lui envoie de nouveau quatre soldats vendéens pris à Laval et il ajoute « des exemples et de la terreur, et tout ira bien ». Si le 2 frimaire il conseille l'indulgence pour les prisonniers que la commission doit juger, c'est uniquement « pour ramener les esprits ».
  3. D'après lui Bouland, adjudant-général à Ernée, payait 20 livres à ses soldats chaque paire d'oreilles humaines qu'ils lui apportaient et qu'il collectionnait dans sa chambre. Le général Turreau faisait tuer des enfants qu'on portait ensuite au bout des baïonnettes. Le général François Vachot, envoyés pour combattre les Chouans, les multipliait partout à force d'injustice et de crimes, afin d'agrandir son commandement
  4. Il termine par ces paroles « Le salut de la République dépend de l'épuration de l'armée. La guerre de la Vendée et celle des Chouans n'existeroient point sans l'ignorance et la cruauté inouïe des anciens chefs ». Suivant la modération, son retour à Laval est même désiré

Sources partielles[modifier | modifier le code]