Lorraine (cuirassé)

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Lorraine
image illustrative de l’article Lorraine (cuirassé)
Cuirassé de classe Bretagne
Type Cuirassé
Classe Bretagne
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Commanditaire Drapeau de la France France
Chantier naval Chantiers de Penhoët de Saint-Nazaire
Lancement
Armé juillet 1916
Statut condamné le
Équipage
Équipage 1 190 (57 officiers, 1133 hommes)
Caractéristiques techniques
Longueur 166 m
Maître-bau 27 m
Tirant d'eau 9,20 m p.c.
Déplacement 22 189 t ; 23 500 t p.c.
Propulsion Turbines Parsons à engrenage actionnant 4 hélices ; chaudières 6 à 8 petits tubes ; mazout : 2 600 t
Puissance 43 000 ch
Vitesse 21,5 nœuds (40 km/h)
Caractéristiques militaires
Blindage ceinture = 180 à 270 mm
pont = 30 à 40 mm
kiosque = 314 mm
tourelles = 400 mm
Armement après refonte :
5x2 canons de 340 mm en tourelle
14 canons de 138 mm en casemate
8 canons AA de 37 mm
12 mitrailleuses anti-aériennes 13,2 mm
Rayon d'action 13 000 km à 10 nœuds
Aéronefs 2 avions, 1 catapulte

Le Lorraine était un cuirassé français de classe Bretagne, en service durant la Première et la Seconde Guerre mondiale. Mis en service en 1916, il alla au terme de sa carrière le 17 février 1953 après avoir été cité à l'ordre de l'Armée de mer (décision 355 du 3 février 1945) pour avoir participé au débarquement de Provence en août 1944 et à la libération du port de Toulon.

Construction[modifier | modifier le code]

Il fut mis en chantier (programme 1.012) aux Chantiers de Penhoët de Saint-Nazaire en novembre 1912. Son lancement intervint le 30 septembre 1913 et sa mise en service en juillet 1916. Comme les autres navires de sa classe, il ne participa à aucun combat pendant la Première Guerre mondiale, le conflit ayant évolué à partir de 1916 vers la lutte anti sous-marine, mission pour laquelle il n’était pas adapté, car cible trop facile.

Historique[modifier | modifier le code]

Il fut profondément modernisé en 1934-1935. La tourelle centrale fut remplacée par un hangar pour une catapulte et un hydravion. Il reçut de nouvelles chaudières.

En 1939, c'est le navire amiral de la 2e division de ligne (Brest). Il rallie Toulon avec la division qui est affectée à la 2e escadre de la Flotte de la Méditerranée. Il participe à des missions d'escorte fin août 1939 entre l'Algérie et la France puis accompagnera les convois d'or vers Halifax au Canada. Il participera à des missions avec la flotte britannique puis sera immobilisé à Alexandrie. Après les accords du 30 mai 1943, il rejoindra l'Algérie en passant par le canal de Suez et le cap de Bonne-Espérance.

Il sera partiellement refondu à Oran en 1944 par renforcement de son artillerie anti-aérienne. Le 15 août 1944, il bombarde les batteries côtières allemandes du secteur de débarquement.

Le 13 septembre 1944, il entre victorieux dans le port de Toulon libéré. Il participera à la réduction des poches de l'Atlantique au sein de la French Naval Task Force du contre-amiral Ruë. Il rejoindra, après un grand carénage, Toulon où il sera affecté à l’École de canonnage. Il cessera de naviguer en 1947 et sera désarmé le 17 février 1953.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

À l’origine de la première mise en service en 1916 son armement était de :

  • 10 canons de 340 mm (cal. 45 modèle 1912) en 5 tourelles doubles
  • 14 canons de 138 mm (modèle 1910) en casemates latérales
  • 8 canons de 37 mm A.A.
  • 4 tubes lance-torpilles de 450 mm

Lors de la modernisation de 1929-1931 à l'arsenal de Brest: chaudières et turbine remplacées, ajout de 4 canons de 37/50 M1925

Lors de la modernisation de 1934-1935, la tourelle centrale fut débarquée et remplacée par une catapulte et un hangar à hydravions.

Modernisation de mai 1944 : ajout de 4 mitrailleuses de 13.2/76, 14 canons 40/56 Bofors Mk I/III et 25 canons 20/70 Oerlikon Mk II/IV[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Bertrand (préf. Contre-amiral Chatelle), La Marine française : 1939-1940, 83110 La Tour du Pin, éditions du Portail, coll. « Connaissance des armes », (ISBN 2-86551-005-0). 
    Cet ouvrage est une véritable petite encyclopédie de la Marine, un instantané de cette période, avec des descriptions et des fiches techniques d'une grande précision.