Mimizan

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Mimizan
Mimizan, la perle de la Côte d'Argent. Vue aérienne de Mimizan-plage traversée par le courant.
Mimizan, la perle de la Côte d'Argent. Vue aérienne de Mimizan-plage traversée par le courant.
Blason de Mimizan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Canton Côte d'Argent
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes de Mimizan
(siège)
Maire
Mandat
Christian Plantier
2014-2020
Code postal 40200
Code commune 40184
Démographie
Gentilé Mimizannais
Population
municipale
6 923 hab. (2014en diminution de -1.1 % par rapport à 2009)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 12′ 07″ nord, 1° 13′ 38″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 80 m
Superficie 114,83 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Mimizan est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine). Elle appartient au pays de Born.

La commune est partagée entre deux pôles aux activités distinctes : Mimizan-Bourg et Mimizan-Plage, cette dernière étant l'une des principales stations balnéaires de la côte d'Argent.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mimizan est une commune de la côte landaise, située dans le pays de Born, à 87 km au sud-ouest de Bordeaux[1]. Elle est surnommée la « Perle de la Côte d'Argent ». Le courant de Mimizan, exutoire du lac d'Aureilhan, et les étangs de la Malloueyre sont sur son territoire.

Comme d'autres villes côtières du pays landais, Mimizan est divisée entre d'une part un centre historique (dit Mimizan-Bourg) en retrait de l'océan, et qui constitue le cœur administratif et commercial de la ville, et d'autre part une station balnéaire (dite Mimizan-Plage) qui s'est développée avec l'essor du tourisme. Ces deux parties sont reliées par une route départementale longue de cinq kilomètres et bordée de quartiers résidentiels. L'espace entre les deux, recouvert par la forêt, n'a cessé de se réduire au fil des ans.


Communes limitrophes de Mimizan
Sainte-Eulalie-en-Born Aureilhan
Océan Atlantique Mimizan Saint-Paul-en-Born
Saint-Julien-en-Born Bias Mézos


Mimizan et ses communes limitrophes.

Le courant de Mimizan[modifier | modifier le code]

Le courant de Mimizan est un cours d’eau d'environ 7 km qui prend naissance à l'étang d’Aureilhan et se jette dans le Golfe de Gascogne. Son cours est entièrement inscrit dans la commune. Il sépare Mimizan-Plage et ses 10 km de plage entre le « nord », regroupant l’été la plupart des animations, et le « sud », vaste espace de villégiature. Exutoire du lac d’Aureilhan, le courant de Mimizan est également indirectement le déversoir des lacs du nord des Landes. Les digues de son estuaire sont construites entre 1871 et 1873 pour l'empêcher de dériver. Le pré salé dans son dernier méandre avant l'océan fait l'objet d'un inventaire ZNIEFF de type 1 en 1990.


Les plages[modifier | modifier le code]

Mimizan compte dix kilomètres de plages. Les plages de l'océan sont, du nord au sud :

  • au nord du courant : plage Remember, plage des Ailes, plage de la Garluche ;
  • au sud du courant : plage des Goëlands, plage des Mouettes, plage Sud, plage de Lespecier (à six kilomètres).

Les autres plages sont celles du Courant et du lac d’Aureilhan.


Sites naturels[modifier | modifier le code]

Mimizan possède une forêt domaniale gérée par l'Office national des forêts, la réserve de chasse et de faune sauvage de la Malloueyre[2] et trois sites Natura 2000 (SIC/pSIC) :

  • « Dunes modernes du littoral landais d'Arcachon à Mimizan-Plage »[3] (au nord de la commune) ;
  • « Dunes modernes du littoral landais de Mimizan-Plage au Vieux-Boucau »[4] (au sud de la commune, intégrant les étangs de la Malloueyre) ;
  • « Zones humides de l'arrière dune du pays de Born »[5] (intégrant l'étang d'Aureilhan).


Toponymie[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un nom de domaine rural gallo-romain en -anum, suffixe latin de propriété répandu dans le midi de la France et qui explique la plupart des terminaisons en -an. Il est précédé du nom de personne latin Mimisius, dérivé de *Mimus que l'on retrouverait quant-à-lui dans Mimeure (Côte-d'Or)[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'au VIIe siècle, Mimizan est un des ports maritimes les plus actifs de la côte Atlantique, avant que l'avancée des sables ne modifie la physionomie du littoral. La plupart des habitants vivent de l'agriculture et de la pêche jusqu'au début au XXe siècle. La station balnéaire se développe avec l'essor du tourisme et la création de la Côte d'Argent.

Protohistoire et époque romaine[modifier | modifier le code]

Plusieurs tumulus funéraires ont été localisés autour de Mimizan. Ces nécropoles protohistoriques sont généralement constituées d’un ensemble de tumuli espacés de quelques dizaines de mètres. La fouille de l’une entre elles à Louroun a révélé deux tombes à incinérations. Lors du rite funéraire, le corps est brûlé sur un bûcher, les os calcinés sont soigneusement recueillis et placés après lavage dans une urne funéraire en terre cuite. Des offrandes (parures, objets, denrées) sont également brûlées avec le corps. L’urne est ensuite placée dans un tumulus en terre[7].

Plusieurs historiens ont longtemps situé à Mimizan l'antique relais routier de Ségosa, sur la voie romaine littorale. Nous savons aujourd'hui que ce village gallo-romain était sur le site voisin de Saint-Paul-en-Born, comme en attestent des fouilles[8]. Le Conseil général des Landes l'a officialisé en y implantant un parcours pédagogique[9].

Mimizan-Bourg[modifier | modifier le code]

Le clocher porche, vu du tuc d'Udos.

Avant le VIIe siècle, le secteur qui sera plus tard occupé par le clocher porche de Mimizan est l'un des ports maritimes les plus actifs de la côte Atlantique. Il ne s'agit pas d'un port en eau profonde, mais d'un port naturel servant d'abri aux petites embarcations de l'époque, dans un secteur où la navigation est dangereuse en raison des rouleaux de l'océan. Il est peu à peu comblé par l'avancée des sables et le centre de gravité du bourg doit être déplacé à partir du XVIIIe siècle.

Vers 1010, des moines détachés de l'abbaye de Saint-Sever s'établissent à Mimizan et fondent un prieuré[10], qui devient le centre d'une sauveté, lieu d'asile sacré créé par l'Église pour la protection des faibles. La délimitation de cette sauveté est matérialisée par des bornes monumentales (bornes de sauveté), entre sept et neuf selon les sources, en forme de pyramides. Aujourd'hui, seules cinq subsistent et sont inscrites aux monuments historiques et quatre sont encore visibles. Cette sauveté centrée sur le prieuré préfigure les limites de la future commune de Mimizan-Bourg.

Dès le Moyen Âge, la ville devient une étape sur la voie littorale du chemin de Saint-Jacques. La taille et la magnificence de l'ancienne église, dont seul subsiste le clocher porche, montrent l'importance du lieu à cette époque. Le grand clocher, abattu par un orage en 1790, était visible depuis la mer et servait de phare ou d'amer, repère côtier pour faciliter la navigation en mer. De cette époque date le vieux dicton gascon :

« Que Diou nou preserbi dou coudic de la baleine, dou cantic de la Sirène et dou clocher de Mamisan »[11],[12]
(Que Dieu nous préserve du chant de la sirène, de la queue de la baleine et du clocher de Mimizan).

Le chemin de fer arrive à Mimizan-Bourg le 21 juillet 1889[12].

En 1925, un groupe de sylviculteurs rencontrant des difficultés pour vendre leur bois de petit calibre fonde la papeterie de Mimizan, sur la rive gauche du courant, à mi-chemin entre Mimizan-Bourg et Mimizan-Plage. Elle est la plus ancienne des papeteries du département[13].

Mimizan-Plage[modifier | modifier le code]

Le tourisme balnéaire fait son apparition sur le littoral aquitain dès la fin du XVIIIe siècles et notamment à Biarritz, où les bains de mer deviennent à la mode à partir de 1784. Avec la construction de la villa Eugénie en 1855, la station devient le lieu de rendez-vous de l'aristocratie européenne du Second Empire. La découverte des bienfaits de l'air iodé sur la santé des tuberculeux et le développement du chemin de fer vont constituer autant d'atouts favorisant le développement de la balnéothérapie. Ainsi, en 1823, un établissement de bains de mer ouvre dans ce qui deviendra quelques années plus tard la ville d'Arcachon. La station aménagera à partir des années 1860 le quartier de la Ville d'Hiver, destinée à accueillir une clientèle bourgeoise aisée.

Origines[modifier | modifier le code]

Profitant de sa situation géographique entre ses deux voisines, Mimizan envisage elle aussi de s'ouvrir au tourisme balnéaire mais doit avant tout maîtriser le courant, qui dérive naturellement vers le sud. C'est donc côté Nord que sont réalisés les tout premiers aménagements, avant que deux digues encadrant la dernière section du cours d'eau soient réalisées entre 1871 et 1873. « Mimizan-les-Bains » comme on dit alors connaît un essor à partir des années 1880, renforcé par l'arrivée du train, d'abord à à Mimizan-Bourg en 1889. La station est peu à peu fréquentée par la petite bourgeoisie locale. La chapelle à la mer est érigée à partir de 1896, et monsieur Ducasse, dit « le Tchoc », est le premier surveillant de la baignade, à compter de 1899[12]. En 1904, la station balnéaire se dote d'un établissement de bains de mer en bois sur la plage Nord qui contribue à sa renommée. Le , le journaliste et poète Maurice Martin crée l'expression Côte d'Argent à Mimizan, et fait de cette dernière la « perle de la Côte d'Argent ». Le chemin de fer est prolongé de Mimizan-Bourg à Mimizan-Plage (avec une gare provisoire au Sud) en 1907, puis en 1908 (avec la gare définitive au Nord, après la construction du pont du courant)[12].

Le , Mimizan devient la première station climatique des Landes[14]. La chambre d'industrie climatique de Mimizan est créée. Ses membres, hôteliers, logeurs, commerçants et saisonniers ont pour rôle de développer la station. Le classement de la ville en station balnéaire est demandé la même année. Le syndicat d'initiative est créé en 1921 en remplacement du Syndicat des Grands Lacs de la Côte d'Argent[15].

Mimizan-Plage sert de base de repos à l'armée américaine, entre l'entrée en guerre des États-Unis et l'armistice du 11 novembre 1918. Les soldats y trouvent les conditions de leur rétablissement après des mois au front. Ils établissent leur état-major au niveau du 20 rue du Vieux-Marché et respectent le rituel du salut du drapeau tous les matins et tous les soirs. Un régiment forestier d'environ 200 hommes pallie le manque de main d'œuvre et fournit le bois de pin nécessaire à l'effort de guerre. Certains soldats américains s'établissent à Mimizan et y fondent une famille[11].

L'établissement de bains de mer en bois est détruit en 1922 par une violente tempête. Il est remplacé par une hydrothérapie établie au bord du courant et inaugurée le . Le , un raz-de-marée en démolit l'aile gauche[15]. Dans les années 1930, la commune poursuit l'aménagement du côté Nord, avec l'acquisition de terrains pour y réaliser la place publique et le marché couvert, qui ouvre en 1931[15]. Pour répondre à la forte demande locative avec l'avènement des congés payés dans l'entre-deux-guerres puis de la société des loisirs pendant les Trente Glorieuses, le côté sud se développe à son tour, selon le même principe qu'au Nord : les premières maisons sont construites au plus près de l'océan pour s'enfoncer progressivement à l'intérieur des terres. Les commerces se concentrant au Nord, le Sud restera essentiellement résidentiel, visant la classe moyenne familiale, avec des vagues successives de constructions jusqu'au quartier de Leslurgues[12].

Aujourd'hui disparu, le quartier des pêcheurs se situait sur la rive Nord du courant, entre l'actuelle église Notre-Dame des Dunes et les arènes de Mimizan. C'était le point de départ de la pêche en mer à bord de pinasses, la pêche à la pibale et la conchyliculture. Activité traditionnelle, la pêche a coexisté avec le tourisme émergeant avant de disparaître dans la deuxième moitié du XXe siècle[12].

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Evénements[modifier | modifier le code]

En août 1912, Lady Grosvenor, la tante du duc de Westminster, qui a fait construire le château Woolsack l'année précédente, introduit la mode du camping à Mimizan, sur les bords du lac d'Aureilhan. Le camping rencontrera un succès populaire après la deuxième guerre mondiale. De 1924 à 1930, la créatrice de mode Coco Chanel est une invitée régulière du duc de Westminster au château, tandis que ses couturières, les « cousettes », sont logées à la colonie du Pylône[11].

Le , les aviateurs Jean Assollant, René Lefèvre et Armand Lotti, partis d'Old Orchard Beach aux États-Unis à bord de l'« Oiseau Canari », effectuent un atterrissage forcé sur la plage nord. Ils deviennent ainsi les premiers Français à relier par avion l'Amérique à l'Europe. Le monument des Ailes témoigne de cet évènement. Il est inauguré le 21 juin 1931[16].

Le 2 décembre 1976, une tempête sur le Golfe de Gascogne entraîne, à quelques heures d'intervalle, l'échouement sur la plage de Lespecier du cargo grec Virgo en provenance de Bayonne, puis du pétrolier grec Appolonian Wave, 700 mètres plus au sud. L'intervention des hélicoptères de la base aérienne de Cazaux est nécessaire pour secourir l'équipage. Le sinistre ne provoque aucune marée noire, la cale du pétrolier étant vide[12].

Le chemin de fer[modifier | modifier le code]

De 1889 à 1960, Mimizan est desservie par une ligne de chemin de fer du réseau des Voies ferrées des Landes. La ligne, inaugurée le , relie Labouheyre à Mimizan-Bourg, en passant tour à tour par Pontenx-les-Forges, Saint-Paul-en-Born et Aureilhan. Pour répondre à l'augmentation du nombre de voyageurs et de personnes venant chercher un emploi, quelques hôtels voient le jour : hôtels Magnes, Duvignac, Duprat, Taris. Grâce au chemin de fer, Mimizan voit sa population s'accroître pour atteindre 1300 habitants en 1900.

En raison de l'essor du tourisme balnéaire, les élus demandent d'étendre cette ligne vers Mimizan-les-Bains, comme on dit alors. En effet, se rendre du bourg à la plage n'est alors pas chose aisée : il faut emprunter une route simplement empierrée sur 7 km et franchir le pont rouge, édifié en 1879, permettant le passage des véhicules hippomobiles.

À la fin du XIXe siècle, le franchissement de l'embouchure du courant se fait grâce l'à l'aide d'un passeur, nommé Saint-Martin. Celui-ci aide les rares touristes à traverser en barque ou sur son dos[12]. En 1895, on envisage de construire un pont métallique sur l'embouchure du courant pour le passage du train, mais le devis est trop élevé. Une solution provisoire est adoptée : en 1901, une passerelle en bois pour piétons est construite. Elle sera détruite en 1908. Le , le projet définitif de l'extension de la voie vers la plage est adopté par le conseil municipal. Il prévoit le tracé suivant :

  • une halte à Bel-Air, aujourd'hui dans l'enceinte de la papeterie ;
  • un arrêt à Leslurgues (quartier du club de tennis) ;
  • un arrêt provisoire baptisé Mimizan-Plage (côté sud) en 1907 ;
  • la construction du pont du courant en 1907, à la fois pont ferré et routier ;
  • l'édification de la gare à Mimizan-les-Bains (côté nord) en 1908.

La mise en service du tronçon entre Mimizan-Bourg et Mimizan-Plage démarre le . Le pont métallique est construit la même année, permettant d'accéder à partir de 1908 à la gare de Mimizan-les-Bains et favorisant le développement du trafic voyageurs. Des trains d'excursion s'ajoutent en 1934-1935. Un autorail assure notamment un service direct avec Mont-de-Marsan les dimanches d'été. Le marque la fin du transport de voyageurs. Des services routiers de remplacement sont assurés sur certains trajets par la RDTL[15].

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant les quatre années de son occupation, du 28 juin 1940 au 24 août 1944, Mimizan accueille un camp militaire de la Kriegsmarine qui sert de centre d'instruction et de repos à l'armée allemande. Le littoral de la commune intègre également le dispositif de fortification des côtes du Mur de l'Atlantique[17].

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Dans les jours qui suivent la déclaration de guerre, l'armée française fait son apparition à Mimizan. Un petit contingent s'installe dans la salle des fêtes d'où partent des patrouilles qui surveillent les gares du bourg et de Bel-Air, par crainte de la cinquième colonne que l'on croit voir partout dès le début de la drôle de guerre[18].

Après la défaite française et la signature de l'armistice du 22 juin 1940, l'armée d'occupation allemande arrive à Mimizan, le 28 juin 1940. Le premier contingent pénétrant dans la commune est chargé de maintenir l'ordre et de préparer l'arrivée du reste des troupes. Il est constitué de soldats d'élite appartenant à la 7e armée, ayant mené la bataille de France. Des motards en side-cars ouvrent le cortège, vêtus d'un long imperméable couleur vert de gris, le visage noir de poussière, les yeux protégés par d'épaisses lunettes et la tête par un casque frappé d'une tête de mort. Le soldat occupant la place du passager dans le side-car braque sa mitrailleuse sur toute cible susceptible de représenter un danger. Des camions suivent, chargés de fantassins armés d'un fusil entre les jambes. Les voitures des officiers ferment la marche. Ces derniers vont à la rencontre du maire de la commune, qui les reçoit à la mairie avec quelques conseillers. L’interprète communique les ordres de l'occupant concernant la mise à disposition de bâtiments, terrains et logements. La Kommandantur s'installe dans la grande et belle maison de monsieur de Parceval (ancien cabinet médical), l'intendance, cantine, dépôt de provisions occupent la grande maison carrée à proximité du prieuré. Les officiers supérieurs et leurs ordonnances sont logés au château de Woolsack. Les sous-officiers sont hébergés chez l'habitant. Au total, 82 maisons habitées et 12 maisons libres sont réquisitionnées, la plupart à Mimizan-Plage. Le reste de la troupe occupe l'école de Mimizan-Bourg[18].

À partir de mars 1941, les soldats d'élite de la 7e armée quittent Mimizan pour rejoindre le front de l'Est, laissant derrière eux des bâtiments parfois saccagés. Ils sont relevés par des soldats moins brutaux[17]. Mimizan est le point de départ de l'Opération Joséphine B : dans la nuit du 11 au 12 mai 1941, un commando parachutiste de la 1re Compagnie d'Infanterie de l'Air touche terre près de l'Oustalet, à proximité de l'actuel aérodrome de Mimizan[19]. Il est composé de l'adjudant Jean Forman, des sergents André Varnier et Raymond Cabard, qui rejoignent à partir de là Pessac pour y commettre une action de sabotage contre la centrale électrique de Haut-Lévêque, alimentant les positions stratégiques de Bordeaux et des environs, notamment la base aérienne de Mérignac et la base sous-marine de Bordeaux[20]. En décembre 1941, le haut commandement allemand décide de renforcer le dispositif de défense du littoral. La construction des premiers blockhaus à Mimizan est accélérée après le débarquement de Dieppe en août 1942. Les travaux sont exécutés par des prisonniers de guerre russes enrôlés de force dans l'armée allemande et séjournant dans la colonie du Pylône. Ils sont également chargés d'aménager les pistes et routes en béton permettant de circuler sur les dunes[11]. Un sous-marin en béton est également construit pour l'instruction militaire des jeunes marins. Entre temps, la région du littoral passe sous commandement de la 1re armée, le 22 mai 1942. Le 11 novembre 1942, la zone libre est à son tour occupée, entraînant un redéploiement des troupes. Mimizan voit ainsi arriver la 159e division d'infanterie, qui installe son poste de commandement à Escource et occupe le littoral de Contis à Montalivet. À partir de la fin 1943, une campagne d'intoxication anglaise, visant à faire croire à un débarquement allié dans le Nord des Landes, crée une certaine fébrilité chez l'occupant jusqu'à juin 1944. Le camp militaire de la Kriegsmarine accueille les soldats allemands placés en repos après les âpres combats sur le Front de l'Est. Durant cette période, jusqu'à cinq maisons de tolérance se livrent à la prostitution majoritairement avec les soldats allemands à Mimizan[17].

Vie civile[modifier | modifier le code]

Pont rouge sur le courant, point de contrôle allemand pour l'accès à Mimizan-Plage

Dès le 15 juin 1939, le maire de Mimizan reçoit des instructions de la Préfecture des Landes pour créer une commission d'accueil de réfugiés éventuels en cas de nécessité. Le dimanche 3 septembre 1939, jour de l'entrée en guerre de la France, le maire convoque dans l'urgence un conseil municipal pour évoquer les effets immédiats sur Mimizan (mobilisation du seul médecin de la commune et d'un grand nombre de résiniers, créant une pénurie de main d'œuvre) et les différentes mesures à envisager. Il annonce la venue imminente d'un contingent de réfugiés issus de l'évacuation des civils de l'Est de la France qu'il va falloir accueillir et loger, essentiellement dans les résidences secondaires vacantes qu'il s'apprête à réquisitionner[18].

Le prix des denrées de première nécessité augmente peu à peu. Le maire décide la création le 28 avril 1940 d'une commission de surveillance des prix, constituée de lui-même et de quatre conseillers municipaux. Malgré ses efforts pour freiner les abus, cette commission n'arrivera à endiguer ni l'inflation ni le marché noir. Le ravitaillement des populations civiles devient de plus en plus problématique. Aussi un recensement est-il effectué le 15 mai 1940 afin de distribuer une carte d'alimentation aux 2800 habitants auxquels s'ajoutent 863 réfugiés dénombrés[18].

Les Mimizannais assistent impuissants à l'arrivée du premier contingent allemand le 28 juin 1940, date qui marque le début de l'occupation de la commune. La zone côtière des Landes voit son heure locale réglée sur l'heure allemande dès le 3 juillet 1940. Le couvre-feu est instauré à Mimizan de 23h30 à 3h00 du matin (à partir du 7 juillet 1944, avec la rupture du front consécutive au débarquement en Normandie et l'avancée des Alliés, l'heure de début du couvre-feu sera avancée à 21h00). Durant l'été 1940, les civils de la zone occupée doivent remettre aux autorités leurs armes de chasse. A partir d'octobre 1940, chaque foyer de Mimizan est tenu de donner à l'occupant deux paires de draps. La papeterie est contrainte de fournir quant à elle des dérivés entrant dans la fabrication de la poudre. Le pont rouge sur le courant est le point de passage obligatoire pour se rendre à Mimizan-Plage. Il ferme le soir pour rouvrir le lendemain matin à 5h30. Les soldats allemands y contrôlent les autorisations de passage. La pêche est sévèrement réglementée. Les accès à la plage sont minés, la pêche y est donc strictement interdite. Le pont du courant est le seul endroit d'où on peut encore pêcher à la ligne et devient à cet égard très fréquenté. Concernant la pêche en mer, une autorisation délivrée par la Kommandantur est obligatoire. Elle est accordée moyennant le versement d'une redevance de 10% des prises, qui sont néanmoins payées aux pêcheurs. La présence des bateaux de pêche devant les blockhaus est strictement défendue, ces derniers n’hésitant pas à ouvrir le feu pour faire respecter l'interdiction[21].

Fin de l'Occupation[modifier | modifier le code]

Le retrait des troupes allemandes de Mimizan s'échelonne sur trois semaines, du 4 au 24 août 1944. Le commandant de la place de Mimizan est le premier à partir, dès le 4 août 1944. A cette occasion, ses officiers lui offrent un repas d'adieu et un défilé en ville, au cours duquel le commandant parade sur un phaéton, entouré de 12 officiers à cheval. Dès le lendemain, la plupart des marins et artilleurs de la côte lui emboîtent le pas, dans l'ordre et la discipline. Le 16 août, un ordre de réquisition de tous les deux-roues est lancé pour pallier le manque de moyens de transport des troupes restantes. La retraite commence à tourner à la débâcle. Le 17 août, l'arrière-garde fait sauter les blockhaus, dépôts de munitions, camions et la génératrice fournie par la papeterie. Les derniers soldats allemands quittent définitivement Mimizan-Plage et gagnent Mimizan-Bourg, toujours dans l'ordre et en chantant, même si le cœur n'y est plus. Sur la place de l'église, deux cars réquisitionnés chargent tous ceux qui parviennent à trouver une place. Les tout derniers soldats, désœuvrés et découragés, quittent Mimizan-Bourg le 24 août 1944[22].

Les occupants laissent Mimizan-Plage dans un triste état : les villas édifiées sur les dunes du Nord et du Sud ont été rasées, les plages et la forêt sont minées, encombrées de rangées de barbelés, de pieux surnommés « asperges de Rommel », de blockhaus. Le cordon dunaire malmené souffre du manque d'entretien. Après le 8 mai 1945, l'ancien camp militaire allemand de la Kriegsmarine à Mimizan sert de camp d'internement de prisonniers de guerre allemands[23], affectés aux opérations sensibles de déminage et de déblaiement. La station se remet ainsi peu à peu. En 1947, ce même camp est investi par le Centre de Formation Militaire de la Marine Nationale, chargé de l'entraînement de commandos devant aller combattre à la guerre d'Indochine[24]. L'arrivée de ce centre de formation revitalise Mimizan pour un temps, jusqu'à son départ vers le nouveau centre de Hourtin, le 16 octobre 1950[11]. Après le départ de la Marine Nationale, l'ancien camp militaire est transformé en terrain de camping, qui prend le nom de Marina[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au clocher-porche d'argent accosté de deux pins d'or fûtés aussi d'argent, le tout posé sur une terrasse isolée du même, au chef cousu de gueules chargé d'un léopard aussi d'or[25]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1989 Robert Barsac RPR Conseiller général du canton de Mimizan (1985-1998)
1989 2008 Jean Bourden PS Instituteur, conseiller général du canton de Mimizan (1998-2004)
2008 en cours Christian Plantier DVD Chef d'entreprise retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 923 habitants, en diminution de -1,1 % par rapport à 2009 (Landes : 5,28 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
457 413 479 555 703 811 852 883 920
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
914 1 008 1 107 1 208 1 136 1 129 1 150 1 221 1 303
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 413 1 701 1 929 2 061 2 506 2 760 2 771 5 529 3 901
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4 830 6 502 7 511 7 409 6 710 6 864 6 605 7 000 6 923
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 14 %, 15 à 29 ans = 13,2 %, 30 à 44 ans = 18,3 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 32,6 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 11,7 %, 15 à 29 ans = 11,3 %, 30 à 44 ans = 16,1 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 39,7 %).

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (36,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,9 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Mimizan en 2007 en pourcentage[30]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,9 
10,7 
75 à 89 ans
14,3 
21,3 
60 à 74 ans
23,5 
21,9 
45 à 59 ans
21,2 
18,3 
30 à 44 ans
16,1 
13,2 
15 à 29 ans
11,3 
14,0 
0 à 14 ans
11,7 
Pyramide des âges du département des Landes en 2007 en pourcentage[31]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,6 
8,0 
75 à 89 ans
11,5 
15,8 
60 à 74 ans
16,5 
21,7 
45 à 59 ans
21,3 
20,8 
30 à 44 ans
19,9 
15,6 
15 à 29 ans
13,5 
17,8 
0 à 14 ans
15,9 

Économie[modifier | modifier le code]

Exploitation forestière[modifier | modifier le code]

  • Production de pâte à papier (Gascogne Paper, anciennement Papeteries de Gascogne).
  • Production de sacs papier et plastique (Gascogne Sack, anciennement Gascogne Emballage).
  • Ces deux sociétés font partie du groupe Gascogne.
  • Exploitation forestière, scieries, production de parquets et lambris (Verniland, Plantier).


Autres[modifier | modifier le code]

Aérodrome de Mimizan.
Aérodrome de Mimizan.
  • Tourisme (station balnéaire de Mimizan-Plage)
  • Parc d'activités du Born : terrain destiné à accueillir tous types d'activités, artisanales et industrielles.
  • Aérodrome de Mimizan : sa création a été autorisée par arrêté du 12 août 1969[32] et son ouverture à la circulation aérienne publique (CAP) par arrêté du 17 juin 1970[33]. Il porte le nom d’Aérodrome Assolant-Lefèvre-Lotti, commémorant ainsi l’atterrissage forcé de l'Oiseau Canari à Mimizan en 1929.

Le territoire de la commune de Mimizan se situe dans le périmètre des Indications géographiques protégées suivantes :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau des États-Unis Old Orchard Beach (États-Unis) depuis le [40], pour commémorer le soixantième anniversaire de la première traversée française sans escale de l’Atlantique Nord dans le sens ouest-est, réalisée à bord de l'Oiseau Canari, parti d'Old Orchard Beach le 13 juin 1929 et atterri à Mimizan le 16 juin 1929.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

285 odonymes recensés à Mimizan
au 12 janvier 2014
Allée Avenue Bld Chemin Cité Impasse Montée Parvis Passage Place Promenade Rd-point Route Rue Autres Total
28 [N 1] 23 2 [N 2] 16 5 [N 3] 26 1 [N 4] 0 1 [N 5] 4 [N 6] 2 [N 7] 1 [N 8] 8 129 39 [N 9] 285
Notes « N »
  1. Dont Allée du 16-Juin-1929.
  2. Boulevard de l'Atlantique, boulevard des Pécheurs.
  3. Cité des 3-Pignes, cité des Papeteries, cité des Tilleuls, cité du Cel, cité Retif.
  4. Montée du Château-d'Eau.
  5. Passage de la Garolle.
  6. Place des Ormes, place du Marché, place du Soleil Levant, place Felix-Poussade.
  7. Promenade des Pins, promenade Saint-Hubert.
  8. Rond-point des Alouettes.
  9. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Musées[modifier | modifier le code]

  • Maison du patrimoine
  • Musée du clocher-porche

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Mimizan-Bourg 


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Mimizan-Plage 
  • Église Notre-Dame des Dunes (1967-1968)
  • Chapelle à la mer, ancienne chapelle en bois (1896)
  • Source Notre-Dame, réputée soigner la « couleuvre », appellation populaire de la diarrhée des enfants, et les maladies des yeux[42]. Petit monument en garluche orné de statues de la Vierge à qui elle est dédiée et d'un crucifix, cette fontaine est édifiée en 1967 le long du courant près de la papeterie, au pied du tuc d'Udos, en un lieu qui commémore l'endroit où une femme fut guérie d'une maladie de peau vers 1907[43].


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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château Woolsack, pavillon de chasse construit en 1911 par Hugues Richard Arthur Grosvenor, deuxième duc de Westminster, le quartier anglais et ses dépendances.
  • Les cinq pyramides de sauveté restantes, construites en garluche et datant de 1009, inscrites aux Monuments historiques par arrêté du 13 juin 1941[44].
  • Le monument des Ailes : trônant devant l'océan, face à la plage des Ailes, le monument commémore un fait divers qui s'est transformé en exploit : l'atterrissage forcé de l’Oiseau Canari sur cette plage de Mimizan, le 16 juin 1929. L'équipage, parti trente heures plus tôt de Old Orchard Beach, avec la volonté de traverser l'Atlantique Nord, a dû se poser à cet endroit à la suite d'une panne de carburant, causée notamment par la présence à bord d'un passager clandestin. Érigé à l’initiative d’Henri Farbos, pionnier de l’aviation dans les Landes, le monument est dessiné par l’architecte Pierre Despruneaux, et inauguré le 21 juin 1931[45].


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  • À noter la poste Art déco.
  • Le marché couvert de 1931 et celui de 1905.
  • L'ancien centre d'hydrothérapie.
  • Villa La Vigie, à l'angle du courant et de la plage Nord.
  • La plus vieille maison de Mimizan est une bâtisse du XVIe siècle située sur la place de l'ancien prieuré. Il s'agit de l'ancien logement des moines.
  • Lavoirs de Cadette et de Bel-Air : les lavoirs sont introduits en France à la faveur du courant hygiéniste du XVIIIe siècle et se développent principalement au XIXe siècle. Construits le long des ruisseaux, en aval des prises d'eau des villages, ils offrent un confort de vie et un lieu de sociabilisation aux femmes qui viennent y faire leur lessive. Les communes sont majoritairement équipées à partir des années 1850. Le lavoir de Cadette est construit en 1828 à Mimizan-Bourg, le lavoir de Bel-Air entre 1828 et 1829 à Mimizan-Plage. De construction simple en planches de pin, ils offrent un abri aux femmes du village[46].


Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Fronton de Mimizan-Bourg (1985)
  • Piste de rampeau
  • Des pistes cyclables desservent la commune, la véloroute EuroVelo 1 traverse Mimizan
  • Base de loisirs du lac d'Aureilhan avec un centre nautique
  • Golf 9 trous
  • Dojo
  • Gymnase
  • Complexe tennistique Pierre Boyau : 10 courts dont 2 couverts (synthétique) et 8 découverts (terre battue et béton poreux).
  • Terrains de rugby
  • Terrains de football
  • Skate park
  • Pas de tir à l’arc
  • Terrains de pétanque au Bourg et à la Plage
  • Arènes de Mimizan (inaugurées le 28 juin 1970, elles comptent 3000 places).


La Promenade Fleurie[modifier | modifier le code]

Promenade fleurie du lac d'Aureilhan

.

La Promenade Fleurie est un site floral situé au bord du lac d'Aureilhan (côté Mimizan bourg) ouvert au public toute l’année. Comptant plus de 300 espèces de végétaux, il est qualifié en 2001 comme l’un des plus beaux sites fleuris de France et permet dès 1999 à Mimizan d’obtenir sa 4e fleur au Concours des villes et villages fleuris (renouvelée en 2016[47]).

Évènements[modifier | modifier le code]

Echassiers landais lors de la Fête de la Mer
  • Fête de la mer, chaque année le 1er mai
  • Triathlon de Mimizan
  • Tournoi Open d'été organisé par le Tennis Club Mimizan
  • Compétitions de surfs et de bodyboards importantes tel que la coupe de France de surf, la coupe de France de bodyboard et le championnat d'Europe de bobyboard.
  • Festival « Les Mouvementées »
  • Tous les ans, à la fin du mois d'août, ont lieu les fêtes de la ville. C'est l'occasion pour tous les habitants de se retrouver pendant quatre à cinq jours. De nombreuses manifestations ont lieu à cette occasion  : bodega, élection de la reine des fêtes et de son bouffon, feux d'artifice, animation pour les enfants.
  • Mimizan possède une arène qui accueille des courses landaises et depuis août 2011, également des corridas.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Des scènes du film Sous le sable, réalisé par François Ozon et sorti en 2000, ont été tournées à Mimizan-Plage. En 2006, des scènes de Villa belle France, téléfilm de Karim Soumaila, sont également tournées à Mimizan[48].

Une scène du film Le secret (avec Jean-Louis Trintignant, Marlène Jobert, Philippe Noiret) se déroule devant la poste de Mimizan.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. Créée par l'arrêté préfectoral du 24 juin 1992
  3. Site FR7200710
  4. Site FR7200711
  5. Site FR7200714
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 457
  7. Information Musée de Mimizan
  8. http://www.archeolandes.com/documents/3born.pdf
  9. http://www.tourisme-aquitaine.fr/fr/faire/activites-sportives-culturelles/landes/saint-paul-en-born/sentier-pdipr-de-st-paul-en-born.html
  10. Brochure de la paroisse Saint-Joseph du Born
  11. a, b, c, d et e Georges Cassagne, Mimizan, Clins d'œil au passé, Biarritz, Éditions Atlantica, , 143 p. (ISBN 978-2-7588-0008-8)
  12. a, b, c, d, e, f, g, h et i Hervé Foglia, Mimizan, perle de la Côte d'Argent, Alan Sutton, coll. « Mémoire en Images », , 128 p. (ISBN 2-84253-658-4)
  13. Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, Michel Preuilh, p. 398
  14. Information de l'office de tourisme de Mimizan.
  15. a, b, c et d Exposition ASEM Archéologie, juillet 2009
  16. Georges Cassagne, Mimizan-les-Bains : première traversée française de l'Atlantique nord, Biarritz, Atlantica, , 47 p. (ISBN 978-2-7588-0244-0), p. 43
  17. a, b et c Pages de l'histoire de Mimizan, exposition du 6 mai 2017
  18. a, b, c et d Mimizan au XXe siècle, mémoire de Jean Guignet
  19. www.afpsas.fr
  20. La nuit où Haut-Lévêque sauta, Raphaël-André Guibot, extrait du journal Sud Ouest du 16 juin 1989, exposé le 6 mai 2017 à Mimizan
  21. La vie quotidienne à Mimizan sous l'Occupation, exposition à Mimizan du 6 mai 2017
  22. « 1944, les derniers jours de l'Occupation », extraits du mémoire de Jean Guignet Mimizan au XXe siècle
  23. www.postenavalemilitaire.com
  24. Les Vieilles histoires
  25. Banque du blason.
  26. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  30. « Évolution et structure de la population à Mimizan en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 août 2010)
  31. « Résultats du recensement de la population des Landes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 août 2010)
  32. Journal officiel du 9 septembre 1969 sur Légifrance
  33. Journal officiel du 11 juillet 1970 sur Légifrance
  34. Fiche « Asperges des sables des Landes » de l'INAO
  35. Fiche « Bœuf de Bazas» de l'INAO
  36. Fiche produit « Canard à foie gras du Sud-Ouest » de l'INAO
  37. Fiche produit « Jambon de Bayonne » de l'INAO
  38. Fiche « Volailles de Gascogne » de l'INAO
  39. Fiche « Volailles des Landes » de l'INAO
  40. Annuaire des communes jumelées
  41. « Classement du clocher de Mimizan », notice no IA40001305, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 22 août 2009
  42. Olivier de Marliave, Sources et saints guérisseurs des Landes de Gascogne, L'Horizon chimérique, 1999
  43. Panneau de présentation de la source, consulté sur site en juillet 2015
  44. « Classement des bornes de sauventé de Mimizan », notice no PA00083972, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 22 août 2009
  45. Mimizan les Bains, Première Traversée de l’Atlantique Nord, p. 43, Georges Cassagne, éditions Atlantica, juin 2009
  46. Lavoir de Bel-Air, panneau de présentation consulté sur site en juillet 2015
  47. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  48. Voir la liste de films tournés dans les Landes

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Voie de Soulac
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