Gensac (Gironde)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gensac.
Gensac
La rue centrale et l'horloge.
La rue centrale et l'horloge.
Blason de Gensac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Canton Les Coteaux de Dordogne
Intercommunalité Communauté de communes Castillon-Pujols
Maire
Mandat
Patrice Pauletto
2014-2020
Code postal 33890
Code commune 33186
Démographie
Gentilé Gensacais
Population
municipale
812 hab. (2014)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 24″ nord, 0° 04′ 25″ est
Altitude Min. 15 m – Max. 115 m
Superficie 9,38 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte administrative de la Gironde
City locator 14.svg
Gensac

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte topographique de la Gironde
City locator 14.svg
Gensac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gensac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gensac
Liens
Site web gensac.free.fr

Gensac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Gensacais et les Gensacaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gensac est un village situé en Gironde, sur les coteaux de la Dordogne (rivière), à mi-chemin de Castillon la Bataille et de Sainte-Foy la Grande, c'est-à-dire aux confins est du vignoble de l'Entre Deux Mers (région viticole du sud bordelais) et de l'appellation Sainte-Foy Bordeaux. La commune est bordée par deux rivières : la Durèze à l'ouest, la Soulège à l'est.

Toponymie et étymologie[modifier | modifier le code]

Selon une étymologie savante créée par des érudits bon latinistes, l'origine du nom Gensac serait dans la devise du village : Gens acutat tenet, que l'on peut traduire par « les gens qui résistent », « les gens qui ont du courage »

En réalité, il s'agit d'un nom de ferme gauloise ou de domaine gallo-romain en -acum (qui explique le suffixe -ac), précédé d'un anthroponyme gallo-romain, peut-être Gentius ; la devise plus ou moins fantaisiste Gens acutat tenet a été formée à partir du nom « Gensac » et non pas l'inverse.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le Bédat, le Casseblanc, Combe, le Gabach, Galouchey, Gantelait, le Goge, Goupin, Grangeneuve, Grattecap, la Guille, Jaure, Jouan, Manguine, Margot, Millet, le Moulin de Matras, le Moulin de Maugarny, Moustet, la Peyre, le Pigeonnier, Rocanguille, Savoye, la Tuilerie, Valens, Vignes de Matras, le Vivey.

Claribès, qui était une paroisse annexe de Gensac, comprenait les hameaux de Bois de Guerre, le Bourguignon, la Fortonie, le Fouilloux, Garguille, Jean-Faure, Maroy, le Mayne, Pinotte, Rouaud, Verdays.

À Valens, on peut encore voir quatre tours, vestiges d'un château, dont Léo Drouyn a fait le dessin en 1860.

Carte IGN 1737 ouest = Monségur

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gensac[1]
Juillac Pessac-sur-Dordogne
Sainte-Radegonde Gensac[1] Saint-Quentin-de-Caplong
Coubeyrac Massugas

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas trace d'habitat préhistorique sur la commune de Gensac. Le climat et la géographie étaient différents d'aujourd'hui et le plateau gensacais ne se prêtait pas à un habitat de longue durée. Les archives historiques du département de la Gironde parlent de perles d'ambre trouvées au XIXe siècle vers le tumulus de Roc anguille. Item, des locaux parlent d'outils néolithiques découverts lors de l'agrandissement de la cave vinicole. Mais aucune vraie implantation. Il s'agit sans doute de camps temporaires de chasseurs, venus des bords de la Dordogne pour une partie de chasse sur le plateau gensacais. Les hommes du Néolithique étant pragmatiques, leurs établissements étaient plutôt situés près de la rivière...

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité celte puis gallo-romaine, le site de Gensac ne laisse pas de trace. Sans doute quelques fermes sont-elles sur le plateau, mais l'essentiel de l'activité économique se trouve dans la vallée de la Dordogne, avec la villa gallo-romaine de Montcaret et celles proches de Castillon la Bataille et de Saint-Émilion. Des traces d'une villa ont été découvertes au cours de la restauration de l'église de Pessac sur Dordogne, autrefois Pessac de Gensac.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est au Moyen Âge que Gensac se développe vraiment. Aliénor ayant amené l'Aquitaine dans le giron anglais, la vallée de la Dordogne est peu à peu fortifiée. En 1340, Mathe d'Albret cède au sénéchal de Gascogne Olivier de Joglan (agissant pour le compte du roi d'Angleterre) les châteaux et places de Bragerac, avec tous les lieux et places quy jadis feurent au seigneur de Bragerac, en la diocèse de Toulouse, aussy la ville de Montignac avec ses appartenances, Gensac, Monhurt et autres places, à condition que ladicte dame recevroit les fruits desdicts lieux et places... (Archives départementales de la Gironde, côte C7 (368 - LIII)). La plupart des châteaux forts et maisons fortes datent de cette époque.

Le vieux Gensac médiéval est bâti sur un rocher en forme d'étrave de bateau. Il faut faire un effort d'imagination car il n'en reste pratiquement rien ; seul un morceau de muraille, près de l'église Notre-Dame, rappelle la place forte d'antan, qui surveillait la vallée de la Dordogne et la vallée de la Durèze (petite rivière locale). La ville de Gensac sera anglaise jusqu'à la bataille de Castillon en 1453 et la fin de la guerre de Cent Ans. En 1473, le roi Louis XI donne (par lettres patantes) au sire d'Albret la terre de Saincte Bazeille, Gensac et Montcuq, Langoyran, Blasimont et Pellegrue (Archives départementales, côte X11 (368 - CIII)).

La citadelle est toute petite. Sur le promontoire, un château est construit avec deux tours et une muraille en pierres de taille qui ceint ce qui correspond aujourd'hui au vieux village. Un fossé est creusé dans le roc et on entre dans la citadelle par un pont-levis flanqué de deux tours. Une garnison est entretenue par les sénéchaux de Castelmoron d'Albret avec sergents à pied et cavaliers (les anciennes écuries ont été creusées dans le roc et forment aujourd'hui une grande salle voûtée chez un particulier). Une église en bois est construite sur le rempart ; elle brûlera plusieurs fois (pure élucubration!) (l'église actuelle en pierres date du XIXe siècle qui a remplacé une église en pierre, menaçant ruine au XIXe s.). La légende (mais ce n'est qu'une légende) parle de souterrains. Certes il y a des caves creusées dans le roc, mais aucune recherche n'a permis de trouver des souterrains évidés au-delà de quelques mètres. Le reste du village est en dehors des murs ; il s'agit de fermes groupées en hameaux. A Pessac de Gensac (actuel Pessac sur Dordogne), un gué l'été, un bac l'hiver, permettent de franchir la Dordogne à l'endroit du pont actuel.

Sur les coteaux, une série de châteaux ou de maisons-fortes, datant du XIVe siècle, surveillent l'ennemi français : tour de Bellevue, Montbreton, tour de Beaupoil. Un souterrain est avéré entre Montbreton et Bellevue. Il semble que la tour de Bellevue ait été une défense avancée du château de Montbreton et que ce souterrain, série de grottes aménagées en enfilades, ait servi de réserves et de passage pour des troupes à pied. Au XIVe siècle encore, à Pessac, au bord de la Dordogne, le manoir de la Bernède est construit pour servir de péage et de protection pour les troupes anglaises. De même, au XVe siècle, le château de Vidasse est bâti pour protéger le bac et le gué.

La Réforme[modifier | modifier le code]

Au cours du XVIIe puis du XVIIIe siècle, la Réforme protestante séduit beaucoup de nobles gascons. La plus grande partie de la population suit son seigneur. Le protestantisme croît. Dans les juridictions de Gensac et Sainte-Foy la Grande, une communauté protestante importante se développe. La construction de temples se généralise. Calvin serait venu prêcher à Gensac, mais ce qu'on présente comme la chaire de Calvin n'existait pas encore.

Les guerres de religions à Gensac

1559 : construction du temple de Gensac.

1560 : coup de main entre protestants et catholiques.

1575 : premier siège de Gensac dirigé par Blaise de Montluc, le faubourg tombe aux mains de l’armée catholique ; la ville n’est pas prise, mais capitule.

1622 : second siège de Gensac, lors de l’assaut, Montferrand est tué ; les assiégeants se retirent sans avoir pu prendre la ville mais ils incendient le faubourg qui est détruit ; à la même période, combats entre Gensac et Pessac, 200 réformés sont tués.

1685 : destruction du temple de Gensac.

Sources : 15e colloque (CLEM) & SHPVD.

De Henri IV à Louis XVI[modifier | modifier le code]

Revenu sous la coupe des rois de France, Gensac reste ville militaire jusqu'à la Révolution. Les rois y entretiennent une garnison dans le château. Le seigneur de Gensac réside au château de Montbreton (actuellement sur la commune de Pessac-sur-Dordogne). Lorsqu'un messager arrive ou un fait important se produit, des fanions et drapeaux sont hissés sur la tour proche de l'église Notre-Dame. On les voit depuis Montbreton et le seigneur de Gensac décide ou non de se déplacer.

Une compagnie de cavaliers gascons réside en permanence dans la citadelle. Les archives du Parlement de Bordeaux relatent que, sous Louis XIII, des cadets de Cadillac s'offrirent une sortie à Bordeaux pour aller voir les ribaudes des mauvais quartiers. Ils n'allèrent pas plus loin que le péage de la Bastide (une des entrées de la ville de Bordeaux). Ayant déjà bien bu en route, ils refusèrent de payer le droit de passage et massacrèrent deux ou trois gardes. Une course poursuite s'ensuivit qui, en une nuit, leur fit faire plus de 45 kilomètres, et les vit se réfugier à Gensac. Ils étaient hors de la juridiction du Parlement de Bordeaux. Malgré toutes les demandes de celui-ci, le Duc d'Épernon (dont dépendait la place de Gensac) refusa de les livrer à la justice bordelaise. On n'a pas de trace de la décision du duc à leur encontre. Mais comme ses relations avec le Parlement de Bordeaux étaient assez tendues à cette époque, nul doute qu'il fut clément.

Les moulins à eau, à vent ainsi que les moulins-bateaux sur la Dordogne (moulinasses) connaissent un grand développement du XVIe au XVIIIe siècle. C'est la preuve que le pays prospère et que l'agriculture se développe. On abat les forêts, on fait progresser l'élevage et la production de céréales. Les bourgs de Castillon et de Sainte-Foy grossissent et n'ont plus la capacité de s'auto-suffire en denrées alimentaires. Les campagnes alentour deviennent productrices. La Dordogne sert de route commerciale avec les gabares. La carte de Cassini (terminée sous Louis XV) montre 15 moulins à eau et plus de 30 moulins à vent dans le pays gensacais. Quelques moulins bateaux sur la Dordogne complètent la panoplie. Une telle profusion pour un petit village montre sa dynamique économique à cette période.

Au cours du règne de Louis XV, la citadelle et le château commencent à être démantelés. À la Révolution française, le château a complètement disparu. Les grands conflits n'étant plus dans le sud-ouest, il devient inutile de conserver une garnison (même restreinte) à Gensac. Les pierres issues des remparts et du château serviront à construire les maisons neuves du village qui s'agrandit au-delà des fossés : hôtel de ville, les Allées, le quartier de la Grand-Rue, mais aussi nombre de fermes alentour où l'on retrouve des cheminées, des fenêtres, des salles récupérées au château.

Les Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1789, les Gensacais participent à l'élaboration d'un cahier de doléances qui est collecté à Libourne le 11 mars pour toute la sénéchaussée. Une garde nationale est créée en 1790 : hiver rigoureux, pénurie de denrées, disette de 1789 poussent les habitants à former un corps de gardes nationaux pour assurer la libre circulation du blé et des aliments de première nécessité. Cette garde locale n'empêchera pas le détournement des denrées et une disette les années suivantes.

En septembre 1793, le conseil général de Gensac sensiblement affligé de l'état de détresse où se trouvent les citoyens de Bordeaux, relativement aux subsistances et voulant leur donner une preuve non équivoque de son attachement et de sa reconnaissance, offre une quantité importante de grains qui sera transporté par bateau jusqu'à Bordeaux. (Max Bonaval ; Histoire de la commune de Gensac pp 16 et 17).

Jusqu'au Directoire (octobre 1795), la population souffre de disette et les élus locaux ont du mal à pourvoir aux besoins.

Au début de l'Empire, les maires issus de la Révolution sont démissionnés en masse. De nouveaux Maires sont élus, plus favorables à l'empereur. Gensac n'y coupe pas et c'est Pierre Martel aîné qui est élu. Le 3 août 1807, un événement important se produit avec la partition de la commune : Pessac de Gensac (ancienne paroisse, annexe de Gensac) devient une commune à part entière sous le nouveau nom de Pessac sur Dordogne.

Du Premier Empire au Second Empire, en passant par la Restauration, les Gensacais suivent le mouvement et sont tour à tour pour l'empereur, puis royalistes puis pour le nouvel empereur.

L'église Notre-Dame est reconstruite en pierres entre 1867 et 1878.

Toutes les informations de ce chapitre sont tirées de : Histoire de la Commune de Gensac, Max Bonaval, édité à compte d'auteur en 1986[réf. insuffisante]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les minutes de la Société archéologique de Bordeaux de 1905 (Société Archéologique de Bordeaux, tome 27) relatent la découverte d'un trésor par le sieur Alphonse Faux, cantonnier à Gensac. En 1904, fouillant le sol des anciennes écuries, A. Faux découvre 555 doubles tournois en cuivre. Nettoyées, les pièces encore en bon état montrent des dates allant de 1619 à 1643. Louis XIII étant mort en 1643, ce serait donc lors de la dernière année de son règne, ou tout au commencement du règne de Louis XIV que ce trésor aurait été caché sous terre.

La Première Guerre mondiale prendra 43 enfants à la population gensacaise.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ligne de démarcation passait un peu au nord de Gensac. Le village était en zone libre jusqu'en novembre 1942.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gensac Blason De gueules à la serre d’aigle d’argent contournée en bande, à la filière du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1792 Lachaud - -
1792 1801 Lajonie-Lapeyre - -
1801 - Jean-Paul Durand - -
1806 - Pierre Martel (aîné) - -
1815 - Durand (aîné) - -
1815 - Pierre Martel (aîné) - -
1826 - Charles Emmanuel de Puch de Montbreton - -
1830 - Jean Sudre - -
1832 - Pierre Martel (aîné) - -
1835 - Jean Durand des Granges - -
1840 - Saint-Jean Lestage - -
1848 - Pierre Sudre - -
1849 - Ibos - -
1852 - Verdier (aîné) - -
1870 - Fouignet (père) - -
1874 - Bonnamy - -
1876 - Fouignet (père) - -
1877 - Deynaud - -
1878 - Fouignet (père) - -
1878 - Jean-Jacques Lajonie - -
1904 - Louis Coustou - -
1925 - Pierre Paris - -
1945 - André Coustou - -
1946 - Paul Auzerie - -
1959 - Marc Lacour - -
1983 - Raymond David - -
1995 - Roger Taillard - -
1995 2010 Raymond Farré PS retraité, décédé en 2010
2010 2014 Claude Brel    
2014 en cours Patrice Pauletto   retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 812 habitants, en diminution de -4,69 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 535 1 388 1 425 1 322 1 305 1 294 1 220 1 304 1 273
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 231 1 318 1 292 1 363 1 391 1 346 1 127 1 100 1 156
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 263 1 219 1 099 1 025 1 021 969 983 962 948
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
883 842 848 810 752 800 844 852 812
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Gensac étant situé dans le Sud-Ouest de la France, la gastronomie est riche en plats locaux d'origine paysanne :

  • Le patatas : il s'agit d'une panse de porc fourrée avec de la mie de pain, du lait, des œufs, de la viande maigre de porc (tête, oreilles, etc.) et cuite dans un bouillon de porc. L'origine du nom est obscure ; peut-être vient-elle du fait qu'une fois prête, la panse de porc ressemble à une grosse pomme de terre cuite (?)
  • La fricassée de cochon.
  • Le jimboura, soupe à base de boudin ou de sang, faite au moment où on tue et prépare le cochon.
  • Les confits de canard.

Célébrités[modifier | modifier le code]

Pierre d'Escodéca de Boisse[modifier | modifier le code]

En 1621, Pierre d'Escodéca de Boisse, dit Pardaillan, du fait de son mariage avec Marie de Ségur, dame de Pardaillan, eut la mauvaise opportunité de mourir à Gensac, durant les Guerres de religions. Pardaillan est protestant ; il participe à la défense de Montauban, assiégée par les troupes de Louis XIII. C'est un cadet de Gascogne, personnage trouble, ayant vécu nombre d'aventures. Après une vie dissolue, à la recherche de la fortune et de la gloire, à courir après des amours impossibles, on fait espérer à Pardaillan la lieutenance du roi en Guyenne s'il se convertit au catholicisme. C'est un poste important, équivalent d'un gouverneur de région militaire actuel. Le chevalier saute sur l'occasion.

Pardaillan quitte le siège de Montauban et se rend à Monheurt tenue par les protestants et dont il est le gouverneur ; là, il parvient à calmer les esprits. Puis il se rend à Sainte-Foy-la-Grande et enfin à Gensac où il est reçu par les notables locaux. Mais Jean de Lidon sieur de Savignac, d'Eynesse, huguenot fanatique, décide de lui tendre une embuscade. (Eynesse est une localité proche de Gensac.) Dans la nuit, les mousquetaires du comte d'Eynesse l'assaillent dans la maison aux Chats (place de la Mairie). Pardaillan tombe raide mort. Son fidèle valet succombe également, ainsi qu'un prêtre qui accompagnait le chevalier. Le corps de Pardaillan est défenestré et exposé à la vindicte publique sous la halle pendant plusieurs heures.

Cet assassinat eut des conséquences fâcheuses : Pardaillan, bien que ses convictions religieuses et politiques soient fluctuantes était apprécié par nombre de hobereaux ; cette mort provoqua la désunion dans le camp protestant. Privés d'unité, la chute des huguenots devint inéluctable. Bien que ce chevalier de Pardaillan ne soit pas originaire de Gensac (le village de Pardaillan est en Lot-et-Garonne, à une trentaine de kilomètres), Pierre d'Escodéca de Boisse est devenu une gloire locale[6].

Jusqu'en 2009, chaque année, sous le nom de Pierre d'Escodéca, chevalier de Pardaillan, seigneur de Boisse et de Roquefort, un spectacle son et lumière lui était consacré et retraçait ses exploits légendaires et maintenant mythiques. Depuis l'été 2006, la municipalité a remercié cette gloire locale en baptisant un ruet (petite rue) du nom de Pardaillan. Ce ruet est celui par lequel le seul survivant de l'embuscade fatale à Pardaillan a pu s'enfuir dans la campagne, il est situé entre la maison du Boulanger (musée) et la maison aux Chats, place de l'Hôtel-de-Ville.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame, de facture néo-gothique, construite entre 1867 et 1878. Le portail XIIIe siècle a été récupéré sur une église ruinée. Le lutrin date du XVIIIe siècle.
  • Le temple protestant construit au XIXe siècle. [1]
  • Le temple de l'Église Libre, également XIXe siècle.
  • Quelques montjoies, refuges pour les pèlerins et pendant les guerres de religion, dans le village et aux alentours[Où ?].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le vieux village, rénové depuis les années 1990. Place de la Halle ; anneaux en pierre pour attacher les animaux de bât.
  • La tour de l'Horloge, beffroi du village.
  • La maison aux Chats datant du XIVe siècle.
  • La maison à échauguette, XVIIe siècle.
  • L'hôtel de ville et la chaire de Calvin.
  • Plusieurs moulins à eau ou à vent.
  • La « Maison du boulanger d'autrefois » abrite un musée d'art populaire qui retrace la vie gensacaise de 1850 à 1950.
  • La maison à colombages, la seule du village, face à l'horloge, datant du XVIe siècle.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Animations[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque Raymond-Farré, rue Fromagère ;
  • Randonnées pédestres, équestres et cyclistes ;
  • Tennis ;
  • Pêche en rivière de 1re catégorie ;
  • Marché le vendredi matin ;
  • Fêtes de la Pentecôte ;
  • Journées Particulières repas et animation, début août ;
  • Brocante-vide-grenier 1er dimanche d'août centre bourg ;
  • Festival de musique classique de l'Orchestre de chambre de la Gironde, fin juillet - début août.

Religion[modifier | modifier le code]

  • Temple protestant ERF cultes réguliers.
  • Église catholique cultes réguliers.

Archives[modifier | modifier le code]

  • Registres paroissiaux et d'état civil : voir archives départementales de la Gironde en lignes et consultables en mairie à partir de 1823, jusqu'en 1938 (état-civil).
  • Délibérations municipales

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Collectif, Petit Futé Gironde, 2013, p. 333

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]