Suzanne Lenglen

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Suzanne Lenglen
Suzanne Lenglen
Pays Drapeau de la France France
Naissance
Drapeau : France Paris
Décès (à 39 ans)
Drapeau : France Paris
Prise de raquette Droitière, revers à une main
Hall of Fame Membre depuis 1978
Palmarès
Meilleurs résultats en Grand Chelem
Aust. R-G. Wim. US.
Simple V (6) V (6)
Double V (6) V (6)
Mixte V (7) V (3)
Médailles olympiques
Simple 1
Double 1
Mixte 1

Suzanne Rachel Flore Lenglen (prononcé [lɑ̃'glɛn][1]), née à Paris le et morte dans cette même ville le , est une joueuse de tennis française. Surnommée « la Divine », elle fut la première star internationale du tennis féminin[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Suzanne Lenglen est née à Paris (16e arrondissement), rue du Ranelagh, le [3] de Charles Servais Adolphe Lenglen et Anaïse Dhainault. C'est en 1910, à l'âge de 11 ans, que Suzanne touche pour la première fois une raquette de tennis, offerte par son père pour qu'elle puisse s'amuser sur le court familial en terre battue à Marest-sur-Matz (Oise). Son père remarque très vite son aisance sur le court et son goût pour le tennis ; il décide de devenir son entraîneur. À l'aide de petites cibles placées sur le court, et grâce à de nombreuses heures d'exercice, elle progresse rapidement, jouant bientôt au Tennis Club de Nice.

À Wimbledon le 29 juin 1925.

Suzanne Lenglen dispute son premier tournoi senior en 1912, alors qu'elle n'a que 13 ans. Un an plus tard, elle est déjà sollicitée par le champion du monde masculin, le Néo-Zélandais Anthony Wilding, pour faire équipe en double mixte. Elle poursuit sa progression et atteint la finale du championnat de France (Roland Garros) dès 1914. Trois semaines plus tard, elle est sacrée championne du monde sur terre battue à Saint-Cloud.

La Première Guerre mondiale ne paraît pas troubler le quotidien de la jeune championne qui poursuit son entraînement avec ses amis ou des officiers de retour du front. Les partenaires masculins sont nombreux, ce qui lui permet de s'endurcir physiquement comme techniquement.

C'est à Wimbledon que Lenglen fait son retour en 1919 et affronte Dorothy Lambert Chambers, âgée de 40 ans, qui a déjà remporté sept fois le tournoi. La voyant faiblir, son père lui lance un flacon de cognac dont elle boit une gorgée ; à la surprise générale et au terme d'une partie acharnée (8-10, 6-4, 7-9), la jeune Suzanne remporte finalement le match. À la suite de cet épisode, le cognac deviendra son remontant habituel durant les matchs[4]. Elle enchaînera désormais les victoires jusqu'en 1926.

Elle remporte six fois le tournoi de Wimbledon et six fois les Internationaux de France[5] en simple.

Elle est également victorieuse des Championnats du monde sur terre battue en 1914, 1919, 1920, 1921, 1922 et 1923.

En sept ans, elle remporte 241 tournois, dont 81 en simple et trois médailles olympiques (dont deux d'or). Elle signe une série de 171 victoires consécutives. La championne incontestée domine et transforme le tennis féminin tout en attirant les foules. Elle opère de nombreux changements dans le tennis, améliore les techniques et invente une nouvelle façon de s'habiller pour mieux jouer. Elle est notamment la première à porter des jupes courtes dessinées par le grand couturier Jean Patou.

Saint-Granier parodiant Suzanne Lenglen au Casino de Paris (1926).

En 1926, un incident à Wimbledon précipitera la fin de sa carrière amateur. En effet, elle refuse de jouer deux matchs de suite (simple et double) et les organisateurs la menacent de disqualification. Elle se braque et refuse de se présenter sur le court, faisant un affront à la reine présente en tribune. Les choses semblent s'arranger par la suite, et elle dispute finalement ses matchs quelques jours plus tard. Mais la reine n'est pas là, et le public anglais, vexé par le caprice de la Française, est glacial lors de son match en simple. Blessée par cette attitude, la Divine renonce au tournoi et quitte définitivement le tennis amateur.

En 1926-1927, Suzanne Lenglen prend part à une tournée professionnelle aux États-Unis et gagne les 38 matchs qu'elle dispute face à Mary Browne. En février 1927, elle rentre à Paris où elle ouvre une école de tennis, qui sera reconnue comme un centre fédéral d'entraînement par la Fédération française de tennis en 1936.

La presse annonce en juin 1938 que Suzanne Lenglen est atteinte d'une leucémie. La maladie est foudroyante, Suzanne devient aveugle et meurt quelques jours plus tard, le 4 juillet 1938. Elle est inhumée au cimetière parisien de Saint-Ouen.

Palmarès (partiel)[modifier | modifier le code]

En simple dames[modifier | modifier le code]

En double dames[modifier | modifier le code]

En double mixte[modifier | modifier le code]

Parcours en Grand Chelem (partiel)[modifier | modifier le code]

Si l’expression « Grand Chelem » désigne classiquement les quatre tournois les plus importants de l’histoire du tennis, elle n'est utilisée pour la première fois qu'en 1933, et n'acquiert la plénitude de son sens que peu à peu à partir des années 1950.

Parcours aux Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Récompenses, distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Bâtiments
Éducation
  • Promotion Suzanne-Lenglen : nom donné depuis 2001 à la promotion annuelle des éducateurs sportifs diplômés d'État par le ministre chargé des sports sur proposition de la Confédération nationale des éducateurs sportifs et salariés du sport (CNES).
Odonymie
Transports
Divers

Un doodle de Google lui est consacré le 24 mai 2016.

Art[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Le Guichet du Savoir – Lenglen". Bibliothèque municipale du Lyon, le 1 juin 2006. Consulté 2012-06-01.
  2. http://www.lepoint.fr/sport/google-celebre-suzanne-lenglen-l-imperatrice-du-tennis-24-05-2016-2041522_26.php
  3. Acte de naissance daté du 26 mai 1899 (Archives de Paris, registre V4E 10050, lire en ligne) . Elle n'est donc pas née à Compiègne comme cela est souvent indiqué.
  4. Yannick Cochennec, « Suzanne Lenglen, les années folles du tennis » [html], sur slate.fr (consulté le 21 juillet 2015).
  5. Épreuve ouverte aux licenciés (Français ou non) des clubs français jusqu'en 1924 (Championnat de France).
  6. Le principe du challenge round est abandonné : la tenante du titre n'est plus automatiquement qualifiée pour la finale, elle joue dès le début de la compétition de la même façon que ses concurrentes.
  7. [1] Prix féminin de l'Académie des Sports.
  8. Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 7, page 18.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gianni Clerici, Suzanne Lenglen, la diva du tennis, Rochevignes, , 247 p. (ISBN 2867370108 et 978-2867370106).
  • Thomas Bauer, « Suzanne Lenglen, une sportive Art déco », dans Myriam Boucharenc & Claude Leroy, L'Année 1925 : L’esprit d’une époque, Nanterre, (ISBN 9782821851047, lire en ligne), p. 277-292
  • Philippe Tétart, « Champion androgyne, combattante et danseuse. Portrait flou de Suzanne Lenglen (1913-1923) », International Review on Sport & Violence, vol. 8,‎ , p. 63-82 (ISSN 2105-0953, lire en ligne).

Iconographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Navigation[modifier | modifier le code]