Pierre-Henri Ducos de La Haille

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Pierre-Henri Ducos de La Haille
Naissance
Décès
Nom de naissance
Pierre Henri Étienne Ducos-Delahaille
Nationalité
Activité
Formation
Distinction

Pierre Henri Étienne Ducos-Delahaille, né le à Poitiers (Vienne)[1] et mort le à Saint-Martin-de-Ré, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Fils de Jules Ducos de La Haille, issu d'une vieille famille de la noblesse poitevine, Pierre-Henri Ducos de La Haille se rend tôt à Paris où il est présenté à l'École des beaux-arts par le peintre François Schommer dès 1909. Il intègre définitivement cette école en 1914 où il est l'élève de Louis-Joseph-Raphaël Collin et d'Ernest Laurent.

Ducos de La Haille expose dès 1920 au Salon des artistes français. Il s'illustre durant sa scolarité, dans les différents concours d'émulation proposés aux élèves de l'école des Beaux-Arts : il gagne en 1919 et 1921 le concours de l'esquisse peinte, grâce auquel il remporte le prix Fortin d'Ivry en 1919 et obtient en 1920 le prix Jauvin d'Attainville. Il obtient le prix de Rome en peinture de 1922, pour La Fortune et l'Abondance sortant du sillon creusé par le laboureur, et séjourne à Rome à la villa Médicis entre 1923 et 1926.

Dès son retour de Rome, Ducos de La Haille s'illustre dans le domaine du grand décor, en recevant plusieurs commandes officielles où il montre son talent de fresquiste. Dès 1927, il peint une allégorie de La République pour l'hôtel de ville de Reims, et décore en 1928 l'hôtel particulier de l'industriel Pierre d'Haussy à Villeneuve-d'Ascq.

Il exécute son chef-d'œuvre à l'occasion de l'Exposition coloniale de 1931 : pour le palais des Colonies (devenu plus tard le musée des arts africains et océaniens, et actuel musée de l’histoire de l’immigration), il conçoit le décor de la grande salle des fêtes centrale, en réalisant une fresque de 600 m2 sur le thème des « bienfaits » de la colonisation : au centre est représenté le Rayonnement de la France sur les Cinq Continents, tandis que sur les murs latéraux sont peints les allégories de l'Art, de la Paix, du Travail, du Commerce, de l'Industrie, de la Liberté, de la Justice, et de la Science.

Dans les années 1930, il poursuit sa carrière de décorateur en participant au chantier de décoration du célèbre paquebot Normandie en 1935 : il peint pour les murs de la galerie-salon des premières classes deux compositions sur le thème de La Conquête normande et La Paix normande. Il participe également aux décors de l'église Saint-Pierre de Chaillot en 1938 : La Foi derrière l'orgue, La Trinité au plafond de la nef, et le décor du plafond de la crypte. Dans le même temps, il collabore avec la manufacture des Gobelins, et donne plusieurs modèles de tapisseries sur le thème des colonies.

Membre dès 1928 de l'association La Fresque, il enseigne dans les locaux de l'association à Paris, et est également nommé professeur de fresque à l'École des beaux-arts de Paris entre 1929 et 1949.

Le musée d'art et d'histoire de Cognac conserve plusieurs de ses œuvres et lui a consacré une exposition rétrospective en 2010.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Élèves notables[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archive de la Vienne, acte n°449 dressé le 27/07/1889 à Poitiers, vue 107/214
  2. Archives de Paris, VR 573.
  3. Sadi de Gorter, Forissier, Paris, La Bibliothèque des arts, (ISBN 2-850-47083-X), p. 39

Liens externes[modifier | modifier le code]