Jean de Florette (film)

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Jean de Florette
Description de cette image, également commentée ci-après
Gérard Depardieu, interprète de « Jean de Florette ».
Réalisation Claude Berri
Scénario Claude Berri
Gérard Brach
d'après l'œuvre de Marcel Pagnol
Acteurs principaux
Sociétés de production DD Productions
Films A2
RAI
Renn Productions
TSR
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de l'Autriche Autriche
Genre Film dramatique
Durée 120 minutes
Sortie 1986

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Jean de Florette est un film franco-helvéto-italo-autrichien écrit et réalisé par Claude Berri, sorti en 1986.

Il est une adaptation du livre éponyme de Marcel Pagnol, lui-même tiré du film que l'auteur réalisa en 1952. La version de Claude Berri aura un deuxième volet Manon des sources.

Acclamé par la critique, le film reçoit de très nombreuses récompenses, dont le César du meilleur acteur pour Daniel Auteuil pour les deux films en 1987 et le BAFTA du meilleur Film en 1988.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1920 dans un petit village fictif de Provence perdu dans la garrigue, Les Bastides Blanches, Ugolin revient du service militaire. Ce jeune paysan a un rêve : gagner de l'argent en cultivant des œillets. Son oncle, César Soubeyran, dit « le Papet », est un vieux célibataire prêt à tout pour que son neveu réussisse et se marie, afin que se transmette son nom, dont Ugolin est l'unique héritier. L'aboutissement de ces projets nécessite une source sur ses terres, un bien extrêmement précieux. La « ferme des Romarins » conviendrait parfaitement.

Le Papet propose alors à Marius Camoins, surnommé Pique-Bouffigue, le propriétaire de la ferme, de la lui racheter. Mais la discussion tourne mal et Pique-Bouffigue, projeté à terre par le Papet, meurt en heurtant une pierre avec sa tête. Afin d'acheter la ferme et le terrain contenant la source pour un prix modique, Ugolin et le Papet bouchent la source avec du ciment. Ainsi sans eau, les lieux ne valent plus grand-chose. La ferme semble disponible, mais l'héritier de la propriété arrive un jour avec sa femme et sa fille pour s'en occuper. Il s'appelle Jean Cadoret, il est bossu, et vient « de la ville » où il était percepteur. C'est le fils d'une ancienne habitante des Bastides, Florette Camoins, sœur de Pique-Bouffigue, qu'avait jadis bien connue le Papet, avant qu'elle ne parte épouser Lionel Cadoret, le forgeron du village voisin. Idéaliste, Jean a pour ambition de mener la vie d'un paysan prospère et proche de la nature. Le Papet pousse Ugolin à cultiver l'amitié du nouveau venu pour mieux le faire échouer et manœuvre pour que le village ne révèle pas à Jean de Florette l'existence de la source sur ses terres que les deux ont bouchée.

Après quelque temps d'inquiétude, Jean de Florette ne s'en sortant pas si mal dans sa nouvelle vie, la sécheresse et les manigances des deux Soubeyran viennent à bout du bossu qui meurt en manipulant de la dynamite alors qu'il forait un puits. Le Papet et Ugolin peuvent donc devenir propriétaires des Romarins, et n'attendant même pas que la veuve et la fille de Jean de Florette partent, ils débouchent la source. Mais ils ne se doutent pas que la petite Manon les a vus avant de s'enfuir en courant, prise de panique...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production et réalisation[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

En 1952, Marcel Pagnol réalise le film Manon des sources avec sa femme Jacqueline dans le rôle-titre. N'étant pas pleinement satisfait[réf. nécessaire], il développe, dix ans plus tard, l'histoire de Manon dans diptyque L'Eau des collines : Jean de Florette (l'histoire du père de Manon, qui se déroule pendant l'enfance de celle-ci) et Manon des sources (dont la trame est très proche de celle du film). Claude Berri a tourné les deux adaptations simultanément et les a sorties à quelques semaines d'intervalle. La suite du film est donc Manon des sources.

La concrétisation du projet dure sur trois ans[1]. En 1984, Claude Berri et Gérard Brach s'attellent à l'écriture du scénario et les repérages sont réalisés[1]. Après huit mois de tournage en 1985, le montage des deux films et la préparation de leurs sorties en salles s'étale sur l'année 1986[1].

Composition de la distribution[modifier | modifier le code]

Pour le rôle d'Ugolin, Claude Berri envisage Coluche, dont il a révélé les talents dramatiques dans son film Tchao Pantin, mais l'acteur refusa l'offre pour un désaccord sur le montant du cachet proposé[2].

Par la suite, Berri pressent Jacques Villeret pour Ugolin fut également pressenti mais, à la suite du refus d'Yves Montand et de Simone Signoret de tourner avec lui, ce fut finalement Daniel Auteuil qui assura le rôle.

Au départ, Claude Berri sous-estimait alors Daniel Auteuil, qu'il pensait être incapable de jouer autre chose que les comédies potaches qui l'avaient rendu célèbre, mais celui-ci tenait tant au rôle d'Ugolin qu'il a retrouvé son accent provençal de ses jeunes années et s'est présenté sur le plateau dans une apparence délibérément négligée afin de mieux coller au personnage, ce qui a plu à Claude Berri.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le couple Cadoret à l'écran est interprété par Élisabeth et Gérard Depardieu, époux à la ville à l'époque du tournage.
  • Le tournage s'est déroulé dans les collines du village de Riboux dans le Var[3], à Mirabeau dans le Luberon, ainsi qu'à Ansouis, à la Chapelle Saint-Joseph de Vaugines dans le département de Vaucluse (département) et enfin à Sommières dans le Gard[4].
  • De nombreuses scènes des deux films dans leur version finale sortie en VHS et DVD ont été coupées : pendant le souper au début, Ugolin parle des années militaires en Afrique du Papet, le début du rasage de Pique-Bouffigue, le dialogue sur les lapins qui « grimpent aux arbres et broutent des forêts entières » de Jean à Ugolin et la scène où Jean joue de l'harmonica tandis que sa femme chante et que Manon danse avec les chèvres, tous espionnés par le Papet qui avoue dans la scène suivante à Ugolin qu'ils sont des artistes qui auraient beaucoup de succès dans les fêtes de village ou dans un cirque.
  • La culture des œillets, dans laquelle Ugolin se lance pour gagner de l'argent, fait écho à un épisode de la vie de Marcel Pagnol : sous l'occupation, il réemploie le personnel de ses studios comme ouvriers horticoles pour la culture d'œillets, sur son domaine de l'Étoile à La Gaude, afin de leur éviter le Service du travail obligatoire en Allemagne.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent des bases de données Allociné et Imdb.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Nouvelle parution DVD - BD[modifier | modifier le code]

Le 13 septembre 2017 parution DVD et Blu-Ray d'un nouveau coffret version restaurée 4 K à partir du négatif original sous la supervision de Bruno Nuytten et Pathé.

Liens externes[modifier | modifier le code]