Le Pianiste

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Ne doit pas être confondu avec La Pianiste, film de Michael Haneke et The Pianist, film de Claude Gagnon
Le Pianiste
Description de cette image, également commentée ci-après

Le ghetto de Varsovie en 1943. Cette scène a été reconstituée dans un court plan du film.

Titre original The Pianist
Réalisation Roman Polanski
Scénario Ronald Harwood
d'après l'œuvre de Władysław Szpilman
Acteurs principaux
Sociétés de production StudioCanal
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau de la Pologne Pologne
Genre Drame
Histoire
Durée 144 minutes
Sortie 2002

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Pianiste (The Pianist) est un drame historique franco-polono-germano-britannique réalisé par Roman Polanski, sorti en 2002. Ce film est tiré d'une histoire vraie ; il est adapté du roman autobiographique éponyme de Władysław Szpilman[1]. Le film obtient la Palme d'or du Festival de Cannes 2002 ainsi que, notamment, sept César et trois Oscars en 2003.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film raconte l'histoire du pianiste juif polonais Władysław Szpilman, dit aussi Wladek. L'histoire se déroule à Varsovie en Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale. W. Szpilman est alors le pianiste officiel de la Radio polonaise et une figure connue du milieu culturel polonais. Lorsque les nazis s'emparent de la ville, ils suppriment progressivement les droits des Juifs, puis les parquent dans le ghetto créé pour les regrouper et accroître leur détresse.

Tandis que sa famille est déportée au camp d’extermination de Treblinka, vouée à la mort, W. Szpilman parvient quant à lui à s'échapper de justesse du ghetto et est caché par des résistants polonais qui lui apportent régulièrement de quoi survivre. Ensuite, la ville étant devenue une zone de combat, il doit quitter sa cachette et trouve quelque temps refuge dans un hôpital déserté, puis dans une maison en ruine, peu avant la libération de la ville par l'Armée rouge. Souffrant de faim et de soif, W. Szpilman se cache des Allemands dans un petit grenier, mais finit par être découvert par Wilm Hosenfeld, un officier allemand mélomane. Ce dernier, apprenant que W. Szpilman est pianiste, et convaincu de bientôt perdre la guerre puisque l'entrée des troupes soviétiques dans Varsovie semble inéluctable, va lui procurer chaque jour, secrètement, la nourriture nécessaire à sa survie.

Après la guerre, W. Szpilman reprendra le cours normal de sa vie et son métier de pianiste après avoir recherché, en vain, à retrouver l'officier allemand dont il a appris l'arrestation.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Adrien Brody, l'interprète de Władysław Szpilman dans le film.

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

À l'origine, Steven Spielberg, grand ami de Polanski lui proposa de filmer La Liste de Schindler, Polanski refuse, trouvant la blessure trop forte, près de Cracovie où il vécut un traumatisme.

Il rencontra Wladyslaw Szpilman et trouva que c'était la bonne occasion pour aborder cette période. Le récit autobiographique est publié vers les années 2000 alors que l'ouvrage est écrit en 1946. Le pianiste meurt en 2000, durant l'écriture du scénario[2].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le film est un triomphe critique et commercial, le meilleur pour Polanski depuis Tess. Aux Oscars, il obtint la première statuette de sa carrière. Elle fut remise par Harrison Ford, qui joua dans Frantic[3]. Ce dernier lui remit en septembre 2003 au Festival du Film de Deauville, Polanski ne pouvant voyager en Amérique[4],[5].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Musiques utilisées dans le film[modifier | modifier le code]

La musique est, dans ce film, un élément central. Les pièces classiques interprétées sont presque toutes du compositeur Frédéric Chopin. En voici la liste (non exhaustive, sans ordre chronologique) :

  • Ballade nº 1 en sol mineur opus 23 (extrait). Cette pièce est jouée par Władysław Szpilman devant l'officier de la Wehrmacht Wilm Hosenfeld. Il est joué une courte version du morceau, qui dure environ 10 minutes dans sa version originale.
  • Concerto pour piano nº 1 en mi mineur opus 11 (extrait), joué dans le restaurant du ghetto. Le concerto est joué sur l'air Umówiłem się z nią na dziewiątą, un tango polonais composé en 1937 par Henryk Wars.
  • Grande Polonaise brillante (Extr. de l'Andante spianato et Grande Polonaise brillante), en mi bémol majeur op 22 pour piano et orchestre, qui est jouée durant le générique de fin.
  • Nocturne nº 20 en ut dièse mineur, opus posthume, joué dans les studios, au début ainsi qu'à la fin du film.
  • Mazurka en la mineur op 17 numéro 4 (extrait). On peut entendre ce morceau joué par les voisins du pianiste lorsque celui-ci est caché dans un appartement de Varsovie.

Quelques autres pièces que l'on peut aussi entendre, de différents compositeurs :

Les morceaux au piano sont des enregistrements du pianiste polonais Janusz Olejniczak (né en 1952). On peut aussi entendre de la musique traditionnelle juive, dite « klezmer » et plus précisément le morceau le plus populaire de ce registre Gasn Nign, qui est traditionnellement joué lors de mariages.

Une controverse existe, selon laquelle le jury des Césars a accordé sa récompense à Wojciech Kilar, croyant que les œuvres de Chopin avaient été composés par lui, ou qu'il lui a accordé cette distinction voulant récompenser la totalité de la musique dont la plupart était en fait de ce célèbre compositeur.[réf. nécessaire]

Adaptation théâtrale[modifier | modifier le code]

Le Pianiste a été joué en pièce de théâtre pour la première fois au « Manchester International Festival » en 2007. Cette pièce de théâtre rappelle les expériences d'un musicien juif, sans nom, piégé à Varsovie pendant l'occupation nazie. ll commence la guerre en tant que membre d'une famille juive heureuse, vivant avec ses deux parents et ses deux sœurs ; à la fin, il perd toute sa famille, mais a été forcé à vivre comme un animal, enfermé dans le grenier d'une maison abandonnée.

La pièce est constituée de nombreux monologues (lus par Peter Guinness) intercalés avec des morceaux de Chopin au piano joués par Mikhail Rudy. L'acteur (Peter Guinness) raconte la vie de Wladyslaw Spzilman en décrivant les horreurs de la Seconde Guerre mondiale dans les monologues[6].

Autour du film[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un texte théâtral sur le même sujet a été réalisé par Robin Renucci en 2004
  2. « Roman Polanski : Il me faut des défis, sinon je me fais chier », sur Les Inrocks,
  3. « Roman Polanski winning the Oscar® for Directing » [vidéo], sur YouTube,
  4. www.telegraph.co.uk/culture/film/film-news/11455239/Harrison-Ford-his-life-and-career.html
  5. « Plateau brève : remise d'un oscar à Roman Polanski » [vidéo], sur INA,
  6. « http://www.szpilman.net/ »

Liens externes[modifier | modifier le code]