La Gloire de mon père

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La Gloire de mon père
Auteur Marcel Pagnol
Pays France
Genre Roman
Éditeur Pastorelly
Date de parution 1957
Nombre de pages 304
Série Souvenirs d'enfance I
Chronologie
Le Château de ma mère Suivant

La Gloire de mon père est le premier tome des Souvenirs d'enfance, une autobiographie romancée de Marcel Pagnol, paru en 1957.

Le récit débute dès la naissance de l'auteur, fait part de ses premières années passées à l'école puis de ses vacances en famille au village de la Treille pendant l'été de 1904, et prend fin sur les exploits de son père durant une partie de chasse dans les collines du massif du Garlaban.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le massif du Garlaban (vu depuis la ville d'Aubagne).

« Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers »

Marcel Pagnol, né le 28 février 1895, raconte son enfance, sa naissance à Aubagne, et les origines de ses parents. Sa mère Augustine a donné naissance à trois autres enfants : Paul, né en 1898, Germaine, née en 1902 et René, né en 1909. Son père Joseph Pagnol, instituteur, est nommé à l'école du Chemin des Chartreux et la famille s'installe à Marseille. Tous les jeudis et tous les dimanches, il fait une promenade dans le parc Borély, au bord de l'étang avec sa tante Rose. C'est d'ailleurs là qu'elle rencontre l'oncle Jules qui se fait passer auprès de l'enfant pour le propriétaire du parc.

Tout semble opposer Joseph, l'instituteur anticlérical, au truculent et catholique oncle Jules; pourtant les deux familles décident en 1904 de louer ensemble une maison de campagne dans les collines, la « Bastide Neuve » pour y passer les vacances d'été. Après un long trajet dans les chemins, derrière la mule tirant les meubles et les provisions nécessaires au séjour, ils parviennent à cette petite villa située aux Bellons après le village de La Treille. Ces vacances sont une révélation pour le jeune Marcel et son frère qui tombent amoureux des collines emblématiques de la Provence, de sa végétation sauvage, de ses massifs de roche : Garlaban, Tête Rouge, le Taoumé.

La « Bastide Neuve », la maison de vacances de la famille Pagnol, au printemps 2008.

Marcel suit en secret son père et son oncle partis faire l'ouverture de la chasse et, après s'être égaré, finit par retrouver les chasseurs au son des coups de fusil. Il découvre que son père, qui « n'avait jamais tué ni poil ni plume », a abattu un couple de perdrix bartavelles. Ce doublé magnifique fait la renommée de Joseph Pagnol dans le village de La Treille, pour la plus grande fierté de son fils.

Le curé du village veut prendre une photo de Joseph, Marcel et des oiseaux, qu'ils garderont en souvenir pour la vie, en contradiction flagrante avec les moqueries antérieures de l'instituteur envers un de ses collègues qui s'était fait photographier avec un poisson après une partie de pêche.

Souvenirs d'enfance[modifier | modifier le code]

La Gloire de mon père est le premier d'une série de quatre romans centrés sur la vie de Marcel Pagnol. C'est une autobiographie embellie par le temps et l'imagination, l'auteur laissant courir son imagination pour « redonner vie » à ceux qui l'ont entourés durant ses jeunes années comme l'oncle Jules, le chasseur d'une sagacité sans égale qui roule les « r ». Dans un entretien de 1960 avec Pierre Dumayet, il explique que ses mémoires sont surtout une mise en valeur des personnages de son père et de sa mère [1]. Ces êtres réels se sont transformés en personnages.

La Gloire de mon père connaît un immense succès (plus de cinquante mille exemplaires vendus en un mois) et le deuxième tome, Le Château de ma mère, s'inscrit en tête du classement des meilleures ventes de l'année 1958.

Anecdote de la source perdue[modifier | modifier le code]

L'anecdote de la source perdue parce que le grand-père de Lili a trop tardé, à l'approche de sa mort, à en révéler l'emplacement à son fils, est directement transposée d'une anecdote similaire narrée par le personnage de César Soubeyran (le Papet), dans le film Manon des sources[2], sorti en 1952. Cette anecdote narrée par Lili a été reprise telle quelle dans le film d'Yves Robert, en 1990, mais était absente du film de Claude Berri, Manon des sources, en 1986.

Livre audio[modifier | modifier le code]

  • Marcel Pagnol (auteur et narrateur), La Gloire de mon père, Vincennes, Frémeaux & Associés, (EAN 356-1-302-51602-8, notice BnF no FRBNF40930439)
    Enregistrement réalisé vers le milieu des années 1960 par Marcel Pagnol à son domicile et retrouvé une trentaine d'années après sa mort. Support : 4 CD audio, durée : 4 h 2 min. Référence éditeur : FA5160.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Gloire de mon père (film).

En 1990, Yves Robert a réalisé le diptyque La Gloire de mon père et Le Château de ma mère sur un scénario de Louis Nucera et Jérôme Tonnerre. Philippe Caubère et Nathalie Roussel incarnent les parents de Marcel (Julien Ciamaca) et Paul (Victorien Delamare). L'oncle Jules et la tante Rose sont interprétés par Didier Pain et Thérèse Liotard. Des passages du texte du roman original sont narrés par Jean-Pierre Darras.

Grambois sert de décor pour l'ancien village de la Treille. La « Bastide Neuve » se situe dans le domaine de Pichauris à Allauch, au cœur du Massif de l'Étoile et du Garlaban[3].

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

En 2015, Éric Stoffel, Serge Scotto et Morgann Tanco supervisé par Nicolas Pagnol (le petit-fils du célèbre auteur), ont signé l'adaptation du roman en BD aux éditions Grand Angle. La Gloire de mon père paraitra en novembre[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Pagnol et le Midi", Revue Marseille, n°180, 1997.
  2. Dans la première partie du film de Marcel Pagnol, au cours de la longue scène de la terrasse du café, cette anecdote apparaît vers la dixième minute.
  3. Lieux de tournage Pagnol (Cœur de Provence)
  4. Les chefs-d'œuvre de Pagnol se mettent à buller (La Provence)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]