Manon des sources (film, 1986)

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Manon des sources
Réalisation Claude Berri
Scénario Claude Berri d'après l'œuvre de Marcel Pagnol
Acteurs principaux
Sociétés de production Pathé
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 120 minutes
Sortie 1986

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Manon des sources est un film français de Claude Berri, sorti en 1986 tiré du roman éponyme de Marcel Pagnol. Il est la suite de Jean de Florette.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Ugolin prospère sur la terre de Jean de Florette, les Romarins, acquise par son Papet et lui grâce à des manœuvres immorales. Manon, la fille de Jean de Florette, est devenue bergère et vit dans les collines, évitant les contacts avec les villageois. Le Papet, vieillissant, somme son neveu de se marier et d'avoir des enfants car Ugolin est le dernier des Soubeyran. Le Papet veut qu'il transmette tout l'or du clan Soubeyran à ses enfants et qu'il ne reproduise pas ce qu'ont fait les anciens, trop orgueilleux : les mariages entre cousins qui ont donné deux folles et trois suicidés (le père d'Ugolin s'étant pendu). Ugolin, qui a aperçu Manon se baignant nue, en est tombé amoureux. Mais Manon, connaissant le rôle criminel joué par Ugolin dans l'échec et la mort de son père, le repousse, d'autant plus qu'elle s'éprend de Bernard Olivier, le jeune instituteur du village. Elle surprend une conversation entre deux villageois et comprend que tous savaient qu'il y avait une source aux Romarins. Avide de vengeance, elle découvre par hasard, en voulant retrouver une chèvre tombée dans un trou, le petit lac souterrain d'où provient la source qui alimente le village et la bouche.

La panique se répand dans le village et lors d'un sermon, le curé fait comprendre qu'il sait (sans doute grâce à une confession d'Anglade, le bigot) que les villageois ont porté préjudice au défunt Jean de Florette. L'instituteur, invitant les villageois à un pot pour son anniversaire, a invité aussi Manon. Le village ne parle que du sermon du curé et on commence à accuser Ugolin et le Papet qui se défendent malgré les révélations de Manon. Un témoin inattendu, Eliacin, l'idiot du village au tempérament agressif, intervient et confirme les dires de Manon. Ugolin, désespéré, propose de racheter ses fautes en offrant tous ses biens à Manon si elle l'épouse. Elle le rejette et il comprend qu'elle aime l'instituteur. Ugolin se suicide par pendaison, laissant le Papet esseulé.

Manon et l'instituteur se marient. La santé de César dépérit. Il s'assoit sur le muret devant l'entrée du cimetière, à côté d'une vieille femme aveugle, Delphine. Celle-ci lui révèle qu'il est le père de Jean de Florette, ce que César ignorait, car il faisait son service militaire en Afrique, et la lettre que Florette lui avait écrite pour l'en informer a été égarée par l'armée. Rongé de remords, le Papet, sentant sa fin proche, fait venir le curé dans sa maison pour se confesser, écrit à Manon, lui expliquant toute l'histoire et lui léguant tout ce qu'il possède. Le Papet meurt la nuit suivante.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses (1987)[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné à Mirabeau pour les scènes du café, de la fontaine et de l'école et à Vaugines pour celles de l'église et du cimetière.

Pour un clin d'oeil à Marcel Pagnol, Fernandel, et aux acteurs provençaux du début du cinéma parlant (Fernand Charpin, Blavette, etc.), Fransined, le frère de Fernandel est recruté pour les 2 volets de la saga : il y joue le petit rôle d'un fleuriste.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]