Jean-Pierre Burgart

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Jean-Pierre Burgart
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Père
Mère
Autres informations
A travaillé pour

Jean-Pierre Burgart est un écrivain et peintre figuratif français, né le 10 septembre 1933 à Boulogne-Billancourt.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils unique de l'actrice Orane Demazis, alors parvenue à la célébrité en particulier pour son rôle de Fanny, il n'est pas reconnu à la naissance par son père, Marcel Pagnol, toujours marié (depuis 1916) avec Simonne Collin[1], qui refuse le divorce[note 1].

Inscrit au lycée Louis-le-Grand, Jean-Pierre Burgart entre à Normale sup en 1954[2], où il suit les cours de Louis Althusser. Il fréquente alors la famille de Francis Ponge, lequel deviendra un de ses inspirateurs[3]. Durant la guerre d'Algérie, il est affecté en tant qu'élève au centre de formation des psychologues de la Marine à Toulon puis versé au journal Cols bleus à Paris. Libéré des obligations militaires, il travaille six mois comme stagiaire à Paris Match, où il croise Alexandre Vialatte, avant d'être affecté à un poste de rédacteur auprès du ministre de l'Éducation, de 1960 à 1962. De 1962 à 1974, il mène une carrière à la RTF puis à l'ORTF. Il est chargé d'élaborer, après 1967 sous la responsabilité et avec l'appui d'Yves Jaigu, des programmes réalisés par des talents externes à la maison. C'est ainsi que, par exemple, il fait tourner par Roberto Rossellini La prise de pouvoir par Louis XIV[4] pour la télévision française et introduit comme scénariste Louis Guilloux au sein de cette dernière. Après un démantèlement de l'ORTF, prélude à la privatisation[5], qu'il déplore, il travaillera pour diverses agences de communication.

Dès la fin des années cinquante, il participe à des éditions d'art, notamment de Jean Hélion[3] qui fera son portrait en 1960, et publie ses premiers poèmes. Tout en contribuant à de nombreuses revues de peinture ou de littérature[3] tels Les Cahiers du Sud, Les Temps modernes, La Revue des Belles Lettres, L'Arc et, occasionnellement, à l'écriture de scénarios, comme pour son ami Pierre Prévert, il parvient à une forme d'écriture contemplative et mélomaniaque par laquelle, « entre le désir de créer et la vaste substance du monde, ... aucun sens ne cherche à exclure l'autre. »[3].

En 1971, il se charge de traduire Paul Celan pour l'édition qu'en publie André du Bouchet, autre écrivain, tout comme Pierre Reverdy, avec lequel il partage des affinités et sur lequel il publiera également un essai[3].

Entre 1974 et 1986, il publie avec Daniel Blanchard une revue d'art, Liasse[3], qui sortira huit cahiers présentant des textes d'auteurs choisis[note 2], souvent illustrés de dessins et d'estampes[note 3].

Une impasse dans l'écriture, la naissance d'un enfant, lui sont l'occasion, en 1983, de redécouvrir le plaisir de dessiner de l'enfance puis d'oser peindre à son tour. C'est son ami le peintre Charles E. Marks qui fera exposer ses premières toiles en 1997.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Principaux articles[modifier | modifier le code]

Éditions d'art[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Ombres, Le Mercure de France, Paris, 1965.
  • Failles, Le Mercure de France, Paris, 1969.
  • Jailli de l'image invisble in 2e Liasse, Imprimerie Quotidienne, Fontenay-sous-bois, 1976.
  • Fragilité, profondeur in 2e Liasse, Imprimerie Quotidienne, Fontenay-sous-bois, 1976.
  • Placard in 3e Liasse, Imprimerie Quotidienne, Fontenay-sous-bois, 1977.
  • Proses in 3e Liasse, Imprimerie Quotidienne, Fontenay-sous-bois, 1977.
  • Lied in 3e Liasse, Imprimerie Quotidienne, Fontenay-sous-bois, 1977.
  • Le second jour, Sens & Tonka, Paris, novembre 2005, (ISBN 978-2-84534-139-5).

Drames[modifier | modifier le code]

Scénarios[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Avril au bord de la mer, Utopie, Paris, 1979.
  • Le tain des choses, Sens & Tonka, Paris, février 2004, (ISBN 978-2-84534-083-1) (essai sur la peinture).
  • Les fagots de Courbet, Sens & Tonka, Paris, 2005.

Traductions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Marcel Pagnol abandonne dès 1938 toute prise en charge de l'éducation de ce second fils, avec lequel les liens resteront distants, et n'eut aucune influence sur la formation et la carrière artistique de celui-ci. Quoique catalogué dès la petite enfance comme fils de célébrités, Jean Pierre Burgart n'entretint en fait quasiment aucun rapport avec la famille Pagnol.
  2. Denise Levertov, Gisèle Prassinos, John Ashbery, Pierre Chappuis, Jean Gillibert, Jean-Claude Hémery, François Lupu, Valère Novarina, Jean-Marie Patte.
  3. Jean Hélion, Otto Schauer, lesquels ont donné aussi des textes, Charles E. Marks, Lucien Fleury, Roger Blin.

Références[modifier | modifier le code]

  1. William Leymergie, Philippe Lorin (illustrations) et Jean-Joseph Julaud (collaboration), En tête à tête avec Marcel Pagnol, Paris, Gründ, , 128 p. (ISBN 978-2-324-00197-0), p. 22 : « oui, deux « n », elle y tient ! »
  2. https://www.archicubes.ens.fr/lannuaire#annuaire_chercher?identite=Jean+Burgart.
  3. a b c d e et f J.-P. Sicre, Caravanes n°6, Paris, 1998.
  4. J. Bourdon, Pour une diversité des contenus in Les Dossiers de l'Audiovisuel n°100, chapitre 2, Institut national de l'audiovisuel, décembre 2001 Entretien avec Yves Jaigu.
  5. J. Bourdon, Pour une diversité des contenus in Les Dossiers de l'Audiovisuel n°100, chapitre 4, Institut national de l'audiovisuel, décembre 2001 Entretien avec Yves Jaigu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

(Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé pour la rédaction de l'article)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Revue de La Quinzaine littéraire no 86, Paris, du 1 au 15 janvier 1970. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]