Adieu ma concubine (film)

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Adieu ma concubine
Titre original 霸王别姬 (Bawang bieji)
Réalisation Chen Kaige
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Genre Drame
Durée 170 minutes
Sortie 1993

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Adieu ma concubine (霸王別姬, Bàwáng biéjī) est un film chinois réalisé par Chen Kaige, sorti en 1993.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Enfants, Douzi et Xiaolou se sont liés d'une amitié particulière à l'école de l'opéra de Pékin. Ils ne se sont jamais quittés, jouant ensemble Adieu ma concubine, célèbre pièce de théâtre évoquant les adieux du prince Xiang Yu et de sa concubine Yu Ji et le suicide de celle-ci avant que son bien-aimé ne soit défait et tué par Liu Bang, le futur empereur Gaozu qui fonda en -202 la dynastie Han.

Dieyi - nom de théâtre de Douzi - est homosexuel ; il aime sans espoir Xiaolou qui a épousé Juxian. Désespéré, Dieyi se jette dans les bras d'un mécène, maître Yuan, et sombre dans la drogue. Mais l'amitié et la scène réunissent malgré tout Dieyi et Xiaolou, en dépit des aléas de l'Histoire. Le coup le plus dur leur viendra du jeune Xiao Si, qu'ils ont adopté et auquel ils ont enseigné leur art. À cause de lui et de la Révolution culturelle, ils finissent par s'entre-déchirer.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Pendant la révolution culturelle, Chen Kaige rejoint les Gardes rouges : « Quand les Gardes rouges ont fait leur apparition, j'ai cherché à les rejoindre. Moi, je voulais faire partie du groupe, ne plus être un adolescent solitaire. J'avais peur. Les Gardes rouges ne voulaient pas de moi, car mon père avait fait partie du Guomindang. J'étais le fils d'un ennemi. J'ai appris le « Petit livre rouge » par cœur, comme tout le monde, j'ai participé aux manifestations. Finalement, j'ai été accepté. Puis les Gardes rouges ont fait irruption chez nous et ont contraint ma mère, malade, à rester debout dans un coin pendant quatre heures. Quand on lui a offert une chaise, elle l'a refusée. Je ne l'ai pas défendue, je m'en suis voulu. J'étais déchiré, comment pouvais-je manifester de l'amour à mes parents et, en même temps, être au service du peuple ? En tant que réalisateur, maintenant, j'ai une responsabilité : je dois dire ce que j'ai fait, comment j'ai dénoncé mon père... J'en souffre, et cette souffrance se retrouve dans Adieu ma concubine » [1].

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

L'opéra Adieu ma concubine, qui donne son titre au film, fut un des succès de Meî-Lân-fâng ou Mei Lanfang, acteur de l'Opéra de Pékin, qui y jouait, comme souvent, un rôle féminin, celui de Yu Ji, favorite du roi de Chu, Xiang Yu. Le réalisateur Chen Kaige a rendu hommage depuis à Mei Lanfang dans un film sorti en 2008.

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Andrieu (chargé de recherche CNRS) Les gardes rouges : des rebelles sous influence Cultures & Conflits, été 1995

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]