Adieu ma concubine (film)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Adieu ma concubine
Titre original 霸王别姬
Bawang bieji
Réalisation Chen Kaige
Scénario Lilian Lee (en)
Lu Wei
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau de Hong Kong Hong Kong
Genre drame, romance
Durée 170 minutes
Sortie 1993


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Adieu ma concubine (霸王別姬, Bàwáng biéjī) est un film sino-hongkongais réalisé par Chen Kaige, sorti en 1993.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Enfants, Douzi et Xiaolou se sont liés d'une amitié particulière à l'école de l'opéra de Pékin. Ils ne se sont jamais quittés, jouant ensemble Adieu ma concubine, célèbre pièce de théâtre évoquant les adieux du prince Xiang Yu et de sa concubine Yu Ji et le suicide de celle-ci avant que son bien-aimé ne soit défait et tué par Liu Bang, le futur empereur Gaozu qui fonda en -202 la dynastie Han.

Dieyi, dont le nom de théâtre est Douzi, éprouve des sentiments pour son partenaire de théâtre Xiaolou, en vain, car ce dernier a épousé Juxian. Désespéré, Dieyi se jette dans les bras d'un mécène, maître Yuan, et sombre dans la drogue. Mais l'amitié et la scène réunissent malgré tout Dieyi et Xiaolou, en dépit des aléas de l'histoire. Le coup le plus dur leur viendra du jeune Xiao Si, qu'ils ont adopté et auquel ils ont enseigné leur art. À cause de lui et de la Révolution culturelle, ils finissent par s'entre-déchirer.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Chen Kaige trace un panorama de la Chine sur plus d'un demi-siècle, de 1924 à 1979, dans ce film qu'il définit comme "une histoire de séduction et de trahison"[1].

Pendant la révolution culturelle, Chen Kaige rejoint les Gardes rouges : « Quand les Gardes rouges ont fait leur apparition, j'ai cherché à les rejoindre. Moi, je voulais faire partie du groupe, ne plus être un adolescent solitaire. J'avais peur. Les Gardes rouges ne voulaient pas de moi, car mon père avait fait partie du Guomindang. J'étais le fils d'un ennemi. J'ai appris le « Petit livre rouge » par cœur, comme tout le monde, j'ai participé aux manifestations. Finalement, j'ai été accepté. Puis les Gardes rouges ont fait irruption chez nous et ont contraint ma mère, malade, à rester debout dans un coin pendant quatre heures. Quand on lui a offert une chaise, elle l'a refusée. Je ne l'ai pas défendue, je m'en suis voulu. J'étais déchiré, comment pouvais-je manifester de l'amour à mes parents et, en même temps, être au service du peuple ? En tant que réalisateur, maintenant, j'ai une responsabilité : je dois dire ce que j'ai fait, comment j'ai dénoncé mon père... J'en souffre, et cette souffrance se retrouve dans Adieu ma concubine » [2].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

L'opéra Adieu ma concubine, qui donne son titre au film, fut un des succès de Meî-Lân-fâng ou Mei Lanfang, acteur de l'Opéra de Pékin, qui y jouait, comme souvent, un rôle féminin, celui de Yu Ji, favorite du roi de Chu, Xiang Yu. Le réalisateur Chen Kaige a rendu hommage depuis à Mei Lanfang dans un film sorti en 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Adrien Gombeau (sous la direction d'), Dictionnaire du cinéma asiatique, Nouveau monde (éditions), , 640 p. (ISBN 978-2-84736-359-3), Adieu ma concubine page 18 (par Luisa Prudentino)
  2. Jacques Andrieu (chargé de recherche CNRS) Les gardes rouges : des rebelles sous influence Cultures & Conflits, été 1995

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]