Close (film, 2022)

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Close

Réalisation Lukas Dhont
Scénario Lukas Dhont
Angelo Tijssens
Musique Valentin Hadjadj
Acteurs principaux

Eden Dambrine
Gustav De Waele
Léa Drucker
Émilie Dequenne

Sociétés de production Menuet Producties
Pays de production Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 105 minutes
Sortie 2022

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Close est un film belgo-néerlando-français réalisé par Lukas Dhont, sorti en 2022.

Il est présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2022 et remporte le grand prix[1],[2].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Léo et Rémi, deux garçons de treize ans, voient leur étroite amitié soudainement bouleversée alors que la perspective de l'adolescence se profile. Essayant de comprendre ce qui a mal tourné, Léo cherche du réconfort et se rapproche de la mère de Rémi, Sophie.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Léo (Eden Dambrine), un jeune adolescent de 13 ans, partage une très forte amitié avec Rémi (Gustav De Waele). Les deux garçons passent l'essentiel de leur temps libre ensemble, Léo dormant fréquemment chez Rémi avec la bienveillance de Sophie (Émilie Dequenne), la mère de ce dernier qui considère Léo comme son propre fils. Léo, plus extraverti que Rémi, encourage fortement la passion de son ami pour le hautbois et est admiratif de son talent.

Léo et Rémi font leur rentrée au collège local. Faisant connaissance avec d'autres élèves, Léo est perturbé par les questions de ses camarades, lesquels, ayant remarqué la très forte proximité entre Léo et Rémi, se demandent s'ils sont en couple. Léo nie vigoureusement, affirmant que Rémi et lui sont simplement des amis très proches au point de se considérer comme des frères, mais cette discussion le perturbe. Dans les jours qui suivent, bien qu'il continue à passer du temps avec Rémi, Léo prend parfois ses distances lorsqu'ils sont au collège.

Sur les conseils d'un camarade de classe, afin de se trouver une activité extrascolaire qui lui convienne, Léo s'inscrit dans le club local de hockey sur glace. Rémi, ayant constaté à quel point ce sport semble plaire à son ami, envisage de s'y initier aussi, mais est perplexe face au manque d'enthousiasme de Léo vis-à-vis de cette idée. Peu après, Léo dort à nouveau chez Rémi mais sur son propre matelas et non avec son ami. Le lendemain matin, constatant que Rémi l'a rejoint sur son matelas, Léo insiste pour que Rémi retourne dans son lit. Un jeu de bourrades amicales manque alors de se transformer en bagarre, ce qui attriste fortement Rémi.

Rémi finit par ne plus supporter que Léo s'éloigne de lui, par exemple en allant au collège à vélo sans l'attendre. Un jour, dans la cour de récréation, Rémi attaque physiquement Léo avant que les professeurs n'interviennent. Peu après, Léo remarque que Rémi est absent lors d'une sortie scolaire à la mer. Au retour, les élèves sont informés que leurs parents les attendent pour une annonce importante. Alors qu'il s'attarde dans le bus, Léo apprend de sa mère Nathalie (Léa Drucker), que Rémi s'est suicidé.

Léo tente tant bien que mal de faire son deuil de Rémi. Il continue à se consacrer au hockey sur glace, aide sa famille avec leur exploitation horticole et tâche de ne pas céder à son chagrin. Un jour, Sophie vient le voir à la patinoire. Léo, qui se sent coupable de la mort de son ami, peine à trouver les mots pour parler avec Sophie. Cette dernière est invitée, avec son mari, à un dîner chez Léo, mais les parents de Rémi cèdent au chagrin en entendant Charlie (Igor Van Dessel), le frère de Léo, parler de son avenir. Léo rend visite à Sophie et demande à voir la chambre de Rémi, où il voit que Sophie a déjà cherché un quelconque signe précurseur du suicide de son fils. Sophie demande à Léo s'ils avaient parlé avant la mort de Rémi, mais Léo élude la question et s'enfuit, Nathalie le trouvant paniqué dans sa chambre. Léo continue à tenter de faire sa vie sans Rémi, mais son ami lui manque toujours autant et sa culpabilité inavouée continue à le ronger.

Léo va ainsi voir Sophie à la maternité où cette dernière travaille. Alors que Sophie le ramène en voiture, Léo lui avoue qu'il avait commencé à repousser Rémi et qu'il pense ainsi être responsable de la mort de son ami. Sophie lui demande de sortir de la voiture et Léo s'enfuit en forêt. Sophie le rejoint et se trouve face à Léo armé d'un bâton, craignant que Sophie ne s'en prenne à lui. Toutefois, Sophie s'approche doucement de Léo et le prend dans ses bras pour le réconforter, exprimant son pardon et permettant à Léo d'enfin faire son deuil. Léo parvient finalement à remettre sa vie sur de bons rails, continuant à pratiquer le hockey. Il souhaite à nouveau rendre visite à Sophie, mais trouve alors un appartement vide, comprenant que les parents de Rémi ont déménagé pour également faire leur deuil à leur façon.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

icône image Médias externes
Images
Affiche du film sur le site Allociné
Vidéos
Bande-annonce (USA, vosten) sur le compte YouTube de A24

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Distribution[modifier | modifier le code]

Info Simple.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent du générique de fin de l'œuvre audiovisuelle présentée ici.

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Le , il est annoncé que Lukas Dhont développait un long métrage de suivi de son premier film Girl, primé au Festival de Cannes 2018. Le co-scénariste Angelo Tijssens et le producteur Dirk Impens étaient attachés à faire équipe avec Dhont pour le film, alors sans titre, Dhont déclarant que « ce sera différent mais aussi dans le style de Girl » et que « Au centre, il y a un personnage étrange »[5].

Il n'y a pas eu d'autres développements sur le projet jusqu'au , lorsqu'il est annoncé que Lukas Dhont avait mis en place un appel de distribution ouverte pour les deux rôles principaux masculins du film qui devaient être joués par des acteurs amateurs, le casting devant avoir lieu à la fin du mois d'août. De plus, le tournage devait commencer l'été suivant[6]. Le , il est annoncé que le film s'intitulerait Close et que l'agent de vente international The Match Factory avait rejoint le projet. Le frère de Lukas Dhont, Michael Dhont, est également attaché à la production du film[7].

Le , le film figure sur la liste annuelle des financements de coproduction d'Eurimages, le fonds soutenant le film à hauteur de 300 000 d'euros[8].

Distribution des rôles et tournage[modifier | modifier le code]

La tournage commence le . Parallèlement au début de la production, il est également annoncé qu'Émilie Dequenne et Léa Drucker seraient choisies pour les rôles principaux. Parlant du film, Lukas Dhont déclare : « Trois ans après la sortie bouleversante de Girl, c’est incroyablement bon d’être de retour sur le plateau, avec cette distribution et cette équipe extrêmement talentueuses, d'autant que cette histoire me tient à cœur. »[9].

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Close
Score cumulé
SiteNote
Allociné3.4 étoiles sur 5
Compilation des critiques
PériodiqueNote
La Voix du Nord4 étoiles sur 5
Le JDD3 étoiles sur 5
Première4 étoiles sur 5
aVoir-aLire4 étoiles sur 5
Ecran Large3 étoiles sur 5
Paris Match3 étoiles sur 5

En France, le site Allociné propose une moyenne de 3,45, après avoir recensé 34 critiques de presse[10].

Pour la critique de LCI, « Grâce à sa formidable maîtrise des silences et des regards, la beauté de ses cadrages et la lumière de ses jeunes interprètes novices, Eden Dambrine et Gustav de Waele, Close est d'abord et avant tout un immense mélodrame qui sert le cœur et fait rejaillir, par petites touches, ces instants cruciaux qui ont façonné l’existence de chacun d’entre nous. Juste magique »[11].

Le Parisien rejoint cette vision et parle qu'« avec une sidérante finesse et une magnifique subtilité, Close, récompensé du Grand Prix en mai dernier à Cannes, creuse les non-dits d’une relation avortée trop tôt et ses conséquences sur celui qui reste quand l’autre est parti »[12].

Pour La Voix du Nord, « quatre ans après Girl, Lukas Dhont, 31 ans, incarne plus que jamais la relève du cinéma belge. On pleure beaucoup devant Close. Mais on y trouve aussi une forme de lumière »[13]. Pour le Journal du dimanche, « chronique adolescente virant au mélodrame, ce deuxième film bouleversant signé Lukas Dhont confirme son talent d’explorateur de l’intime »[14].

Pour le critique du Ouest-France, ce deuxième film de Lukas Dhont est « celui de la peine et des regrets, de l’incompréhension, de la colère, de l’impossible résilience. Parfois, la grande beauté des images cogne avec le propos, comme le beau temps un jour d’obsèques. (...) Et la réflexion sur l’amitié, le deuil, l’amour est d’autant plus forte que la plupart des personnages font preuve d’une grande intelligence »[15].

Pour le site aVoir-aLire, « le second long métrage de Lukas Dhont est une œuvre forte sur le deuil et l’affirmation de soi, qui confirme le talent de son auteur »[16].

Plus mitigé, Ecran Large résume sa critique ainsi : « Moins viscéral que le premier film de Lukas Dhont, Close présente malgré tout une chronique émouvante sur l'amitié, l'intimité et l'innocence à l'épreuve des codes traditionnels hétéronormatifs »[17].

Pour Paris Match, « film délicat entre tous, d’une sensibilité à fleur de peau, Close évoque l’éveil à la vie dans ce qu’il a de plus beau et de plus brutal. Dommage que le jeune prodige belge alourdisse son propos et coupe l’émotion dans une narration répétitive, une débauche de violons et un pathos un peu trop affiché »[18].

Pour Télérama, le film, « chronique d’une intense amitié adolescente », est « mise à mal par les clichés de genre [et] vire au mélo appuyé »[19]. Pour L'Obs, « Sur un scénario en creux, le cinéaste greffe des séquences bucoliques (les deux gamins courent beaucoup, mais vraiment beaucoup, dans les prés) qui semblent sans cesse différer son véritable sujet. Mais, à force de l’éviter, le jeune réalisateur finit par passer à côté »[20].

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau de la France France 139 308 entrées[21] en cours

Pour ses premiers jours d'exploitation en France, Close réalise 19 030 entrées, dont 3 851 en avant-première, se plaçant à la troisième place du box-office des nouveautés, derrière Amsterdam (24 277) et devant X (6 371)[22].Bien que ne figurant pas dans le top 10 du box-office, le film totalise 82 750 entrées au bout d'une semaine d'exploitation[21].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Nominations et sélections[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Close (2022 film) » (voir la liste des auteurs).
  1. Festival de Cannes : "Close", l'histoire bouleversante d'une amitié par le réalisateur Lukas Dhont, Caméra d'Or en 2018, sur francetvinfo.fr, consulté le 29 mai 2022.
  2. Cannes 2022 : avec « Triangle of sadness », de Ruben Östlund, la Palme d’or récompense une critique acide des super-riches, sur lemonde.fr, consulté le 29 mai 2022.
  3. a et b « Close », sur cineuropa.org (consulté le ).
  4. Thomas Desroches, « Close de Lukas Dhont : le film qui a renversé Cannes est à voir absolument », sur Allociné, (consulté le ) : « Close de Lukas Dhont, au cinéma le . ».
  5. (en) Andreas Wiseman, « Girl Director Lukas Dhont To Reteam With Writer & Producer On Next Movie », sur deadline.com, (version du 25 septembre 2020 sur l'Internet Archive).
  6. (nl) Eva De Poorter, « Girl-regisseur Lukas Dhont op zoek naar jonge acteurs voor nieuw filmproject: "Ervaring is niet nodig" », sur nieuwsblad.be, (version du 26 janvier 2021 sur l'Internet Archive).
  7. (en) Michael Rosser, « The Match Factory boards Lukas Dhont's Close for international sales (exclusive) », sur screendaily.com, (version du 2 décembre 2020 sur l'Internet Archive).
  8. (en) « Eurimages supports 49 co-productions », sur cineuropa.org, (version du 11 juillet 2021 sur l'Internet Archive).
  9. (en) Ben Dalton, « Girl director Lukas Dhont sets cast, starts shooting new film Close (exclusive) », sur screendaily.com, (version du 11 juillet 2021 sur l'Internet Archive).
  10. « Critiques presse pour le film Close », sur Allociné (consulté le ).
  11. Jérôme Vermelin, « Avec Close, son splendide mélo adolescent, Lukas Dhont va vous briser le cœur », sur LCI, (consulté le )
  12. Catherine Balle, Renaud Baronian, Yves Jaeglé et Michel Valentin, « Sorties cinéma des 1er et 2 novembre : «Close», «Amsterdam», «Mascarade»… les films à voir (ou pas) », sur La Parisien, (consulté le )
  13. Christophe Caron, « Sortie ciné : « Close »****, ces deux jeunes garçons vont vous faire chavirer le cœur », sur La Voix du Nord, (consulté le )
  14. « « Harka », « Close », « Une robe pour Mrs. Harris » : les critiques des films en salles cette semaine » Inscription nécessaire, sur Le JDD, (consulté le )
  15. Gilles Kerdreux, « Cinéma. Après Girl, le nouveau film Close de Lukas Dhont est bouleversant », sur Ouest-France, (consulté le )
  16. Gérard Crespo, « Close - Lukas Dhont - critique », sur avoir-alire.com, (consulté le )
  17. Axelle Vacher, « Close : critique boys don't cry », sur Ecran Large, (consulté le )
  18. Fabrice Leclerc, « «Close» de Lukas Dhont - la critique », sur Paris Match, (consulté le )
  19. Marie Sauvion, « T Bof Close », sur Télérama, (consulté le )
  20. Xavier Leherpeur, « « La Conspiration du Caire », « Amsterdam », « Bowling Saturne »… Les films à voir (ou pas) cette semaine », sur L'Obs, (consulté le )
  21. a et b « Close (2022) », sur jpbox-office.com (consulté le )
  22. Brigitte Baronnet, « Box-office : quel démarrage pour Mascarade avec Pierre Niney ? », sur Allociné, (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]