Vignory

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Vignory
L'église Saint-Étienne.
L'église Saint-Étienne.
Blason de Vignory
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Haute-Marne
Arrondissement Chaumont
Canton Bologne
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de Bologne Vignory et Froncles
Maire
Mandat
Francis Majorkiewiez
2014-2020
Code postal 52320
Code commune 52524
Démographie
Population
municipale
267 hab. (2012)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 44″ N 5° 06′ 14″ E / 48.2788888889, 5.1038888888948° 16′ 44″ Nord 5° 06′ 14″ Est / 48.2788888889, 5.10388888889
Altitude Min. 217 m – Max. 389 m
Superficie 19,46 km2
Localisation

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Vignory est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention du nom de Vignory remonte à 815, date à laquelle Charlemagne donnerait la terre de Vignory à l'abbaye de Luxeuil. Vignory était à l'origine une seigneurie démembrée de l'ancien comté de Bologne. Les habitants de Vignory aiment bin jouer du Biniouze

Au début du XIe siècle, Guy, premier seigneur attesté à Vignory, fait construire l'église Saint-Etienne puis le château de Vignory. Son fils Roger de Vignory( † v.1059) achève l'édification de l'église et fonde le prieuré Bénédictin de saint-Étienne vers 1049. Il épouse en 2e noces vers 1042, Adèle de Bar-sur-Aube, fille de Nocher III, comte de Bar-sur-Aube.

Le village fut placé sous la souveraineté du comte de Bourgogne jusqu'à la fin du XIIe siècle, il passa par la suite au comté de Champagne.

Au XIIIe siècle, Gautier Ier, 7e seigneur de Vignory, fait construire des murailles autour de son village afin de protéger les habitants d'éventuelles attaques. La commune de Vignory est créée en 1319, après l'affranchissement concédé par le seigneur Jean de Dampierre. Pendant toute l'époque médiévale Vignory fut le plus important bourg de la région. Il était doté d'une administration complète (bailli, prévôt, lieutenant de justice...) et de nombreux équipements (trois hôpitaux, des moulins, deux fours, des halles...).

Au XVIe siècle, cette seigneurie appartenait à la puissante famille d'Amboise.

Les XVIIe et XVIIIe siècles ont vu l'essor économique et démographique de la commune. Le village comptait près de mille habitants en 1773 dont la plupart vivaient du commerce de la confection (bonneterie, chapeaux, cordonnerie, tannerie...) et des nombreuses auberges, hostelleries (le village était situé sur l'ancien axe Chaumont - Joinville).

Deux épidémies de choléra (en 1832 et en 1854) réduisirent la population à 552 habitants en 1892. La déviation de l'axe Chaumont - Joinville entraîna la chute de toutes les activités, qui aggrava la dépopulation. Ce phénomène s'est poursuivi tout au long du XXe siècle pour aboutir à la situation actuelle ou le dernier recensement ne fait plus état que de 307 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
 ? à  ? Fernande Meye    
Mars 2001 à Mars 2008 Denis Durupt    
Avril 2008 en cours Francis Majorkiewiez    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 267 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 010 1 169 978 844 797 767 768 732 718
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
736 637 620 581 591 576 586 547 519
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
482 461 452 434 404 515 488 523 461
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
480 445 437 385 335 307 298 268 267
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

Les vestiges du château de Vignory, bâti au début du XIe siècle par Guy de Vignory.

L'église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

L'église vue du jardin.

L'église Saint-Étienne de Vignory, consacrée à saint Étienne est un exemple rare et remarquable de transition de l'architecture carolingienne au style roman. La première pierre a été posée en 1032, par la volonté de Guy de Vignory, premier seigneur du nom. L'église Saint-Étienne est l’un des rares édifices du Nord de la France du tout début de l’ère romane qui a traversé l’histoire sans avoir subi de profonds remaniements (à l’exception d’ajout, aux XVe ‑ XVIe siècles, de cinq chapelles ouvrant sur le bas-côté sud de l’édifice).

Le lavoir[modifier | modifier le code]

Le lavoir.

En 1832, la fontaine du village fut démolie et remplacée par la grande halle d’un nouveau lavoir dressé selon les plans de l’architecte Chaussier de Chaumont. Bien que terminé dès 1833, l’édifice ne fut réceptionné qu’en 1840 à la suite d'un litige concernant la fourniture de pompes hydrauliques. Avec son ordonnancement de 20 colonnes posées sur un solide muret de pierre de taille, cette grande halle, ouverte sur ses quatre côtés, s’apparente à un véritable temple à péristyle toscan. Quant aux colonnes d’ordre dorique, leurs cannelures furent taillées à la ripe et passées ensuite au grès pour être adoucies comme de la marbrerie. Le toit à pans peu marqués est recouvert de tuiles mécaniques posées sur un tavillon de planches. La charpente qui s’appuie sur une corniche en bois quelque peu ouvragée est constituée de trois fermes ; une relativement simple au centre et deux un peu plus sophistiquées aux extrémités afin de soutenir les croupes du toit. L’intérieur, pavé de moellons, ne présente qu’un seul bassin rectangulaire d’environ 10 m par 2 m alimenté en continu par une source dont on peut voir la rigole d’amenée (pas de bassin de rinçage dans la mesure où le courant de la source permet l’évacuation continue de l’eau de lavage). Ce lavoir se situe face à un imposant bâtiment qui abritait jadis l’un des deux hôtels du village à savoir l’hôtel de la Croix Verte. À noter la présence de mannequins en costume d'époque qui contribuent à recréer l'atmosphère d'antan.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Vignory

Les armes de Vignory se blasonnent ainsi :

de gueules aux six burelles d’argent

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.