André Isoir

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André Isoir
André Isoir par Claude Truong-Ngoc 1979.jpg

André Isoir à l’orgue de l’église des Jésuites de Molsheim,1979.

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André Isoir, né à Saint-Dizier le et mort le , est un organiste et professeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

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André Isoir reçut à l’École César-Franck l’enseignement d’Édouard Souberbielle (classe d’orgue) et de Germaine Mounier (classe de piano). Au Conservatoire de Paris, il fut l’élève de Rolande Falcinelli et remporta à l’unanimité en 1960 les premiers prix d’orgue et d’improvisation.

Par la suite, il remporta plusieurs concours d’orgue internationaux : en 1965 à St Albans (Grande-Bretagne), et les trois années suivantes à Haarlem (Pays-Bas), se méritant ainsi le «Prix du Challenge». Il est le seul interprète français à avoir obtenu cette distinction depuis la création du concours en 1951.

Maître de chapelle et titulaire du grand-orgue à l’Église Saint-Médard de Paris de 1952 à 1967, André Isoir devient cotitulaire de la tribune de l'Église Saint-Séverin 1967. En 1973, il est nommé titulaire du grand-orgue de l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés, poste qu’il occupe depuis.

En 1974 André Isoir est chargé de l’enseignement de l’orgue au conservatoire d'Orsay, promu en 1977 au rang d’École nationale de musique. Il devient professeur titulaire en janvier 1978 et reste à Orsay jusqu’en 1983, date à laquelle il est nommé au Conservatoire national de région de Boulogne-Billancourt où il enseigne l’orgue jusqu’en 1994.

André Isoir a enregistré une soixantaine de disques, ce qui lui a valu d'obtenir le Grand Prix du Disque en 1972, 73, 74, 75, 77, 80, 89 et 91 ainsi que le prix du «Président de la République» pour Le Livre d'or de l’orgue français. Il s'est vu décerner en février 1974 le prix de composition des Amis de l’Orgue pour ses Variations sur un psaume huguenot. Il a notamment publié un enregistrement de l’intégrale des œuvres pour orgue de Bach, qui demeure une référence. Ses enregistrements des œuvres de César Franck sur l’orgue de la cathédrale de Luçon furent également particulièrement remarqués.

André Isoir complète sa culture musicale par une connaissance approfondie de la facture instrumentale ; celle-ci contribuant, selon lui, à une meilleure approche des différents styles musicaux tant au point de vue de la technique qu’à celui de la registration. André Isoir a créé en 1987 le Trio Alborada avec Didier Magne et Patrick Guillem. Cette formation unique a su approfondir durant plus de vingt ans des œuvres rares de compositeurs célèbres.

Élèves notables[modifier | modifier le code]

Jörg Abbing, Michel Bouvard, Jean Boyer, Monika Dabrowska-Beuzelin, Frédéric Denis, Frédéric Désenclos, François Espinasse, Pierre Farago, YvesFossaert, Dominique Fournier, Jean-Louis Gil, Juliette Grellety-Bosviel, Emmanuelle Haïm, Makiko Hayashima, Léonid Karev, Joachim Kunze, Sven-Ingvart Mikkelsen, George Ritchie, Henri de Rohan, Pascale Rouet, Carolyn Shuster-Fournier, Christophe Simon, Liuwe Tamminga, Timothy Tikker, Jean-Michel Verneiges, Francis Vidil, Haru Yamagami[1].

Mort[modifier | modifier le code]

André Isoir meurt le , jour de son 81e anniversaire[2],[3].

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascale Rouet, André Isoir, histoire d'un organiste passionné, Éditions Delatour France 2010

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Carolyn Shuster-Fournier, « André Isoir, an eclectic French organiste », The Diapason,‎ (lire en ligne)
  2. Renaud Machart, « Tweet », sur twitter.com,‎ .
  3. « Mort de l’organiste André Isoir », France Musique, 20 juillet 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]