Joinville (Haute-Marne)

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Joinville
Vue générale depuis la colline où se situait le château d'En-Haut.
Vue générale depuis la colline où se situait le château d'En-Haut.
Blason de Joinville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Saint-Dizier
Canton Joinville
Intercommunalité Communauté de Communes du Bassin de Joinville en Champagne
Maire
Mandat
Bertrand Ollivier
2014-2020
Code postal 52300
Code commune 52250
Démographie
Gentilé Joinvillois
Population
municipale
3 407 hab. (2014)
Densité 180 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 35″ nord, 5° 08′ 20″ est
Altitude Min. 181 m – Max. 350 m
Superficie 18,94 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-joinville.fr

Joinville (prononcé [ ʒwɛ̃.ˈvil]), appelée également Joinville-en-Vallage ou encore Joinville en Champagne, est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne en région Grand Est.

La commune est labellisée « Village étape » depuis 2014 et « Petite cité de caractère » depuis 2015.

Ses habitants sont appelés les Joinvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Placée au carrefour de la Champagne et de la Lorraine, à 239 km de Paris, Joinville est la 5e ville de la Haute-Marne. La Marne qui traverse la ville est régulée en aval par le plus grand plan d'eau artificiel d'Europe, le lac du Der-Chantecoq.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville et son environnement immédiat sont structurés essentiellement par de grands axes nord/sud qui suivent la vallée de la Marne :

Joinville : Carte de situation.
  • La route nationale no 67 (ou N 67) qui relie Saint-Dizier au nord (mais aussi Châlons-en-Champagne, Reims et Paris) à Chaumont au sud (direction Dijon, Besançon et Lyon) : déviée du centre de Joinville, la nationale compte trois sorties pour desservir Joinville. C'est une des raisons qui justifie que la ville ait obtenu le label "Village étape" en 2014, afin de capter une partie des automobilistes en direction des commerces et services de Joinville.
  • La ligne de chemin de fer reliant Saint-Dizier à Chaumont qui s'arrête en gare de Joinville et qui permet des correspondances pour Paris, Dijon ou Lyon.
  • Le canal Entre Champagne et Bourgogne qui permet de regagner lui aussi Saint-Dizier (et Vitry-le-François...) d'un côté et Chaumont (et Langres...) de l'autre. Lieu propice aux loisirs même s'il permet le transport des marchandises, le canal conforte actuellement sa vocation de tourisme entre les plaisanciers, les cyclistes et autres marcheurs.

On compte également un axe secondaire mais structurant : l'axe est-ouest constitué par la route départementale no 60 (D 60). Ancienne voie royale puis nationale reliant Orléans à Nancy via Troyes et Joinville. Elle reste un axe automobile important depuis la cité des Guise pour rejoindre Nancy ou Troyes.

Au sein de Joinville, à noter que même si la taille de la commune ne permet pas le développement d'un transport urbain régulier et cadencé, la ville a mis en place un bus à destination du troisième âge qui circule sur l'ensemble des quartiers.

Histoire[modifier | modifier le code]

La fondation de Joinville remonte, selon certains auteurs, au général Jovinus qui, en 354, y aurait élevé un fort en bois et des remparts pour contenir les Alamans vaincus par Julien.

Pour d'autres, elle remonte à Jean de Troyes qui vivait au début du XIe siècle ou par Étienne de Vaux comte de Joigny (mort en 1060) fait édifier le château en 1027 et dont les descendants ont porté le nom[1].

Parmi les descendants directs d'Étienne de Vaux, Geoffroy III, en 1163 fonde l’église collégiale Saint-Laurent où Jean de Joinville est le premier à être inhumé. La famille directe Vaux-Joinville donne deux évêques à l’église : celui de Châlons meurt en croisade et celui de Langres devient archevêque de Reims et sacre Louis VIII, roi de France.

Geoffroy IV meurt en Terre sainte (1197).

Geoffroy V se bat en Palestine en 1199 aux côtés du roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion, qui, à la vue de son courage, l’autorise à porter la moitié de ses armes. Son écu écartelé Vaux-Joinville et Angleterre sont les armoiries de la ville de Joinville aujourd’hui. Ce sont également celles du Pays de Gex, Léonette dame de Gex ayant épousé un seigneur de Joinville (en 1178); on les trouve par conséquent dans les armoiries du département de l'Ain.

Le fief de Joinville se transmet par trois Maisons :

  • Vaux-Joinville avec une descendance directe par les mâles
  • Lorraine-Guise par liens du sang au travers des filles
  • Orléans par héritage : Philippe duc d’Orléans et frère de Louis XIV, devient prince de Joinville en 1693

La ville obtient des chartes communales en 1258 et 1524.

Joinville passe à la maison de Lorraine au XIVe siècle (1386). La dernière descendante d’Étienne de Vaux épouse en effet Ferry, deuxième fils de Jean Ier, duc de Lorraine.

La ville et le château au XVIIe siècle.

En 1544, Charles Quint assiège Joinville et la livre aux flammes ainsi que beaucoup de villages dans ses environs. Elle est rebâtie peu après par les soins de Claude de Lorraine et érigée en principauté en 1551 par Henri II, en faveur des ducs de Guise.

Jusqu’au XVIIIe siècle, le château joue un rôle militaire indéniable face à la frontière de Lorraine qui dépend du Saint-Empire romain germanique, ce qui justifie la devise ajoutée aux armes de la ville : Omnia tuta time : Quand tout paraît calme, reste vigilant.

À la Révolution, en 1791, la seigneurie appartient à Philippe-Égalité, duc d’Orléans et prince de Joinville. Il meurt guillotiné le 6 novembre 1793. Les douze membres du Comité révolutionnaire de Joinville profitent de l'anarchie qui règne en 1793 et 1794 pour faire main basse sur le château en faisant rédiger un faux acte de vente au nom des sieurs Bergé et Passerat, en stipulant qu'ils ont la charge de le faire démanteler. Le château était en réalité occupé par des membres de la famille de Louis-Philippe Ier et des personnes attachées à leur service, une cinquantaine de personnes vivaient au château contrairement à ce qu'affirmaient les bourgeois révolutionnaires qui justifiaient le démantèlement du château en disant qu'il était à l'abandon.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Les membres du Comité révolutionnaire de Joinville ont sommé les habitants du château de quitter les lieux et devant leur refus ont assailli le château en décembre 1794 avec une escouade de sans-culottes, recrutés pour faire la police révolutionnaire, tuant tous ceux qui y résidaient, ainsi que les femmes et les enfants et ils ensevelirent les corps dans une fosse commune creusée près du château. Les pierres du château furent utilisées pour construire la mairie et la résidence personnelle des douze membres du Comité révolutionnaire de Joinville. Les richesses qui étaient contenues dans le château furent partagées entre les douze membres du Comité révolutionnaire qui constituèrent leur patrimoine familial avec le butin.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Revitalisation du centre-bourg[modifier | modifier le code]

Longtemps délaissé, le centre historique de Joinville a souffert d'un manque d'entretien et de restauration de son patrimoine civil et monumental pourtant riche (hôtels particuliers, maisons de la Renaissance à la Belle Epoque, église médiévale, Auditoire...). Ce phénomène s'est avéré complexe à enrayer car corroboré par une crise économique qui touche le nord de la Haute-Marne depuis les années 1970-80.

Cependant, depuis les années 2010, la Ville de Joinville a lancé un long projet de reconquête de son centre historique (restauration du patrimoine bâti public, aides à la mise en valeur du patrimoine privé, rénovation des espaces publics...) dans le but de le rendre à nouveau attractif, à terme, pour les touristes comme pour ses habitants.

C'est l'ensemble de ces actions, détaillées ci-dessous, qui ont permis à Joinville d'être retenue en 2014 par l'Etat français comme commune bénéficiant d'aides spécifiques pour la revitalisation de son centre-bourg. En parallèle la Ville a pu rejoindre le réseau des Petites cités de caractère par ces mêmes actions.

Aides aux propriétaires privés pour la restauration de leurs biens immobiliers[modifier | modifier le code]

Afin de stimuler la restauration du patrimoine privé du centre historique plusieurs axes ont été mis en place :

  • Campagne de ravalement des façades : aide minimale de 30% du montant des travaux de remise en état des façades dans le centre ancien.
  • OPAH RU (Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat - Renouvellement Urbain) : aides aux propriétaires privés pour la rénovation des logements anciens afin de rendre le parc de logements anciens plus attractifs et pour lutter contre la vacance des logements notamment.
  • Démarches coercitives : dans les cas les plus complexes d'immeubles à l'abandon, la ville a mis en place certaines démarches plus coercitives au travers de différents arrêtés (abandon manifeste, péril, bien vacant et sans maître, insalubrité…) et étudie la possibilité de mettre en place des opérations de type O.R.I. (Opération de Restauration immobilière) sur certains îlots.

Achat/Rénovation par la ville du patrimoine à l'abandon[modifier | modifier le code]

Démarche ambitieuse, la commune achète les immeubles les plus dégradés qui se concentrent dans certaines rues du centre historique telle la rue des Royaux afin de les restaurer de manière exemplaire (en respectant aussi bien le patrimoine architectural qu'en optimisant les économies d'énergie) et de leur retrouver une fonctionnalité positive dans le tissu urbain. Il sera en priorité question de créer, directement par la ville de Joinville, une offre de logement de qualité. Le bénéfice de ces opérations sera multiple : mise en valeur du patrimoine architectural délaissé, création d'une offre de logement de qualité, apport de nouveaux habitants en cœur de ville (et donc de nouveaux clients pour les commerces, les services…), valorisation des biens immobiliers en cœur de ville.

Mise en valeur du bief de la Marne[modifier | modifier le code]

Projet majeur et complexe, la mise en valeur du bief doit passer par un nettoyage du cours d'eau comme par une restauration de ses abords et des éléments qui en sont proches (Pigeonnier du Cavé et Pontcelot notamment). Le patrimoine naturel et culturel forment ici un même ensemble, c'est pourquoi la ville de Joinville a lancé en 2013 une étude préalable afin de préciser les enjeux écologiques et fonctionnels du bief avant de lancer les travaux au premier semestre 2014. D'ores et déjà il est prévu un cheminement doux pour permettre aux habitants comme aux touristes d'aller du château du Grand Jardin au centre historique par voie piétonne pour admirer le quai des Peceaux et découvrir la ville ancienne.

Rénovation de l'hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Construit au XVIIIe siècle, modifié au cours des XIXe et XXe siècles, l'hôtel de ville de Joinville ne répond plus à ses objectifs de fonctionnalité et de services à la population. C'est pourquoi il va faire l'objet d'une rénovation complète qui va le restructurer de l'intérieur. Cette rénovation va prendre en compte une meilleure accessibilité (installation de l'accueil au rez-de-chaussée, création d'un ascenseur…), une fonctionnalité des services optimisée et une efficacité énergétique novatrice, le tout dans le respect du patrimoine architectural. En 2012, un nettoyage de la façade principale et la remise en peinture des menuiseries et ferronneries anticipaient la rénovation.

Restauration du patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Travailler l'urbanisme de Joinville, c'est forcément travailler sur le patrimoine architectural qui constitue la plus grande partie du velum urbain de la ville. Aussi, les restaurations d'immeubles privés ou rachetés comme la rénovation de l'hôtel de ville participent à ce mouvement. De manière plus spécifique on peut noter qu'est prévue, via la mise en valeur du Bief, la restauration du Pontcelot (pont du XVIe siècle inscrit au titre des Monuments Historiques) et du Pigeonnier du Cavé (sorte de folie du XIXe siècle). Par ailleurs la ville a entrepris de nombreux travaux de reprises de zingueries et autres confortements de l'église Notre-Dame alors que la restauration de son portail Renaissance est à l'étude. À noter également, un chantier structurant pour l'histoire mais aussi le paysage de la Joinville, le château dit d'En-Haut, détruit après la Révolution, fait l'objet d'un défrichage et d'une restauration des éléments subsistants (notamment le Jeu de Paume) depuis 2010 et inscrit à nouveau sa silhouette dans la vallée de la Marne. Ce travail est mené par un chantier d'insertion permanent.

En complément, afin de protéger l'ensemble du tissu bâti ancien et de l'accompagner vers une restauration plus respectueuse, la ville a mis en place une aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP) qui est opérationnelle en 2014. Si son objectif est de contribuer à une meilleure protection du patrimoine architectural et paysager en incitant à des restaurations de qualité des immeubles, elle permettra aussi aux propriétaires de défiscaliser une partie du coût des travaux de restauration. L'ensemble du centre ancien, ses faubourgs, les jardins et axes de pénétration de la ville ancienne sont concernés par cette protection du patrimoine architectural et paysager.

Enfin, depuis 2013, la ville bénéficie de label "Petite Cité de Caractère"' pour lequel elle est considérée comme "labellisable" ce qui lui permet d'obtenir des aides plus importantes pour poursuivre son travail de restauration du centre historique.

Requalification des Quartiers dits Neufs[modifier | modifier le code]

Accompagnant la reconquête du centre historique, la requalification des Quartiers Neufs doit permettre à Joinville, à l'horizon 2020, de bénéficier d'une rénovation globale de son offre d'habitat et d'équipements publics. Cela passe par la rénovation du parc de logements publics, la reprise ou la reconstruction des équipements structurants et la possibilité de nouvelles constructions répondant aux critères écologiques du XXIe siècle.

Plan de rénovation[modifier | modifier le code]

Les quartiers d'habitat social public du Champ de Tir, de la Genevroye et de la Madeleine vont bénéficier, de 2014 à 2020, d'un vaste plan de rénovation des logements, des immeubles et des espaces publics. Allant jusqu'à la reconfiguration importante de certains quartiers (Champ de Tir notamment), ce programme est attendu par les locataires, le parc de logements étant vieillissant et sans travaux significatifs depuis plus sa construction pour certains immeubles. Les économies d'énergie iront jusqu'à l'obtention du label BBC (Bâtiment Basse Consommation) pour certains immeubles, les structures béton des années 1960-70 étant particulièrement consommatrices d'énergies.

Alors que la ville a inauguré l'Espace Vall'Âge (centre socio-culturel, lieu de vie et d'activités pour les Joinvillois) en 2013, de nombreux projets vont voir le jour à l'horizon 2018-2019. Il s'agit notamment de la reconstruction du collège, de la construction d'un nouveau groupe scolaire ainsi que la remise à niveau générale des équipements sportifs du plateau du Champ de Tir. À noter également la construction de la nouvelle gendarmerie sur la zone du Rongeant qui a débuté en 2013 pour une livraison qui devrait avoir lieu en 2015.

Eco-lotissement "La Bazinière"[modifier | modifier le code]

La ville de Joinville a décidé de réaliser un Eco-Lotissement au lieu-dit la Bazinière à proximité du quartier de la Madeleine sur les bases d'un projet initié en 2004 sur une surface de 32 000 mètres carrés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Joinville est le siège de la Communauté de Communes du Bassin de Joinville en Champagne.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1790 - 1792 Bernard Laurent - -
1792 - 1794 François Petitjean - -
1794 - 1795 Joseph Marie Denayer - -
1795 - 1798 Jacques Paillette - -
1798 - 1800 Pierre Boulland - -
1800 - 1815 Louis Royer - -
1815 - 1815 Auguste Cornet - -
1815 - 1823 Louis Royer - -
1824 - 1847 G. Haste-Roquemont - -
1848 - 1848 François Perin - -
1848 - 1851 Antoine Hancenot - -
1852 - 1860 François Tanret - -
1860 - 1870 Nicolas Ragon - -
1870 - 1874 François Hervotte - -
1874 - 1876 Georges Gillet - -
1876 - 1888 François Hervotte - -
1888 - 1893 Charles Noel - -
1893 - 1894 Jules Royer - -
1894 - 1908 Pierre Cheronnet - -
1908 - 1929 Émile Humblot Radical Conseiller général à partir de 1918 et sénateur à partir de 1920
1929 - 1944 Louis Sylvestre - -
1944 - 1958 Albert Gigoux - -
1958 - 1971 Raymond Hanin RPF puis RI Conseiller général (1951-1988)
1971 - 2001 Jacques Lemoine - -
2001 - 2006 Daniel Jacomme DVD -
janvier 2006 Bertrand Ollivier SE Conseiller général (depuis 2008)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Ville jumelée avec :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 407 habitants, en diminution de -8,22 % par rapport à 2009 (Haute-Marne : -2,51 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 160 3 086 2 989 2 857 3 061 3 137 3 196 3 318 3 505
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 460 3 390 3 805 3 811 3 904 3 909 4 129 4 478 3 814
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 942 3 680 3 825 3 692 3 808 3 662 3 698 3 429 3 543
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
4 015 4 565 4 774 4 804 4 755 4 380 3 809 3 560 3 407
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

Hôpital de Joinville.

Ville centre d'un bassin de vie d'un peu plus de 20 000 habitants, Joinville offre des services de santé assez larges.

On compte notamment un hôpital autonome situé au centre de la ville. Celui-ci est orienté vers le troisième âge et les personnes en perte d'autonomie mais offre aussi des lits pour les premiers soins généraux. À noter qu'il se situe sur la même emprise depuis plusieurs siècles et qu'il a été entièrement rénové récemment. Curiosité, le bâtiment le plus ancien cache une apothicairerie riche de faïences des XVIIIe et XIXe siècles qui se visite sur demande (contacter l'Office de Tourisme Intercommunal).

La ville compte aussi plusieurs médecins, dentistes et autres professions médicales ainsi que quatre pharmacies.

À noter qu'un projet de maison médicale est à l'étude.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée Philippe-Lebon.

Globalement Joinville a une offre scolaire qui s'étale de la maternelle au lycée.

Les écoles primaires et maternelles sont réparties entre le centre-ville (école maternelle des Chanoines et école primaire Jean-Sire-de-Joinville) et les quartiers dits neufs (école maternelle et élémentaire Diderot) et doivent toutes faire l'objet d'une rénovation/reconstruction à l'horizon 2018/2019 dans le cadre d'une réorganisation des groupes scolaires à l'échelle de la communauté de communes.

Le collège d'enseignement secondaire Joseph-Cressot est situé dans les quartiers dit neufs. Constitués de bâtiments des années 1970 aujourd'hui vétustes, celui-ci doit également faire l'objet d'une reconstruction à l'horizon 2018-2019.

Le lycée général et technique Philippe-Lebon offre l'ensemble des filières classiques ainsi que certaines filières techniques. Situé en cœur de ville et en bordure du bief, il a été entièrement rénové il y a quelques années.

À noter que la ville compte également une école de musique située au centre-ville.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Joinville est associée aux passages du Tour de France cycliste :

  • en 2003, Joinville est la ville étape d'où part la quatrième étape du Tour de France ;
  • le Tour de France traverse Joinville en 2005.

En 2011, Joinville accueille les Championnats de France d'escrime handisport.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Les armes sur la façade de l'auditoire sont celles des Guise (juste après les Lorraine). Au flanc dextre en haut les 4 royaumes : Hongrie, Deux-Siciles, Jérusalem et Aragon, soutenus par 4 duchés : Anjou, Gueldre, Juliers et Bar, Lorraine simple brochant sur le tout. Sur le flanc senestre les armes des Bourbon-Vendôme.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Riche d'une histoire millénaire et carrefour des arts à certaines périodes, Joinville possède à la fois un patrimoine monumental et pittoresque, fait d'édifices d'exception et de maisons serrées sur des ruelles mélangeant patrimoine religieux et civil. C'est pour cela que 7 sites sont protégés par 8 arrêtés de protection au titre des Monuments Historiques (6 inscrits et 2 classés). C'est aussi dans cet objectif que la ville a mis en place une A.V.A.P. (Aire de mise en Valeur de l'Architecture et du Patrimoine) pour protéger de manière plus large le paysage urbain et son environnement. Enfin, c'est dans ce but que la Ville est entrée depuis 2013 dans le dispositif des "Petites Cités de Caractère" de Champagne-Ardenne où elle a été identifiée comme "labellisable" à terme, une fois les nombreux travaux en cours réalisés.

Château du Grand Jardin (XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Monument classé pour le château en 1925 et inscrit pour le jardin en 1991[6].

Article détaillé : château du Grand Jardin.

Entre 1533 et 1546, Claude de Lorraine, premier duc de Guise, construit le « château du Grand Jardin », grand pavillon dédié aux fêtes, un des fleurons de l'architecture de la Renaissance.

Le site, en friche et en ruine au début des années 1980 a été racheté par le conseil général de la Haute-Marne.

Le bâtiment a pu être ainsi restauré et le grand parc créé au XIXe siècle a retrouvé pour partie son aspect d'origine. Ce jardin remarquable, superbement restauré, est considéré comme le troisième grand jardin historique français de la Renaissance avec Villandry (Indre-et-Loire) et Chamerolles, situé sur la commune de Chilleurs-aux-Bois dans le Loiret.

Il est composé en partie d'une reconstitution d'un jardin Renaissance, comprenant des parterres fleuris, des carrés bouquetiers (fleurs pour les bouquets d'autels) et des carrés de plantes aromatiques et médicinales. Une importante collection d'arbres fruitiers taillés en espalier et en plein-vent agrémente cette partie du jardin.

Le jardin Renaissance laisse progressivement place à un jardin à l'anglaise, sous forme d'arboretum, qui présente différentes essences d'arbres plus ou moins rares.

« Le plus beau et le plus accompli qu'on pourrait souhaiter…soit pour le comptant d'arbres fruitiers…soit pour la beauté du parterre… » a écrit Remy Belleau, poète de la Pléiade, à propos du Grand Jardin.

Le site a retrouvé sa vocation première en redevenant un lieu de culture : on y présente ainsi des concerts de musique classique, des expositions d'art contemporain, des colloques à vocation culturelle. Le château du Grand Jardin est devenu membre du réseau européen des Centres culturels de rencontre dans les monuments historiques.

Église Nativité-de-Notre-Dame (XIIeXIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Enfant Jésus de Prague dans l'église Notre-Dame.

 Inscrit MH (1925)[7], elle présente notamment :

  • Un sépulcre du XVIe siècle
  • La ceinture de saint Joseph, exposée dans une chapelle latérale, rapportée de Palestine par Jean de Joinville en revenant de croisade.
  • De magnifiques orgues, superbement sculptées, à la tribune Renaissance. Leur fabrication remonte à 1688 et leur installation à Joinville en 1696. De facture française typique de cette époque, et après de nombreuses modifications au cours des siècles, cet instrument a été entièrement restauré à partir de 1978 et son inauguration, dans sa forme actuelle date de 1984. Le buffet du grand orgue est d'origine (époque Louis XIV), celui du positif a été reconstruit dans le même style. Il possède 30 jeux (2142 tuyaux), 3 claviers. Un pédalier « à la française » a été réinstallé, pour conserver la facture classique de l'instrument d'origine.
Article détaillé : Orgue de Joinville.

L'Auditoire de Joinville[modifier | modifier le code]

La Maison Valdruche[modifier | modifier le code]

  • La Maison Valdruche se situe au 18 rue des royaux. Elle doit son nom à nom d'un Médecin de la Haute-Marne, qui fut député et administrateur du directoire de ce département à l’Assemblée constituante. Élu à la Convention en 1792, il vota comme régicide. Il s'agit d'un bâtiment, en voie d'inscription, au monument historique. Cet hôtel particulier ( XVIIIéme siécle) abrite aujourd'hui la présidence d'une ONG internationale. Le bâtiment est aussi appelé sous le nom de Maison Valdruche Présidence Fappani von Lothringen du nom de l'actuel président de l'ONG, Frederic Fappani von Lothringen, qui y réside. [8]

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Sainte-Anne : monument classé en 1909[9] : située à l'intérieur du cimetière, elle présente des vitraux du XVIe siècle de l'École troyenne (à noter que dans ce cimetière se trouve également le tombeau des seigneurs et princes de Joinville).
  • Pont dit du Poncelot (XVIe siècle) : monument inscrit en 1942[10].
  • Tour ronde des anciens remparts (4 rue de la Fontaine) : monument inscrit en 1942[11].
  • Ancien couvent des Annonciades, ancien couvent des Bénédictines de Notre-Dame-de-la-Pitié à l'origine (XVIIIe et XIXe siècles) : monument inscrit en 1994[12].
  • Maison du 14 rue de l'Auditoire (XVIe et XVIIIe siècles) : monument inscrit en 2010[13].
  • La statue de sire Jean de Joinville, due à Joseph-Stanislas Lescorné et inaugurée en juin 1861. Trois bas-reliefs ornent le piédestal : le premier représente Joinville âgé de vingt-quatre ans partant pour la Terre-Sainte, le deuxième l'épisode de la Massour où il combattit seul une troupe de Sarrazins, et le troisième Joinville assistant Saint Louis qui rend la justice sous son chêne à Vincennes[14].
  • Demeures anciennes du XVIe au XVIIIe siècle.
  • Cariatides du mausolée de Claude de Lorraine, à l'intérieur de la chapelle du château du grand jardin.
  • Vestiges, au sommet de la colline surplombant la ville, du château d'En-Haut, disparu à la Révolution.
  • Hôpital et son apothicairerie où une collection de pots en faïence est exposée dans deux petites salles lambrissées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Des personnages illustres sont nés, ont habité ou sont passés à Joinville

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Joinville

Les armes de Joinville se blasonnent ainsi :

D'azur à trois broyes d'or liées d'argent, et au chef aussi d'argent à un lion issant de gueules.

Les toutes premières armoiries de la Maison de Joinville avec ses trois broyes d'or sur champ d'azur sont issues d'Étienne de Vaux, second fils présumé de Renaud de Broyes[15] Le lion des Plantagenêt a été offert à Geoffroy V de Joinville par Richard Cœur de Lion.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire Genealogique et Heraldique Des Pairs De France, Chevalier de Courcelles, Imprimerie Moreau, Paris, 1824
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. « Château du Grand-Jardin et son parc », notice no PA00079078, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « L'église », notice no PA00079079, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. "La maison Valdruche demeure du XVIIIéme siécle, qui (...) accueille le siège de l'ONG CNRJ ( cercles nationaux de réflexion sur la jeunesse)" in VMF, "Magazine du patrimoine, de l'architecture et des jardins", No 270, Novembre 2016, Page 78
  9. « Chapelle Sainte-Anne, dans le cimetière », notice no PA00079077, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Pont dit "le Poncelot" », notice no PA00079082, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Ancienne tour ronde », notice no PA00079081, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Ancien couvent des Annonciades », notice no PA00132592, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Maison 14 rue de l'Auditoire », notice no PA52000031, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. L'Illustration, journal universel, n°973 du 19 octobre 1861, p. 254.
  15. Pages sur Étienne de Vaux

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Fériel : Histoire de Joinville (ISBN 2-87760-215-X).
  • Mireille Fuselier-Guillaume, Joinville, Retour au XXe siècle, Édition Alan Sutton, 2005 (ISBN 2-84910-167-2)
  • Emile Humblot : Notre vieux Joinville (ISBN 2-84373-603-X).
  • Émile Jolibois, La Haute-Marne ancienne et moderne: dictionnaire géographique, statistique..., Chaumont, imprimerie et lithographie Ve Miot-Daddant, 1858, article « Joinville », page 266 et suiv.
  • Jean-Michel Musso et Aline Lecoeur, Joinville : le château du Grand-Jardin, Chaumont, Conseil général de la Haute-Marne, 1993.
  • Diane Vlaswinkel-Timmer, « Le château du Grand Jardin à Joinville : un joyau de la Renaissance », Cahiers haut-marnais, 1992, 188-189, p. 42-59.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]