Joinville (Haute-Marne)

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Joinville
Joinville (Haute-Marne)
Vue générale depuis la colline où se situait le château d'En-Haut.
Blason de Joinville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Saint-Dizier
Canton Joinville
Intercommunalité Communauté de Communes du Bassin de Joinville en Champagne
Maire
Mandat
Bertrand Ollivier
2014-2020
Code postal 52300
Code commune 52250
Démographie
Gentilé Joinvillois
Population
municipale
3 286 hab. (2015 en diminution de 9,6 % par rapport à 2010)
Densité 173 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 35″ nord, 5° 08′ 20″ est
Altitude Min. 181 m
Max. 350 m
Superficie 18,94 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-joinville.fr

Joinville (prononcé [ ʒwɛ̃.ˈvil]), appelée également Joinville-en-Vallage ou encore Joinville en Champagne, est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

La commune est labellisée « Village étape » depuis 2014 et « Petite cité de caractère » depuis 2015.

Ses habitants sont appelés les Joinvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Joinville et des proches communes.

Placée au carrefour de la Champagne et de la Lorraine, à 239 km de Paris, Joinville est la 5e ville de la Haute-Marne. La Marne qui traverse la ville est régulée en aval par le plus grand plan d'eau artificiel d'Europe, le lac du Der-Chantecoq.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville et son environnement immédiat sont structurés essentiellement par de grands axes nord/sud qui suivent la vallée de la Marne :

Joinville : carte de situation.
  • La route nationale no 67 (ou N 67) qui relie Saint-Dizier au nord (mais aussi Châlons-en-Champagne, Reims et Paris) à Chaumont au sud (direction Dijon, Besançon et Lyon) : déviée du centre de Joinville, la nationale compte trois sorties pour desservir Joinville. C'est l'une des raisons qui justifie que la ville ait obtenu le label Village étape en 2014, afin de capter une partie des automobilistes en direction des commerces et services de Joinville.
  • La ligne de chemin de fer reliant Saint-Dizier à Chaumont qui s'arrête en gare de Joinville et qui permet des correspondances pour Paris, Dijon ou Lyon.
  • Le canal Entre Champagne et Bourgogne qui permet de regagner lui aussi Saint-Dizier et Vitry-le-François au nord et Chaumont ou Langres au sud. Lieu propice aux loisirs, même s'il permet le transport des marchandises, le canal conforte actuellement sa vocation de tourisme entre les plaisanciers, les cyclistes et marcheurs.

On compte également un axe secondaire mais structurant : l'axe est-ouest constitué par la route départementale no 60 (D 60). Ancienne voie royale puis nationale reliant Orléans à Nancy via Troyes et Joinville, elle reste un axe automobile important pour rejoindre Nancy ou Troyes.

Au sein de Joinville, à noter que même si la taille de la commune ne permet pas le développement d'un transport urbain régulier et cadencé, la ville a mis en place un bus à destination du troisième âge qui circule sur l'ensemble des quartiers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tombe des princes de Joinville, dessin de Pernot.

La fondation de Joinville remonte, selon certains auteurs[Qui ?], au général Jovinus qui, en 354, y aurait élevé un fort en bois et des remparts pour contenir les Alamans vaincus par Julien.

Pour d'autres[Qui ?], elle remonte à Jean de Troyes qui vivait au début du XIe siècle ou par Étienne de Vaux comte de Joigny (mort en 1060) fait édifier le château en 1027 et dont les descendants ont porté le nom[1].

Parmi les descendants directs d'Étienne de Vaux, Geoffroy III, en 1163 fonde l’église collégiale Saint-Laurent où Jean de Joinville est le premier à être inhumé. La famille directe Vaux-Joinville donne deux évêques à l’église : celui de Châlons meurt en croisade et celui de Langres devient archevêque de Reims et sacre Louis VIII, roi de France.

Geoffroy IV meurt en Terre sainte (1197).

Geoffroy V se bat en Palestine en 1199 aux côtés du roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion, qui, à la vue de son courage, l’autorise à porter la moitié de ses armes. Son écu écartelé Vaux-Joinville et Angleterre sont les armoiries de la ville de Joinville aujourd’hui. Ce sont également celles du Pays de Gex, Léonette dame de Gex ayant épousé un seigneur de Joinville (en 1178); on les trouve par conséquent dans les armoiries du département de l'Ain.

Le fief de Joinville se transmet par trois Maisons :

  • Vaux-Joinville avec une descendance directe par les mâles ;
  • Lorraine-Guise par liens du sang au travers des filles ;
  • Orléans par héritage : Philippe duc d’Orléans et frère de Louis XIV, devient prince de Joinville en 1693.

La ville obtient des chartes communales en 1258 et 1524.

Joinville passe à la maison de Lorraine au XIVe siècle (1386). La dernière descendante d’Étienne de Vaux épouse en effet Ferry, deuxième fils de Jean Ier, duc de Lorraine.

La ville et le château au XVIIe siècle.

En 1544, Charles Quint assiège Joinville et la livre aux flammes ainsi que beaucoup de villages dans ses environs. Elle est rebâtie peu après par les soins de Claude de Lorraine et érigée en principauté en 1551 par Henri II, en faveur des ducs de Guise.

Jusqu'au XVIIIe siècle, le château joue un rôle militaire indéniable face à la frontière de Lorraine qui dépend du Saint-Empire romain germanique, ce qui justifie la devise ajoutée aux armes de la ville : Omnia tuta time : Quand tout paraît calme, reste vigilant.

À la Révolution, en 1791, la seigneurie appartient à Philippe-Égalité, duc d'Orléans et prince de Joinville. Il meurt guillotiné le 6 novembre 1793. Les douze membres du Comité révolutionnaire de Joinville profitent de l'anarchie qui règne en 1793 et 1794 pour faire main basse sur le château en faisant rédiger un faux acte de vente au nom des sieurs Bergé et Passerat, en stipulant qu'ils ont la charge de le faire démanteler. Le château était en réalité occupé par des membres de la famille de Louis-Philippe Ier et des personnes attachées à leur service, une cinquantaine de personnes vivaient au château contrairement à ce qu'affirmaient les bourgeois révolutionnaires qui justifiaient le démantèlement du château en disant qu'il était à l'abandon.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Les membres du Comité révolutionnaire de Joinville ont sommé les habitants du château de quitter les lieux et devant leur refus ont assailli le château en décembre 1794 avec une escouade de sans-culottes, recrutés pour faire la police révolutionnaire, tuant tous ceux qui y résidaient, ainsi que les femmes et les enfants et ils ensevelirent les corps dans une fosse commune creusée près du château. Les pierres du château furent utilisées pour construire la mairie et la résidence personnelle des douze membres du Comité révolutionnaire de Joinville. Les richesses qui étaient contenues dans le château furent partagées entre les douze membres du Comité révolutionnaire qui constituèrent leur patrimoine familial avec le butin.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville au XVIe siècle.

Revitalisation du centre-bourg[modifier | modifier le code]

Longtemps délaissé, le centre historique de Joinville a souffert d'un manque d'entretien et de restauration de son patrimoine civil et monumental pourtant riche (hôtels particuliers, maisons de la Renaissance à la Belle Époque, église médiévale, Auditoire...). Ce phénomène s'est avéré complexe à enrayer car corroboré par une crise économique qui touche le nord de la Haute-Marne depuis les années 1970-1980.

Cependant, depuis les années 2010, la municipalité a lancé un long projet de « reconquête » de son centre historique (restauration du patrimoine bâti public, aides à la mise en valeur du patrimoine privé, rénovation des espaces publics...) dans le but de le rendre à nouveau attractif, à terme, pour les touristes comme pour ses habitants.

C'est l'ensemble de ces actions, détaillées ci-dessous, qui ont permis à Joinville d'être retenue en 2014 par l'État français comme commune bénéficiant d'aides spécifiques pour la revitalisation de son centre-bourg. En parallèle, la ville a pu rejoindre le réseau des Petites cités de caractère pour ces mêmes actions.

Aides aux propriétaires privés pour la restauration de leurs biens immobiliers[modifier | modifier le code]

Afin d'encourager la restauration du patrimoine bâti privé du centre historique plusieurs axes ont été mis en place :

  • Campagne de ravalement des façades : aide minimale de 40 % du montant des travaux de remise en état des façades dans le centre ancien[2].
  • OPAH RU (Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat - Renouvellement Urbain) : aides aux propriétaires privés (bailleurs ou occupants leur logement) pour la rénovation des logements anciens afin de rendre le parc de logements anciens plus attractif et pour lutter contre la vacance des logements notamment[3].
  • Démarches coercitives : dans les cas les plus complexes d'immeubles à l'abandon, la ville a mis en place certaines démarches plus coercitives au travers de différents arrêtés (abandon manifeste, péril, bien vacant et sans maître, insalubrité…) ainsi qu'avec la mise en place d'une O.R.I. (Opération de Restauration immobilière) concernant les immeubles plus dégradés[4].

Achat/Rénovation du patrimoine privé à l'abandon[modifier | modifier le code]

En complément à ces actions, la commune achète les immeubles à l'issue de certaines procédures afin, soit de les restaurer de manière exemplaire (en respectant aussi bien le patrimoine architectural qu'en optimisant les économies d'énergie), soit de trouver des porteurs de projets qui souhaitent mener les travaux[4].

Le bénéfice de ces opérations est multiple : mise en valeur du patrimoine architectural délaissé, création d'une offre de logements de qualité, apport de nouveaux habitants en cœur de ville (et donc de nouveaux clients pour les commerces, les services…), valorisation des biens immobiliers en cœur de ville.

C'est dans ce but qu'a notamment eu lieu, les 19, 20 et 21 mai 2017, l'opération Osez Joinville qui a permis d'ouvrir simultanément au grand public plus de 50 maisons à vendre et ainsi déclencher des achats immobiliers et des réhabilitations, notamment dans le centre ancien. Cette opération est amenée à se renouveler sous diverses formes afin de poursuivre l'accueil des candidats à la restauration du patrimoine[5].

Mise en valeur des paysages et des cheminements doux[modifier | modifier le code]

Le patrimoine naturel et culturel forment un écrin cohérent et préservé autour de la ville. La vallée de la Marne est ici vallonnée, oscillant entre des prairies en son lit et des côtes couvertes de forêts. A Joinville, la Marne se divise en deux, avec un bief qui arrose la vieille ville. A cela s'ajoute le canal. Le cadre naturel porte ainsi un ensemble patrimonial de qualité.

Pour le découvrir, des cheminements doux existent et sont progressivement mis en valeur :

  • un axe existe afin d'aller du château du Grand Jardin au Parc du Cavé en passant par le pittoresque quai des Peceaux : depuis 2015, le Parc du Cavé et son pigeonnier sont réhabilités et le pont dit Pontcelot est restauré, l'ensemble forme une promenade douce au fil de l'eau, le long du bief
  • des cheminements existent afin de découvrir la colline de l'ancien Château d'en Haut : un parcours plus sportif permet la découverte de panoramas sur toute la vallée de la Marne
  • de nombreux Passages de Ville existent dans le tissu urbain de la vieille ville : encore souvent fermés au public, en 2019 celui qui relie la rue des Royaux à la rue du Chenil sera rouvert au public après des travaux importants [6]

Restauration et mise en valeur du patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Maison Valdruche : travaux de restauration des façades.

Travailler l'urbanisme de Joinville, c'est naturellement travailler sur le patrimoine architectural qui constitue la plus grande partie du tissu urbain de la cité. Aussi, les restaurations d'immeubles privés et publics participent à ce mouvement.

Hôtel Leclerc et ses toitures restaurées.

Concernant le patrimoine architectural public on notera notamment :

  • la restauration de la Mise au Tombeau (XVIIe siècle) de l'église Notre-Dame en 2012 ;
  • la restauration du pont dit Pontcelot (XVIe siècle) en 2014 ;
  • la restauration du Pigeonnier du Cavé (XIXe siècle) en 2015 ;
  • la restauration de la statue du Christ aux liens (XVIe siècle) de la chapelle Sainte-Anne en 2015 ;
  • la restauration du Portail Renaissance (XVIe siècle) de l'église Notre-Dame (2017) ;
  • la restauration du lavoir de la Fontaine du Grand Jardin (XVIIIe siècle) en 2018 ;
  • la mise en valeur pluriannuelle du site de l'ancien château d'en Haut (Moyen Âge).

Concernant le patrimoine architectural privé on notera notera :

  • la restauration pluriannuelle de l'Hôtel Leclerc (14 rue de l'Auditoire - XVIe et XVIIIe siècles) lancée depuis 2015 (toitures terminées en 2018) ;
  • la restauration de la Maison Valdruche (18 rue des Royaux - XVIIIe siècle) lancée en 2018 ;
  • la réhabilitation progressive de plusieurs demeures de la vieille ville qui sont progressivement achetées et restaurées (8 et 14 rue Saunoise, 12 rue de l'Auditoire...) ;
  • la mise en valeur des maisons à pans de bois (lancement d'un premier chantier au 15 rue des Royaux en 2017), opérations en cours ou programmées par ailleurs (4 rue des Marmouzets, 8 rue de la Fontaine...).

En complément, afin de protéger l'ensemble du tissu bâti ancien et de l'accompagner vers une restauration plus respectueuse, la ville a mis en place une Aire de mise en Valeur de l'Architecture et du Patrimoine (AVAP) qui est opérationnelle depuis 2016. Si son objectif est de contribuer à une meilleure protection du patrimoine architectural et paysager en incitant à des restaurations de qualité des immeubles, elle permet aussi aux propriétaires de défiscaliser une partie du coût des travaux de restauration. L'ensemble du centre ancien, ses faubourgs, les jardins et axes de pénétration de la ville ancienne sont concernés par cette protection du patrimoine architectural et paysager.

L'AVAP est aujourd'hui complétée par un inventaire intérieur (lambris, cheminées, parquets, décors, caves, charpentes...) des immeubles du centre historique afin d'en dégager une meilleure connaissance tout en programmant la mise en place d'un Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur du patrimoine (PSMV) qui permettra la protection la plus optimale d'un patrimoine civil qui s'avère plus préservé que supposément au début de l'élaboration de l'AVAP.

Enfin, depuis 2015, la ville bénéficie du label Petite Cité de caractère ce qui lui permet d'être identifiée comme une cité à fort potentiel patrimonial dont la mise en valeur est active.

Requalification des Quartiers dits Neufs[modifier | modifier le code]

Accompagnant la reconquête du centre historique, la requalification des Quartiers Neufs doit permettre à Joinville, de bénéficier d'une rénovation globale de son offre d'habitat et d'équipements publics. Cela passe par la rénovation du parc de logements publics, la reprise ou la reconstruction des équipements structurants et la possibilité de nouvelles constructions répondant aux critères écologiques du XXIe siècle.

Plan global de rénovation[modifier | modifier le code]

Les quartiers d'habitat social public du Champ de Tir, de la Genevroye et de la Madeleine bénéficient, depuis 2014, d'un vaste plan de rénovation des logements, des immeubles et des espaces publics. Allant jusqu'à la reconfiguration importante de certains quartiers (Champ de Tir notamment), ce programme était attendu, le parc de logements étant vieillissant et sans travaux significatifs depuis plus sa construction pour certains immeubles et les logements rénovés étant au niveau Bâtiment Basse Consommation (BBC) en terme énergétique[7].

Alors que la ville a inauguré l'Espace Vall'Âge (centre socio-culturel, lieu de vie et d'activités pour les Joinvillois) en 2013, de nombreux projets vont voir le jour à l'horizon 2020. Il s'agit notamment de la reconstruction du collège, de la construction d'un nouveau groupe scolaire ainsi que la remise à niveau générale des équipements sportifs du plateau du Champ de Tir. [8] À noter également l'implantation, depuis 2015, de la nouvelle gendarmerie sur la zone du Rongeant toute proche.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Joinville est le siège de la Communauté de communes du bassin de Joinville en Champagne.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Bernard Laurent    
1792 1794 François Petitjean    
1794 1795 Joseph Marie Denayer    
1795 1798 Jacques Paillette    
1798 1800 Pierre Boulland    
1800 1815 Louis Royer    
1815 1815 Auguste Cornet    
1815 1823 Louis Royer    
1824 1847 Georges Haste-Rocquemont   Propriétaire
Conseiller général (1833-1848)
1848 1848 François Perin    
1848 1851 Antoine Hancenot    
1852 1860 François Tanret    
1860 1870 Nicolas Ragon    
1870 1874 François Hervotte    
1874 1876 Georges Gillet    
1876 1888 François Hervotte    
1888 1893 Charles Noel    
1893 1894 Jules Royer    
1894 1908 Pierre Cheronnet    
1908 1929 Émile Humblot Rad. Peintre et graveur
Conseiller général (1919-1931)
Sénateur de la Haute-Marne (1920-1931)
1929 1944 Louis Sylvestre    
1944 1958 Albert Gigoux    
1958 1971 Raymond Hanin RPF puis RI Négociant
Conseiller général (1951-1988)
Député de la Haute-Marne[9] (1958-1962)
mars 1971 mars 2001 Jacques Lemoine   Notaire
mars 2001 janvier 2006 Daniel Jacomme DVD  
janvier 2006 en cours Bertrand Ollivier DVD Chef d'entreprise
Conseiller général (2008-2015)
Conseiller départemental (depuis 2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Ville jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2015, la commune comptait 3 286 habitants[Note 1], en diminution de 9,6 % par rapport à 2010 (Haute-Marne : -2,65 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 1603 0862 9892 8573 0613 1373 1963 3183 505
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 4603 3903 8053 8113 9043 9094 1294 4783 814
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 9423 6803 8253 6923 8083 6623 6983 4293 543
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4 0154 5654 7744 8044 7554 3803 8863 8093 486
2015 - - - - - - - -
3 286--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

Hôpital de Joinville.

Ville centre d'un bassin de vie d'un peu plus de 20 000 habitants, Joinville offre divers services de santé.

On compte notamment un hôpital autonome situé au centre de la ville. Celui-ci est orienté vers le troisième âge et les personnes en perte d'autonomie mais offre aussi des lits pour les premiers soins généraux. À noter qu'il se situe sur la même emprise depuis plusieurs siècles et qu'il a été entièrement rénové récemment. Curiosité, le bâtiment le plus ancien cache une apothicairerie riche de faïences des XVIIIe et XIXe siècles qui se visite sur demande (contacter l'Office de Tourisme Intercommunal).

La ville compte aussi plusieurs médecins, dentistes et autres professions médicales ainsi que quatre pharmacies.

L'ouverture d'une maison médicale en centre-ville, à côté de l'hôpital, est prévue en 2019.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée Philippe-Lebon.

Globalement Joinville a une offre scolaire qui s'étale de la maternelle au lycée.

Les écoles primaires et maternelles sont réparties entre le centre-ville (école maternelle des Chanoines et école primaire Jean-Sire-de-Joinville) et les quartiers dits neufs (école maternelle et élémentaire Diderot).

Le collège d'enseignement secondaire Joseph-Cressot est situé dans les quartiers dit neufs. Constitué de bâtiments des années 1970 aujourd'hui vétustes, il doit faire l'objet d'une reconstruction à l'horizon 2020.

Le lycée général et technique Philippe-Lebon offre l'ensemble des filières classiques ainsi que certaines filières techniques. Situé en cœur de ville et en bordure du bief, il a été entièrement rénové il y a quelques années.

La ville compte également une école de musique située au centre-ville.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Joinville est associée aux passages du Tour de France cycliste :

  • en 2003, Joinville est la ville étape d'où part la quatrième étape du Tour de France ;
  • le Tour de France traverse Joinville en 2005.

En 2011, Joinville accueille les Championnats de France d'escrime handisport.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville est en déclin économique constant depuis les années 1970, ne bénéficiant d'aucune industrie structurante. Elle a subi le déclin lié aux activités sidérurgiques.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Les armes sur la façade de l'auditoire sont celles des Guise (juste après les Lorraine). Au flanc dextre en haut les 4 royaumes : Hongrie, Deux-Siciles, Jérusalem et Aragon, soutenus par 4 duchés : Anjou, Gueldre, Juliers et Bar, Lorraine simple brochant sur le tout. Sur le flanc senestre les armes des Bourbon-Vendôme.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Joinville possède à la fois un patrimoine monumental et pittoresque, fait d'édifices d'exception et de maisons serrées sur des ruelles mélangeant patrimoine religieux et civil.

C'est pour cela que 7 sites sont protégés par 8 arrêtés de protection au titre des Monuments Historiques (6 inscrits et 2 classés). C'est aussi dans cet objectif que la ville a mis en place une Aire de mise en Valeur de l'Architecture et du Patrimoine (AVAP) pour protéger de manière plus large le paysage urbain et son environnement. Enfin, c'est dans ce but que la Ville est, depuis 2015, homologuée Petite Cité de Caractère.

Château du Grand Jardin (XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Monument classé pour le château en 1925 et inscrit pour le jardin en 1991[14].

Article détaillé : château du Grand Jardin.

Entre 1533 et 1546, Claude de Lorraine, premier duc de Guise, construit le « château du Grand Jardin », grand pavillon dédié aux fêtes, un des fleurons de l'architecture de la Renaissance.

Le site, en friche et en ruine au début des années 1980 a été racheté par le conseil général de la Haute-Marne.

Le bâtiment a pu être ainsi restauré et le grand parc créé au XIXe siècle a retrouvé pour partie son aspect d'origine. Ce jardin remarquable, superbement restauré, est considéré comme le troisième grand jardin historique français de la Renaissance avec Villandry (Indre-et-Loire) et Chamerolles, situé sur la commune de Chilleurs-aux-Bois dans le Loiret.

Il est composé en partie d'une reconstitution d'un jardin Renaissance, comprenant des parterres fleuris, des carrés bouquetiers (fleurs pour les bouquets d'autels) et des carrés de plantes aromatiques et médicinales. Une importante collection d'arbres fruitiers taillés en espalier et en plein-vent agrémente cette partie du jardin.

Le jardin Renaissance laisse progressivement place à un jardin à l'anglaise, sous forme d'arboretum, qui présente différentes essences d'arbres plus ou moins rares.

« Le plus beau et le plus accompli qu'on pourrait souhaiter…soit pour le comptant d'arbres fruitiers…soit pour la beauté du parterre… » a écrit Remy Belleau, poète de la Pléiade, à propos du Grand Jardin.

Le site a retrouvé sa vocation première en redevenant un lieu de culture : on y présente ainsi des concerts de musique classique, des expositions d'art contemporain, des colloques à vocation culturelle. Le château du Grand Jardin est devenu membre du réseau européen des Centres culturels de rencontre dans les monuments historiques.

Église Nativité-de-Notre-Dame (XIIeXIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Enfant Jésus de Prague dans l'église Notre-Dame.

 Inscrit MH (1925)[15], elle présente notamment :

  • Un sépulcre du XVIe siècle ;
  • La ceinture de saint Joseph, exposée dans une chapelle latérale, rapportée de Palestine par Jean de Joinville en revenant de croisade ;
  • De magnifiques orgues, superbement sculptées, à la tribune Renaissance. Leur fabrication remonte à 1688 et leur installation à Joinville en 1696. De facture française typique de cette époque, et après de nombreuses modifications au cours des siècles, cet instrument a été entièrement restauré à partir de 1978 et son inauguration, dans sa forme actuelle date de 1984. Le buffet du grand orgue est d'origine (époque Louis XIV), celui du positif a été reconstruit dans le même style. Il possède 30 jeux (2142 tuyaux), 3 claviers. Un pédalier « à la française » a été réinstallé, pour conserver la facture classique de l'instrument d'origine.
Article détaillé : Orgue de Joinville.

L'Auditoire de Joinville[modifier | modifier le code]

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Sainte-Anne : monument classé en 1909[16] : située à l'intérieur du cimetière, elle présente des vitraux du XVIe siècle de l'École troyenne (à noter que dans ce cimetière se trouve également le tombeau des seigneurs et princes de Joinville).
  • Pont dit du Poncelot (XVIe siècle) : monument inscrit en 1942[17].
  • Tour ronde des anciens remparts (4 rue de la Fontaine - XIIIe siècle) : monument inscrit en 1942[18].
  • Ancien couvent des Annonciades (seconde moitié du XVIIIe siècle, remanié en 1842), ancien couvent des Bénédictines de Notre-Dame-de-la-Pitié à l'origine (XVIIIe et XIXe siècles) : monument inscrit en 1994[19].
  • Hôtel Leclerc (14 rue de l'Auditoire - XVIe et XVIIIe siècles) : monument inscrit en 2010[20].
  • Maison Valdruche (18 rue des Royaux - XVIIe et XVIIIe siècles). Elle doit son nom à un médecin qui fut député et administrateur du directoire de Haute-Marne à l’Assemblée constituante. Élu à la Convention en 1792, il vota le régicide. Cette demeure bourgeoise aux allures d'hôtel particulier a conservé ses dispositions intérieures du XVIIIe siècle : pièces en enfilades, lambris, cheminées, dessus de portes peints...
  • La statue de sire Jean de Joinville, due à Joseph-Stanislas Lescorné et inaugurée en juin 1861. Trois bas-reliefs ornent le piédestal : le premier représente Joinville âgé de vingt-quatre ans partant pour la Terre-Sainte, le deuxième l'épisode de la Massour où il combattit seul une troupe de Sarrazins, et le troisième Joinville assistant Saint Louis qui rend la justice sous son chêne à Vincennes[21].
  • Demeures anciennes du XVIe au XVIIIe siècle.
  • Cariatides du mausolée de Claude de Lorraine, à l'intérieur de la chapelle du château du Grand Jardin.
  • Vestiges, au sommet de la colline surplombant la ville, du château d'En-Haut, disparu à la Révolution.
  • Hôpital et son apothicairerie où une collection de pots en faïence est exposée dans deux petites salles lambrissées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Des personnages illustres sont nés, ont habité ou sont passés à Joinville

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Joinville

Les armes de Joinville se blasonnent ainsi :

D'azur à trois broyes d'or liées d'argent, et au chef aussi d'argent à un lion issant de gueules.

Les toutes premières armoiries de la Maison de Joinville avec ses trois broyes d'or sur champ d'azur sont issues d'Étienne de Vaux, second fils présumé de Renaud de Broyes[23] Le lion des Plantagenêt a été offert à Geoffroy V de Joinville par Richard Cœur de Lion.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire Genealogique et Heraldique Des Pairs De France, Chevalier de Courcelles, Imprimerie Moreau, Paris, 1824
  2. « Je ravale ma façade », sur http://www.mairie-joinville.fr/, (consulté le 13 mai 2018)
  3. « Je réhabilite un logement », sur http://www.mairie-joinville.fr/, (consulté le 5 avril 2016)
  4. a et b « Joinville : des ambitions fortes pour le centre-ville », sur http://www.anah.fr, (consulté le 13 mai 2018)
  5. Philippe Marque, « Joinville, Plombières : villes à vendre ! », L'Est Républicain,‎ (lire en ligne)
  6. « L'AVAP : Architecture et Patrimoine », sur http://www.mairie-joinville.fr/, (consulté le 13 mai 2018)
  7. Hamaris, « Plan Stratégique de Patrimoine : coup d'oeil sur Joinville et Langres », Quartiers Libres,‎ , p. 4 et 5
  8. Communauté de Communes du Bassin de Joinville en Champagne, « Conseil Communautaire », Journal des délibérations du Conseil Communautaire du Bassin de Joinville en Champagne,‎ , p. 2,3 et 4 (lire en ligne)
  9. La fiche de Raymond Hanin sur le site de l'Assemblée Nationale
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. « Château du Grand-Jardin et son parc », notice no PA00079078, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « L'église », notice no PA00079079, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Chapelle Sainte-Anne, dans le cimetière », notice no PA00079077, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Pont dit "le Poncelot" », notice no PA00079082, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Ancienne tour ronde », notice no PA00079081, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Ancien couvent des Annonciades », notice no PA00132592, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Maison 14 rue de l'Auditoire », notice no PA52000031, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. L'Illustration, journal universel, n°973 du 19 octobre 1861, p. 254.
  22. Fiche biographique sur le site de l'Ordre de la Libération[1]
  23. Pages sur Étienne de Vaux

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Fériel : Histoire de Joinville (ISBN 2-87760-215-X).
  • Mireille Fuselier-Guillaume, Joinville, Retour au XXe siècle, Édition Alan Sutton, 2005 (ISBN 2-84910-167-2)
  • Emile Humblot : Notre vieux Joinville (ISBN 2-84373-603-X).
  • Émile Jolibois, La Haute-Marne ancienne et moderne: dictionnaire géographique, statistique..., Chaumont, imprimerie et lithographie Ve Miot-Daddant, 1858, article « Joinville », page 266 et suiv.
  • Jean-Michel Musso et Aline Lecoeur, Joinville : le château du Grand-Jardin, Chaumont, Conseil général de la Haute-Marne, 1993.
  • Diane Vlaswinkel-Timmer, « Le château du Grand Jardin à Joinville : un joyau de la Renaissance », Cahiers haut-marnais, 1992, 188-189, p. 42-59.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]