Trébrivan

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Trébrivan
La mairie
La mairie
Blason de Trébrivan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Rostrenen
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Joël Le Croisier
2014-2020
Code postal 22340
Code commune 22344
Démographie
Gentilé Trébrivanais, Trébrivanaise
Population
municipale
711 hab. (2014)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 18′ 35″ nord, 3° 28′ 27″ ouest
Altitude 180 m
Min. 87 m
Max. 192 m
Superficie 22,96 km2
Localisation

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Trébrivan [tʁebʁivɑ̃] ou Trabrivan [tʁabʁien] en Breton est une commune située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La paroisse fait partie du territoire breton traditionnel du pays Fisel. Trébrivan se situe dans le Bassin géologique de Châteaulin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Trefbrivien en 1294[1], Trebrivan vers 1330, Treffbrivan en 1368, Trebrivan en 1516, Treffbrivan en 1535 et en 1536, Trebrivan en 1591, Trefbrivan en 1599, Trébrivant en 1801, Trébrivan en 1802, Trébivan en 1877[2].

Du Breton treb et de l'anthroponyme Brivien que l'on peut supposer être originellement *Pritman (de prit « beauté, forme, aspect » et de man « bon ») selon Bernard Tanguy[3].

En breton unifié, le nom de la commune s'écrit Trabrivan. Localement, il existe différentes prononciations : « Tavrien », « Tabrien » ou encore « Tabrian ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le journal La Presse écrit en 1856 : « Les habitants de Maël-Carhaix sont en partie atteints d'une maladie d'intestin dont on ignore la nature, et qui cause chaque jour deux ou trois décès »[4]. Il s'agissait d'une épidémie de dysenterie qui fit six morts parmi les 41 malades touchés à Maël-Carhaix et 2 morts parmi les 16 malades touchés à Trébrivan. Selon un médecin de Callac, « les chaleurs excessives pour notre pays qui ont régné à la fin de l'été et au commencement de l'automne ont donné lieu à des brouillards épais devant contenir des miasmes marécageux. Tous les villages où l'ai rencontré des malades sont situés dans des lieux peu élevés et voisins de marécages renfermant non loin des habitations des matières végétales en décomposition, des excréments d'animaux, et presque toujours des flaques plus ou moins grandes d'une eau boueuse et stagnante. La maladie n'a sévit en général que sur la classe indigente qui loge dans des habitations mal aérées, trop petites pour le nombre d'habitants, et qui n'a pour se couvrir le corps que des vêtements insuffisants et peu propices à les défendre du froid et de l'humidité »[5].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , un bataillon allemand et des troupes du Bezen Perrot arrive à Trébrivan alors qu'une vingtaine de résistants FTP de Callac déjeunent dans l'auberge Guéguen, au bourg. L'aubergiste, Joseph Guéguen, périt dans l'incendie de l'auberge, en même temps que deux maquisards, René Le Gaudu et Kahatchick Korudjoumdgian, un arménien ; 13 personnes furent prises en otage et déportées (11 moururent en déportation[6]). Une plaque commémorative rappelle cette rafle[7].

L'après-Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le remembrement[modifier | modifier le code]

Le remembrement total opéré dans la commune pendant la décennie 1970 bouleversa les exploitations agricoles, transforma le paysage (suppression du bocage) et modifia les équilibres naturels. Il suscita de fortes oppositions, les protestataires tentant de bloquer l'enquête d'utilité publique en occupant la mairie[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Trébrivan (Côtes-d'Armor).svg
D'hermine aux trois fasces de gueules surmontées d'un lambel d'azur

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Lucien Le Guiet    
mars 2001 en cours Joël Le Croisier PS Agriculteur retraité, ancien conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 711 habitants, en augmentation de 2,3 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 147 833 1 018 937 963 1 140 1 144 1 247 1 230
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 205 1 246 1 308 1 147 1 200 1 248 1 231 1 330 1 345
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 449 1 396 1 486 1 394 1 315 1 206 1 203 1 121 1 009
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
922 827 745 705 651 664 683 700 711
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-Pitié.

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 2011, une maternité porcine est implantée au lieu-dit Ker Anna. Son implantation fait polémique[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans le Livre des Ost du Duc de Bretagne
  2. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Trébrivan »
  3. *Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes d'Armor (illustrations de Ronan Olier), Douarnenez, Éditions Chasse-Marée - ArMen, 04/1992.
  4. "La Presse" n° du 15 novembre 1856, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k477495n.r=carhaix.f2.langFR.hl
  5. Archives départementales des Côtes-du-Nord, citées par Sylvain Le Bail, "Cœur de Breizh", Les oiseaux de papier, Ploërmel, 2009, [ (ISBN 978-2-916359-31-1)]
  6. Dont 4 membres de la famille de l'aubergiste, sa fille Yvette Guéguen (la seule à être revenue vivante de déportation), sa femme Augustine Guéguen (toutes deux déportées au camp de concentration de Ravensbrück), ses fils Armand et Auguste Guéguen, et par ailleurs Jérome Sibiril, alors maire de Trébrivan, Joseph Le Gac, Louis Perrennès, Joseph Camio, Jean-Marie Le Guen, Alexis Claustre, Pierre Le Bihan, Louis Rivoal, Rolland Beaule, tous habitants de Trébrivan et déportés dans le camp de concentration de Neuengamme où ils sont décédés à l'exception du dernier cité, revenu lui aussi vivant de déportation, voir http://www.memoresist.org/spip.php?page=oublionspas_detail&id=2683
  7. http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/Mael-Carhaix/Trebrivan%20Bourg%201/1.html
  8. Claude Geslin,Patrick Gourlay, Jean-Jacques Monnier, René Le Coadic et Michel Denis, "Histoire d'un siècle Bretagne 1901-2000, Skol Vreizh, 2010, [ (ISBN 978-2915-62362-8)]
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Philippe Brochen, « A Trébrivan, la ferme des «1 000 truies» se pense irréprochable », sur Liberation.fr, 13 novembre 2014 à 20:06 (consulté le 5 mars 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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