Trébrivan

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Trébrivan
Trébrivan
La mairie.
Blason de Trébrivan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Fabrice Even
2020-2026
Code postal 22340
Code commune 22344
Démographie
Gentilé Trébrivanais, Trébrivanaise
Population
municipale
741 hab. (2017 en augmentation de 6,16 % par rapport à 2012)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 18′ 35″ nord, 3° 28′ 27″ ouest
Altitude 180 m
Min. 87 m
Max. 192 m
Superficie 22,96 km2
Élections
Départementales Canton de Rostrenen
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Trébrivan

Trébrivan [tʁebʁivɑ̃], ou Trabrivan [tʁabʁien] en breton, est une commune située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La paroisse fait partie du territoire breton traditionnel du pays Fisel. Trébrivan se situe dans le Bassin géologique de Châteaulin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Trefbrivien en 1294[1], Trebrivan vers 1330, Treffbrivan en 1368, Trebrivan en 1516, Treffbrivan en 1535 et en 1536, Trebrivan en 1591, Trefbrivan en 1599, Trébrivant en 1801, Trébrivan en 1802, Trébivan en 1877[2].

Du Breton treb et de l'anthroponyme Brivien que l'on peut supposer être originellement *Pritman (de prit « beauté, forme, aspect » et de man « bon ») selon Bernard Tanguy[3].

En breton unifié, le nom de la commune s'écrit Trabrivan. Localement, il existe différentes prononciations : « Tavrien », « Tabrien » ou encore « Tabrian ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Age[modifier | modifier le code]

Le terme de Trébrivan apparait pour la première fois en 1294 dans le Livre des ost du Duc de Bretagne. En effet, Henri de Trebrivan devait deux chevaliers au Duc en cas de guerre. Henri de Trebrivan était le Seigneur du Brunot. Son blason est encore le blason de la commune aujourd'hui.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le prédicateur Guillaume le Roux (né le à Trébrivan, jésuite, grand-oncle de La Tour-d'Auvergne), qui prêchait une mission à Gouézec en , fut terrassé subitement ; transporté au château du Guily (en Lothey), il y mourut et son cœur fut enterré dans l'église paroissiale de Lothey, le reste de son corps dans l'église de Gouézec[4].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le journal La Presse écrit en 1856 : « Les habitants de Maël-Carhaix sont en partie atteints d'une maladie d'intestin dont on ignore la nature, et qui cause chaque jour deux ou trois décès »[5]. Il s'agissait d'une épidémie de dysenterie qui fit six morts parmi les 41 malades touchés à Maël-Carhaix et 2 morts parmi les 16 malades touchés à Trébrivan. Selon un médecin de Callac, « les chaleurs excessives pour notre pays qui ont régné à la fin de l'été et au commencement de l'automne ont donné lieu à des brouillards épais devant contenir des miasmes marécageux. Tous les villages où l'ai rencontré des malades sont situés dans des lieux peu élevés et voisins de marécages renfermant non loin des habitations des matières végétales en décomposition, des excréments d'animaux, et presque toujours des flaques plus ou moins grandes d'une eau boueuse et stagnante. La maladie n'a sévit en général que sur la classe indigente qui loge dans des habitations mal aérées, trop petites pour le nombre d'habitants, et qui n'a pour se couvrir le corps que des vêtements insuffisants et peu propices à les défendre du froid et de l'humidité »[6].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , un bataillon allemand et des troupes du Bezen Perrot arrive à Trébrivan alors qu'une vingtaine de résistants FTP de Callac déjeunent dans l'auberge Guéguen, au bourg. L'aubergiste, Joseph Guéguen, périt dans l'incendie de l'auberge, en même temps que deux maquisards, René Le Gaudu et Kahatchick Korudjoumdgian, un arménien ; 13 personnes furent prises en otage et déportées (11 moururent en déportation[7]). Une plaque commémorative rappelle cette rafle[8].

L'après-Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le remembrement[modifier | modifier le code]

Le remembrement total opéré dans la commune pendant la décennie 1970 bouleversa les exploitations agricoles, transforma le paysage (suppression du bocage) et modifia les équilibres naturels. Il suscita de fortes oppositions, les protestataires tentant de bloquer l'enquête d'utilité publique en occupant la mairie[9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Henri de Trébrivan, seigneur du Brunot en 1294.

Blason ville fr Trébrivan (Côtes-d'Armor).svg
D'hermine aux trois fasces de gueules surmontées d'un lambel d'azur

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? avril 1841 Jérôme Le Hire    
avril 1841 octobre 1843 François Marzin    
octobre 1843 ? Jean Le Yaro    
? septembre 1862 Jean Coutellec    
septembre 1862 avril 1868 Jérôme Le Hire    
avril 1868 janvier 1878 Louis Huellou    
janvier 1878 ? Jean-Pierre Follézou    
avant 1988 ? Lucien Le Guiet PCF  
mars 2001 24 mai 2020 Joël Le Croisier PS Agriculteur retraité
Conseiller général du canton de Maël-Carhaix (1998-2015)
24 mai 2020 En cours Fabrice Even[10]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2017, la commune comptait 741 habitants[Note 1], en augmentation de 6,16 % par rapport à 2012 (Côtes-d'Armor : +0,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1478331 0189379631 1401 1441 2471 230
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2051 2461 3081 1471 2001 2481 2311 3301 345
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4491 3961 4861 3941 3151 2061 2031 1211 009
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
922827745705651664683700734
2017 - - - - - - - -
741--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-Pitié.
  • Église Notre-Dame-de-Pitié.

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis , une maternité porcine est implantée au lieu-dit Ker Anna. Son implantation a suscité la polémique[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans le Livre des Ost du Duc de Bretagne
  2. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Trébrivan »
  3. *Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes d'Armor (illustrations de Ronan Olier), Douarnenez, Éditions Chasse-Marée - ArMen, 04/1992.
  4. Joseph Le Jollec, Lothey-Landremel monographie, Le Goaziou, Quimper, 1946, consultable https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/9eafeb30aafe96eb81f07c776add486b.pdf
  5. "La Presse" n° du 15 novembre 1856, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k477495n.r=carhaix.f2.langFR.hl
  6. Archives départementales des Côtes-du-Nord, citées par Sylvain Le Bail, "Cœur de Breizh", Les oiseaux de papier, Ploërmel, 2009, [ (ISBN 978-2-916359-31-1)]
  7. Dont 4 membres de la famille de l'aubergiste, sa fille Yvette Guéguen (la seule à être revenue vivante de déportation), sa femme Augustine Guéguen (toutes deux déportées au camp de concentration de Ravensbrück), ses fils Armand et Auguste Guéguen, et par ailleurs Jérome Sibiril, alors maire de Trébrivan, Joseph Le Gac, Louis Perrennès, Joseph Camio, Jean-Marie Le Guen, Alexis Claustre, Pierre Le Bihan, Louis Rivoal, Rolland Beaule, tous habitants de Trébrivan et déportés dans le camp de concentration de Neuengamme où ils sont décédés à l'exception du dernier cité, revenu lui aussi vivant de déportation, voir http://www.memoresist.org/spip.php?page=oublionspas_detail&id=2683
  8. http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/Mael-Carhaix/Trebrivan%20Bourg%201/1.html
  9. Claude Geslin,Patrick Gourlay, Jean-Jacques Monnier, René Le Coadic et Michel Denis, "Histoire d'un siècle Bretagne 1901-2000, Skol Vreizh, 2010, [ (ISBN 978-2915-62362-8)]
  10. « Municipales à Trébrivan. Fabrice Even est élu maire », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  15. Philippe Brochen, « A Trébrivan, la ferme des «1 000 truies» se pense irréprochable », sur Liberation.fr, 13 novembre 2014 à 20:06 (consulté le 5 mars 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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