René-Yves Creston
| Peintre officiel de la Marine | |
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| Directeur Musée d'Art et d'Histoire de Saint-Brieuc |
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René Pierre Joseph Creston |
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Suzanne Creston (de à ) Germaine Jouan (d) (à partir de ) |
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René-Yves Creston, pseudonyme de René Pierre Joseph Creston, né le à Saint-Nazaire et mort à Étables-sur-Mer le , est un peintre, graveur, illustrateur, sculpteur et ethnologue français.
Il est nommé peintre officiel de la Marine en 1936.
Biographie
[modifier | modifier le code]Enfance et formation
[modifier | modifier le code]Après des études à Ancenis et à Saint-Nazaire où il apprend le breton, René-Yves Creston perçoit deux bourses pendant quatre ans pour étudier à l’école des beaux-arts de Nantes, puis à l'École des Beaux-Arts de Paris[1],[2].
Le mouvement Seiz Breur
[modifier | modifier le code]En 1923, il cofonde avec son épouse Suzanne Creston et Jeanne Malivel, le mouvement Seiz Breur (« Union des sept frères »)[3],[4]. Ils se donnent pour mission de renouveler l'art populaire breton[5].
Après la mort de Jeanne Malivel en 1926[4]. René-Yves Cresson relance la seconde génération du groupe en participant à l'Exposition universelle de 1937[6].
Après la mort de Jeanne Malivel en 1926, il devient le véritable coordinateur du mouvement Seiz Breur, et ce jusqu'en , lorsqu'il cède sa place à Xavier de Langlais[7].
En 1927, en collaboration avec le sculpteur Jules-Charles Le Bozec, il dessine les costumes de trois pièces de théâtre : Ar C'hornandoned (Les Korrigans) de Job Le Bayon, Tog Jani (Le chapeau de Jeanne) d'Yves Le Moal, et Lina de Roparz Hemon, dont la première représentation a lieu en [8].
Il écrit dans Breiz Atao et aide à la parution des revues d'art Kornog (Occident) et Keltia. Il passe de la gravure sur bois à l’aquarelle ou à peinture à l’huile, travaille pour les faïenciers quimpérois, puis devient sculpteur. On lui doit une sculpture de Nominoë[9]. Il illustre le livre Kan da Gornog de Youenn Drezen, pour lequel il crée une nouvelle typographie. En 1926, René-Yves Creston a encore laissé des illustrations gravées sur bois pour La Brière d'Alphonse de Châteaubriant[10].
Il prend part au Salon d'automne de 1928 où il présente la gravure sur bois Vent de Norvit[11].
Travaux d'ethnologue
[modifier | modifier le code]En 1929, René-Yves Creston effectue une campagne de pêche à la morue depuis Fécamp dans les parages de la Norvège, du Spitzberg et de l'Islande, ce qui l'amène à se tourner vers l'ethnologie, tout en gardant ses activités d'artiste engagé. Il contribuera au titre d'ethnologue à la conservation du patrimoine breton. Il participe à la décoration de la salle de la Marine marchande pour l'Exposition coloniale de 1931 à Paris, pour laquelle il réalise sa fameuse Mappemonde. En 1933, il embarque pour une croisière scientifique avec le commandant Jean-Baptiste Charcot sur le Pourquoi Pas ? en tant que peintre. En 1936, il devient peintre de la Marine et dirige le département de l'Arctique du musée de l'Homme à Paris[12].
Sa découverte des mers froides, et plus particulièrement sa campagne sur le chalutier fécampois Cap Fagnet, a été relatée dans un article détaillé d'Olivier Levasseur, docteur en histoire[13].
Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]René-Yves Creston affirme avoir adhéré aux Forces françaises libres dès le [14], il prend en tout cas part à l'un des tout premiers réseaux de résistance[15],[16],[17]. Selon l'historien américain Martin Blumenson, ou bien encore Anne Hogenhuis[18], il a participé au groupe dit réseau du musée de l'Homme. C'est ainsi que prend corps, au cours de l'été 1940, ce réseau, totalement structuré dès le mois d'octobre suivant. Fondée par un jeune linguiste du musée, Boris Vildé, un anthropologue, Anatole Lewitsky et la bibliothécaire, Yvonne Oddon, cette organisation recrute, à l'origine, en majorité parmi les intellectuels et les avocats, et associe différents groupes qui se sont créés spontanément, à l’instar du groupe du musée de l'Homme. Au fur et à mesure, le réseau s'accroît, sur la base de relations personnelles entretenues par les membres des différents noyaux. René-Yves Creston, sociologue au musée de l'Homme, est le premier à les rejoindre. Creston connaît Albert Jubineau, avocat membre d'un groupe anti-occupation au Palais de justice de Paris. Albert Jubineau entre lui-même en relation avec Séjournan, également fondateur d'un groupe anti-allemand[19],[20]. « Il effectua trois voyages en Bretagne pour tenter d'établir des communications faciles avec l'Angleterre. Il recruta des sympathisants parmi ses connaissances. Il mit sur pied à Saint-Nazaire même un petit groupe — en lien avec le futur groupe Liberté, constitué de jeunes résistants nationalistes bretons, issu du PNB, et d'André Batillat, membre des Seiz Breur — chargé d'établir et de lui faire passer des plans détaillés des installations portuaires et de la base sous-marine que les Allemands avaient aménagées pour leur propre usage, en particulier des écluses commandant l’accès du bassin intérieur qui étaient vulnérables aux bombardements anglais. »[21].
Il a contribué à préparer l'opération Chariot : les renseignements précis sont fort utiles dans la préparation de « the Raid », selon les termes des spécialistes d'Outre-Manche[22].
Le , les membres du groupe du musée de l'Homme sont arrêtés, puis fusillés. Creston se réfugie chez son directeur mais va se livrer le sur les conseils de celui-ci, persuadé qu'aucune preuve ne peut être apportée contre lui[23],[24], mais il est emprisonné. Il est finalement libéré le sur intervention du Sonderführer Leo Weisgerber, sur la pression insistante de Roparz Hemon et de François Debauvais, trois personnages influents auprès des services secrets nazis en Bretagne[24].
Exclu de la direction de l'Institut celtique de Bretagne et des Seiz Breur, il dénoncera à la Libération treize membres des Seiz Breur comme ayant été coupables de faits de collaboration[25].
Bertrand Frelaut[26] et Denis-Michel Boël[27] relèvent qu'il fournit des illustrations et des articles au journal pro-nazi L'Heure Bretonne, signés de son nom ou de son pseudonyme « Halgan ». Il était relativement fréquent que des résistants participent à la presse indépendantiste, selon Mona Ozouf, « un maquisard pouvait lire assidûment L'Heure bretonne, le journal du P.N.B. et participer à des sabotages ; un résistant pouvait continuer à fournir des articles culturels à la presse nationaliste. C'étaient des temps déraisonnables, féconds en parcours erratiques »[28]. Sur un de ses dessins, Creston se réjouit des victoires allemandes, on peut lire en légende : « L’aube de l’ère nouvelle apporte aux Celtes une nouvelle espérance » ; « L’EUROPE VA SE RECONSTRUIRE : la débâcle des armées soviétiques prépare la défaite des Anglo-saxons ».
Il est un membre influent de l'Institut celtique de Bretagne qui regroupe l'élite culturelle de Bretagne[29]. Il participe à la Radio Rennes Bretagne dirigée par Roparz Hemon, tout aussi collaborationniste que Radio Paris. À la Libération, le parcours de Creston lui vaut d'être inquiété par la Résistance :
« [Creston] dut subir l’interrogatoire de FFI peu convaincus de ses vertus résistantes. Il parvint néanmoins à se disculper et s’évertua ensuite à recueillir des témoignages en sa faveur, puis proclama son adhésion au Parti communiste français, affichant même à l’occasion une surprenante idolâtrie stalinienne. Il recourut également à quelques maquillages de précaution, avançant d’une année sa démission de l’ICB, maintenant imputée au rejet de sa dérive politique, caviardant son nom sur les exemplaires d’Histoire de notre Bretagne… »
— Daniel le Couédic, Ar Seiz Breur, Terre de Brume/Musée de Bretagne, p. 203.
Le , il reçoit le Certificat of Service signé du maréchal Bernard Montgomery pour son action au service des Alliés[30].
Après 1945
[modifier | modifier le code]La paix revenue, Creston reprit les rênes du mouvement en [31].
Il intègre le CNRS en 1949 et y mène des recherches ethnologiques sur les costumes des Bretons[32].
Après avoir été exclu de la direction de l'Institut celtique de Bretagne et des Seiz Breur, René-Yves Creston dénonce à la Libération treize membres des Seiz Breur comme ayant été coupables de faits de collaboration[25].
Décès
[modifier | modifier le code]René-Yves Creston meurt le [33].
Œuvres
[modifier | modifier le code]Publications
[modifier | modifier le code]- avec Paul Ladmirault, Jorj Robin skulter vrezon, e vuhez, e ober. Jorj Robin sculpteur breton, sa vie, son œuvre, Unvaniez ar Seiz-Breur, [plaquette commémorative éditée pour Keltia (Cahiers Interceltiques d'Art et de Littérature)], 1931.
- René-Yves Creston, G. Jouan et P. Peron, Bretagne 38 : Étude et statistiques sur l'économie bretonne, son rôle dans la France et dans le monde et sur les conditions de vie du peuple breton, avec nombreuses cartes et graphiques, par la section économique de Seiz Breur, pour le pavillon breton à l'Exposition de Paris 1937, Keltia,
- Les costumes des populations bretonnes, préface de Pierre-Roland Giot (5 vol.), Rennes, Laboratoire d'anthropologie générale, 1953-1961. [tome I : « Généralités » (1953) ; tome II : « La Cornouaille » (1954) ; tome III : « Le Léon, le Trégor, le Goëlo, la Bretagne médiane » (1959) ; tome IV : « Le Pays de Vannes, le Pays de Guérande, la Haute-Bretagne » (1961) ; fascicule additionnel : « Méthode pour l'étude des costumes populaires » (1959)].
- Journal de bord de saint Brendan à la recherche du paradis. Présenté et commenté par robert-yves (sic) Creston. P., éd. de Paris, 1957, illustrations de Creston [« Édition définitive et intégrale de la célèbre Peregrinatio Sancti Brendani… en n'oubliant pas que j'étais ethnographe et marin. Ainsi ai-je pu mieux comprendre ce que renferme le récit de ces navigations qui, sous le vernis de la légende et le voile d'or du merveilleux, apparaissent comme un véritable journal de bord, celui d'un homme de mer accompli »].
- René-Yves Creston (préf. Padraig Creston), La navigation de Saint Brendan, Terre De Brume, coll. « Bibl.oceane », , 208 p. (ISBN 2908021595, EAN 9782908021592)
- René-Yves Creston (préf. Pierre-Jakez Helias), La Lutte bretonne à Scaër, Rennes, Éditions B.A.S., (présentation en ligne)
- René-Yves Creston, Quatre siècles de mobilier breton, Musée de Saint-Brieuc, (lire en ligne)
- Creston (préf. Giot), Le costume breton, Champion Coop Breizh, (lire en ligne)
- René-Yves Creston, la tournée des calvaires, Musée d'art et d'histoire des Côtes-d'Armor, (ISBN 9782950668332)
Ouvrages illustrés
[modifier | modifier le code]- René-Yves Creston, Berceuse Karlicheds og spin denise : sans instruments chant d'amour, s.n. (lire en ligne)
- René-Yves Creston, Brokkattur Regins Smidur (Saga de Sigurd) : chant politique et satirique chant épique, s.n. (lire en ligne)
- René-Yves Creston, Grettirs Kvaedi Ormurin Langi : saga noroise - chant épique saga - chant épique, s.n. (lire en ligne)
- René-Yves Creston, Grindavisa Kong Eriks Sang : chant de chasse aux baleines berceuse sans instruments, s.n. (lire en ligne)
- René-Yves Creston, Harra pactur og Elingborg Harra pactur og Elingborg : chant épique accompégné d'une danse, sans instruments chant épique accompagé d'une danse, sans instruments, s.n. (lire en ligne)
- René-Yves Creston, Hymne national Hymne national : "Tu Alfagra Land mitt" choeur, s.n., (lire en ligne)
- René-Yves Creston, Ormurin Langi Grettirs Kvaedi : chant accomp. une danse (sans instruments) chant épique - saga (sans instruments), s.n. (lire en ligne)
- Jean-Baptiste Charcot, A. de Neuville, Victor Fournel, Camille Vallaux, André de Wissant, Henri Froidevaux, Yves-Marie Goblet, Philippe Roland, Henry de Fleurey, Georges Parmentier et al., [Recueil. Documentation sur René-Yves Creston] (lire en ligne)
- René-Yves Creston, Alex Parry, H. Block et Louis Magnusson, [Recueil. Dossiers biographiques Boutillier du Retail. Documentation sur Jean Charcot], La Nouvelle revue Le Correspondant E. Flammarion etc, coll. « [Recueil. Dossiers biographiques Boutillier du Retail. Coupures de presse relatives à des personnalités françaises et étrangères] », (lire en ligne)
- René-Yves Creston, La Brière, Arthème Fayard et Cie, éditeurs, coll. « Le Livre de demain », (lire en ligne)
- Eschyle (trad. Youenn Drezen, préf. Roparz Hemon, ill. René-Yves Creston), Prometheus ereet Ar Bersed, Moulerez Gwalarn, coll. « Levraoueg Gwalarn », (lire en ligne)
- Eschyle et Eschyle (trad. Youenn Drezen, préf. Roparz Hemon, ill. René-Yves Creston), Prometheus ereet Ar Bersed, (lire en ligne)
- Youenn Drezen et René-Yves Creston, Y. Drezen, R. Y. Creston. Kan da Gornog, (lire en ligne)
- René-Yves Creston, Au Scoresby sund avec le "Pourquoi-Pas" et les missions polaires, (lire en ligne)
- René-Yves Creston, Le Courrier de la mer Blanche, Arthème Fayard éditeur, coll. « Le Livre de demain », (lire en ligne)
- René-Yves Creston, Germaine Jouan, Pierre Péron et René-Yves Creston, R. Y. Creston, G. Jouan, P. Péron,... Bretagne 38 , étude et statistiques sur l'économie bretonne, son rôle dans la France et dans le monde et sur les conditions de vie du peuple breton, avec nombreuses cartes et graphiques, par la section économique du S.B. [Seiz Breur] pour le pavillon breton à l'Exposition de Paris 1937, (lire en ligne)
- René-Yves Creston, Germaine Jouan et Pierre Péron, R. Y. Creston, G. Jouan, P. Péron,... Bretagne 38 , étude et statistiques sur l'économie bretonne, son rôle dans la France et dans le monde et sur les conditions de vie du peuple breton, avec nombreuses cartes et graphiques, par la section économique du S. B. [Seiz Breur] pour le pavillon breton à l'Exposition de Paris 1937, Éditions de "Keltia", (61, rue Mathurin-Régnier), (lire en ligne)
- René-Yves Creston, Verotchka l'étrangère, A. Fayard, coll. « Le livre de demain », (lire en ligne)
- René-Yves Creston, Images ouessantines, Rieder, (lire en ligne)
- Youenn Drezen (préf. Roparz Hemon, ill. René-Yves Creston), Itron Varia Garmez, (lire en ligne)
- Youenn Drezen, Dogan : pez-c'hoari e daou arvest, Skrid ha skeudenn (Ti-Moulerez kreiz-kêr Roazon), (lire en ligne)
- Pierre-Roland Giot, Les costumes des populations bretonnes..., Laboratoire d'anthropologie de la Faculté des sciences, coll. « Travaux du Laboratoire d'anthropologie générale de la Faculté des sciences de Rennes », (lire en ligne)
- Pierre-Roland Giot, Les costumes des populations bretonnes , 2 : La Cornouaille, impr. "les Nouvelles de Bretagne", coll. « Travaux du Laboratoire d'anthropologie générale de la Faculté des sciences de Rennes », (lire en ligne)
- René-Yves Creston, [Illustrations de Le premier des globe-trotters], (lire en ligne)
- René-Yves Creston, Le premier des globe-trotters, André Bonne, coll. « France-Club », (lire en ligne)
- Journal de bord de saint Brendan à la recherche du paradis, Éditions de Paris (Impr. centrale commerciale), coll. « L'histoire au présent », (lire en ligne)
- Pierre Jakez Hélias, La Lutte bretonne à Scaër. [Préface de Pierre Helias.], (lire en ligne)
- Pierre-Roland Giot, Les costumes des populations bretonnes , 3 : Le Léon, le Trégor, le Goëlo, la Bretagne médiane, Laboratoire d'anthropologie, coll. « Travaux du Laboratoire d'anthropologie générale de la Faculté des sciences de Rennes », (lire en ligne)
- Pierre-Roland Giot, Le pays de Vannes, le pays de Guérande, la Haute-Bretagne..., Laboratoire d'anthropologie de la Faculté des sciences, coll. « Les costumes des populations bretonnes , 4; Travaux du Laboratoire d'anthropologie générale de la Faculté des sciences de Rennes », (lire en ligne)
- René-Yves Creston, Quatre siècles de mobilier breton . Musées de Saint-Brieuc, 4 juillet-10 octobre 1964. Catalogue [par René-Yves Creston], Musées de Saint-Brieuc (Châtelaudren, Impr. de Châtelaudren), (lire en ligne)
- Roparz Hemon, Itron Varia Garmez, "Al Liamm", (lire en ligne)
- Pierre-Roland Giot, Le Costume breton, Tchou, coll. « La Bibliothèque bretonne », (lire en ligne)
- Yvan Charles-Jarl, René-Yves Creston par lui-même : l'artiste, le navigateur, l'organisateur, le chercheur, Skol Vreizh, coll. « Skol vreizh », (ISBN 978-2-903313-15-9, lire en ligne)
- Pierre-Roland Giot, Le costume breton, Champion Coop Breizh, (lire en ligne)
- Musée d'art et d'histoire des Côtes-d'Armor, R.-Y. Creston : 1898-1964 exposition, juillet 1994-novembre 1996, Musée d'art et d'histoire de Saint-Brieuc, Musée d'art et d'histoire, (ISBN 978-2-9506683-2-5, lire en ligne)
- La navigation de saint Brendan : à la recherche du paradis, Terre de brume éd, coll. « Bibliothèque océane », (ISBN 978-2-908021-53-0, lire en ligne)
- Michel Clément et Musée d'art et d'histoire des Côtes-d'Armor, René-Yves Creston et la mer : exposition du 15 février au 17 mai 1997, Musée de Saint-Brieuc, Musée d'art et d'histoire, (ISBN 978-2-9506683-4-9, lire en ligne)
- Musée d'art et d'histoire des Côtes-d'Armor, Le costume breton, 1920-1950 : dessins de René-Yves Creston exposition, du 15 mai au 4 octobre 1998, Musée de Saint-Brieuc, Musée d'art et d'histoire, (ISBN 978-2-9506683-5-6, lire en ligne)
- Bernard Jules Verlingue, Suzanne et René-Yves Creston : projets et créations céramiques à Quimper, Association des amis du Musée de la faïence, (ISBN 978-2-914009-08-9, lire en ligne)
- Musée de la faïence, René-Yves Creston, du trait à la faïence et Suzanne Candré-Creston : [exposition, Quimper, Musée de la faïence, 15 avril-28 septembre 2013], Musée de la faïence de Quimper, (ISBN 978-2-914009-29-4, lire en ligne)
- Michaële Simonnin, Gildas Buron et Musée des marais salants, René-Yves Creston, L'instant du geste : [exposition, Batz-sur-Mer, Musée des marais salants, 21 juin 2015-3 janvier 2016], Locus solus, (ISBN 978-2-36833-088-3, lire en ligne)
- Céline Mesnard, Du geste au dessin : René-Yves Creston un artiste sur les chalutiers fécampois [exposition, Fécamp], Musée de Fécamp, 14 mai 2016-6 février 2017, Musée de Fécamp, (ISBN 978-2-908858-34-1, lire en ligne)
- Fañch Postic et Jean-François Simon, René-Yves Creston, 1898-1964 : un artiste breton en quête d'altérité [actes du colloque, Batz-sur-Mer, 9-10 avril 2015], Centre de recherche bretonne et celtique, Université de Bretagne occidentale, coll. « Collecteurs », (ISBN 979-10-92331-29-5, lire en ligne)
- Alphonse de Châteaubriant, La Brière, Fayard, Livre de demain, 1926 ; retirages en 1938 et 1946.
- Jeanne Coroller-Danio, Histoire de notre Bretagne, première édition illustrée par Jeanne Malivel, Dinard, Éd. de l'Hermine, 1932 ; nouvelle édition illustrée par Kreston.
- Youenn Drezen, Kan da Gornog, Brest, 1932.
- Jakez Riou, Keravel et Recouvrance, 13 planches, Keltia, 1932.
- Marc Elder, Le quai de la Fosse, Keltia, 1932.
- Édouard Peisson, Le Courrier de la Mer blanche, Fayard, col. « Livre de demain », 1935.
- Francis Carco, Verotchka l'étrangère, Fayard, col. « Livre de demain », 1939.
- Michel Geistdoerfer, Images ouessantines, Rieder, 1940.
- Youenn Drezen, Itron Varia Garmez, Brest, Skrid ha skeudenn, 1941 ; nouvelle éd. Al Liamm, 1977.
- Yann Sohier, Me a lenno, Rennes, Imp. centrale, 1941.
- Job de Roincé, Guionvac'h, légende bretonne en trois actes, d'après le roman de L. Kerardven, préface de Morvan Marchal, Rennes, Imp. du Nouvelliste, 1942.
- Jakez Riou, Dogan, Skrid ha skeudenn, 1943.
- Roger Vercel, Au large de l'Eden, Arc-en-ciel, 1945.
- Roger Vercel, La Hourie, Moulin de Pen-Mur, 1946.
- Youenn Drezen, Pemp pezh-c'hoari, Nantes, Skrid ha skeudenn, 1947.
- Georges-Gustave Toudouze, Le premier des globe-trotters, André Bonne, 1955.
Exposition
[modifier | modifier le code]- René-Yves Creston, du trait à la faïence, Suzanne Candré-Creston, du au au musée de la Faïence de Quimper[34].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Oxford Index », sur Oxford Academic (consulté le ).
- ↑ Librairie Dialogues, Ar Seiz Breur 1923-1947 / la création bretonne ... - Rennes, Comité consultatif de l'identité bretonne - Éditions Palantines (lire en ligne)
- ↑ https://www.ouest-france.fr/bretagne/vitre-35500/jeanne-malivel-lartiste-des-seiz-breur-oubliee-de-vitre-5ea79612-2fa5-11ee-844f-9b2035f8fdcf
- « l'Ouest en mémoire - Une identité culturelle bretonne qui s'affirme par l'art - Ina.fr », sur l'Ouest en mémoire (consulté le )
- ↑ Pierre-Yves Collinet, Le XXe siècle en Bretagne et dans le monde : 1929. Ar Seiz Breur renouvelle l'art populaire breton, Le Télégramme, , page 69.
- ↑ « l'Ouest en mémoire - Les Seiz breur - Ina.fr », sur l'Ouest en mémoire (consulté le )
- ↑ CRBC, « Fortunes d’archives [10] : Kornog, gloire et chagrin des Seiz Breur », sur Bibliothèque Yves-Le-Gallo (CRBC), (consulté le )
- ↑ « Un beau succès artistique », Journal L'Ouest-Éclair, , page 5 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Vente aux enchères. «L'âme bretonne» a fait recette », sur Le Telegramme, (consulté le )
- ↑ Fayard, coll. « Le Livre de demain », 1926.
- ↑ René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 332.
- ↑ Note : si c'est le cas, la chose est temporaire et il s'agit d'un département virtuel. Le musée de l'Homme n'est inauguré que le . En 1937, Paul Rivet, son directeur, aurait nommé Boris Vildé, responsable d'un département Arctique. Précédant le musée de l'Homme, le musée d'Ethnographie du Trocadéro est fermé en 1935 pour être démoli et faire place au palais du Trocadéro qui abritera entre autres, le musée de l'Homme.
- ↑ « Association Fécamp Terre-Neuve », sur www.fecamp-terre-neuve.fr (consulté le )
- ↑ Le Couédic 2000, p. 187.
- ↑ Ses actes de résistance sont reconnus par des sources officielles françaises (ministère de la Défense, Le réseau du Musée de l'Homme).
- ↑ Site gouvernemental : Chemins de mémoire.
- ↑ Anne Hogenhuis, Des savants dans la Résistance – Boris Vildé et le réseau du Musée de l'Homme, CNRS Éditions, .
- ↑ Hogenhuis 2009, p. 121 et suiv..
- ↑ [PDF] Ministère de la Défense, Le réseau du Musée de l'Homme.
- ↑ « Le réseau s'accroît rapidement grâce aux relations personnelles entretenues par les membres des différents noyaux. Ainsi, le premier à rejoindre le groupe est René Creston, sociologue au Musée de l'Homme, qui connaît et recrute Albert Jubineau, avocat membre d'un groupe anti-occupation au Palais de justice, lequel entre en relation avec Séjournan, également fondateur d'un groupe anti-allemand, tandis que Vildé rencontre, grâce à son beau-père, le professeur Fawtier » (cf. Site gouvernemental Chemins de mémoire).
- ↑ Martin Blumenson, Le réseau du Musée de l'homme, Paris, Le Seuil, 1979.
- ↑ « Opération Chariot : le rôle de la Résistance nazairienne », sur saint-nazaire.maville.com (consulté le )
- ↑ Hogenhuis 2009.
- Le Couédic 2000, p. 188.
- Le Couédic 2000, p. 203.
- ↑ Bertrand Frelaut, Les nationalistes bretons de 1939 à 1945, p. 78.
- ↑ Étude sur le passage du folklore à l’ethnologie de la Bretagne, « Ar Seiz Breur 1923-1947, la création bretonne entre tradition et modernité» sous la direction de Daniel Le Couédic et Jean-Yves Veillard.
- ↑ Préface à Résistance et conscience bretonne, de Jean-Jacques Monnier, Yoran Embanner, 2007, p. 8.
- ↑ Cahier no 1 de l'Institut celtique de Bretagne.
- ↑ Document hors-texte in Jean-Jacques Monnier, Résistance et conscience bretonne - L'hermine contre la croix gammée, Éditions Yoran Embanner, Fouesnant, octobre 2007.
- ↑ Avec à ses côtés le druide Rafig Tullou et Gaston Sébilleau.
- ↑ « René-Yves Creston (1898-1964), un artiste breton en quête d'altérité | Éditions du CRBC », sur nouveau.univ-brest.fr (consulté le )
- ↑ « Nécrologie de René-Yves Creston (04/06/1964) », sur archives.saintnazaire.fr (consulté le )
- ↑ « R. Y. CRESTON (2013) », sur Musée de la faïence de Quimper (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Martin Blumenson et Jean-Pierre Carasso, Le Réseau du Musée de l'Homme: les débuts de la Résistance en France, Éditions du Seuil, (ISBN 978-2-02-005211-5)
- [1]
- J.-R. Rotté, Ar Seiz Breur: recherches et réalisations pour un art breton moderne, 1923-1947, Breizh Hor Bro, (ISBN 978-2-906977-01-3)
- Yvan Charles-Jarl, René-Yves Creston par lui-même : l'artiste, le navigateur, l'organisateur, le chercheur, Skol Vreizh, coll. « Skol vreizh », (ISBN 978-2-903313-15-9, lire en ligne)
- Musée d'art et d'histoire des Côtes-d'Armor, R.-Y. Creston : 1898-1964 exposition, juillet 1994-novembre 1996, Musée d'art et d'histoire de Saint-Brieuc, Musée d'art et d'histoire, (ISBN 978-2-9506683-2-5, lire en ligne)
- Michel Clément et Musée d'art et d'histoire des Côtes-d'Armor, René-Yves Creston et la mer : exposition du 15 février au 17 mai 1997, Musée de Saint-Brieuc, Musée d'art et d'histoire, (ISBN 978-2-9506683-4-9, lire en ligne)
- Jean-Jacques Monnier, Résistance et conscience bretonne, 1940-1945: l'hermine contre la croix gammée, Yoran embann, (ISBN 978-2-916579-09-2)
- Daniel Le Couédic, Ar Seiz Breur, Terre de Brume/Musée de Bretagne, .
- Musée de la faïence, René-Yves Creston, du trait à la faïence et Suzanne Candré-Creston : [exposition, Quimper, Musée de la faïence, 15 avril-28 septembre 2013], Musée de la faïence de Quimper, (ISBN 978-2-914009-29-4, lire en ligne)
- Olivier Levasseur, « René-Yves Creston et la découverte des mers froides », Annales du Patrimoine de Fécamp, no 19, Fécamp, 2012 (en ligne).
- Saphyr Creston et Gildas Buron (préf. Yves Lainé), René-Yves Creston, l'instant du geste : exposition, Batz-sur-Mer, Musée des marais salants, 21 juin 2015-3 janvier 2016, Lopérec, Locus Solus, , 119 p. (ISBN 978-2-36833-088-3, BNF 44356945).
- Saphyr Creston et Jean-Yves Andrieux (directeur de thèse), René-Yves Creston (1898-1964) : l’artiste, l’ethnologue, le théoricien, Paris, université Paris-Sorbonne, coll. « Thèse de doctorat en Histoire de l'art », (SUDOC 198292619, lire en ligne).
- Philippe Le Stum, La Gravure sur Bois en Bretagne, 1850-2000, Spézet, Coop Breizh, , 319 p. (ISBN 9782843468216)
Liens externes
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- Une conférence sur Creston au Musée breton
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- ↑ Saphyr Creston, René-Yves Creston : artiste Seiz breur et ethnologue, Éditions "Ouest-France", (ISBN 978-2-7373-8928-3, lire en ligne)
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- Naissance à Saint-Nazaire
- Naissance dans la Loire-Inférieure
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