Philippe Dechartre

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Philippe Dechartre
Image illustrative de l'article Philippe Dechartre
Fonctions
Député de la Première circonscription de la Charente-Maritime (1968)

(1 mois et 1 jour)
Groupe politique UDR
Biographie
Nom de naissance Jean Duprat-Geneau
Date de naissance
Lieu de naissance Truong-Thi (Viêt Nam)
Date de décès (à 95 ans)
Lieu de décès Paris, 15e arrondissement (France)
Nationalité Française
Parti politique Parti républicain, radical et radical-socialiste
Union démocratique du travail
Union des démocrates pour la République
Rassemblement pour la République
Union pour un mouvement populaire
Enfants Emmanuel Dechartre
Diplômé de Faculté de droit de Paris
Profession Homme politique

Philippe Dechartre (de son vrai nom Jean Duprat-Geneau), né le à Truong-Thi (Viêt Nam), et mort le à Paris, est un résistant et un homme politique français[1].

Philippe Dechartre est surtout connu comme l'un des responsables du courant gaulliste de gauche en France, et pour avoir appelé à voter pour François Mitterrand en mai 1981 par lettre diffusée par le RPR.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille, jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Il a été élève au lycée Louis-le-Grand à Paris et à la faculté de droit de Paris. Il est licencié en droit.

Pendant la guerre, il rencontre François Mitterrand au printemps 1943 ; il est nommé Délégué général des prisonniers de guerre, déportés de la Résistance et déportés du travail auprès du gouvernement provisoire de la République française à Alger en 1944.

Débuts en politique (1956-1968)[modifier | modifier le code]

Un temps proche de Pierre Mendès France, il est candidat du Parti radical lors d'une élection législative partielle organisée à Paris en 1956. Il rejoint ensuite le gaullisme de gauche (Union démocratique du travail) et créé plusieurs petits mouvements politiques de cette mouvance : la Convention de la Gauche Ve République, le Mouvement Socialisme et Participation (dont Jacques Chirac fut adhérent), et, dernièrement, le Club Nouveau siècle, rattaché à l'UMP.

Il est élu député UDR de Charente-Maritime en 1968.

Membre du gouvernement[modifier | modifier le code]

Son inlassable activité pour doter le gaullisme d'une (petite) aile de gauche, lui permet d'entrer dans trois gouvernements sous les présidences du Général de Gaulle et de Georges Pompidou.

Il est ainsi secrétaire d'État à l'Équipement et au Logement dans le gouvernement Georges Pompidou IV, du 31 mai au 10 juillet 1968 et dans celui de Maurice Couve de Murville, du 12 juillet 1968 au 20 juin 1969. Il est ensuite secrétaire d'État auprès du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Population dans le gouvernement Jacques Chaban-Delmas, du 20 juin 1969 au 15 mai 1972, date de sa démission forcée consécutive à ses ennuis judiciaires ; en fait, un mois après sa condamnation dans l'affaire immobilière « Delouette » (dite aussi « l'affaire de l'ïle de Ré ») où la Cour d'appel de Poitiers lui avait infligé une forte amende correctionnelle[2] (Voir également Articles connexes ci-dessous).

Autres activités et vieillesse[modifier | modifier le code]

Il fait appeler à voter pour François Mitterrand en mai 1981 par lettre diffusée par le RPR.

Il a occupé diverses fonctions dans le domaine audio-visuel (producteur à la RTF, président de l’Institut français de radiodiffusion). Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Il était par ailleurs le doyen du Conseil économique et social lorsqu'il le quitta en 2010 après 16 ans de mandat, à 91 ans. Philippe Dechartre est aussi président d'honneur de l'Étoile civique[3].

Dans le livre Les Frères invisibles, les journalistes Renaud Lecadre et Ghislaine Ottenheimer confirment que Dechartre est franc-maçon, ce dont il ne s'est jamais caché.

Il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le 14 juillet 2006.

Décès et postérité[modifier | modifier le code]

Philippe Dechartre meurt le 7 avril 2014 à 95 ans, à l’hôpital Georges-Pompidou, dans le 15e arrondissement de Paris.

Il est le père de l'acteur Emmanuel Dechartre né en 1948.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le gaulliste de gauche Philippe Dechartre décède à 95 ans », sur le site liberation.fr, 8 avril 2014.
  2. Voir par exemple l'article de René Backmann, « Les barons voraces », paru dans le Nouvel Observateur du 31 juillet 1972 : page 15 : De l'île de Ré à Puteaux.
  3. Charte de l'Étoile civique.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]