Jean Sainteny

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Jean Sainteny
Fonctions
Membre du Conseil constitutionnel
Prédécesseur André Deschamps
Successeur André Ségalat
Ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre
Gouvernement Pompidou II
Prédécesseur Raymond Triboulet
Successeur Alexandre Sanguinetti
Député de la 2e circonscription de Paris
Législature IIe (Ve République)
Prédécesseur Michel Junot
Successeur Amédée Brousset (son suppléant)
Biographie
Nom de naissance Jean Roger
Date de naissance
Lieu de naissance Le Vésinet (Seine-et-Oise)
Date de décès (à 70 ans)
Lieu de décès Paris
Parti politique UNR-UDR

Jean SaintenyJean Roger ( au Vésinet - à Paris) est un homme politique français, Compagnon de la Libération.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Roger (en , il est autorisé à porter officiellement son pseudonyme de résistant de Sainteny) étudie à Paris, aux lycées Condorcet et Janson-de-Sailly. Il intègre la banque de l’Indochine qui l’envoie en Indochine française en 1929. Il rentre en France en 1932 pour fonder une affaire d'assurances-conseil. En 1933, il épouse Lydie Sarraut (1907-2001), devenant ainsi gendre du président du Conseil Albert Sarraut (par ailleurs ancien gouverneur général de l'Indochine). Ils ont un fils. Démobilisé en 1940, il rejoint la Résistance dans le Cotentin. Chef du secteur Normandie pour le réseau de Résistance Alliance sous le pseudonyme "Dragon", il est capturé par la Gestapo, puis réussit à s'évader et devient l'un des artisans du débarquement de Normandie. Il apporte au général Patton les renseignements qui lui permettront d'investir Paris. En 1946, il est commissaire de la République pour le Tonkin et l'Annam du Nord et négocie avec Hô Chi Minh. Il est d'ailleurs à l'origine d'un accord avec le dirigeant Viet Minh pour que l'Indochine demeure dans l'Union française : l'accord Hô-Sainteny, qui deviendra caduc avec l'éclatement de la guerre d'Indochine. Dès lors, les partisans de la négociation étant devenus minoritaires, Sainteny ne joue plus qu'un rôle secondaire sur le théâtre indochinois. Il est par ailleurs blessé dans une embuscade. Après les accords de Genève de 1954, il retourne à Hanoï comme délégué du gouvernement français auprès du Nord Viêt Nam.

En 1955, divorcé, il épouse Claude Dulong, archiviste-paélographe, qui sera plus tard membre de l’Académie des sciences morales et politiques.

Il est commissaire général au Tourisme de 1959 à 1962. Élu député UNR-UDT en 1962 de la deuxième circonscription de la Seine (2e et 3e arrondissement de Paris), il entre au gouvernement Georges Pompidou en qualité de ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre et est titulaire de ce portefeuille entre le et le .

De 1967 à 1972, il est administrateur d'Air France. Il est également administrateur de l’Institut International d’administration publique (en 1967), fondateur et président de l’Office général de l’air (en 1969) et du Fonds français pour la nature et l’environnement (en 1970).

En 1968, il fonde l'Institut international bouddhique qui donne lieu à la création de la pagode du bois de Vincennes[1].

Le général de Gaulle le nomme membre du Conseil constitutionnel en 1968. Il y reste jusqu'à la fin de son mandat en 1977.

Pour lui rendre hommage, l'Académie des sciences morales et politiques distribue annuellement un prix Jean Sainteny, destiné "à couronner un ouvrage concernant le développement politique, économique ou culturel ou les relations internationales, notamment en Asie du Sud-Est et en Afrique, dans l'esprit qui fuit celui de l'action de Jean Sainteny."

Décorations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sciences Po - Centre d'histoire