Jacques Marette

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Jacques Marette
Fonctions
Député de la 17e circonscription de Paris
Législature 3e, 4e, 5e et 6e (Ve République)
Groupe politique UNR-UDR-RPR
Prédécesseur Bernard Rocher
Successeur Bernard Rocher
(son suppléant)
Ministre des Postes et Télécommunications
Gouvernement Pompidou I, II et III
Prédécesseur Michel Maurice-Bokanowski
Successeur Yves Guéna
Sénateur de la Seine
Groupe politique UNR
Prédécesseur Edmond Michelet
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès (à 61 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Française
Parti politique UNR
Fratrie Françoise Dolto
Profession Cadre de l'industrie

Jacques Marette est un homme politique français, né le à Paris, mort le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'industriel, bilingue franco-allemand par sa mère, il met sa connaissance de l'allemand au service de l'Intelligence Service [réf. nécessaire]. Licencié en droit, il est journaliste à France-Soir et pour Combat. Il représente la Radiodiffusion-télévision française en Allemagne. Il est directeur des éditions du RPF, le mouvement gaulliste, de 1949 à 1952. Il est ensuite cadre de l'industrie. De 1958 à 1959, il est conseiller technique auprès d'Édouard Ramonet, ministre de l'Industrie du général de Gaulle.

Sénateur UNR de Paris de 1959 à 1962 en remplacement d'Edmond Michelet, devenu ministre, il est élu député de Paris en décembre 1962.

Le 14 avril 1962, il devient ministre des Postes et des télécommunications dans le gouvernement de Georges Pompidou, fonction qu'il occupe jusqu'au 1er avril 1967, laissant durant cette période son siège de député à son suppléant Bernard Rocher. Il s'attache à développer une filière nationale des télécommunications. Il a l'ambition de faire des P. et T. un des fers de lance de l'économie française. En 1964, lors de l'attribution des codes téléphoniques internationaux, il choisit pour la France le code 33[1]. Réélu à chaque élection législative, il siège à l'Assemblée nationale jusqu'à sa mort. Il fut également conseiller municipal de Paris.

En 1977, avec d'autres élus gaullistes, Jean Chérioux et Nicole de Hautecloque, il facilite l'arrivée et l'élection de Jacques Chirac à la mairie de Paris[2].

Il est titulaire de la Croix de guerre et décoré de la médaille de la Résistance.

Il est le frère de la psychanalyste Françoise Dolto[3] et l'oncle du chanteur Carlos. C'est d'ailleurs Françoise Dolto qui rédige la première réponse-type des Postes aux lettres au père Noël reçues, une initiative de son frère lors de sa première année comme ministre des Postes en 1962[4],[5].

Il est enterré au cimetière de Vaugirard. Il existe dans le 15e arrondissement de Paris la place Jacques-Marette.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Système de Numérotation en France.
  2. Guillaume Tabard, « Disparition - Jean Chérioux, figure de la vie politique parisienne », Le Figaro, samedi 30 avril / dimanche 1er mai 2016, page 12.
  3. Antoine-Joseph Assaf (dir.), Pierre Boutang : dossier conçu et dirigé par Antoine-Joseph Assaf, Lausanne, L'Âge d'homme, coll. « Les Dossiers H », , 435-[8] p., 27 cm (ISBN 2-8251-1426-X, notice BnF no FRBNF38891800)
    Cette parenté est mentionnée dans le chapitre titré « Images d'un homme d'exception », par Paul Sérant, en page 71, lorsque celui-ci écrit : « (...) et si j’entrais dans le réseau de Résistance de Jacques Marette en 43-44 (...) », avec renvoi vers une note de bas de page indiquant : « Jacques Marette : l’un des responsables du réseau de résistance Élite-Thermopyles ; après la guerre, journaliste puis sénateur et ministre RPF ; frère de la célèbre psychanalyste Françoise Dolto. ».
  4. [PDF] Il y a 50 ans, à la Noël 1962, sur le site de La Poste.
  5. Valérie-Inés de La Ville & Antoine Georget, Le Père Noël de la Poste : La surprenante histoire de son secrétariat (1962-2012), Bruxelles, PIE Peter Lang, , 197 p. (ISBN 978-2-87574-231-5, présentation en ligne)