Farid al-Din Attar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Farid Al-Din Attar)
Aller à : navigation, rechercher
Arabic albayancalligraphy.svg Cette page contient des caractères arabes. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.
image illustrant un écrivain image illustrant l’Iran
Cet article est une ébauche concernant un écrivain et l’Iran.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Farid Al-Din Attar
Conference of the birds.jpg

La Conférence des oiseaux peinte par Habib Allah.

Biographie
Naissance
Décès
Activités

Farīd al-Dīn ʿAṭṭār (en persan : فَریدالدّین ابوحامِد محمّد عطّار نِیشابوری, farīd ad-dīn abū ḥāmid moḥammed ʿaṭṭār nīšābūrī) est un poète mystique persan, (v. 1142- mort entre 1190 et 1229), né à Nichapour dans le Khorassan, où se trouve son tombeau.

Ayaz agenouillé devant le sultan Mahmûd de Ghaznî
Extrait des Six Poèmes, Iran du Sud, 1472
Mausolée de Farīd al-Dīn ʿAṭṭār à Nichapour

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commença sa vie active en tant que droguiste-parfumeur, c'est d'ailleurs de là que vient son nom d'« Attâr »[1]. Il quitta ensuite son commerce lucratif pour embrasser la doctrine des soufis, se fit derviche, et se livra au mysticisme. Il fut exécuté par les Mongols qui avaient envahi son pays à Nishâpûr[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Attar a écrit plusieurs poèmes moraux et mystiques, dont les plus célèbres sont :

Il met en scène des oiseaux qui se mettent à la recherche du Simorg, l'oiseau royal par lequel la vie continue sur terre, symbole des êtres aériens ailés, et au prix d'efforts gigantesques qui découragent la plupart d'entre eux traversent sept vallées merveilleuses. Ce voyage est une expression poétique de l'itinéraire mystique du soufisme iranien, doctrine selon laquelle Dieu n'est pas extérieur ou en dehors de l'univers, mais dans la totalité de l'univers. À l'issue de leur périple, c'est leur moi profond que découvrent les voyageurs.

  • Elâhi nâmeh[4],
  • Mosibat nâmeh[5],
  • Asrâr nâmeh[6].

Traductions et adaptations en français du Manṭiq al-ṭayr[7][modifier | modifier le code]

  • La Poésie philosophique et religieuse chez les Persans. Le Langage des oiseaux, traduction intégrale et analyse orientaliste du milieu du XIXe siècle par Garcin de Tassy, réédité chez Albin Michel en 1996 sous le titre Le Langage des oiseaux.
  • La Conférence des oiseaux, adapté librement sous forme de conte par Henri Gougaud (Seuil, 2002).
  • La Conférence des oiseaux, adaptation théâtrale par Jean-Claude Carrière (Albin Michel, 2008).
  • Le Langage des oiseaux — Manteq ut-Tayr, introduction, nouvelle traduction intégrale versifiée et annotation de Manijeh Nouri, préface de Mohammad Reza Shafi'i Kadkani (Cerf, 2012).
  • Le Cantique des oiseaux d'‘Attâr illustré par la peinture en Islam d'orient traduction intégrale versifiée par Leili Anvar, commentaires iconographiques de Michael Barry (Diane de Selliers, 2012).
  • Symorgh, Conte lyrique et philosophique, musique d'Yves Guicherd, livret de Nathalie Labry et Gérard-Henry Borlant, création le 10 avril 2013 au Théâtre Passage vers les Étoiles (Paris)
  • La Conférences des oiseaux, album jeunesse illustré de l'écrivain, illustrateur et réalisateur tchèque Peter Sís, lauréat 2012 du Prix Hans Christian Andersen, s'appuyant sur différentes traductions et adaptations de l'œuvre[8], paru en 2011 aux États-Unis chez Penguin Press, et en France en 2012 aux Éditions de La Martinière.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Samira Fakhâriyân, Omar Khayyâm – aperçu sur sa vie et ses principales œuvres, Revue de Téhéran, N° 59, octobre 2010.
  2. H. Ritter, ʿAṭṭār., in Encyclopédie de l’Islam. Brill Online , 2012.
  3. Le Livre des conseils, édité et traduit par Silvestre de Sacy, 1819.
  4. traduit par Louis Massignon, 1961.
  5. traduit par Isabelle de Gastines, 1981.
  6. traduit par Ch. Tortel, 1985.
  7. Mohammad Javad Kamali, Bibliographie française de la littérature persane Mashhad, Sokhangostar, 2014, p. 15-16
  8. Présentation et article sur l'ouvrage de Peter Sís, site Radio Praha, du 22 septembre 2012, consulté le 6 février 2016.