Shams ed Dîn Tabrîzî

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Shams ed Dîn Tabrîzî
Image dans Infobox.
Le sheykh Shams ud-Din Tabrizi joue aux échecs avec un jeune chrétien au grand scandale de ses disciples (manuscrit de 1581).
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Shams-ed-Dīn Tabrīzī ou Shams-e Tabrîzî (nom complet : محمد بن علی بن ملک‌داد تبریزی (Šams ad-Dīn Muḥammad ibn ‘Alī ibn Malik Dād-i Tabrīzī), dit شمس الدين تبریزی / شمس تبریزی — « Shams de Tabriz ») est un mystique iranien soufi né à Tabriz vers 1185 et mort en 1248.

Il fut le maître spirituel de Jalâlu-d-Dîn Rûmî, qu'il initia à la mystique musulmane. On a de lui un gros volume de Maqālāt (« propos »), recueil de dialogues, rédigés en persan, qu'il a eus avec Rumi au cours des vingt mois qu'ils ont vécu ensemble à Konya, entre 1244 et 1248.

Biographie[modifier | modifier le code]

Shams ed Din est un personnage peu conventionnel, dont les comportements défient régulièrement les règles établies. Ainsi, on le voir représenté (miniature dans l'infobox) à Alep, en train de jouer aux échecs avec un chrétien, ce qui ne manque pas de scandaliser ses disciples[1].

La rencontre avec Rumi[modifier | modifier le code]

Shams ed Din et Rûmî vécurent ensemble à Konya (Turquie actuelle) d'octobre 1244 à 1248, date de la disparition de Shams. On sait aussi que, durant ces quatre années, Shams s'est rendu à Damas. Certains pensent qu'il serait mort assassiné par des disciples de Rûmî.

Rumi l'a immortalisé dans son recueil de poèmes (diwan) intitulé Diwan-e Shams-e Tabrîzî (« Recueil des poèmes de Shams de Tabriz »).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Shams-i Tabrizi (trad. introduction et notes par William Chittick), Me & Rumi : The Autobiography of Shams-i Tabrīzīi, Louisville, Fons Vitae, (ISBN 978-1-887-75252-7, présentation en ligne)
  • Shams de Tabriz (trad. introduction et notes de Charles-Henri de Fouchécour, avec la collaboration de Seyyed Rezâ Feyz), La quête du joyau. Paroles inouïes de Shams, maître de Jalâl al-din Rûmî, Paris, Cerf, coll. « Islam, nouvelles approches », , 534 p. (ISBN Fouchécour 2017 (édité erroné) et 978-2-204-12348-8, présentation en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Saeed Sadeghian, « Shams ed-Din Mohammad Tabrizi. Le rêveur muet », La Revue de Téhéran, no 75,‎ (lire en ligne, consulté le 21 octobre 2020). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Annemarie Schimmel (trad. de l'anglais par Sylvie Carteron), L'incendie de l'âme. L'aventure spirituelle de Rûmî, Paris, Albin Michel, coll. « Spiritualités vivantes », (1re éd. 1992), 384 p. (ISBN 978-2-226-10524-0), p. 26-36, 39-41 et passim (sur Shams-e Tabrizi). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Franklin D. Lewis, Rumi: Past and Present, East and West. The Life Teachings and Poetry of Jalâl al-Din Rumi, Oxford, One World Publications, , 914 p. (ISBN 978-1 851 685 493), p. 134-204 et passim (sur Shams ed-Din). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Poèmes[modifier | modifier le code]

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Elif Shafak, Soufi, mon amour [« Forty rules of love »], Paris, 10/18, , 480 p. (ISBN 978-2-264-05406-7)
    Roman qui met en scène la relation entre Shams et Rûmî, en parallèle avec la découverte du soufisme par une quadragénaire américaine en 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le sheykh Shams ud-Din Tabrizi joue aux échecs avec un jeune chrétien » sur classes.bnf.fr [lire en ligne (page consultée le 27 octobre 2020)]


Galerie[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]